vendredi 6 mai 2016

Laurette Onkelinx au «Soir»: «Bruxelles va se relever très vite»


Véronique Lamquin et Ann-Charlotte Bersipont
Le Soir
Laurette Onkelinx délivre un message positif pour la capitale. 


• Photo Sylvain Piraux
Al’occasion de la fête de l’Iris ce week-end, Laurette Onkelinx (PS) veut adresser un message positif pour la Région. Selon la socialiste, « Bruxelles a tellement d’atouts qu’elle va se relever très vite ». Elle détaille. « Je sens les gens qui crépitent d’impatience de dépasser la situation. (…) Ce sont les Bruxellois qui vont redresser la ville. On observe une volonté participative très forte dans presque tous les dossiers. »
Elle met également en avant le rôle central de la capitale. « Il faut plaider l’union générale pour Bruxelles, qui est le poumon économique du pays. Si la capitale ne se porte pas bien, les autres Régions ne se portent pas bien non plus. Que ce soit parce qu’on aime Bruxelles ou par intérêt économique et social, on a tous intérêt à plaider la cause de Bruxelles. » 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« BRUXELLES A TELLEMENT D’ATOUTS QU’ELLE VA SE RELEVER TRÈS VITE ». 

Le maître atout, le joker de Bruxelles, c’est évidemment Laurette Onkelinx qui pourtant n’y réside plus : « Je sens les gens qui crépitent d’impatience de dépasser la situation. (…) Ce sont les Bruxellois qui vont redresser la ville. On observe une volonté participative très forte dans presque tous les dossiers. »
Il est temps que les Bruxellois se prennent en main pour corriger les erreurs et les incompétences de certains de leurs mandataires politiques.  L’expérience Tram 33 va indéniablement dans ce sens. « Il y a des ressources et des talents tant à l’ULB que chez nous et nous avons voulu les rassembler pour apporter quelque chose de neuf. À l’ULB, il y a non seulement des journalistes aux études mais il y a aussi des informaticiens, des gens issus des Beaux-Arts ou de Romanes et d’autres encore spécialisés dans la collecte et le traitement de données. Ce qui m’intéressait, c’était de lier tous ces talents pour créer un projet multimédia, avec différentes plateformes, du web, du papier mais aussi de la vidéo. (…) Durant ces mois d’enquêtes, ils se sont penchés, par groupes, sur l’impact du partenariat public/privé (PPP) sur les caisses publiques, se sont intéressés aux communautés nomades et à leur appropriation de l’espace urbain bruxellois. Ils se sont aussi interrogés sur la protection des données privées et sur les manières de pister le citoyen, via la carte Mobib (Stib), par exemple.
On souhaite bonne chance et plein succès à Tram 33 et un WE ensoleillé à Laurette pour qu’elle puisse profiter pleinement de son agréable jardin de Lasne.
MG 


L’ULB ET LE SOIR EMBARQUENT À BORD DU TRAM 33
Patrice Leprince   
Le Soir 


Il sont étudiants en journalisme, en arts, en lettres ou encore en graphisme et en informatique. Autant de talents réunis par le Soir dans le cadre d’un laboratoire hors du commun.
C’est la toute dernière réunion de rédaction. Après des mois de labeur, de réflexions et de reportages, les équipes peaufinent les ultimes détails avant la mise à feu du site internet, ce vendredi. Baptisé Tram 33 en référence à la Madeleine chère à Jacques Brel, ce laboratoire journalistique réunit, depuis novembre 2015, des étudiants de l’ULB (Journalisme, Romanes, Arts du spectacle, Informatique et STIC) et de l’Académie des Beaux-Arts. Un bataillon encadré par une vingtaine d’enseignants et d’assistants avec le soutien de la rédaction du Soir et de la télé régionale BX1. À bord de leur tram imaginaire, les journalistes en herbe emmèneront les lecteurs au cœur de la mobilité bruxelloise. Un voyage qui prend son point de départ rue Royale.

« Didier Hamann (NDLR : ex-directeur général du Soir) et moi avions la volonté de travailler avec l’ULB en développant un laboratoire original », entame Christophe Berti, le rédacteur en chef du Soir. Si les stagiaires en journalisme ont régulièrement l’occasion de tapoter les claviers de la rédaction, Tram 33 embarque, lui, des profils bien plus larges. « Il y a des ressources et des talents tant à l’ULB que chez nous et nous avons voulu les rassembler pour apporter quelque chose de neuf. À l’ULB, il y a non seulement des journalistes aux études mais il y a aussi des informaticiens, des gens issus des Beaux-Arts ou de Romanes et d’autres encore spécialisés dans la collecte et le traitement de données. Ce qui m’intéressait, c’était de lier tous ces talents pour créer un projet multimédia, avec différentes plateformes, du web, du papier mais aussi de la vidéo ».
Le Soir a donc mis à disposition son expérience journalistique et éditoriale. « Nous avons apporté notre efficacité en termes de publications et un cadrage en termes éditorial, il n’était évidemment pas question de publier n’importe quoi, poursuit le rédacteur en chef. Regrouper des graphistes, des informaticiens, des gens de lettres ou de journalisme mais aussi une université et un journal ancré dans sa région, c’est très stimulant et je suis très fier de ce projet dont la magie et la richesse ont été de mettre ensemble des talents d’univers différents ». 
SOURIEZ, VOUS ÊTES PISTÉS
L’heure du bouclage approche pour les students qui passent en revue les thèmes passés au crible. Durant ces mois d’enquêtes, ils se sont penchés, par groupes, sur l’impact du partenariat public/privé (PPP) sur les caisses publiques, se sont intéressés aux communautés nomades et à leur appropriation de l’espace urbain bruxellois. Ils se sont aussi interrogés sur la protection des données privées et sur les manières de pister le citoyen, via la carte Mobib (Stib), par exemple. Il préparent l’interview du ministre de la Mobilité Pascal Smet (SP.A) auquel les students soumettront les questions qui les taraudent et les lièvres levés durant leurs investigations. « Les PPP ? S’il nous répond que cela rapporte plus que cela ne coûte, nous avons des éléments qui prouvent le contraire », souligne Corentin. L’assistant en journalisme Arnaud Grégoire balise : « restez focalisés sur ce qui relève de ses responsabilités, c’est à ce titre qu’il intervient et non en tant que super-politicien ». Pour le Soir, Philippe Laloux prodigue ses conseils : « Ne lisez pas vos questions et gardez-en sous le coude pour pouvoir relancer votre interlocuteur ».
Les fiestas clandestines ? «  Ne vous laissez pas mener en bateau, poursuit Florence Le Cam, chargée de cours à l’ULB. Insistez sur le fait que beaucoup à Bruxelles n’ont pas ou peu de lieux pour faire la fête et soyez directs : “on en a rencontré beaucoup et vous, vous proposez quoi”  ?”, interrogez-le sur l’octroi des permis d’environnement pour ce type d’événements ». Les étudiants font le tri dans leurs questions, se montrent plus incisifs et balancent les propos un poil trop mous. « C’est vrai, je ne pense pas qu’Elise Lucet poserait ce genre de question », réagit l’un d’eux en reformulant son approche.
Après deux heures de réunion, les étudiants repartent avec quelques derniers devoirs comme la rédaction de l’édito qui mettra en avant les temps forts de leur enquête et de cette aventure aussi originale que formatrice. Comme pour Anthony Jaeger séduit par l’aspect transmédias du projet « qui a permis à chacun de choisir et de pratiquer l’écrit, la vidéo ou le son ». Quant au thème, la mobilité, il est des plus fédérateurs auprès des jeunes.« On avait tous notre point de vue personnel sur le sujet et chacun a donc pu amener une facette intéressante et enrichir la réflexion ». La mise en lumière médiatique est elle aussi un plus juge le jeune homme. « C’est une carte de visite pour plus tard, on avait déjà eu des stages pratiques mais ici, on s’est investi ensemble et c’était chouette de pouvoir imaginer et créer un projet de A à Z ».
En charge des nouveaux médias pour les master 2 à l’ULB, Arnaud Grégoire tire lui aussi un bilan positif de l’expérience. « Il faut savoir écrire, gérer du son, de l’image mais aussi pouvoir raconter des histoires et coordonner l’ensemble. Faire du transmédia, être à la fois sur internet, sur le papier et en télé correspond au but du jeu pour les étudiants en dernière année qui est d’apprendre à maîtriser les différents supports ». Une mise en pratique pour, et sans doute le plus important, un vrai travail de fond. « Quel que soit le format utilisé, c’est l’approche journalistique qui reste à la base de tout, chercher et creuser l’info est plus que jamais l’ADN du journaliste ». 

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Les politiques ne seront ni oubliés ni ménagés : Il préparent l’interview du ministre de la Mobilité Pascal Smet (SP.A) auquel les students soumettront les questions qui les taraudent et les lièvres levés durant leurs investigations. 
Puisse onze Pascal se sentir ce jour-là comme le lièvre invité à un banquet de chasseurs. 
« Chercher et creuser l’info est plus que jamais l’ADN du journaliste ». 
Et qu’ils ne manquent pas d’inviter Laurette sur leur tram nommé désir de vérité. Gare aux déraillements. 
MG 



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