mercredi 4 mai 2016

Montasser AlDe’emeh ferme son centre de déradicalisation

Le Soir
Belga 


Montasser AlDe’emeh ferme les portes de son centre De Weg Naar, où il accompagnait depuis début 2015 de jeunes musulmans radicalisés, leurs familles et des personnes parties se battre en Syrie et de retour en Belgique, a-t-il confié dimanche au site Knack.be. «C’est maintenant aux autorités. Je ne peux pas continuer à faire ça tout seul»,explique cet expert en djihadisme, des combattants revenus de Syrie et du processus de radicalisation.
Montasser AlDe’emeh avait ouvert un premier centre en 2015 à Malines, qui a été opérationnel du début à la fin de cette même année. Après les attentats à Paris, il en a créé un second à Molenbeek, dont il finançait lui-même le fonctionnement, sans subsides des autorités. Un tel apport «minerait ma crédibilité auprès d’un certain groupe de musulmans radicaux. De plus, je ne crois pas dans les programmes en la matière du gouvernement et je ne veux donc pas m’y associer», dit-il à la rédaction du Knack.
DES MENACES DE MORT
Mais, déçu par l’absence de toute réponse de la part du pouvoir politique, Montasser AlDe’emeh met fin à son engagement au sein du centre De Weg Naar ce dimanche. Il a le sentiment de ne pas être entendu par les décideurs et il doit, d’autre part, faire face à des menaces provenant des milieux islamistes radicaux, assurant qu’il avait récemment été menacé de mort.
D’après lui, c’est maintenant aux autorités d’appréhender la problématique de la radicalisation. «Nous sommes le 1er mai, près d’un mois et demi après les attentats à Bruxelles et Zaventem: je n’ai pas l’impression que des efforts sont vraiment faits pour lutter contre les racines du fondamentalisme», déplore-t-il. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CLAIR OBSCUR 

C’est un singulier personnage d’origine palestinienne : Grand distingué, maître de lui,  parlant un néerlandais impeccable, il se targue d’un doctorat de l’université de Nijmegen sur le thème de la déradicalisation. Il aurait rencontré des gamins sur place en Syrie. Il anime a Molenbeek un centre de déradicalisation financé par on ne sait qui . Mais voilà que Montasser AlDe’emeh ferme les portes de son centre De Weg Naar, où il accompagnait depuis début 2015 de jeunes musulmans radicalisés, leurs familles et des personnes parties se battre en Syrie et de retour en Belgique, a-t-il confié dimanche au site Knack.be. «C’est maintenant aux autorités. Je ne peux pas continuer à faire ça tout seul». Pour la seconde fois, il vient d’être arrêté par la police qui l’a plutôt rudoyé. 
Tout cela est un peu étrange et mérite à tout le moins quelque éclaircissement. Reste en effet la question de fond. Qui déradicalise à Bruxelles, avec quelles compétences et avec quels budgets ? 

QUI SE CACHE DERRIÈRE MONTASSER ALDE'EMEH, EXPERT EN DÉRADICALISATION ?
RTBF
Qui est vraiment Montasser Alde'Emeh, prétendu expert en déradicalisation ? - © JOHN THYS - AFP
Inculpé dans le cadre d'une affaire de faux en écriture, le chercheur autoproclamé (et autofinancé) belgo-palestinien Montasser Alde'Emeh est actuellement sur la sellette.  
Pourtant, l'homme, islamologue et plutôt médiatisé, notamment dans le cadre des affaires de djihadisme belge, est très prisé par les médias flamands.
D'après la justice, il aurait fourni une fausse attestation pour faire libérer un présumé djihadiste. Un document qui prétendrait de manière mensongère que le détenu aurait fréquenté, à Molenbeek, un centre de déradicalisation où œuvrait le chercheur.
CLAIR OBSCUR
Côté pile, Montasser Alde'Emeh est molenbeekois, néérlandophone et fils de réfugiés palestiniens.
Détenteur d'un master à la KUL, il prépare actuellement une thèse de doctorat sans financement, dans une université hollandaise. La presse internationale prestigieuse l'interviewe également régulièrement.
Il faut dire que sa connaissance du terrain est inégalée dans les milieux académiques. Il a passé plusieurs semaines en Syrie, en 2014, au côté des combattants de l’État Islamique. Il est aujourd'hui encore en contact avec des jeunes tentés ou convaincus par le djihadisme.
Aujourd'hui, il est devenu "la personne" ressource des parents désemparés par le départ d'un enfant en Syrie. Il sert de lien, donne des nouvelles des fils partis. Incontestablement, il comble le vide laissé par les autorités.
SOLITAIRE ET AUTONOME
Mais côté face, Montasser Alde'Emeh c'est aussi un personnage qui suscite méfiance et questionnements. Un beau parleur qui aime le feu des projecteurs. D’abord parce que le centre "De weg naar" n'existe pas encore officiellement. Il n'a en tout cas pas ou pas encore de structure juridique. Même sa localisation précise n'est à ce jour pas connue des autorités locales.
Ensuite parce qu’à la presse et à son entourage, il dit œuvrer à la déradicalisation. Mais son projet n'est pas défini clairement, il ne cherche ni le contact avec les autorités, ni le soutien financier.
En fait, Montasser Alde'Emeh travaille seul, ou avec des bénévoles. Mais sans éducateur, sans psychologue, sans assistants sociaux. Néerlandophone, il parle peu le français, mais prétend ne pas être freiné dans ses contacts avec les jeunes Belges d'origine marocaine. Il peut, dit-il, se débrouiller avec l'arabe, et les dialectes.
Un manque de transparence qui effraie. Et ses contradictions à répétition, en refroidissent plus d'un.


BRUSSELSE POLITIE HOUDT ISLAMOLOOG MONTASSER ALDE’EMEH VOOR TERRORIST
De Standaard
Islamoloog Montasser AlDe’emeh is naar eigen zeggen slachtoffer geworden van racistische agenten in Brussel. Montasser werd aangezien als een terrorist en hardhandig aangepakt, zegt hij. Hij dient een klacht in. AlDe’emeh is onder meer onderzoeker aan de Universiteit van Nijmegen, auteur van een doctoraat over radicalisering van de islam en werkte in Mechelen jarenlang met teruggekeerde Syriëstrijders.
Pieter Stockmans, die samen met Montasser AlDe’emeh het boek De jihadkaravaanschreef, doet het relaas van de gebeurtenissen 's namiddags op Facebook. AlDe'emeh deed het verhaal zelf in het VRT-programma De Afspraak.
AIDe’emeh vertelt hoe hij, op de terugweg na een lezing in de commissie Binnenlandse Zaken van het Brusselse parlement, in de Anspachlaan met de auto werd tegengehouden door drie agenten van de Brusselse politie.
‘Ze gebaarden dat ik opzij moest gaan en dat ik mijn raam moest opendoen. Ze vroegen mijn identiteitskaart, rijbewijs en papieren van de auto.’ AIDe’emeh overhandigde alles zonder problemen, zegt hij. ‘Plots kwamen zeven agenten naar mijn auto.’
Die wilden weten welke talen AIDe’emeh allemaal spreekt. Toen hij antwoordde dat hij Nederlands, Frans, Engels en Arabisch sprakt, was het antwoord ‘Hier spreken we geen Arabisch.’
Toen de agenten in de koffer van de auto van AIDe’emeh dozen met exemplaren van De jihadkaravaan - een boek over de verschillende soorten dynamiek die de extremisering voeden - opmerkten, moest hij uitstappen van een agent.
‘Ze gooiden de boeken op de grond, grepen me vast en duwden me met handen en gezicht tegen de auto om me te fouilleren.’
AIDe’emeh kreeg ook het bevel de sim-kaart uit zijn gsm te halen, maar toen hij dat weigerde, deed de agent dat zelf.
‘VERNEDERING’
AIDe’emeh voelde zich door het hele incident geërgerd ‘Omstaanders stopten en begonnen foto’s te nemen, alsof ik een terrorist of een crimineel was. Wat een vernedering. Ik ben nog altijd in shock.’
Na een kwartier mocht hij uiteindelijk beschikken met als enige uitleg dat hij op een ‘terrorist’ leek die ze zochten.
AIDe’emeh is niet van plan het hele incident zomaar te vergeten ‘Ik zit nu bij de lokale politie om klacht te dienen. Tegen die agenten, niet tegen de politie. Die agenten gedroegen zich racistisch.’


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