lundi 30 mai 2016

"Le PS est en train d'instrumentaliser les mouvements sociaux"


Le Vif
Source: Belga
Le Parti socialiste instrumentalise les mouvements sociaux à des fins politiques, dénonce Didier Reynders (MR), ministre des Affaires étrangères, dans L'Echo samedi. "On nage en plein surréalisme", constate-t-il face aux grèves à répétition dans le paysage belge.


Didier Reynders © BELGA
Didier Ryenders s'étonne d'avoir entendu vendredi Jean-Pascal Labille (PS), ancien ministre des Entreprises publiques, annoncer "des problèmes sociaux à venir chez bpost alors que pas le moindre syndicaliste n'avait encore dit un mot en ce sens", et Elio Di Rupo, président du PS, essayer "de dire que la FGTB n'est pas socialiste, après avoir été manifester mardi". "On a eu la démonstration par A + B que le Parti socialiste est en train d'instrumentaliser les mouvements sociaux à des fins politiques."
Il note en outre que "les socialistes ont un discours quand ils sont dans l'opposition, un discours qu'ils essayent de vendre dans la rue, et un autre quand ils sont au pouvoir". Enfin, il observe un "décrochage de la Wallonie par rapport à la Flandre" mais invite à plus d'objectivité: "A Bruxelles, l'agitation sociale n'a pas le même impact. Et en Wallonie même, l'axe Brabant wallon, Namur, Luxembourg fonctionne correctement lui aussi. C'est donc essentiellement dans les anciens bastions industriels liégeois et hennuyer que ce mouvement social a un peu de succès."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GRÈVES INSTITUTIONNELLES ? L’ESPRIT DE RENARD ? 

C’est clair, les grévistes ont un seul objectif : faire tomber le gouvernement Michel. On songe aux grèves insurrectionnelles des années soixante, elles avaient pour objectif d’obtenir l’autonomie pour la Wallonie.
La grève générale de l’hiver 1960-1961  fut déclenchée contre le programme d'austérité du gouvernement De Gaston Eyskens.
Elle dura six semaines et paralysa principalement la Wallonie, la reprise du travail étant massive en Flandre après quelques jours.
On l’analyse aujourd’hui comme un conflit social classique entre des syndicats et un pouvoir politique disant vouloir redresser les finances publiques par des mesures d'austérité, notamment par des restrictions sur le plan social.  « La grève du siècle » a profondément marqué à la fois le mouvement et la perception de la Wallonie par elle-même et par le reste de la Belgique en raison du contraste entre la poursuite de la grève au sud du pays et son essoufflement relativement rapide au nord.
Après la décolonisation du Congo en raison de la dette publique élevée, le gouvernement Eyskens s'engagea dans un vaste programme d'austérité baptisé" Loi unique". André Renard voulut faire adopter le principe de la grève générale contre ce programme le 6 décembre 1960. Mais sa motion fut repoussée par toutes les régions flamandes, celle de Bruxelles s'abstenant. Les Wallons étaient mis en minorité, mais la grève aura quand même lieu.
André Renard donna une orientation autonomiste wallonne à la grève, estimant que seul le fédéralisme permettrait à la Wallonie de se redresser sur le plan économique. Quelques jours plus tard, les socialistes wallons se réunirent à Saint Servais pour appuyer cette demande d'autonomie dans une adresse au Roi. Le 3 janvier, les députés socialistes wallons déclarèrent que sans modification de la politique nationale « le peuple wallon n'aurait d'autre issue que la révision des institutions politiques du pays afin de choisir lui-même les voies de son expansion économique et sociale »
Cette nouvelle grève de 2016 va-t-elle déboucher sur la revendication de l'autonomie wallonne et des réformes de structures en vue de mieux contrôler le développement wallon et par là même faire face aux difficultés économiques de la Wallonie ?
Bien que très affaiblie, la  FGTB wallonne est encore une force syndicale qui compte et elle demeure fidèle aux idéaux renardistes.
Faut-il imaginer que la cission de la  Belgique viendra non pas pas par la volonté de la NVA mais bien par celle de la FGTB wallonne ?  C’est ce qu’a toujours suggéré la doctrine Maddens,
(politicologue  de la KU Leuven)  visant à rendre la partie opposée (les francophones de Belgique) demandeurs de l’autonomie.
Elle se résume comme suit :
•utiliser toutes les arcanes juridiques possibles pour créer un système politique flamand parallèle et autonome en Flandre,
•assécher les ressources de l’État fédéral et donc tarir les ressources financières wallonnes et bruxelloises,
•échanger de nouvelles compétences pour la Flandre contre un refinancement des niveaux fédéral, régional wallon et bruxellois.
Plutôt qu'une doctrine, c'est une idée répandue en Flandre selon laquelle l’indépendance flamande s’achètera grâce à l’impécuniosité et la mauvaise gestion chronique francophone.
Le parallélisme entre les grèves de soixante et celles de 2016 est saisissant. Non, le mouvement n’est pas prêt de s’arrêter en Wallonie. Un spectre hante la Wallonie. Celui d’André Renard ?
MG


DE WEVER: "LES GRÈVES POLITIQUES SONT INCONSÉQUENTES ET DANGEREUSES"
BELGA


"L'inclinaison singulière de la Belgique francophone pour la grève me laisse penser qu'il s'agit de grèves politiques dirigées contre le gouvernement", a réagi jeudi le président de la N-VA Bart De Wever alors que les actions se multiplient contre les réformes de l'équipe Michel, particulièrement dans le sud du pays.
"Ceci est très inconséquent et très dangereux. Je ne peux qu'espérer que cela s'arrête", a dit l'homme fort des nationalistes flamands. "Je comprends que les gens veuillent se faire entendre", a ajouté Bart De Wever, interrogé en marge de la présentation du plus grand diamant au MAS, le nouveau musée d'Anvers. "Mais que l'on saisisse l'arme de la grève pour des futilités, en vue de retenir des réformes inéluctables est incompréhensible", a-t-il jugé.
Pour le président de la N-VA, il n'y a pas d'alternative. "Il revient à ce gouvernement de nous sortir des problèmes, nous devons avancer". Selon lui, les grèves mettent douloureusement au jour ce qui constitue un des écueils de la Belgique, "une Wallonie à dominance socialiste qui freine toutes les réformes et qui pense que nous pouvons encore accumuler les dettes pendant des siècles".

WIE STOPT DIT NOG?

De Morgen
©belga

Vakbondslieden die uitpakken met wilde stakingen, en hun leiders die de grip kwijt lijken. Ook de regering toont zich vrij machteloos. Kan één van beide kampen een einde maken aan de impasse? Weinig kans.
Vakbonden?
Opgejaagd door een vurige achterban gaan de Franstalige vakbonden over tot de ene staking na de andere. Hun Vlaamse broeders zijn absoluut niet te spreken over die strategie.
"Met wilde stakingen wek je geen sympathie op", zegt Caroline Copers van het Vlaamse ABVV. Overheidsvakbond ACOD liet expliciet weten niet mee te doen aan de collectieve actie van hun Franstalige vleugel CGSP op dinsdag.
De top ziet een ongeziene woede van onderen uit. Dit zit dieper dan de hervormingen bij het spoor en de gevangenissen alleen. Het hele regeringsbeleid moet eraan geloven. Onder druk van een boze achterban zien de socialistische vakbondsleiders langs Franstalige kant geen andere optie dan zich hard op te stellen. Ze voelen zich niet vertegenwoordigd door een regering met slechts één Franstalige partij, de MR. Zonder de PS of de cdH hebben ze ook niemand meer om rechtstreeks druk op uit te oefenen.
©belga
Als ultieme wapen wordt er gestaakt. Al vier weken bij de cipiers zonder uitzicht, en voor een tweede dag op rij bij het spoor, zonder waarschuwing. Elk overleg met de regering lijkt dus onmogelijk.
Dus blijft de vraag: wie bij de bonden maakt hier een eind aan? ABVV-voorzitter Rudy De Leeuw alvast niet. Hij krijgt zijn troepen niet op één lijn, laat staan dat hij ze in de hand kan houden. Dat heeft veel te maken met grote autonomie van de centrales binnen zijn organisatie. Om die reden wil hij niet reageren. Tot nu toe slaagde hij erin om de stakingsdrang in Franstalig België in te tomen, maar nu de geest uit de fles is, krijgt hij die er niet zomaar meer in.
"Maar ook aan Vlaamse kant is de woede groot", zegt Marc Leemans van de christelijke vakbond ACV. Voor de spoorstaking toont hij zelfs enig begrip. "De NMBS-directie legt eenzijdig een beslissing op. Dat maakt de mensen kwaad, maar dit moet niet te vaak gebeuren."
Over één ding is iedereen het wel roerend eens: de regering heeft dit zelf uitgelokt door het overleg geen ernstige kans te geven. Beslissingen worden opgedrongen. En als er gepraat wordt, is het enkel voor de show.
Voor Leemans ligt daar de enige mogelijke oplossing. "We zijn bereid om samen naar een mogelijk draagvlak te zoeken voor de hervormingen. Maar dan moet de regering willen bijsturen."
Of de vakbonden dus snel een einde willen maken aan de stakingsgevolg zonder gezichtsverlies te lijden of de eigen ambities op te bergen? Neen, luidt het enige realistische antwoord.
Politiek?
Of de regering Michel zal plooien? "Het is aan deze regering om ons uit de problemen te fietsen, we moeten erdoor", aldus Bart De Wever.
De N-VA voorzitter heeft duidelijk weinig zin om toe te geven aan de stakers. "Dat men in Franstalig België zeer stakingsbereid is, doet me vermoeden dat het om politieke stakingen gaat die gericht zijn tegen de regering", zo analyseert hij. "Dat is heel lichtzinnig en heel gevaarlijk. Ik kan alleen maar hopen dat men daarmee stopt."
Ook in de federale regering is de animo klein om snel te schakelen. Premier Charles Michel (MR) wil wel ruimte geven aan sociaal overleg, maar enkel binnen het centrumrechtse kader van de regering.
Willen ze dan geen enkele toegeving doen? Toch wel, justitieminister Koen Geens (CD&V) maakt van zijn geduld een rekbaar begrip. Al meer dan drie weken zit hij rond de tafel met de vakbonden van de cipiers. Hij toverde al verschillende toegevingen uit zijn hoed, zoals 75 extra aanwervingen in de gevangenissen. En dat kost geld dat niet voorzien is in de budgetten. Maar telkens als hij een vinger geeft, willen de vakbonden een arm. Er kan altijd nog wat bij, lijken de bonden te denken.
©belga
SHARE
'Het moet gedaan zijn met het misbruik van het stakingsrecht door wilde stakers en de desinformatie vanuit de bonden naar de bevolking'
CHARLES MICHEL, EERSTE MINISTER (MR)
De regering lijkt dus machteloos te staan om het stakersgeweld te breken. Tekenend is de tussenkomst van premier Charles Michel gisteren in de Kamer. De premier kondigde strijdvaardig aan "beslissingen te zullen nemen om te hervormen". Hij waarschuwde: "Het moet gedaan zijn met het misbruik van het stakingsrecht door wilde stakers en de desinformatie vanuit de bonden naar de bevolking." Tegelijk ontbreekt het hem echter aan enig middel om de stakers weer aan het werk te krijgen.
Bovendien groeit de kloof met coalitiepartner CD&V. Die blijft, met Koen Geens en Kris Peeters, geloven in het sociaal overleg, terwijl Open VLD, MR en N-VA steeds hardere taal spreken. Voor die laatste partijen mag er nu snel werk gemaakt worden van de gegarandeerde dienstverlening. CD&V blijft wat dat betreft op de rem staan.
Of deze regering dus snel een einde kan maken aan de stakingsgevolg zonder gezichtsverlies te lijden of de eigen ambities op te bergen? Neen, luidt het enige realistische antwoord.

Aucun commentaire: