lundi 18 juillet 2016

Attentat de Nice: Olivier Py, le directeur du Festival d'Avignon, veut continuer à faire mentir les ténèbres


LAURENCE BERTELS La Libre Belgique


Une fois de plus, l’actualité terroriste bouleverse l’actualité culturelle même si le Festival d’Avignon, où dînait François Hollande au moment de la tuerie de Nice, poursuit son cours presque comme si de rien n’était. Les mines sont peut-être un peu plus graves que d’habitude, les attentats se glissent dans les conversations et réseaux sociaux, des jeunes Niçois attablés place du Palais des papes envisagent de partir vivre en Australie mais aucune annulation n’a été prévue.
Applaudir les forces de la vie
Les salles à ciel ouvert ou couvert restent pleines et les mesures de sécurité, qui étaient déjà accrues cette année, n’ont pas été modifiées. Les spectateurs doivent arriver une demi-heure avant la représentation, les sacs sont fouillés à l’entrée et les sacs à dos sont interdits.
Le directeur du festival, Olivier Py, a publié un texte hier matin, réaffirmant qu’"un spectateur est une femme, un homme, un enfant engagé, sa seule présence fait mentir les ténèbres. Horatio dit à Hamlet : ‘Suspend ta douleur pour dire mon histoire’. Nous n’allons ni suspendre ni nier notre douleur, mais la dire sans interrompre la vie et notre solidarité avec les victimes. Et de proposer face à ceux qui veulent qu’on se taise non pas une minute de silence mais des applaudissements aux forces de la vie."
A l’issue de sa représentation de "Truckstop" de l’auteure néerlandaise Lot Vekemans qui, ironie du sort, s’achève par un accident de camion, le metteur en scène Arnaud Meunier nous confie s’être interrogé quant à l’attitude à adopter. "On s’est demandé si on allait prendre la parole. On ne l’a pas fait car je ne voulais pas donner la sensation au spectateur de l’instrumentaliser." A peine a-t-il fini sa phrase que surgissent nos compatriotes David Murgia et Benoît Piret du Raoul Collectif dont "Rumeur et petits jours", sélectionné dans le "In", résonnera de manière particulière dès le 17 juillet au Cloître des Carmes.
Tout le monde improvise
Ils prennent les armes à leur tour pour dénoncer l’idéologie libérale. "Je ne suis pas un fanatique des réactions à chaud car il y a une volonté émotionnelle de dire quelque chose et tout le monde improvise", nous dit d’emblée David Murgia qui jouait le "Discours à la nation" à Paris lors des attentats de Charlie Hebdo et qui a dû annuler plusieurs représentations de "Rumeur et petits jours" au Théâtre national après les attentats du 13 novembre dernier. "Les attentats ne sont que la partie visible d’un iceberg de violence organisée et légitime. Qui vend des armes à qui ? Si on arrête de jouer, on attise la peur. Il faut continuer à fabriquer des œuvres et à leur faire rencontrer le public. Je ne serais pas là si je ne croyais pas que les œuvres ont un pouvoir sur les hommes." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
THE SHOW MUST GO ON 

’"Un spectateur est une femme, un homme, un enfant engagé, sa seule présence fait mentir les ténèbres. Horatio dit à Hamlet : ‘Suspend ta douleur pour dire mon histoire’. Nous n’allons ni suspendre ni nier notre douleur, mais la dire sans interrompre la vie et notre solidarité avec les victimes. Et de proposer face à ceux qui veulent qu’on se taise non pas une minute de silence mais des applaudissements aux forces de la vie."
N’est-il pas temps que nous les blasés, les sceptiques, les ramollos,  les râleurs permanents prenions conscience qu’on  -c’est-à-dire la lie de l’humanité-  cherche à confisquer ce que nous avons de plus précieux : notre liberté de vivre et de laisser vivre dans une société pluraliste, un système socio-politique que Churchill définit un jour comme le pire de tous, à l’exclusion de tous les autres. Préférons-nous être gérés par la sharia, la mafia des lepénistes, par un autocrate d’inspiration erdoganienne ? Voulons-nous être dirigés comme le sont les Chinois, les Russes, le Egyptiens. Voulons-nous être sous la coupe des Trump, Le Pen, Victor Orban, Poutine ou Erdogan ? Ou préférons François le pépère, Charles le débonnaire, Angela l’austère ou Thérésa May la nouvelle Maggie sévère aux escarpins rigolos ? Je vous invite à faire un arrêt sur image, celle du camion de l’apocalypse fauchant des dizaines de vies sur la promenade des Anglais, métaphore de la saveur de vivre en douce France. On veut nous imposer la barbe du prophète, la burka et faire de l’Europe un couvent islamiste, une république iranienne. Il faut apprendre à tous ces dévoyés que l’islam coranique c’est le contraire de ce qu’ils pratiquent et les éradiquer comme on fait de la vermine ou des rats.
MG

Il faut relire ou découvrir 2084 de Boulem Sansal.
2084 DE BOUALEM SANSAL, ÉLU «MEILLEUR LIVRE DE L'ANNÉE»
• Par Mohammed Aissaoui Figaro (extraits)



2084, la fin du monde, le roman de Boualem Sansal a été désigné meilleur livre de l'année.
Il a été traité par la plupart des médias, et figure en tête des listes des meilleures ventes. Boualem Sansal a même bénéficié du renfort d'un attaché de presse aussi inattendu qu'efficace: Michel Houellebecq himself!
L'auteur de Soumission a rendu un vibrant hommage à l'écrivain algérien. «2084 est bien «pire» que Soumission, il décrit un vrai totalitarisme religieux. Boualem Sansal voit la victoire des extrémistes. (…)

LE SYSTÈME VISÉ EST BIEN L'ISLAMISME RADICAL
Dans 2084, la fin du monde, Boualem Sansal s'inspire de George Orwell et crée un vaste empire, l'Abistan qui doit son nom de son «prophète délégué» Abi. Un système totalitaire, sectaire, fait d'enfermements, d'interdits et d'étouffements. Tout le peuple est soumis à la religion du dieu Yölah. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique.
Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Il est interdit de douter. Ce système dictatorial est régi selon des règles et des rituels parfaitement codifiés, très précis, même la novlangue sert à ce dessein totalitaire. Il n'y pas d'Histoire. Seul un homme, Ati, se met à douter… Il tente de comprendre et se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion… Il faut savoir qu'à aucun moment, le mot «islam» n'est mentionné, mais le système visé est bien l'islamisme radical. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« SEUL UN HOMME, ATI, SE MET À DOUTER » 

La plus puissante, la plus efficace des armes contre ce fléau c’est bien évidemment le doute que nourrit l’esprit critique.
C’est, selon nous le premier devoir d’un enseignement public digne de ce nom : éveiller le doute par l’esprit critique.
C’est en cela que l’enseignement dispensé par Wallobrux  faillit : il ne parvient pas ou plus à instiller le doute. Il est urgent de se demander pourquoi.  
L’islamisme qui se répand comme une peste dans les campagnes du pays d’origine et les communautés du pays d’accueil est l’ennemi juré de notre mode de vie à l’européenne. Certes, celui-ci est lui aussi gangrené : par le consumérisme à outrance et une forme de laxisme qui lobotomise les volontés.  Cela dit le monde entier nous l’envie et les réfugiés par millions sont prêts à risquer leur vie pour en partager les miettes.
Il est grand temps que les Européens se ressaisissent s’ils ne veulent pas mourir mitraillés sur les plages de sable chaud, les terrasses de bistros, les salles de spectacles,  explosés dans les halls des aéroports, les rames de métro, fauchés par les balles djihadistes ou les camions de l’apocalypse.  
Il serait temps que l’on enseigne l’éthique du Coran  à ces jeunes ignorants, dépravés pour la plupart, radicalisés à la diable sur internet par des recruteurs sans scrupules comme le fut le camionneur fou de l’apocalypse . L’Europe est en guerre contre une partie des enfants des enfants qu’elle a accueillis sur son sol les cinquante dernières années. Cela s’appelle une guerre civile et on voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’une guerre de religion :the Clash of civilisations » (Huntington) .
Il appartient aux musulmans, que l’on appelle à tort modérés quand ils sont seulement musulmans sincères, de faire pièce à la dérive islamiste et radicale qui les déshonore mais séduit une partie de la jeunesse issue de l’immigration  y trouvant un exutoire à ses multiples frustrations. 
Il devient urgent de mobiliser les forces vives de l’Europe pour renverser la marée islamiste et le courant populiste avec la même énergie que celle avec laquelle Churchill, De Gaulle et Roosevelt, trois hommes de convictions et de caractère, ont lutté contre l’invasion hitlérienne  et le péril stalinien.
MG 

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