mardi 12 juillet 2016

C’est vous qui le dites: «Il est temps de restaurer la Belgique unitaire!»


T.D.Le Soir

Les récents propos de Geert Bourgeois ont à nouveau attisé le feu communautaire. Une réforme de l’Etat est-elle souhaitable ? Votre avis.


«  La frontière linguistique est devenue une frontière de la grève, et les Flamands crachent sur cela  ». Les propos tenus dimanche par le ministre-président flamand, le N-VA Geert Bourgeois, ont suscité de nombreuses réactions, au nord comme au sud du pays. Que ce soit dans l’opposition ou dans la majorité flamande, Geert Bourgeois a essuyé une vague de protestations.
Mais l’utilisation l’utilisation de ces termes virulents a occulté d’autres passages de son discours, dont celui-ci : «  La Belgique est et reste un pays avec deux démocraties, un pays avec deux cultures politiques  », a-t-il répété. «  C’est pour cette raison que je suis persuadé que les entités fédérées doivent recevoir plus d’autonomie, que je suis persuadé que la Constitution en 2019 doit être soumise à révision  ».
Est-ce imaginable, voire souhaitable, sachant que la 6e réforme de l’État, complexe, avec une série de compétences morcelées entre les différents niveaux de pouvoirs, ne satisfait pas grand monde.
C’est vous qui le dites
Un nouveau morcellement des compétences ? Les internautes sont partagés. Certains ont des avis tranchés et défendent de nouvelles régionalisations voire même l’indépendance de la Flandres, «  qu’on leur donne leur indépendance volontiers, mais qu’ils prennent aussi 60 % de la dette nationale  » ou encore «  Je pense qu’il faut en finir effectivement et accepter de prendre notre destin en mains… Acceptons ! »
D’autres, au contraire, souhaitent une Belgique unitaire, à l’image de Bruno Yammine : «  Il est temps de restaurer la Belgique unitaire avec un seul gouvernement et un seul parlement afin de sortir de ce marasme linguistico-fédéraliste  ».
Entre ces deux avis, certains internautes, Regis Decerf notamment, s’interrogent « Toujours plus morcelé, l’État est de plus en plus flou et on sait de moins en moins qui fait quoi. Qu’est-ce que cela va apporter en plus ?  »
On le voit donc, la question de la régionalisation divise donc au Nord mais aussi au Sud du pays.
L’AVIS DE L’EXPERT
Pour Pascal Delwit, membre du Cevipol (ULB), il est un peu tôt par rapport à 2019 pour savoir comment chaque parti va se positionner en matière institutionnelle. « Côté francophone, si l’on constate à nouveau une polarisation autour d’une nouvelle réforme de l’Etat, on sera sans doute plus attentifs à ne pas prendre uniquement une posture de refus, pour éviter un remake de la période 2007-2010. On n’en est pas là. Mais on parle de cette 7e réforme de l’Etat avec récurrence  »
Pour Vincent Laborderie, le scénario d’une nouvelle réforme de l’État en 2019 est peu probable. Le politologue de l’UCL fait notamment remarquer que les appels en faveur d’un nouveau chantier du genre se sont tus depuis la sixième réforme, la N-VA étant le dernier parti à soutenir l’idée de loin en loin. Structurellement, une nouvelle réforme sous-entendrait de « s’attaquer » à de sacrés morceaux, comme par exemple la régionalisation de la Sécurité sociale.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RETOUR DU  FIEL COMMUNAUTAIRE


Il n’y a rien à ajouter au commentaire de Kroll. Tout est dit. Eric Van Rompuy (CD&V) pense exactement  pareil mais l’exprime autrement, il faut le lire. ‘Dit is gewoon een minister-president onwaardig’, ‘Het past natuurlijk in het wij-zij-discours van de Vlaams-nationalisten. Zij gebruiken bewust het vijandbeeld. Als het niet de Walen zijn, dan zijn het wel de vakbonden of de stakers. Ze zoeken de polarisatie’.
Ils cherchent la confrontation. En réalité c’est sur le PS et la FGTB que « crache » la NVA pas sur le peuple francophone. Les silences de De Wever sont interpellants. Il paraît qu’il est à Singapour…Un 11 juillet surprenant. Inattendu comme le discours du président du Parlement flamand Peumans entièrement consacré aux relations privilégiées avec les Pays-Bas, autrement dit, pas avec les Wallons. Charles Michel présent de corps mais réduit au silence protocolaire avalait difficilement sa salive et la pilule amère. A propos de salive, il fut question beaucoup dans les couloirs de l’hôtel de ville de celle de Geert Bourgeois dirigée vers le bastion socialiste et efgétébiste de Wallonie. "Ces propos trahissent une pensée profonde inquiétante", a commenté le ministre-président francophone Rudy Demotte "Geert Bourgeois est un homme pétri par le nationalisme flamand, mais en le côtoyant, j'ai toujours découvert quelqu'un de courtois. Se départir de cette manière (de cette courtoisie) montre un tournant", selon lui. Demotte  y voit « la volonté de trouver un ennemi extérieur pour ressouder la majorité flamande, en proie à de vives tensions internes ces derniers mois. »
La campagne électorale de 2019 est ouverte. Faites vos jeux, rien n’ira plus avant longtemps.
MG 


N-VA BRENGT COMMUNAUTAIR DEBAT WEER OP GANG: WORDT MICHEL AL NERVEUS?
De Morgen
N-VA roert communautaire trom op Vlaamse feestdag, en dat is geen verrassing.
Vijf jaar communautaire stilstand beloofde N-VA Charles Michel om de centrumrechtse coalitie op de been te krijgen. Maar na twee jaar kruipt het bloed waar het niet gaan kan: de N-VA-toppers brengen het debat over confederalisme weer op gang. En Michel? Die probeert zijn kalmte te bewaren.
- Jeroen Van Horenbeek

Is het een verrassing dat N-VA de communautaire trom roert op de Vlaamse feestdag? Het omgekeerde zou pas verbazen. Stel je voor dat Geert Bourgeois als allereerste minister-president van N-VA niets zou zeggen over de Vlaamse strijd. Is het een verrassing dat parlementslid Hendrik Vuye zegt dat de grondwet maar van het begin af aan herschreven moet worden?

BOURGEOIS IS DE ZWAKSTE MINISTER-PRESIDENT OOIT'
De Standaard



Foto: Photo News
CD&V-Kamerlid Eric Van Rompuy is snoeihard voor Vlaams minister-president Geert Bourgeois. Zijn uitspraken van zondag zijn ‘een minister-president onwaardig’, zegt hij. ‘Hiermee bewijst hij dat hij de zwakste minister-president ooit is.’
In het Brusselse stadhuis beheerst de spuwen-uitspraak van Vlaams minister-president Geert Bourgeois veel gesprekken. CD&V-Kamerlid Eric Van Rompuy spaarde zijn kritiek op de Vlaams minister-president niet. ‘Dit is gewoon een minister-president onwaardig’, zei hij aan Belga. ‘Het past natuurlijk in het wij-zij-discours van de Vlaams-nationalisten. Zij gebruiken bewust het vijandbeeld. Als het niet de Walen zijn, dan zijn het wel de vakbonden of de stakers. Ze zoeken de polarisatie’,
Van Rompuy betreurt dat Bourgeois ‘de confrontatie opzoekt’. ‘Zijn uitspraken bevestigen voor mij dat hij de zwakste minister-president ooit is’, aldus nog Van Rompuy.
‘GEBREK AAN RESPECT’
‘Dit is niet het taalgebruik voor een minister-president. Dit is een evident gebrek aan respect. Maar ik begrijp dat hij zijn woorden intussen heeft genuanceerd. Wat voor mij telt zijn de maatregelen die men neemt voor de mensen. De polemiek interesseert mij niet.’ Dat heeft premier Charles Michel gezegd voor aanvang van de 11 juliviering in het Brusselse stadhuis.
‘NIET WIJS’
Het klopt niet dat de taalgrens een stakingsgrens is. Er zijn ook in Wallonië veel werkwilligen. Het woord spuwen zou ik ook niet gebruiken. Dat is niet wijs, want het kan heel hard overkomen. Ik heb begrepen dat de minister-president zijn woorden nadien heeft bijgestuurd en dat hij het misschien niet zo bedoeld heeft. Maar het kan natuurlijk wel hard overkomen’, zo reageerde CD&V-vicepremier en voormalig Vlaams minister-president Kris Peeters op de ‘spuwen-uitspraak’ van minister-president Geert Bourgeois.
‘Een minister-president moet altijd goed opletten met wat hij zegt’, aldus Peeters. ‘Het is heel belangrijk dat hij zijn woorden met zorg kiest. Het gebruik van het woord spuwen was in die zin niet wijs.’
'UIT ZIJN CONTEXT'
Volgens Vlaams parlementsvoorzitter Jan Peumans had minister-president Geert Bourgeois zijn spuwen-uitspraak beter niet gedaan, maar is de uitspraak ook 'uit zijn context gerukt'. Dat zei hij voor aanvang van zijn 11 julitoespraak. 'Ik moet eerlijk zeggen dat ik er wel even van schrok. Maar Geert Bourgeois kennende heeft hij dat zo niet bedoeld. Het was ook duidelijk figuurlijk bedoeld. Hij had dat beter niet gezegd, maar hij heeft ook duidelijk de context weergegeven.'


COUP D’ARRÊT POUR LE RÉGIONALISME VERSION LIBÉRALE
La Libre Belgique

"L’évolution vers les Régions, c’est le mouvement de l’histoire ." Le camp des régionalistes au sein du MR a reçu un soutien important. Celui de Louis Michel. Lundi, lors de la réunion du top du parti sur le projet de nouveau manifeste libéral, l’ancien vice-Premier ministre a plaidé de sa grosse voix pour un fédéralisme respectant le fait régional."On a été vraiment étonné par sa prise de position" , confie une source libérale.
Mais, cela n’a pas suffi. Le nouveau texte doctrinal que Richard Miller ("l’intellectuel" du parti) concocte a évacué l’idée "choc" initiale révélée par "La Libre" la semaine dernière : les libéraux se déclaraient officiellement en faveur d’une Belgique reposant sur quatre Régions (la Flandre, la Wallonie, Bruxelles et une petite nouvelle : la Région germanophone). Une telle prise de position impliquait que le MR n’était pas hostile à une 7e réforme de l’Etat après les législatives de 2019. Pas anodin pour une formation qui gouverne au fédéral avec les nationalistes flamands de la N-VA…
(...)


DEMOTTE SUR BOURGEOIS: "CES PROPOS TRAHISSENT UNE PENSÉE PROFONDE INQUIÉTANTE"
La Libre
BELGA



Le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, a affiché son inquiétude lundi après les propos polémiques sur les francophones tenus dimanche soir par ministre-président flamand, Geert Bourgeois. "Ces propos trahissent une pensée profonde inquiétante", a commenté lundi après-midi le ministre-président francophone interrogé par Belga dans les couloirs du Parlement de la Fédération.
"Geert Bourgeois est un homme pétri par le nationalisme flamand, mais en le côtoyant, j'ai toujours découvert quelqu'un de courtois. Se départir de cette manière (de cette courtoisie) montre un tournant", selon lui.
Et M. Demotte de s'interroger sur les motifs de cette attaque. Selon lui, elle peut s'expliquer soit par la "frustration" que M. Bourgeois nourrit vu "son absence de visibilité" médiatique au profit du ministre fédéral CD&V Kris Peeters. Ou alors la volonté de trouver un "ennemi extérieur" pour resouder la majorité flamande, en proie à de vives tensions internes ces derniers mois.
"J'espère que ses mots ont dépassé sa pensée car, si ce n'est pas le cas, c'est très préoccupant pour la démocratie".
Selon M. Demotte, les francophones n'ont "pas du tout le même regard" sur les Flamands.
Les francophones développent une vision "respectueuse" de leurs homologues du nord, avec la "volonté d'entreprendre ensemble", a-t-il encore assuré.
Geert Bourgeois a suscité la polémique dimanche en affirmant sur VTM, à l'occasion de la Fête de la Communauté flamande que "la frontière linguistique (était) devenue une frontière de la grève, et les Flamands crachent sur cela".


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