samedi 9 juillet 2016

En plein Brexit, Goldman Sachs engage José Manuel Barroso

Le Soir
Afp
L’ancien président de la Commission occupera les fonctions de président non-exécutif de Goldman Sachs International. 


• © Belga
La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé vendredi avoir engagé l’ancien président de la Commission Européenne José Manuel Barroso pour la conseiller, au moment où le secteur financier est secoué par les craintes liées au Brexit.
Le Portugais occupera les fonctions de président non-exécutif de Goldman Sachs International, branche internationale du groupe américain basée à Londres, et de conseiller de Goldman Sachs, a précisé la banque dans un communiqué.
«José Manuel va apporter une analyse et une expérience immense à Goldman Sachs, et notamment une profonde compréhension de l’Europe. Nous sommes impatients de travailler avec lui alors que nous continuons à aider nos clients à évoluer au sein d’un contexte économique et de marché incertain et délicat», ont déclaré Michael Sherwood et Richard Gnodde, codirecteurs généraux de Goldman Sachs International, cités dans le communiqué.
RÉPONDRE AUX INQUIÉTUDES DES MARCHÉS
Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, M. Barroso a occupé la présidence de la Commission européenne de 2004 à 2014, période durant laquelle l’Europe et le monde ont été secoués par la grave crise financière de 2008.
La décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, prise lors du référendum du 23 juin, a provoqué un accès de panique sur les marchés, les investisseurs redoutant l’incertitude qui en découle et les conséquences du Brexit sur l’économie.
Les grandes banques américaines, qui ont d’importantes activités dans le centre financier de Londres, s’inquiètent des conséquences de cette sortie britannique pour leur accès au marché unique européen. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SEPARATION DU POLITIQUE ET DU FINANCIER, 

Que ne parle-t-on pas, et à raison, de la séparation des trois pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire ? Et surtout la séparation de l’Eglise, plus exactement de la séparation des cultes et du politique. Mais quid de la séparation entre le politique et le financier ?  Il serait temps que l’on légifère sur ce point.
Que Barusso ait accepté cette mission le discrédite et l’Europe avec lui, aux yeux d’une opinion publique e plus en plus eurosceptique.
Barusso se compromet comme tant de généraux à la retraite embauchés par des firmes d’armements. C’est assez répugnant.
MG

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