lundi 11 juillet 2016

"Etre flamingant, bientôt ce sera ringard. C'est une question de temps."

Le Vif
"C'est une question de temps: bientôt, on verra le nationalisme flamand comme une chose un peu bizarre", prédit Kristof Calvo, le chef de groupe Ecolo/Groen à la Chambre dans une interview accordée à La Libre Belgique samedi.


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"La N¬VA veut être le porte-¬parole de notre Région. Mais ce n'est pas la réalité, ils n'ont pas la majorité absolue", rappelle-t-il. "Les gens en ont marre de devoir choisir entre les identités belge et flamande. On a les deux", explique M. Kalvo.
Il souhaite qu'à l'occasion de la Fête flamande, on parle d'autre chose que de ré¬forme de l'Etat. "Le 11 juillet, ce n'est pas la fête des nationalistes¿", souligne l'écologiste. "J'en ai marre que le drapeau flamand et que la fête flamande soient récupérés par les nationalistes. Moi, je suis flamand aussi et j'en ai assez de cette image d'une Flandre de droite conservatrice". "On se sent en même temps flamand et belge. C'est pour cela que la N¬VA se tait sur l'indépendance de la Flandre car De Wever est assez intelligent pour savoir qu'il n'aura pas le soutien de la population", analyse-t-il.
Un fédéralisme à quatre Régions est selon lui la possibilité de poursuivre vraiment un projet politique bruxellois. "Dans une ville aussi diverse que Bruxelles, c'est stupide de devoir demander aux gens s'ils sont francophones ou néerlandophones".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUATRE REGIONS ET UN GROS CRACHAT

« Un fédéralisme à quatre Régions serait la possibilité de poursuivre vraiment un projet politique bruxellois. Dans une ville aussi diverse que Bruxelles, c'est stupide de devoir demander aux gens s'ils sont francophones ou néerlandophones .» Curieusement le MR ne dit pas autre chose. On le voit, le discours communautaire revient en force car la participation de la N-VA à la majorité fédérale ne convainc pas son électorat de base qui a tendance à le lâcher. Malgré le stop institutionnel décidé au gouvernement fédéral, "les oppositions communautaires n'ont pas disparu, au contraire elles sont plus fortes que jamais", croit savoir M. Bourgeois, évoquant les grèves récentes. "Je pense que les gens se souviennent très profondément des grèves brutales, les grèves du rail et celles des gardiens de prison. Les syndicats de gardiens flamands ont dit qu'ils avaient obtenu tout ce qu'ils pouvaient obtenir, mais les Wallons ont continué de faire grève", a commenté M. Bourgeois. « Les Flamands crachent sur cela » a-t-il ajouté ce qui a déchaîné les réseaux sociaux  francophones.
Le 11 juillet, jour de la fête nationale flamande est celui de tous les débordements verbaux. Bart se tait. Intéressant.
MG


WAAROM MOET VLAAMS ALTIJD ZO ANTI-BELGISCH ZIJN?

Calvo & Pohlmann
Kristof Calvo is federaal fractieleider van Groen. Zijn wisselcolumn met Joachim Pohlmann (N-VA) verschijnt op vrijdag.


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Kristof Calvo. ©Wouter Van Vooren
De gêne die je stilaan onvermijdelijk voelt bij de Vlaamse vlag of de tonen van de Vlaamse leeuw vind ik zo vervelend
(…)
Waarom moet Vlaams altijd zo anti-Belgisch zijn? We moeten dringend af van het gelijkheidsteken tussen Vlaams enerzijds en rechts, conservatief en separatistisch anderzijds.
Op deze pagina's is al eerder gebleken dat ik nogal van België hou. Ons meertalig federaal model is er eentje om te koesteren, zeker in deze post-brexittijd van versnippering en xenofobie. Maar naast Belg ben ik dus ook een fiere Vlaming. Vlaanderen is ook de plek waar ik ben opgegroeid, de taalgemeenschap waar ik prima onderwijs genoot. Nederlands is de taal waarvan ik het belangrijk vind dat iedereen ze kent, zodat we elkaar ook echt kunnen ontmoeten. Net daarom vind ik de gêne die je stilaan onvermijdelijk voelt bij de Vlaamse vlag of de tonen van de Vlaamse leeuw zo vervelend.
De keuze tussen Vlaming en Belg, die ons door nationalisten wordt opgedrongen, hoeven we vooral niet te maken. Het werkt hen misschien op de zenuwen, maar laat ons maar offensief Vlaming én Belg zijn. Die verschillende laagjes van onze identiteit mogen we ook vieren. Dus is 11 juli ook een feestdag van en voor federalisten, niet alleen van separatisten.
Sterker nog, het zou een officiële feestdag moeten worden voor elke Vlaming, een dagje vrij voor iedereen. Het is toch hoog tijd om die kalender van feestdagen te hervormen - met liefst ook meer keuzevrijheid als gevolg. Dan maken we in één beweging van 11 juli een inclusief feest, waarbij we met zijn allen vieren dat we complexloos Vlaming én Belg zijn. Het is misschien een idee voor de speech van Jan Peumans maandag?


GRÈVES, QUOTAS INAMI ET BREXIT MONTRENT LA NÉCESSITÉ D'UNE RÉFORME EN 2019, SELON BOURGEOIS
Le Vif
Source: Belga
Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a employé un langage particulièrement vif dimanche sur VTM, à la veille de la Fête de la Communauté flamande, pour réclamer une nouvelle réforme de l'État en 2019.


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Il a dit voir dans les grèves, la polémique sur les quotas de médecins et le Brexit autant d'oppositions communautaires justifiant à ses yeux de confier davantage de compétences à la Flandre.
Malgré le stop institutionnel décidé au gouvernement fédéral, "les oppositions communautaires n'ont pas disparu, au contraire elles sont plus fortes que jamais", croit savoir M. Bourgeois, évoquant les grèves récentes. "Je pense que les gens se souviennent très profondément des grèves brutales, les grèves du rail et celles des gardiens de prison. Les syndicats de gardiens flamands ont dit qu'ils avaient obtenu tout ce qu'ils pouvaient obtenir, mais les Wallons ont continué de faire grève", a commenté M. Bourgeois.
A ses yeux, "cela a mené à ce que la frontière linguistique devienne aussi une frontière de la grève, et les Flamands crachent sur cela. Ils n'acceptent pas de ne pas pouvoir aller travailler et de ne pas avoir de liberté de circuler", a poursuivi M. Bourgeois. Les grèves des derniers mois ont été menées contre les politiques du gouvernement fédéral dans lequel siège aussi la N-VA de Geert Bourgeois. Elles ont impliqué des syndicats du nord et du sud du pays, même si les francophones se sont montrés plus actifs. Geert Bourgeois met d'autres dossiers en exergue pour souligner les oppositions communautaires, comme les quotas de numéros Inami entre médecins du nord et du sud du pays, dont la clé de répartition 60/40 est assouplie dans un projet de la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld). "Les Flamands ont, comme toujours, respecté les accords: nous organisons depuis des années des examens d'entrée pour nos médecins.
Des examens difficiles, grâce auxquels nous évitons que beaucoup trop de médecins affluent et parvenons à limiter les coûts des soins de santé. Les Wallons s'en sont moqués joyeusement". Et Geert Bourgeois d'évoquer aussi le Brexit, affirmant entendre "du côté francophone beaucoup de sentiments de revanche", alors que des milliers d'emplois flamands dépendent d'un futur accord commercial avec les Britanniques.
Le chef de l'exécutif flamand a confirmé que son parti, la N-VA, ferait d'une nouvelle réforme de l'État le message central de sa campagne électorale pour 2019. "Nous devons rester en alerte et défendre les Flamands", a-t-il ajouté, à quelques heures de son discours pour la Fête de la Communauté flamande qu'il tiendra ce dimanche soir à Courtrai, et qu'il annonce communautaire.


"UN MINISTRE-PRÉSIDENT AU REGISTRE DE LANGAGE QUI FAIT PENSER À CELUI DE TRUMP OU DE FARAGE"
Le Vif
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre, suite aux propos de Geert Bourgeois (N-VA), pour qui " la frontière linguistique est devenue aussi une frontière de la grève, et les Flamands crachent sur cela."


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Grèves, quotas Inami et Brexit montrent la nécessité d'une réforme en 2019, selon Bourgeois
Le chef de groupe Groen au parlement flamand, Björn Rzoska, a jugé sur Twitter que M. Bourgeois tombait dans le "nationalisme de l'injure" lorsqu'il a parlé de Flamands crachant sur les grèves qui ont touché davantage le sud du pays ces derniers mois. "Le 'nous-eux' est de retour", a-t-il ajouté.
La présidente des Verts flamands, Meyrem Almaci, a quant à elle jugé ces propos "simplement grossiers, polarisants" et relevant d'un ministre-président "indigne", qui ne cherche qu'à "détourner l'attention de sa propre politique catastrophique"
Pour le président du sp.a John Crombez, le ministre-président flamand Geert Bourgeois "prend doucement la mauvaise habitude de communiquer sur le 11 juillet à l'encontre des gens, au lieu de le faire à l'avantage des Flamands, il devient un ministre-président de plus en plus triste". "Au lieu de dire des choses positives sur les Flamands à l'occasion de la Fête flamande, il a choisi de parler négativement des autres, je le déplore", a ajouté le président des socialistes flamands. "Même son appel à recevoir davantage de compétences sonne de plus en plus creux", commente John Crombez. "Voyez la manière déplorable avec laquelle le gouvernement flamand gère le dossier des allocations familiales, qui pèse des milliards d'euros. Et en tant que ministre-président, il s'en prend aux experts qui ont fait des remarques sur cette réforme. C'est honteux. C'est vraiment un petit ministre-président".
Hilde Crevits, vice-présidente CD&V du gouvernement flamand, a tenu à se distancier des propos de son chef de gouvernement Geert Bourgeois (N-VA), affirmant qu'il les a tenus en son nom propre et non en celui de l'exécutif. "Au CD&V, nous ne crachons pas sur les gens, même si nous ne sommes pas d'accord avec certains choix qui ont été faits de l'autre côté de la frontière linguistique", a-t-elle déclaré. Elle a dit en revanche partager certaines des préoccupations de Geert Bourgeois, par exemple sur les quotas de numéros Inami pour les médecins.
Le député flamand Robrecht Bothuyne (CD&V) regrette "que le ministre-président, à l'occasion de la Fête flamande, envoie au monde un commentaire sur le crachat, au lieu de parler de la Flandre en tant qu'entité fédérée sûre d'elle-même." "Un ministre-président (qui parle) de cracher sur l'autre, lors de notre fête flamande. Où est la conscience flamande respectueuse? #pasenmonnom #respect", a twitté M. Bothuyne. Interrogé par Belga, le député CD&V s'est demandé pourquoi Geert Bourgeois n'avait rien dit d'une Flandre vue comme une entité fédérée solide et affirmée en Belgique. "La Flandre a reçu des compétences qui permettent de donner des perspectives aux Flamands. Pourquoi donc devrait-il être question de cracher sur l'autre? Et même s'il fallait demander de nouvelles compétences, la dernière chose à faire est de cracher sur ceux avec qui l'on doit dialoguer". A ses yeux, "ce n'est pas là le registre de langage que l'on attend d'un ministre-président, cela fait plutôt penser à celui de Donald Trump ou de Nigel Farage".
A Courtrai, Geert Bourgeois a réaffirmé qu'à ses yeux, "le fossé entre la politique en Flandre et la politique en Wallonie ne cesse de se manifester". Et de citer les grèves, les routes aériennes, le contingentement des médecins, la politique internationale, ainsi que le budget: "la Flandre est la seule entité fédérée en ordre, sans impôts supplémentaires, sans dettes supplémentaires, sans économies douloureuses". "La Belgique est et reste un pays avec deux démocraties, un pays avec deux cultures politiques", a-t-il répété. "C'est pour cette raison que je suis persuadé que les entités fédérées doivent recevoir plus d'autonomie, que je suis persuadé que la Constitution en 2019 doit être soumise à révision".

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