vendredi 15 juillet 2016

La diversité culturelle, une force motrice de développement (centre de recherche)


Propos recueillis par Mohamed El Kansouri
Fès – La diversité culturelle est une force motrice de développement qui permet de réduire la pauvreté et de parvenir à un développement durable, a souligné le président du Centre Sud-Nord pour les études et le dialogue interculturel, Moha Ennaji.
“La diversité culturelle, loin d’être un frein, est un facteur de paix sociale sans lequel tout développement serait vain, tout exercice de démocratie aléatoire et toute aspiration à la modernité incertaine”, a fait valoir M. Ennaji dans un entretien à la MAP.
“Lorsque des communautés humaines appartenant à des cultures différentes partagent un même espace géographique, une même région, un même pays, il se pose à eux, inéluctablement, des problèmes de tolérance, de reconnaissance et d’acceptation mutuelles”, a-t-il dit, expliquant que cette cohabitation, appelée à juste titre “diversité culturelle”, se manifeste par la reconnaissance des différentes langues et histoires, identités, religions et traditions mais aussi des différents modes de vie et des particularités propres à une culture.
Il a, dans ce sens, mis l’accent sur le rôle primordial des décideurs qui se doivent de promouvoir la diversité culturelle à travers la mise en œuvre d’outils permettant de résoudre les conflits et de renforcer la cohésion sociale.
“Le cas spécifique du Maroc mérite que l’on s’y attarde. Certes, la Constitution marocaine reconnaît deux langues officielles, en l’occurrence l’arabe et l’amazigh. Cependant, le français est toujours dominant dans les domaines de l’éducation, des finances et des affaires. D’autres langues étrangères y sont enseignées, notamment l’anglais, l’espagnol et l’allemand, car l’élite marocaine est consciente de l’importance de ces langues dans l’ouverture du pays sur le monde”, a-t-il ajouté.
M. Ennaji, également président du Festival international de la culture amazighe dont la 12ème édition se tiendra du 15 au 17 courant à Fès, a fait remarquer que le Maroc a réussi à investir dans la coopération au sein de la Méditerranée et entre les régions.
La stratégie du Royaume à cet égard met l’accent sur les capacités de défense et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, autant que sur les possibilités d’emploi, d’inclusion sociale et des droits de l’Homme, a noté le président du Centre Sud-Nord pour les études et le dialogue interculturel, créé en 2006 à Fès.
De l’avis de cet expert, les racines transculturelles, les récits pluriels et les schémas sociaux partagés ont toujours enrichi le patrimoine des cultures qui ont fleuri le long des deux rives de la Méditerranée.
La 12ème édition du Festival international de la culture amazighe entend promouvoir, à travers sa programmation, ces valeurs communes d’ouverture à la diversité, de communautarisme et de recherche d’un équilibre entre tradition et modernité, a-t-il indiqué.
Placée sous le signe “Amazighités méditerranéennes : le vivre-ensemble”, l’édition de cette année vise en premier lieu à mettre en avant le rôle du patrimoine immatériel amazigh et des cultures méditerranéennes dans le développement humain et leurs apports à la culture de la paix, a expliqué M. Ennaji.
Initié en collaboration avec l’association Fès-Saiss et la Fondation Esprit de Fès et avec le soutien de la région Fès-Meknès, ce Festival s’inscrit dans le cadre de l’application des Hautes directives royales relatives à la promotion de la culture amazighe et de la culture marocaine en général.
Le Festival international de la culture amazighe représente une occasion pour consolider le dialogue interculturel et interreligieux ainsi que la cohésion sociale et la culture démocratique au niveau de toute la région de la Méditerranée, ont indiqué les organisateurs, vendredi à Fès.
Ce rendez-vous annuel, qui devra connaître la participation de 10 pays de la Méditerranée, tend à fédérer le plus grand nombre d’intervenants du pourtour méditerranéen, sans distinction d’origine ou de religion, autour de la défense des valeurs d’humanisme, de liberté, de fraternité et de paix pour combattre la violence et l’extrémisme. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY 
 
« Selon les organisateurs, le Festival a pour objectifs de “donner une image positive de la culture amazighe et des cultures de la rive Sud par la qualité et la créativité de ses artistes et les échanges fructueux qui peuvent résulter de tels rassemblements”
Une fois de plus on se sert de l’interculturel comme alibi pour promouvoir un particularisme, à savoir celui  de la culture amazighe.
C’est vraiment mettre le monde interculturel à l’envers.
MG

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