samedi 16 juillet 2016

Le FBI prévoit une "diaspora terroriste" après la défaite de l'EI

Le Vif
Le directeur du FBI James Comey a prévenu jeudi qu'il y aurait une "diaspora terroriste" après la défaite du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, envisageant une hausse des attaques extrémistes.


Forces de sécurité irakiennes brandissant le drapeau de l'Etat Islamique, décroché de l'Université d'Anbar (Irak) en juin 2015 © Reuters
"Nous savons tous qu'il y aura une diaspora terroriste (...) quand les forces militaires auront écrasé le "califat"" proclamé par le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, a indiqué le directeur du FBI devant une commission du Congrès.
"Les milliers de combattants" du groupe "iront quelque part, et notre job est de les repérer et de les arrêter avant qu'ils ne viennent aux Etats-Unis pour s'attaquer à des gens innocents", a-t-il ajouté devant la commission pour la sécurité intérieure de la chambre des représentants.
La défaite de l'EI en Irak et en Syrie rendra le groupe extrémiste "prêt à tout pour démontrer qu'il garde sa vitalité, et cela prendra probablement la forme de plus d'attaques asymétriques, de plus d'efforts terroristes", a-t-il dit.
Mi-juin, le directeur de la CIA John Brennan avait estimé qu'il restait environ "18 à 22.000" combattants de l'EI en Irak et Syrie.
Le groupe Etat islamique est en recul sur le terrain en particulier en Irak où il a perdu la ville sunnite de Fallouja et vient de reconquérir une importante base aérienne à Qayyarah, à une soixantaine de kilomètres de la ville de Mossoul, le principal fief jihadiste du pays.
Mais cela ne l'a pas empêché de conduire des attaques terroristes meurtrières à Bagdad et dans le monde.
Les revers militaires de l'EI sur le terrain en Irak et en Syrie l'affaiblisse, a expliqué jeudi devant la commission parlementaire le directeur du centre anti-terroriste américain, Nicolas Rasmussen.
"Mais cela peut prendre du temps" avant que cela ne se traduise par une réduction de ses attaques terroristes, a-t-il dit.
Le directeur de la CIA John Brennan a estimé mercredi que les trois attentats suicide la semaine dernière en Arabie Saoudite "portaient la marque de l'EI".
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FAUT-IL VRAIMENT QU’ILS NOUS REVIENNENT ?
Tous ces vauriens qui sont partis le coran au fusil (l’ont-ils seulement lu et surtout compris ?) faut-il vraiment qu’ils nous reviennent, tous ces malfrats convertis au djihadisme à la diable (diable se dit Iblis, le premier des dénégateurs ; Berque traduit : « le maître d’illusion, l’instigateur sournois »)
On aimerait qu’ils restent là-bas avec leurs illusions et leurs projets délétères, leur culte de Thanathos.
Ils n’ont vraiment rien à faire chez nous dans cet ici qu’ils ont quitté avec l’idée de finir leurs tribulations jihaddistes là-bas : au paradis. Qu’ils y restent donc leur paradis rêvé.
Mais voilà :« Les milliers de combattants" du groupe "iront quelque part, et notre job est de les repérer et de les arrêter avant qu'ils ne viennent chez nous pour s'attaquer à des gens innocents. En difficulté au Proche-Orient, l’Etat islamique s’essaie au terrorisme low cost »
Nous assistons rien moins qu’à la défaite de le raison face à l’irrationnel. Que n’avons-nous cité le mot de Goya : « la défaite de la raison engendre des monstres. »
On tente de nous expliquer que l’auteur du monstrueux attentat de Nice serait un déséquilibré. ( « Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ,toujours seul, toujours déprimé», il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l’alcool, il se droguait même»)
Ne le sont-ils pas tous, déséquilibrés, ceux qui tentent à toute force de déséquilibrer notre ordre démocratique.
Marine Le Pen observe cela et ne dit rien. Ses actions et celles de Tromp ne cessent de monter à la bourse du populisme tandis qu’ Erdogan son pendant masculin reprend la main dans une Turquie qui un instant a vacillé dans un sursaut démocratique, celui du dernier carré du kémalisme laïque.  Clinton, Merkel, Hollande, May auront-ils seulement la force de maintenir à bout de bras le flambeau des libertés démocratiques ?
Nous nous réveillons tous ce samedi avec une solide gueule de bois que n’a précédé hélas aucune ivresse. L’avenir semble aussi pourri que la météo estivale.
MG 
« EN DIFFICULTÉ AU PROCHE-ORIENT, L’ETAT ISLAMIQUE S’ESSAIE AU TERRORISME LOW COST »
LE MONDE | 22.06.2016 à 10h43
|Par Jean-Paul Bonnet, ancien commissaire de police, président du Groupe IDES, une entreprise de sécurité privée
Les défaites militaires de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak se multiplient depuis plusieurs mois. Le califat, instauré par Abou Bakr al-Baghdadi, semble vaciller. La situation militaire n’est guère plus favorable en Libye, où la reprise de la ville de Syrte par les forces pro-gouvernementales semble inéluctable. Est-ce la fin prévisible de l’organisation Etat islamique (EI - acronyme en arabe : Daech) et de son cortège de massacres, d’exécutions médiatisées et de destructions ?
Paradoxalement, plus le territoire de l’organisation Etat islamique se réduit et plus les actions terroristes s’accroissent dans nos villes
Leur retentissement a permis d’occulter l’une des premières défaites majeures de l’Etat Islamique dans sa stratégie de conquête territoriale. Certains évoquent l’apparition d’un terrorisme « low cost » ou d’un « djihad du pauvre » pour définir une nouvelle forme de terrorisme fondée sur la modicité des moyens matériels et humains engagés, très éloignée des attentats tristement spectaculaires du 11 septembre 2001.
Nouvelle stratégie
La stratégie djihadiste a un nouvel objectif. Recruter des combattants non plus pour se battre en Syrie ou en Irak mais pour tuer dans les pays de la coalition anti-EI. Dans une vidéo diffusée en septembre 2014, Abou Mohammed Al-Adnani, le porte-parole de l’Etat Islamique, déclarait : « Si vous ne pouvez pas trouverd’engin explosif ou de munitions, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle, ou n’importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le. »
Nous sommes en présence d’une nouvelle forme de guérilla urbaine, d’un terrorisme de type « kill fast and easy »(un assassinat à porté de main).
Grâce à internet et à la puissance des réseaux sociaux, le djihad est devenu mondial. Le califat s’adapte et devient un califat cybernétique, d’autant plus dangereux qu’il est difficilement détectable et quasiment insaisissable. Dans notre pays, les soldats de cette nouvelle forme de guerre sont très souvent des délinquants nés ou ayant grandi en France. Ils ont été recrutés dans des mosquées clandestines ou dans des prisons. Il n’est plus besoin d’être allécombattre en Syrie pour être adoubé par Daech. L’avantage de ces nouveaux combattants réside principalement dans la banalité pour eux du passage à l’acte criminel, dans leur facilité d’accès aux armes et aux explosifs et surtout dans leur capacité à bénéficier de complicités et de réseaux.
ATTENTAT DE NICE : UNE MÉTHODE QUI RAPPELLE DES CONSIGNES DE L'ETAT ISLAMIQUE
Le Figaro :
En septembre 2014, un important cadre de l'Etat islamique appelait ses partisans à utiliser n'importe quel moyen pour tuer, y compris des véhicules-béliers.
Son nom est Abou Mohammed Al-Adnani. Ce syrien, vétéran du djihad depuis l'invasion américaine en Irak, est connu des services de renseignement occidentaux pour être le porte-parole de l'Etat islamique et son «ministre des attentats».  «Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle, débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d'une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le», disait-il dans long message audio diffusé en septembre 2014 par Al Furqan, l'un des princpaux canaux de communication de l'EI.
«Que l'infidèle soit combattant ou civil est sans importance. Leur sentence est la même: ce sont tous deux des ennemis. Leur sang est permis», ajoutait le terroriste.
Par ailleurs, le journaliste de RFI David Thomson, relève via son compte Twitter que l'attaque de Nice intervient alors qu'un djihadiste français a appelé, jeudi, ses partisans à ne plus rejoindre la Syrie ou l'Irak pour privilégier des attaques dans l'Héxagone. «Déchire ton billet pour la Turquie, le firdaws est devant toi, tu manipules deux/trois voyous, tu trouves une arme dans n'importe quel quartier», dit-il dans une vidéo.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LEUR SANG EST PERMIS »
Mais qui permet cela ? Paul Cliteur: Ce siècle sera peut être celui des guerres religieuses » ('Dit kan de eeuw van de godsdienstoorlogen worden') 2 okt 2015
LE PÈRE DE L’AUTEUR PRÉSUMÉ DE L’ATTENTAT DE NICE DRESSE SON PORTRAIT
Rédaction en ligne
Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’avait « aucun lien avec la religion », selon son père.
• © AFP

L’auteur de la tuerie de Nice (sud-est de la France), avait fait une dépression au début des années 2000 et n’avait pas de lien avec la religion, a affirmé son père en Tunisie.
«De 2002 à 2004, il a eu des problèmes qui ont provoqué une dépression nerveuse. Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qu’il trouvait devant lui», a déclaré Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel devant son domicile dans la ville de Msaken, dans l’est de la Tunisie.
Il raconte que la famille avait alors emmené Mohamed Lahouaiej-Bouhlel chez le médecin qui lui avait prescrit des médicaments pour lutter contre ces crises nerveuses. Il a décrit un homme «toujours seul, toujours déprimé» et qui ne voulait pas parler.
Cheveux blancs et visage tendu, le père de l’auteur du massacre du 14 juillet a affirmé que sa famille en Tunisie n’avait quasiment plus eu de contact avec lui après son départ en France. Il n’a pas pu indiquer à quelle date son fils était parti vivre dans ce pays.
«Quand il est parti en France nous ne savions plus rien de lui», a-t-il insisté. Selon lui, son fils, n’avait «aucun lien avec la religion». «Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l’alcool, il se droguait même», a-t-il raconté.
«Nous sommes aussi choqués» par ce qui est arrivé, a ajouté le père de l’auteur de la tuerie de Nice.
Né le 31 janvier 1985 à Msaken dans la banlieue de Sousse (Tunisie), Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, avait épousé une Niçoise franco-tunisienne et était père de trois enfants dont un bébé.
Son père a indiqué que l’homme «n’était pas en bons termes» avec son ex-femme.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES FOUS SONT LÂCHÉS DANS LA RUE
« Though this be madness, yet there is method in 't.” Shakespeare
Only two things are infinite: the universe and human stupidity;
and I'm not certain about the universe. (Albert Einstein)

Aucun commentaire: