samedi 6 août 2016

L'Europe doit se préparer au retour des enfants-soldats de Daech


Un enfant à Raqqa le 1 er octobre 2013, avant la prise de contrôle par Daech (MOHAMMED ABDUL AZIZ / AFP)
"Le futur des enfants nés et élevés au sein de l'organisation Etat islamique est un problème qui mérite l'attention de la communauté internationale", s'inquiète l'agence de police européenne Europol.
Sarah Diffalah
Obs 


Ils sont entraînés pour "devenir la nouvelle génération de combattants". Ils pourraient "poser à l'avenir une menace sur la sécurité des pays membres de l'Union européenne". Dans son dernier rapport annuel sur le terrorisme dans l'UE, publié le 20 juillet 2016, Europol s'alarme :
"Le futur des enfants nés et élevés au sein de l'organisation Etat islamique est un problème qui mérite l'attention de la communauté internationale."
Sur les vidéos de propagande de l'Etat islamique (EI), on les voit, âgés d'à peine 10 ans, en train de manier des kalachnikovs, de s'entraîner dans des camps militaires, de mimer des exécutions. Les djihadistes de l'EI les appellent les "lionceaux du califat". Ils ne cachent pas vouloir en faire leur relève.
LE DJIHADISTE ET L'ENFANT SOLDAT
Ces enfants sont arrivés en Syrie et en Irak emmenés par des mères ou des pères fanatisés, ou bien ils sont nés sur les territoires contrôlés par l'EI. Parmi eux, de jeunes Français, dont un petit nombre (une vingtaine) auraient déjà accédé à ce statut de combattant, selon des sources au ministère de l'Intérieur citées par "Le Parisien". Selon les experts, 31.000 femmes sont enceintes dans le "califat". Europol précise :
"L'EI attend des femmes qu'elles obéissent à leurs maris, qu'elles aient des enfants et qu'elle les élèvent dans l'idéologie de l'EI [...] Les mineurs sont désensibilisés et participent à la violence."
"INFILTRER LA SOCIÉTÉ PLUS DURABLEMENT"
L'inquiétude de l'agence de police européenne fait suite à une enquête, bien documentée de la Quilliam Foundation, un think tank britannique spécialisé dans le "contre-extrémisme", publiée en mars 2016, appelant la communauté internationale à une attention immédiate sur le problème des enfants-soldats de l'EI. "En utilisant des enfants comme soldats ou bourreaux, l'EI veut montrer à son auditoire étranger que les frappes aériennes ne sont pas efficaces contre la future génération de combattants", explique le think tank.
Et depuis que l'EI perd du terrain en Irak et en Syrie, les djihadistes ont accentué leurs efforts de propagande en utilisant de plus en plus d'enfants. Selon le rapport de la Quilliam Foundation, qui a enquêté sur une période allant d'août 2015 à janvier 2016, les actes de brutalité commis par des enfants à des fins de propagande a augmenté. Par leurs brutalités, ces vidéos, utilisées comme une arme contre les ennemis désignés, amplifient le sentiment de peur et de menace qu'ils veulent propager.
Mais le projet djihadiste ne s'arrête pas à les mettre en avant et en faire la publicité. Au quotidien allemand, le "Spiegel", dans un article publié le 31 juillet, Nikita Malik, qui a dirigé le rapport de la Quilliam Foundation, y voit un but bien plus machiavélique :
"Le rôle des enfants est de répandre l'idéologie djihadiste sur le long terme, infiltrer la société si profondément et de manière si durable que les partisans continuent d'exister, même si les territoires sont perdus."
QUAND CES ENFANTS RENTRERONT EN EUROPE
Victimes avant d'être des bourreaux, il est très difficile pour ces enfants de s'extraire du système. L'exposition prolongée et la désensibilisation à la violence affecte leur bien-être physique et psychologique, à la fois sur le court-terme et sur le long terme. Outre le traumatisme évident et la perte d'estime de soi, "ils sont incapables de contribuer de manière constructive à leurs sociétés parce qu'ils ne développent pas de capacités à socialiser ou devenir des parents aimants", souligne la Quilliam Foundation. "La violence, l'idéologie et les concepts qu'ils absorbent ont une grande influence sur ce qu'ils estiment être normal".
"Une génération entière va assimiler que les conflits et la dévastation sont des éléments d'une vie normale."
COMMENT LES DÉRADICALISER ?
La Quilliam Foundation s'inquiète de l'impréparation des Etats européens face à d'éventuels retours d'enfants. Elle propose des moyens pour leur réintégration et leur rééducation.
A leur retour, les enfants peuvent être logés dans des hébergements temporaires aussi proche que possible de leur ville natale et de leur famille, et devraient être autorisés à voir leurs proches, si ceux-ci ne se sont pas radicalisés. Les enfants ne doivent jamais être regroupés avec des criminels, adultes ou plus jeunes, afin d'éviter d'autres endoctrinements.
Interrogé par "Le Parisien" , le psychiatre Xavier Pommereau a souligné que "pour ces enfants endoctrinés de l'intérieur, c'est-à-dire avec leur famille, ça me parait compliqué de pouvoir les amener à changer d'avis". Elle poursuit :
"Nous n'avons pas encore trouvé le moyen de déradicaliser dans cette situation. Pour ceux qui ont suivi leurs parents, c'est un vrai challenge que de pouvoir leur donner assez de recul pour comprendre qu'ils se sont fait manipuler".
EN FRANCE, AUCUN ACCUEIL SPÉCIFIQUE N'EST PRÉVU
En France, alors que les centres de déradicalisation pour majeurs peinent déjà à ouvrir, rien de spécifique n'a été prévu pour accueillir les enfants. Dans les cas où la justice avait des preuves formelles d'exactions, certains mineurs ont été placés en détention. Dans tous les cas où l'enfant a moins de 13 ans, seules les structures classiques de protection de l'enfance ont vocation à prendre en charge ces mineurs, expliquait "Le Figaro", il y a quelques mois.
La Quilliam Foundation de son côté préconise la création d'une "Commission pour la protection des générations futures de la violence radicale" afin de superviser le suivi et la réintégration des enfants au sein de l'Union européenne. Elle devra pouvoir partager les meilleurs pratiques de déradicalisation dans l'intérêt de chaque enfant et veiller au respect des normes internationales des droits humains. Elle estime aussi qu'un réseau de soutien, géré par les ONG locales, financé par les Etats, doit pouvoir permettre de coordonner l'ensemble des acteurs et des spécialistes pour garantir la réinsertion sociale et durable des enfants.
DES ENFANTS ENDOCTRINÉS EN SIX ÉTAPES
Les djihadistes ont investi lourdement dans l'endoctrinement des enfants dès le plus jeune âge. "Plus l'idéologie est introduite très tôt, plus les enfants vont considérer leurs pratiques normales et les défendre", explique encore la Quilliam Foundation. L'apprentissage de l'idéologie extrémiste, dans les écoles des territoires contrôlés notamment, contribue à créer dans l'esprit des enfants l'idée "d'une terre islamique utopique".
Du côté des adultes, les djihadistes "voient ces enfants comme des combattants de meilleure qualité, potentiellement plus meurtriers qu'eux-mêmes car convertis aux idées radicales très tôt. Ils sont aussi considérés comme plus purs, bénis de Dieu, exempts de péchés, car ils ont appris les concepts religieux dès leur naissance et n'ont pas été corrompus par leur vie d'avant dans leur pays d'origine", souligne la fondation Quilliam qui ajoute : pour les djihadistes, "ils auront une plus grande chance d'atteindre le statut de martyr."
La Quilliam Foundation distingue plusieurs catégories d'enfants soldats : les enfants de combattants étrangers, les enfants des combattants locaux, les enfants abandonnés, les enfants enrôlés de force, les recrues volontaires. Le processus d'endoctrinement se divise en six étapes : la socialisation, la scolarisation, la sélection, l'assujettissement, la spécialisation et l'affectation.
UNE ÉCOLE OÙ L'ON CHANTE DES CHANTS DJIHADISTES
L'éducation est centrale dans la machine à endoctriner de l'EI. Les professeurs d'écoles, sous le joug des djihadistes, enseignent une interprétation stricte de l'islam. Les sciences sont considérés comme des matières impropres et interdites. Le dessin, la musique, l'histoire, le nationalisme arabe, la philosophie et les études sociologiques n'ont pas droit de cité. En revanche, des cours d'apprentissage du Coran et des différents textes religieux musulmans sont donnés. Seule l'histoire islamique est enseignée. "Le Monde" raconte comment les systèmes éducatifs irakiens et syriens ont été complètement réformés et de nouveaux manuels, que le quotidien s'est procurés, élaborés. "C'est de la logorrhée takfiriste d'un côté, et d'anciens manuels manipulés de l'autre. Avant on demandait aux enfants de compter des ânes, on leur demande désormais de compter des kalachnikovs", expliquait au quotidien un ancien enseignant, réfugié au Kurdistan qui se désolait qu'on puisse faire de ces enfants "une minorité de futurs extrémistes et une majorité d'illettrés".
L'éducation physique a été renommé "entraînement djihadiste" et comprend le tir, la natation et la lutte. La fondation Quilliam évoque des méthodes digne de l'Allemagne nazie. Les enseignants, ceux qui n'ont pas fui et qui refusent de coopérer, sont menacés, parfois tués. L'enseignement à domicile a été déclaré "haram", interdit.
Les enfants sont encouragés à espionner leurs parents et leurs amis. Ceux qui sont considérés comme loyaux sont généralement récompensés et ont la possibilité de s'entraîner dans les camps militaires.
RENDRE LA VIOLENCE NORMALE
En Irak, comme en Syrie, les enfants sont sensibilisés à la violence : des armes en plastique sont offerts aux plus jeunes pour jouer, des vidéos de propagande violentes sont montrées, des enfants sont emmenés à des exécutions publiques.
Les enfants soldats de Daech mis en scène dans un jeu macabre
Ils sont entraînés à être des espions, à aller sur le front, à être des messagers, des prêcheurs publics, des gardes, des kamikazes. L'entraînement militaire, destinés aux plus âgés, comprend l'apprentissage d'arts martiaux et de technique de self-défense. Lors de ces stages physiques, "leur loyauté envers le 'califat' est renforcée par l'isolement loin de leurs familles et par les difficultés partagées qui créent des liens de camaraderie", raconte la Quilliam Foundation.
Pour accroître le sentiment de fierté, les enfants, une fois leur stage d'entraînement terminé, ont droit à une cérémonie publique, où ils paradent en tenue militaire et armes à la main. Toujours selon la Quilliam Foundation, "des parents ont rapporté que leurs enfants ne voulaient plus revenir à la maison et qu'ils voulaient faire le djihad pour le 'califat'".
Sarah Diffalah


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'ÉDUCATION EST CENTRALE DANS LA MACHINE À ENDOCTRINER DE L'EI. 

Ce texte est sidérant.
Seuls les nazis ont osé pousser le bouchon aussi loin et encore…
L’islamisme a déclaré une guerre totale à l’Occident, comme Goebbels aux alliés le 18 février 1943. « Wollt ihr den totalen Krieg ? »
Il ne suffira pas, on peut le redouter, de créer un islam de France ou de Belgique, (d’Europe si on préfère) quand l’islamisme, excroissance maligne de l’islam, entend faire la conquête du monde par tous les moyens en privilégiant l’épée et la barbarie. « L'Europe doit se préparer désormais au retour des enfants-soldats de Daech ». Des enfants soldats on  en a vu déjà au cœur de l’Afrique noire. Au Moyen Âge, l'entraînement du chevalier commençait vers 9~10 ans (parfois dès sept ans), avec une préparation militaire. Des enfants soldats ont été utilisés durant la guerre de Sécession. À la fin de la dernière guerre, les Jeunesses hitlériennes sont utilisées comme contingents d'enfants soldats pour freiner l’avance des alliés. Aujourd'hui'Organisation des Nations unies (ONU) estime à 300 000 le nombre d'enfants soldats actuellement en activité. Ils sont principalement utilisés lors des guerres civiles, ou par des groupes criminels paramilitaires en Afrique et en Colombie ou des mouvements de guérillas révolutionnaires. Au sein de l’Etat islamique, ils seraient entraînés pour "devenir la nouvelle génération de combattants". Ils pourraient de la sorte "poser à l'avenir une menace sur la sécurité des pays membres de l'Union européenne".
Les djihadistes de l'EI  appellent leurs gamins  de dix ans et moins « les "lionceaux du califat", autrement dit leur relève. Mais attention :31.000 femmes sont enceintes dans le "califat". Europol précise : "L'EI attend des femmes qu'elles obéissent à leurs maris, qu'elles aient des enfants et qu'elles les élèvent dans l'idéologie de l'EI [...] Les mineurs sont désensibilisés et participent à la violence."

"En utilisant des enfants comme soldats ou comme bourreaux, l'EI veut montrer à son auditoire étranger que les frappes aériennes ne sont pas efficaces contre la future génération de combattants", explique le think tank.  On se souviendra que la puissante armée américaine, la mieux équipée au monde, n’est pas venue à bout, malgré sa puissance de feu considérable, du Vietcong en guenilles et savates mais  déterminé à vaincre ou à mourir.
"Le rôle des enfants est de répandre l'idéologie djihadiste sur le long terme, infiltrer la société si profondément et de manière si durable que les partisans continuent d'exister, même si les territoires sont perdus."
« L'exposition prolongée et la désensibilisation à la violence affecte leur bien-être physique et psychologique, à la fois sur le court-terme et sur le long terme. »
"Une génération entière va assimiler que les conflits et la dévastation sont des éléments d'une vie normale."
"Nous n'avons pas encore trouvé le moyen de déradicaliser dans ce genre de situation. Pour ceux qui ont suivi leurs parents, c'est un vrai challenge que de pouvoir leur donner assez de recul pour comprendre qu'ils se sont fait manipuler".
La Quilliam Foundation  « devra pouvoir partager les meilleurs pratiques de déradicalisation dans l'intérêt de chaque enfant et veiller au respect des normes internationales des droits humains. »
« L'apprentissage de l'idéologie extrémiste, dans les écoles des territoires contrôlés notamment, contribue à créer dans l'esprit des enfants l'idée "d'une terre islamique utopique".
Les djihadistes voient ces enfants comme des combattants de meilleure qualité, potentiellement plus meurtriers qu'eux-mêmes car convertis aux idées radicales très tôt . "ils auront ainsi une plus grande chance d'atteindre le statut de martyr."
« Le processus d'endoctrinement se divise en six étapes : la socialisation, la scolarisation, la sélection, l'assujettissement, la spécialisation et l'affectation. »
L'éducation est centrale dans la machine à endoctriner de l'EI. Les professeurs d'écoles, sous le joug des djihadistes, enseignent une interprétation stricte de l'islam. Les sciences sont considérées comme des matières impropres et interdites.
En revanche, « des cours d'apprentissage du Coran et des différents textes religieux musulmans sont donnés. Seule l'histoire islamique est enseignée. Avant on demandait aux enfants de compter des ânes, on leur demande désormais de compter des kalachnikovs"
« Les enseignants, ceux qui n'ont pas fui et qui refusent de coopérer, sont menacés, parfois tués. L'isolement loin de leurs familles et par les difficultés partagées qui créent des liens de camaraderie"
"des parents ont rapporté que leurs enfants ne voulaient plus revenir à la maison et qu'ils voulaient faire le djihad pour le 'califat'".
On le voit l’enjeu principal est l’éducation, toute l’éducation ; rien que l’éducation : une éducation totalitaire et asservissante telle que celle- là ne peut être contrée que par une seule chose : la raison critique et l’indépendance d’esprit du citoyen libre.  Autrement dit l’héritage des Lumières qui a émancipé les peuples d’Europe dans le sillage de la révolution française.
La bataille de l’avenir se jouera, nous en sommes persuadés, sur le front de l’éducation.
En France, comme en Belgique francophone la responsabilité de ce ministère majeur est confiée par des gouvernements socialistes (Valls et Magnette) à deux jeunes femmes inexpérimentées : Najat Belkacem et Marie Martine Schyns.
Rappelons une fois encore que dans « Soumission », le roman d’anticipation  de Houellebecq qui se déroule en 2030, le premier Président de la République d’origine musulmane réclame un seul ministère ; non les finances, ni l’économie, ni l’intérieur, ni les affaires étrangères non : seulement et uniquement l’enseignement.
La France, la Belgique, l’Europe ont besoin d’un enseignement de qualité où des profs de qualité des deux sexes forment des citoyens  en transmettant les valeurs qui nous sont chères et surtout l’esprit critique et l’autonomie, faute de quoi, nos gamins et gamines les plus fragiles et les plus frustrés se jetteront dans les bras de l’islamisme barbare et conquérant. Ce n’est vraiment pas la peine d’investir dans des F35 US ou des Raffales sophistiqués made in France ou des véhicules tout terrain d’intervention onéreux, c’est dans l’école qu’il faut jeter nos derniers euros et surtout dans la formation permanente de nos enseignants. Car c’est à l’école que se fera ou se défera l’avenir de l’Europe.
Daesch l’a parfaitement compris, c’est une évidence, sauf apparemment pour nos chefs de gouvernement et notre classe politique au pouvoir.
Priorité absolue donc à l’enseignement.
MG 

 
“QUILLIAM DEFINES ISLAMISM IN THE FOLLOWING TERMS: 

It is the belief that Islam is a political ideology, as well as a faith. It is a modernist claim that political sovereignty belongs to God, that the Shari'ah should be used as state law, that Muslims form a political rather than a religious bloc around the world and that it is a religious duty for all Muslims to create a political entity that is governed as such. Islamism is a spectrum, with Islamists disagreeing over how they should bring their ‘Islamic’ state into existence.
Some Islamists seek to engage with existing political systems, others reject the existing systems as illegitimate but do so non-violently, and others seek to create an 'Islamic state' through violence. Most Islamists are socially modern but others advocate a more retrograde lifestyle. Islamists often have contempt for Muslim scholars and sages and their traditional institutions; as well as a disdain for non-Islamist Muslims and the West.
Quilliam argues that "[Islamists] are extreme because of their rigidity in understanding politics".]
Challenging extremism is the duty of all responsible members of society.

With Islamist extremism in particular, we believe a more self-critical approach must be adopted by Muslims.
Quilliam seeks to challenge what we think, and the way we think. It aims to generate creative, informed and inclusive discussions to counter the ideological underpinnings of terrorism.
To date, the organization's goals have been mainly communicated in three ways: through the publication of reports, through involvement with the media, and through its "Outreach and Training" unit, which delivers a "radicalisation awareness programme". This programme provides a training course intended to develop students' understanding of the following:
• The difference between Islam as a faith and Islamism as a radicalising political ideology which justifies violence;
• The different pathways into radicalisation;
• A detailed explanation of the process of radicalisation, the key causes of it and how it manifests itself;
• A thorough understanding of Islamist paradigms and extremists' propaganda;
• An exposition of the political narrative and manipulation of grievances which are exploited and used to groom vulnerable individuals;
• The cultivation of a climate which provides support for political violence;
• Explanation of the contextual nature of Islamist political ideas – as a modern and totalitarian manipulation of traditional religious ideas]
• A comprehensive ideological and theological refutation of Islamist thought, providing a counter-narrative for those who need to engage directly.

Why should extremist views, which went against basic liberties, be any more acceptable than racist or homophobic ones?

FUNDING
In January 2009, The Times published an article claiming that Quilliam had received almost £1 million from the British government.
With the sudden cut in 2011, Quilliam operated at a loss that year. However, after it had cut half of its staff – including Ed Husain, who left when he secured a job with the Council on Foreign Relations in New York – and cut back on its expenses, The Guardian reported that Quilliam "was just about able to make it into the red again in the following year".


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