mardi 2 août 2016

Manuel Valls : "Reconstruire l'islam de France"


TRIBUNE - Cinq jours après l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, le Premier ministre Manuel Valls
Paru dans leJDD 


Manuel Valls dans son bureau à Matignon en mars dernier. (Eric Dessons/JDD)
"Par son histoire, sa géographie ouverte sur le bassin méditerranéen et le continent africain, par son immigration, la France entretient avec l'islam des liens très forts. C'est la deuxième religion de notre pays. Des millions de Français musulmans vivent leur foi ou, sans forcément pratiquer, se reconnaissent dans une culture arabo-musulmane.
C'est pour cette spécificité bien française qui s'ajoute à un vieil enracinement chrétien, à une présence juive de longue date, à un rôle important des francs-maçons, et parce que notre pays a été l'inventeur de la laïcité, que la France est la cible de l’Etat islamique.
"Il faut repenser complètement la formation des imams et aumôniers"
Il y a, bien sûr, nos interventions militaires au Sahel  et au ¬Levant, pour anéantir les bastions djihadistes, qui font que Daech nous attaque. Mais nous sommes d'abord haïs et frappés pour ce que nous sommes et non pour ce que nous faisons. Avant tout, ce que l'idéologie de l'islamisme radical ne supporte pas, c'est que des millions de musulmans soient des citoyens libres de leur choix, jouant pleinement et loyalement le jeu de la République. Elle exècre les ¬valeurs universelles d'émancipation de l'individu, d'égalité entre les hommes et les femmes, tout simplement notre capacité à vivre ensemble.
L'islam a trouvé sa place dans la République. J'en ai fait l'expérience depuis de longues années. Dans ma ville d'Évry, grâce aussi à des lieux de culte qui font la fierté de tous, les fidèles musulmans côtoient les autres fidèles, catholiques, juifs, protestants, bouddhistes. Il y a ce mélange exigeant, qu'il faut construire quotidiennement, nourri de respect et de tolérance ; nourri, également, de ce principe fondamental : ne jamais imposer à l'autre ses convictions intimes ou ses pratiques religieuses.
«Petit à petit, insidieusement, un poison terrible s'est ¬répandu»
Évry, comme tant d'autres villes de France, illustre que tout ne va pas si mal, contrairement aux ¬attaques répétées des populismes, à droite et à l'extrême droite, qui ont mis l'islam au cœur de leur rhétorique du bouc émissaire. Ce rejet insupportable de l'islam et des musulmans, ces paroles, ces actes, tout comme les paroles et les actes antisémites, antichrétiens, doivent être combattus – et ils le sont – avec la plus grande force.
Tout ne va pas si mal… mais tout ne va pas bien pour autant. L'époque impose, plus que jamais, un devoir de lucidité face à la montée de l'islamisme et du djihadisme mondialisé avec sa vision apocalyptique.
Un poison terrible s'est ¬répandu. Petit à petit, insidieusement, sur fond d'influences venues de l'étranger et de montée des communautarismes, s'est développé un contre-modèle de société, un modèle contre la République et ses valeurs. De nombreux musulmans de France sont pris en otages par le fondamentalisme, le salafisme, les Frères musulmans, qui font de leur culte un étendard, une arme contre les autres.
"LES LIEUX DE CULTE QUI ABRITENT DES PRÉDICATEURS SONT ET SERONT SYSTÉMATIQUEMENT FERMÉS"
C'est une mécanique d'enfermement, d'intimidation, d'infantilisation, qui cible très souvent, mais pas seulement, des populations vulnérables. Et à la fin, c'est une mécanique de radicalisation, faite de violence et de mort, ¬décuplée par Internet et les réseaux sociaux. Car on ne peut pas développer une vision littérale et rigide, qui nie la diversité et la richesse de l'islam, sans que cela n'aboutisse au rejet de la démocratie et au combat contre ses valeurs.
«J’appelle les musulmans à agir dans leur famille, leur quartier»
Tous les salafistes ne sont pas des djihadistes  mais presque tous les djihadistes sont des salafistes. Cette mécanique infernale pousse des individus par centaines, parfois très jeunes – hommes, femmes, de culture musulmane ou convertis de fraîche date – à prendre les armes, et à les retourner contre leur pays. Nous devons être – et nous le sommes – implacables avec tous ceux qui professent la haine et font l'apologie de la violence. Les lieux de culte qui abritent ces prédicateurs sont et seront systématiquement fermés. Lorsque les prédicateurs sont étrangers, ils sont et seront expulsés.
Cette lutte contre la radicalisation oblige à une mobilisation sans précédent des pouvoirs ¬publics, en matière de prévention, de programmes de déradicalisation, de prise en charge des individus, notamment dans ces structures adaptées que seront les centres de réinsertion et de citoyenneté. Il faut une mobilisation générale de tous les acteurs publics et de la société civile dans son ensemble. Mais, au-delà, nous le voyons bien, ce qui est posé, c'est la question de la construction de l'islam de France. Et les musulmans ont donc une immense responsabilité à assumer.
"Le travail du Conseil français du culte musulman doit se poursuivre"
Notre pays doit faire au monde entier la démonstration éclatante que l'islam est compatible avec la démocratie. C'est un chantier passionnant, exaltant, qui demande de remettre à plat tout ce qui doit l'être. L'islam de France est un islam sunnite, sans hiérarchie ni clergé. Pourtant, pendant trop longtemps, les gouvernements ont fait de l'organisation institutionnelle un préalable – quitte à passer des compromis avec les tendances de l'islam qui sont les plus éloignées de la République, comme ce fut le cas à la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003. À présent, ce Conseil existe. Il initie des réflexions utiles et inédites. Son travail doit se poursuivre et s'articuler avec celui de l'instance de dialogue mise en place par Bernard Cazeneuve.
Il faut, d'abord, repenser complètement la formation des imams et des aumôniers. La France doit devenir un pôle d'excellence ¬européen dans l'enseignement de la théologie musulmane. L'islam a ses humanités. Il a brillé à travers les siècles. Il a fait progresser l'Homme. L'État n'a pas à s'occuper de théologie, mais il peut aider à la création d'institutions de formation solides en s'appuyant sur les diplômes universitaires ouverts notamment à Paris, Strasbourg ou Aix. Les imams et les aumôniers de France devront être désormais uniquement formés en France.
«Il y a urgence à aider l'islam de France à se ¬débarrasser de ceux qui le minent de l'intérieur»
J'ai récemment évoqué la question des financements. Elle est centrale. Et mérite un débat approfondi et renouvelé. Nous ne parvenons pas à sortir d'une forme de contradiction : la laïcité nous enjoint de ne pas subventionner la construction de mosquées, mais nous laissons ainsi à d'autres le soin de financer les lieux de culte. Nous laissons aussi les maires sans un cadre clair. Il y a plus de dix ans, une fondation a été créée pour réunir en toute transparence les fonds nécessaires. Son échec est total. Il ne doit pas nous décourager. Il faut reconstruire une capacité de financement française.
"LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME SERA GAGNÉE"
La laïcité a été la réponse à une longue guerre civile. Au moment où le projet des terroristes est de raviver ces divisions en prenant appui sur l'islamisme radical, la laïcité doit être le bouclier de la République.
Il faut se garder de tout paternalisme mais il faut avoir la lucidité de reconnaître qu'il y a urgence à aider l'islam de France à se ¬débarrasser de ceux qui le minent de l'intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable Pacte avec l'islam de France.
Certains voudraient que l'islam de France bâtisse en trente ans ce que les chrétiens ou les juifs ont bâti en plusieurs siècles. Il ne suffira pas de quelques bonnes volontés. Il faudra des consciences engagées. Mais au-delà, il faudra un engagement massif et puissant. D'abord, des musulmans. Et je les appelle à agir dans leur famille, leur quartier. Mais aussi, de tous les citoyens dans un même élan fraternel, à rebours du repli sur soi ou de la nostalgie qui paralyse. C'est à chacun de s'opposer à ceux qui manient les revendications communautaires ou complotistes, remettent en cause les lois de 2004 et 2010 sur les signes religieux et contre le voile intégral.
La guerre contre le terrorisme sera gagnée, mais il faudra encore consolider les bases de notre ¬société, pour que le poison de la radicalisation soit à jamais neutralisé. C'est le défi qui attend notre génération."
Manuel Valls 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE DEFI D’UNE GENERATION ET LE DEVOIR DE LUCIDITÉ 

Certains se méfient, se défient même du style matamoresque de Manuel Valls. On admettra après lecture de ce texte qu’il a parfaitement cerné la problématique de l’Islam en France qu’il ambitionne, à raison, de transformer en un islam de France (on aimerait qu’il dise d’Europe mais il ne le dit pas, le veut-il ?) compatible avec les valeurs de la République en recherchant le plus petit commun dénominateur entre les deux autrement dit ce que Cliteur appelle « moreel eperanto ». Plus concrètement : une morale commune qui soit inspirée des guidances biblique, testamentaire, coranique mais forcément  détachées de la loi du commandement divin (divine Command) et rendues de la sorte compatibles avec les impératifs éthiques kantiens des Lumières et qui tendent toutes ensemble à l’universel, un peu dans l’esprit du Global Ethic du grand théologien Hans Küng aujourd’hui bien oublié.
Manuel Valls y voit le défi qui attend sa génération et celles qui le suivent. Difficile de lui donner tort. Dommage qu’on ne puisse lui envoyer la traduction française du moreel esperanto du professeur Cliteur, fils des Lumières. Lamentable, surtout, qu’il ait fallu les attentats barbares en série pour prendre conscience de l’acuité d’un problème que DiverCity dénonce depuis huit ans et tente d’éclairer inlassablement de sa voix critique.
"Par son histoire, sa géographie ouverte sur le bassin méditerranéen et le continent africain, par son immigration, la France entretient avec l'islam des liens très forts. C'est la deuxième religion de notre pays. Des millions de Français musulmans vivent leur foi ou, sans forcément pratiquer, se reconnaissent dans une culture arabo-musulmane. »
DiverCity ne dit pas autre chose mais il le clame avec des accents européens et non pas franchouillards.
"Il faut repenser complètement la formation des imams et aumôniers"  Nous ne cessons  de  rappeler cela  au risque de lasser notre  lectorat.
« Ce que l'idéologie de l'islamisme radical ne supporte pas, c'est que des millions de musulmans soient des citoyens libres de leur choix, jouant pleinement et loyalement le jeu de la République. Elle exècre les ¬valeurs universelles d'émancipation de l'individu, d'égalité entre les hommes et les femmes, tout simplement notre capacité à vivre ensemble. »
Voilà qui touche à l’essence profonde du conflit impitoyable entre deux civilisations hostiles. A ce choc violent des cultures avec recours à la force Divercity continue à préférer la voie étroite mais droite qui est celle du dialogue des religions et des cultures. François, pape lucide et téméraire, ne dit pas autre chose et beaucoup de jeunes désormais l’écoutent.
Pour « vivre ensemble », il convient, sinon de parler la même langue-ce qui est un minimum – il faut surtout tenir le même discours éthique. C’est ce que le philosophe hollandais Paul Cliteur appelle « moreel esperanto ». C’est ce pourquoi nous plaidons sur ce site depuis sa création il y a huit ans.
« L'islam, précise Valls, » « a trouvé sa place dans la République. J'en ai fait l'expérience depuis de longues années. Dans ma ville d'Évry, grâce aussi à des lieux de culte qui font la fierté de tous, les fidèles musulmans côtoient les autres fidèles, catholiques, juifs, protestants, bouddhistes. Il y a ce mélange exigeant, qu'il faut construire quotidiennement, nourri de respect et de tolérance ; nourri, également, de ce principe fondamental : ne jamais imposer à l'autre ses convictions intimes ou ses pratiques religieuses. »
N’avons-nous pas observé cela maintes fois en terre schaerbeekoise, à Saint-Josse, et Saint-Gilles, même à Molenbeek avec récemment ce repas interconvictionnel  symbolique où un prêtre africain a convié ses frères musulmans à un grand repas de partage-ils étaient plus de 500- dans sa belle église de Saint Jean Baptiste après les terribles attentats de Bruxelles et de Zaventem. 
« L'époque impose, plus que jamais, un devoir de lucidité face à la montée de l'islamisme et du djihadisme mondialisé avec sa vision apocalyptique. » Nous n’avons cessé de tenir ce langage, commentaire après commentaire quitte à lasser notre fidèle lectorat.
« Un poison terrible s'est répandu. Petit à petit, insidieusement, sur fond d'influences venues de l'étranger et de montée des communautarismes. De nombreux musulmans de France sont pris en otages par le fondamentalisme, le salafisme, les Frères musulmans, qui font de leur culte un étendard, une arme contre les autres. » C’est incontestablement notre diagnostic. Dommage que nos autorités politiques aient perdu autant d’années avant de réagir avec des mesures énergiques qui ne sont encore qu’autant de déclarations d’intention alors que ce devraient être des faits incarnés dans des actes et coulés dans des structures et cela depuis des décennies. Pourquoi avoir tant tergiversé et tardé à ouvrir grands les yeux ? Pourquoi ces centaines de morts innocents et plus encore de blessés, mutilés dans leur chair et leur esprit, ces milliers de familles endeuillées qui auraient pu être épargnées ? Pourquoi ce manque de cran ?
Le monde politique, la gauche en particulier, n’a que trop pratiqué la politique de l’autruche dans le dessein de ne pas perdre les voix musulmanes aux  élections. En agissant ainsi, ils ont donné carte blanche aux salafistes « tous les salafistes ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont des salafistes ». La formule est percutante. 
« C'est une mécanique d'enfermement, d'intimidation, d'infantilisation, qui cible très souvent, mais pas seulement, des populations vulnérables. Et à la fin, c'est une mécanique de radicalisation, faite de violence et de mort, ¬décuplée par Internet et les réseaux sociaux. Car on ne peut pas développer une vision littérale et rigide, qui nie la diversité et la richesse de l'islam, sans que cela n'aboutisse au rejet de la démocratie et au combat contre ses valeurs. »
Pourquoi François Hollande, pourquoi Charles Michel et Elio di Rupo avant lui n’ont- ils pas embouché cette trompette pour sonner l’alarme quand il en était  encore temps ? Pourquoi tant de procrastination de la part des filles de pasteurs que sont l’Allemande Angela Merkel et l’anglaise Therasa May ? Difficile de le comprendre d’autant que leurs atermoiements font monter le cours les actions de Front National franchement surévaluées à la bourse de l’infâme.
« Cette mécanique infernale pousse des individus par centaines, parfois très jeunes – hommes, femmes, de culture musulmane ou convertis de fraîche date – à prendre les armes, et à les retourner contre leur pays. Nous devons être – et nous le sommes – implacables avec tous ceux qui professent la haine et font l'apologie de la violence. »
Mais voilà, il a fallu qu’un vieux prêtre soit égorgé en disant sa messe  devant une assemblée clairsemée-belle allégorie du catholicisme de France aujourd’hui-pour que le premier ministre français, pourtant volontiers pugnace, sorte enfin  de sa réserve.   

« La lutte contre la radicalisation oblige à une mobilisation sans précédent des pouvoirs ¬publics, en matière de prévention, de programmes de déradicalisation, de prise en charge des individus, notamment dans ces structures adaptées que seront les centres de réinsertion et de citoyenneté. Il faut une mobilisation générale de tous les acteurs publics et de la société civile dans son ensemble. »
C’est plus qu’un défi, c’est une nécessité de salut public, autrement dit, une priorité absolue qui devrait, selon nous, être envisagée au niveau européen et pas seulement  localement en France.
« Notre pays doit faire au monde entier la démonstration éclatante que l'islam est compatible avec la démocratie. C'est un chantier passionnant, exaltant, qui demande de remettre à plat tout ce qui doit l'être. L'islam de France est un islam sunnite, sans hiérarchie ni clergé. »
Comment se fait-il qu’un tel défi ne soit pas envisagé à l’échelle  européenne. Le discours hardi de Valls, pourrait être repris par Juncker, Tusk et l’ensemble des chefs d’Etats du vieux continent ? C’est que, évidemment, il prône la laïcité, à raison selon nous, mais qui est une spécificité française et républicaine. (« La laïcité doit être le bouclier de la République »).

Il faut, d'abord, repenser complètement la formation des imams et des aumôniers. « La France doit devenir un pôle d'excellence ¬européen dans l'enseignement de la théologie musulmane. L'islam a ses humanités. Il a brillé à travers les siècles. Il a fait progresser l'Homme. L'État n'a pas à s'occuper de théologie, mais il peut aider à la création d'institutions de formation solides en s'appuyant sur les diplômes universitaires ouverts notamment à Paris, Strasbourg ou Aix.
Il y a urgence à aider l'islam de France à se ¬débarrasser de ceux qui le minent de l'intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable Pacte avec l'islam de France.
Il faudra des consciences engagées. Il faudra un engagement massif et puissant. D'abord, des musulmans.
C'est le défi qui attend notre génération." 


SATIRE, GOD EN TERRORISME - PAUL CLITEUR 


• concertphotographers.be
WAT IS DE BELANGRIJKSTE AGENDA VOOR DIT MOMENT IN DE BESTRIJDING VAN HET TERRORISME? VOLGENS MIJ TWEE DINGEN.
EÉN: HUIDIG TERRORISME IS RELIGIEUS
Allereerst: erkenning dat het terrorisme, waarmee we tegenwoordig geconfronteerd worden, mede een religieuze basis heeft. Dat betekent niet dat geen andere factoren een rol spelen bij terrorisme, maar ook de overtuiging van de daders kan men niet buiten beschouwing laten.
En dat is nu precies wat gebeurt. Bijna alle regeringsleiders filteren de religieuze overtuiging van de daders weg en concentreren zich op huisvesting, identiteitsproblemen, al dan niet vermeende discriminatie, et cetera.
Maar mensen doen wat zij denken dat zij moeten doen. En dat denken is een religieus bepaald denken: het hedendaags terrorisme is een theoterrorisme.
Twee: Eigen waarden niet verloochenen
Bij de bestrijding van terrorisme is dus eerst een goede diagnose nodig. Maar voor de weerbaarheid tegenover terrorisme is ook van belang dat de staten, die door het theoterrorisme worden getroffen, niet de warden verloochenen  die theoterroristen proberen te vernietigen. En een belangrijk deel van het theoterrorisme is gericht op de vernietiging van satitiristische kritiek op religie.
HET IS VAN BELANG DAT DE GEEST VAN RUSHDIE DE OVERHAND KRIJGT OP DE GEEST VAN KHOMEINI.
Die satirische kritiek op religie verdient het dus te worden verdedigd. Het is van belang dat de geest van Rushdie de overhand krijgt op de geest van Khomeini.
Er zal eens een moment moeten komen dat de iconen die de theoterroristen van satirische kritiek proberen te vrijwaren op dezelfde manier worden behandeld als alle andere iconen in deze wereld. Dat wil zeggen: open voor kritiek, ook satirische kritiek.
KWETSEND
Sommigen vinden dat niet “respectvol”. Zijn achten satire “beledigend”. Laten we dat eens wat nader bezien. Dit is een definitie van “satire”, zoals te vinden in Wordweb: “Satire: witty language used to convey insults or scorn, esp. saying one thing but implying the opposite”. De Oxford Dictionary geeft onder satire: “the use of humour, irony, exaggeration, or ridicule to expose and criticize people’s stupidity or vice, particularly in the context of contemporary politics and other topical issues”.
Satire is dus altijd beledigend, kwetsend, onaangenaam voor sommigen. Maar als het om dictators gaat, is dat niet erg.  Sterker nog, het is geboden. Het is van belang dat we de kritische functie van satire zijn werk laten doen: het kritiseren van de macht.
'DIT KAN DE EEUW VAN DE GODSDIENSTOORLOGEN WORDEN'
Die aantrekkingskracht van de radicale islam wordt door het Westen onderschat. Wij denken dat die jihadisten een beetje gek zijn, maar dat klopt niet. Deze mensen worden bewogen door een ideologie die een serieuze uitdager is van de westerse liberale samenleving.

'Obama, Cameron, Ban Ki-moon, al deze leiders zeggen dat dit conflict niet om godsdienst gaat. Daar gaat het juist wel om. Onze samenleving is dusdanig geseculariseerd dat we niet snappen dat mensen bereid zijn te sterven voor hun geloof. In de zestiende en zeventiende eeuw, toen Europa werd verscheurd door godsdiensttwisten, begrepen ze dat wel. Als onze leiders dit probleem niet op een andere manier gaan aanpakken, wordt ook de 21ste eeuw een tijdperk van godsdienstoorlogen.'
WAT IS VOLGENS U DAN HET ANTWOORD?
'We moeten secularisering en atheïsme omarmen. Daarmee bedoel ik niet alleen dat het Westen meer afstand moet scheppen tussen religieuze instanties en de staat, zoals de Noorse regering heeft gedaan, maar dat staatskerken eigenlijk overal ter wereld zouden moeten verdwijnen. Ook in het Midden-Oosten.'

IS HET WEL REALISTISCH OM DAT VAN DE ARABISCHE LANDEN TE VERWACHTEN?
'Mensen doen daar onnodig cynisch over. In landen als Saoedi-Arabië heb je ook lieden rondlopen als Raif Badawi, de blogger die omwille van zijn kritiek op het regime gegeseld werd. Als je naar zijn idealen kijkt, is het gewoon liberalisme wat hij aanhangt. Het Westen had hem kunnen steunen en druk op de Saoedi's kunnen leggen om hem toleranter te bejegenen. Dat is niet gedaan, omdat ons zakenleven daar te veel belangen heeft.

U VINDT HET DUS BELANGRIJKER OM SECULIERE REGIMES TE STEUNEN DAN OM DEMOCRATIE TE BEVORDEREN.
'Laat ik het zo zeggen: de rechtsstaat en liberale rechtsorde zijn belangrijker dan democratie. Bij een rechtsstaat hoort namelijk ook een bepaalde mate van godsdienstvrijheid, vrijheid van expressie en scheiding van kerk en staat.

'Secularisering is echt het beste antwoord op de problemen van dit moment. Ikzelf probeer dat op mijn manier te bevorderen.
Zoals ik in theorie recruteerbaar ben voor de jihad, kan elke islamist de liberale samenleving omarmen.

'Het is typisch Nederlands om ervan uit te gaan dat mensen niet van uitgangspunten kunnen veranderen.
Vluchtelingen bij aankomst op het Griekse eiland Lesbos. © ANP
Mede door het conflict in Syrië komen dit jaar 1,4 miljoen vluchtelingen naar Europa, stelt de VN-vluchtelingenorganisatie UNHCR. Hoe denkt u dat Nederland daar het best mee om kan gaan?
'Allereerst moeten we het probleem in Syrië zelf oplossen, via een internationale coalitie die samen met Assad de orde herstelt. Dan kunnen veel vluchtelingen terug. Maar zelfs als dat lukt, denk ik dat het onvermijdelijk is dat binnen Europa de politiek van open grenzen op de schop gaat.'

Waarom denkt u dat?
'De staat heeft als belangrijkste taak om de orde te bewaren en de veiligheid van zijn burgers te garanderen. Met de huidige problemen in het Midden-Oosten en het gebrek aan middelen om de grenzen te controleren lukt dat steeds minder goed. Het beste voorbeeld hebben we op 7 januari in Frankrijk gezien, waar de staat niet kon voorkomen dat in twee dagen tijd de redactie van Charlie Hebdo werd uitgemoord en in een Joodse supermarkt vier mensen door de jihadisten Saïd en Chérif Kouachi werden omgebracht.

'Ik las gisteren dat de nieuwe redactie van Charlie Hebdo in een geheim pand is ondergebracht, omdat de politie anders niet in staat is hun veiligheid te garanderen. In deze situatie is het onontkoombaar dat de staat zijn slagkracht vergroot. Het strenger controleren of sluiten van de grenzen is hierbij een belangrijk middel.'
Kunnen de migratie en de veiligheid dan niet op Europees niveau worden gegarandeerd?
'Dat is lastig. Er hangen wat staten in de Europese Unie die nauwelijks nog bij Europa horen, zoals Griekenland, waar een groot deel van de migranten aankomt. Je kunt niet meer van de Grieken verwachten dat ze enthousiaste Europeanen zijn.'

U doelt op de Griekse schuldencrisis en de afgedwongen bezuinigingsmaatregelen. Vandaag bleek dat veel Griekse scholen niet meer opengaan omdat er geen geld is. Hebben de Grieken dat aan zichzelf of aan de andere Europese landen te danken?
'Een beetje van beide. Ik heb natuurlijk een professionele voorliefde voor Griekenland, want het feest van de westerse beschaving is voor een belangrijk deel te danken aan het filosofische kapitaal van Socrates, Plato en hun collega's. Daarom kunnen de Grieken bij mij veel potjes breken, maar daarvan hebben ze al veel aan gruzelementen geslagen.'
Doutzen Kroes. © ANP
Heeft u, naast het nieuws over de grote problemen van deze wereld, nog iets gelezen waar u om moest lachen?
'Ja, ik las dat onze schoonheidsidealen veel persoonlijker zijn dan we dachten. Wie we mooi vinden blijkt niet alleen af te hangen van de gezichten die we in ons leven gezien hebben, maar ook van de karaktereigenschappen die we aan gelaatsuitdrukkingen toekennen.'

In de Volkskrant werd de vergelijking gemaakt tussen Doutzen Kroes en Kate Moss. Wie vindt u het mooist?
'Doutzen Kroes! Die heeft altijd zo'n leuke, lieve, aansprekende lach. Kate Moss trekt het zure gezicht van een verwend kind.'

U gaat dus voor de mooie glimlach. Heeft u uw vrouw daar ook op uitgezocht?
'Ja, die lijkt natuurlijk sprekend op Doutzen. Daarom ben ik zo'n gelukkig man.' 

Dit is aflevering 575 van de dagelijkse 4 uur Nieuwsbreak.



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