mercredi 10 août 2016

"On ne nous a jamais demandé de rapatrier l'agresseur des policières à Charleroi"

La Libre
D. HA.
L’ambassadeur d’Algérie livre sa vision sur la non-exécution des ordres de quitter le territoire du terroriste, expliquent nos confrères de la DH. 


"On est des deux côtés entre cet agresseur immonde qui est de nationalité algérienne et cette victime innocente qui est belge d’origine algérienne", se désole l’ambassadeur d’Algérie auprès de la Belgique, Amar Belani, qui s’est rendu ce mardi après-midi à Charleroi pour apporter tout son soutien à la famille de l’une des deux policières blessées; celle de Hakima dont il a pu rencontrer le papa.
Et le diplomate d’insister d’entrée de jeu : "Nous condamnons de la manière la plus ferme cet acte abject et nous disons toute notre sympathie, toute notre compassion, toute notre solidarité non seulement aux deux policières touchées mais aussi à leurs familles, leurs proches, leurs collègues."
Quant à la polémique suscitée suite à la non-exécution des deux ordres de quitter le territoire qui avaient été délivrés en 2012 et 2014 au terroriste K.B., l’ambassadeur ne la voit pas du tout sous le même angle. "La coopération entre l’Algérie et la Belgique existe : elle est pragmatique, elle est constructive. On n’a pas besoin d’accords bilatéraux de réadmission. Avec tous les pays, nous avons une très bonne coopération en matière de réadmission de ceux qui séjournent de manière irrégulière".
La preuve ? "L’année dernière, 155 Algériens qui étaient en situation irrégulière en Belgique ont été rapatriés vers l’Algérie avec la bonne la coopération des services consulaires algériens parce que, dans ces cas-là, on avait été saisi et il y avait un travail qui avait été fait avec l’Office des Étrangers".
Et de préciser : "Mais dans le cas de monsieur B., nous n’avons absolument reçu strictement aucune demande, aucune sollicitation de la part de l’Office des Étrangers quant à son identification comme étant un Algérien et, à plus forte raison, nous n’avons rien reçu quant à l’exécution de la mesure d’éloignement vers l’Algérie."
Autrement dit, d’après l’ambassadeur, si la Belgique en avait fait la demande, K.B. aurait eu toutes ses chances d’être rapatrié dans son pays natal : "Bien sûr, nous collaborons sur tous les cas pour lesquels nous sommes saisis; chaque fois qu’on a été saisi et qu’il a été déterminé que l’intéressé était algérien, la coopération s’est enchaînée de manière tout à fait mécanique."
Et de préciser la procédure : "Dans ce genre de situation, notre procédure, c’est d’envoyer un agent consulaire interviewer l’intéressé pour pouvoir recueillir un maximum d’informations sur lui afin de diligenter en urgence une enquête en Algérie et de confirmer qu’il s’agit bien d’un Algérien. Puisque beaucoup se débarrassent de leurs passeports en arrivant ici et se disent ensuite algériens alors qu’ils sont marocains ou tunisiens. Une fois que cette identification est faite, on établit un laissez-passer et on évacue la personne vers l’Algérie avec le premier avion disponible."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ON NE NOUS DIT PAS TOUT 

De quoi justifier largement la démission du Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration…
« L’année dernière, 155 Algériens qui étaient en situation irrégulière en Belgique ont été rapatriés vers l’Algérie avec la bonne la coopération des services consulaires algériens parce que, dans ces cas-là, on avait été saisi et il y avait un travail qui avait été fait avec l’Office des Étrangers".
Et de préciser : "Mais dans le cas de monsieur B., nous n’avons absolument reçu strictement aucune demande, aucune sollicitation de la part de l’Office des Étrangers quant à son identification comme étant un Algérien et, à plus forte raison, nous n’avons rien reçu quant à l’exécution de la mesure d’éloignement vers l’Algérie."


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