vendredi 30 septembre 2016

Le PTB devient le troisième parti à Bruxelles, selon un sondage

La Libre
BELGA


Le PTB dépasse Défi et Ecolo à Bruxelles et renforce sa position en Wallonie, devenant le troisième parti en termes d'intentions de vote tant en Wallonie qu'à Bruxelles, indique un sondage Ipsos publié jeudi soir par le journal Le Soir et la chaîne de télévision RTL-TVI. La percée du PTB est particulièrement spectaculaire à Bruxelles, le parti d'extrême gauche atteignant 11,2% des intentions de vote, dépassant d'un coup Défi et Ecolo.
Ces deux partis sont pourtant en progression, de 0,9% pour les Verts et de 0,2% pour les fédéralistes.
C'est le PS qui paye la facture dans la capitale. Il passe de 17,7% lors du précédent sondage, en mai dernier, à 15,5% - contre 24,9% aux élections de 2014 -, indique ce sondage.
La chute du PS renforce la position du MR en tant que premier parti de Bruxelles, qui se positionne à 20,3% des intentions de vote, contre 19,7% lors du précédent sondage.
En bas du classement, on trouve le cdH, qui progresse très légèrement, de 7,7 à 7,8%.
Les mêmes tendances sont perceptibles en Wallonie. Le PTB y poursuit son ascension, passant de 13,5 à 16,3% d'un coup.
Le PS recule, de 25,8 à 24,7%. Et comme à Bruxelles, le MR tire son épingle du jeu, progressant de 2,1% pour atteindre 22,3% - son plus haut score depuis le sondage de l'automne 2015.
Mais contrairement à Bruxelles, les autres formations traditionnelles "boivent également la tasse", et davantage que le PS. Ainsi, le cdH chute à 9,8% (- 2,2%) et Ecolo perd 2,6% pour s'établir à 7,5%.
Le sondage montre aussi une poussée de La Droite, le parti d'extrême droite, qui monte à 4,3% (+ 2,4%) avec un Parti populaire à 6%.
En Flandre, le sondage révèle une remontée spectaculaire du CD&V dans les intentions de vote, qui reprend ainsi la deuxième place au sp.a et passe de 13,8% à 17,6% - la plus forte progression constatée par Ipsos.
La N-VA résorbe pour sa part en partie la chute enregistrée lors du dernier sondage. Le parti nationaliste progresse et atteint les 25,9% (+1,7%), ce qui fait qu'il demeure largement le plus grand parti de Flandre en dépit du départ des députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters.
Le Soir avance que ce phénomène pourrait s'expliquer par le discours sécuritaire adopté par la N-VA ces derniers mois, qui a pu ramener des électeurs du parti nationaliste vers le CD&V - tout comme la popularité du vice-Premier ministre Kris Peeters.
Quant au Vlaams Belang, il baisse pour la première fois depuis les élections de 2014, de 13,9% lors du sondage de mai à 12%.
Les autres partis flamands sont également en recul, le sp.a à 13,7% (- 1,9%), l'Open Vld à 12,5% (- 0,7%), Groen à 10,7% (-0,4%) et le PVDA à 3,9% (-0,9%).
Cette enquête Ipsos a fait appel à 2.465 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus à raison de 982 en Wallonie, 983 en Flandre et 500 dans les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
Le sondage a été réalisé du 19 au 25 septembre. La marge d'erreur maximale, pour un pourcentage de 50% et un taux de confiance de 95% est de 3,1% en Wallonie, de 3,1% en Flandre et 4,4% à Bruxelles. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA CHUTE FINALE ? 



L’acquisition des garages Citroën ne rapportera pas une voix au PS bruxellois en déclin  et il ne fera que creuser le déficit de la Région. Le PS n’est plus qu’à 15% à Bruxelles Capitale.
La vraie question est de savoir si la FGTB va donner le coup de grâce au parti d’Elio en s’éloignant de lui pour accorder ses faveurs au PTB qui monte, qui monte.
Ce sondage est apocalyptique pour le PS et la N-VA. Il rend caduques toutes les majorités actuelles.
Mais ce n’est qu’un sondage qui va mettre une énorme pression sur Elio Di Rupo et les siens. Il ne suffit pas d’offrir, bd. de l’Empereur, du café et des croissants aux manifestants qui passent, chauffés à blanc par la FGTB pour reconquérir l’électorat de gauche. Et voici que De Wever envisage soudain une septième réforme de l’Etat. Tout s’embrouille de plus en plus.

MG 




 

LE CENTRE POMPIDOU, PARTENAIRE DU FUTUR MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE BRUXELLES

 

Le garage Citroën a coûté 20 millions d'euros à la Région bruxelloise. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA


Le Musée d'art moderne et contemporain prévu aux alentours de 2019-2020 dans les anciens ateliers Citroën, le long du canal, s'est trouvé un nouveau partenaire, venu de France. Il s'agit du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, établissement bien connu, situé dans le 4e arrondissement de Paris. Aussi appelé Centre Beaubourg, l'institution culturelle parisienne va collaborer avec la Région bruxelloise, pour la naissance d'un musée d'art contemporain, dans les installations de l'ancien garage Citroën.
On le sait, le gouvernement Michel avait fait savoir, par la voix de la ministre N-VA Elke Sleurs, que les collections fédérales ne seraient pas exposées dans le futur musée. Le doute planait donc sur la crédibilité du projet bruxellois. Quelles œuvres le site allait-il pouvoir accueillir ? Une partie de la réponse a donc été donnée lors de cette signature: en 2020, les collections du Centre Pompidou viendront s'exposer dans le bâtiment du quartier Yser.
C'est Yves Goldstein, l'ancien chef de cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), qui a été désigné pour mener à terme ce projet muséal. "Il ne s'agira pas seulement d'un musée", insiste le ministre-président Rudi Vervoort, "mais d'un véritable pôle culturel. Outre le Musée d'art moderne et contemporain, nous y adjoindrons aussi un musée de l'architecture moderne et contemporaine à partir des collections de la Fondation CIVA (Centre International pour la Ville et l'Architecture), que vient de rejoindre le Sint-Lukasarchief."
Une opération à 140 millions
Outre l'achat du bâtiment, qui a coûté 20,5 millions à la région, le montant final de l'opération de transformation du garage Citroën en pôle culturel est estimé à 140 millions d'euros.
Concernant la fréquentation, les auteurs de projet ont retenu trois hypothèses. L'hypothèse basse table sur 400 000 visiteurs annuels pour le musée d'art contemporain et sur 100.000 visiteurs annuels pour le musée d'architecture. L'hypothèse haute escompte 800 000 visiteurs pour le musée d'art contemporain et 200 000 visiteurs pour le musée d'architecture. L'impact économique est évalué, selon les hypothèses, entre 19,7 millions et 39,4 millions par an. 

 
LES FRANÇAIS SONT PLUTÔT DE GAUCHE…

… mais ils ne veulent pas le savoir. 

L'Express 
Blog
Jacques Attali 

La formation des chômeurs, la démocratisation de l’union Européenne et la construction de la francophonie ; tous les discours des dirigeants et des observateurs politiques expliquent doctement que la France est passée à droite et que l’idéologie libérale domine désormais le pays ; certains vont même jusqu’à affirmer que la gauche est définitivement morte. De fait, tous les sondages pour les prochaines élections le confirment : une immense majorité des électeurs se prépare à voter à droite, et même à l’extrême droite. En réalité, tout cela est une illusion : la France est, plus que jamais, idéologiquement à gauche. Et c’est en raison de la faillite de la gauche gouvernementale que les électeurs se réfugient à droite et chez des populistes, dont ils exigeront, une fois qu’ils leur auront confié le pouvoir, des ¬solutions de gauche.
En effet, le pays affronte une crise profonde du sens et du réel, qui se manifeste par un discrédit des élites, une avidité croissante des plus riches, une précarité dramatique des plus pauvres, une ¬inquiétude grandissante des classes moyennes, menacées dans leur niveau de vie et celui de leurs enfants ; et une insécurité générale.
Face à cette crise, les priorités et les revendications des Français sont clairement de gauche : elles portent sur l’emploi, la formation, la laïcité, l’égalité, la mobilité sociale, la lutte contre les injustices, la corruption, les passe-droits. Ils ne demandent pas moins de solidarité ; et s’ils réclament moins d’impôts, pour ceux qui en paient, ils ne veulent pas d’une réduction des services que ceux-ci financent. Qui plus est, la revendication de plus de sécurité et d’ordre n’est en rien spécifiquement de droite, puisqu’elle suppose un renforcement massif des moyens de l’Etat. Au total, dans la crise présente, que chacun sent durable, le réflexe des Français est, plus que jamais, de se tourner vers l’Etat, et non vers le marché ; comme le montrent, très récemment, les réactions à la ¬situation d’Alstom, à celle des migrants à Calais, ou aux menaces terroristes.
La gauche à laquelle les Français aspirent n’a rien à voir avec le stalinisme, la bureaucratie ou le protectionnisme ; elle ne se confond en rien avec la « démocrature » hongroise ou la dictature de la Corée du Nord. Inspirée en particulier par les nouvelles technologies, qui façonnent les plus jeunes, elle se doit de promettre plus de partage, de col¬laboration, de gratuité, d’altruisme et de responsabilité à l’égard des générations futures. Et c’est bien aussi ce qu’on voit surgir partout ailleurs en Europe, dans toutes les forces motrices du renouveau politique.
Aussi, si les Français glissent aujourd’hui vers le populisme, porté par le Front national et certains dirigeants des « Républicains », c’est parce que la gauche s’est laissée impressionner par l’idéologie des marchés et qu’elle n’ose pas lui opposer celle de la démocratie ; c’est parce qu’elle prône et applique une politique libérale. La droite elle-même a compris que le marché ne saurait être la seule réponse, et que la nouvelle distinction est entre égoïsme et altruisme.
Il est encore temps pour la majorité actuelle d’oser être elle-même ; de proposer une analyse de gauche de la situation (trop de marché, pas assez de démocratie), une stratégie de gauche (fraternelle, moderne, ouverte, internationaliste, altruiste, dans l’intérêt du pays et en particulier des générations suivantes) et un programme de gauche. Il s’agit alors de mettre l’accent sur l’approfondissement de la lutte contre les précarités, le renforcement de l’école, la formation des chômeurs et la mobilisation générale du pays pour la défense de ses libertés et de ses valeurs, dont la ¬fraternité et la laïcité sont les premiers fleurons.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES WALLONS AUSSI SONT PLUTÔT DE GAUCHE
Et ils se tournent de plus en plus vers le PTB.

La N-VA veut une nouvelle réforme de l'Etat en 2019


BELGA


La N-VA veut ouvrir plusieurs articles de la Constitution pour révision après les élections de 2019, ressort-il d'une note interne que De Morgen a pu consulter.
"Aucune réforme ne doit être rendue impossible. L'électeur doit recevoir toutes options afin de pouvoir décider. Il est donc normal que la Constitution soit ouverte à révision", stipule le document portant sur la stratégie communautaire du parti. Cette note, transmise à tous les cadres nationalistes via l'intranet du parti, intervient dans le contexte tumultueux du départ des députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters.
La N-VA entend être en mesure de mener une réforme aussi large que possible, selon la note. Aucun de ses partenaires de coalition ne s'est cependant engagé à ouvrir des articles de la Constitution pour révision à l'issue de la législature. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PANIQUE A BORD 

Il ne voulait pas de septième réforme et voilà qu’il la veut quand même. Bart De Wever semble avoir perdu son légendaire sang froid depuis le départ de deux grosses têtes pensantes inséparables. Wait and see. 


LA DÉDUCTIBILITÉ FISCALE DES COTISATIONS SYNDICALES VISÉE PAR LA N-VA
La N-VA a proposé de supprimer la déductibilité fiscale dont bénéficient actuellement les cotisations syndicales afin de dégager des moyens pour équilibrer le budget, écrit Het Laatste Nieuws vendredi. L'imposition des primes syndicales est également dans le viseur du parti nationaliste.

Quelque 3,2 millions de Belges sont syndiqués. Ils payent en moyenne une cotisation de 150 euros, un montant déductible fiscalement.
Les primes syndicales font également l'objet de l'attention des nationalistes. Celles-ci doivent être taxées, mais sont rarement signalées dans les déclarations. La N-VA veut dès lors obliger les employeurs à rédiger une fiche pour fiscale pour ce bonus.
Avec ces deux mesures, la N-VA espère récupérer 102 millions d'euros.


ELIO DI RUPO VEUT RENFORCER LE POIDS DES TRAVAILLEURS DANS L’ENTREPRISE
C.Bq Le Soir 


• © Pierre-Yves Thienpont / Le Soir
Le PS souhaiterait insérer dans le droit belge une nouvelle forme d’entreprise. Au micro de Matin Première, Elio Di Rupo a présenté une nouvelle proposition : la mise en place, de manière volontaire, d’un conseil des travailleurs en parallèle au conseil d’administration dans les entreprises.
Selon lui, pour toute décision il faudrait alors obtenir la majorité dans chacun des conseils. Pas question donc d’intégrer les travailleurs dans le conseil d’administration : «  je prône la codécision, un vrai conseil des travailleurs indépendant  », a insisté Elio Di Rupo. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GARE  À L’ICEBERG ; À GAUCHE TOUTE.

Il en faudra plus pour ramener les « pétébistes » au sérail.
Mais attention les « pétébistes » font de l’entrisme au sein de la FGTB.



jeudi 29 septembre 2016

Confédéralisme: "pourquoi enfumer le PS n'est plus la meilleure stratégie"



Hendrik Vuye et Veerle Wouters
Députés indépendants Le Vif

Pour Hendrik Vuye et Veerle Wouters, qui ont quitté la N-VA la semaine dernière, l'enfumage du PS n'est plus la voie vers le confédéralisme. "Le 'nous contre eux' ne mène pas au confédéralisme, mais à un gouvernement Michel II. Avec le PS et le sp.a et sans la N-VA." 

Elio Di Rupo et Laurette Onkelinx © BELGA 

"Nous enfermons le PS dans un cordon sanitaire",
"Les partis francophones, et surtout le PS, se trouvent dans une position intenable",
"Nous devons pousser les francophones en position demanderesse",
" Je propose que le Vlaamse Volksbeweging lise les journaux francophones, alors on verra qu'on assiste non à une belgicisation de la N-VA, mais à une régionalisation du PS".
Toutes ces phrases sont des assertions de monostratèges qui pensent qu'il n'y a qu'une seule stratégie qui peut mener au confédéralisme.
La plupart des monostratèges veulent enfumer le PS, jusqu'à ce que les socialistes wallons supplient d'instaurer une réforme de l'état. On l'appelle aussi la doctrine Maddens, ou du moins une de ces applications. Cependant, le mot doctrine est mal choisi, il s'agit plutôt d'une stratégie, comme l'écrit Bart Maddens. Il a formulé sa stratégie dans une opinion parue le 3 mars 2009 dans le quotidien De Standaard. Nous aussi, nous avons longtemps défendu cette stratégie. C'est une stratégie qui, vu le résultat électoral de mai 2014, aurait pu réussir. Mais entre-temps, nous sommes en septembre 2016.
LE SCÉNARIO DE L'ENFUMAGE PERTURBÉ
Il y a eu des évolutions qui perturbent ce scénario de l'enfumage. En mars 2015, Bart Maddens écrivait déjà que "la politique fédérale n'est pas assez à droite pour inciter le PS à tirer le signal d'alarme institutionnel et dérégler le système". Il affine sa position dans l'édition du week-end du Standaard : "Suite à l'influence modératrice du MR et du CD&V, ce gouvernement n'est pas assez à droite pour frustrer le PS au point de vouloir plus d'autonomie wallonne". Une des conditions de la stratégie Maddens n'a pas été remplie. Dans une opinion parue sur Knack.be, Bart Maddens affirme même qu'il est dérangé par la façon dont on use et abuse de la doctrine Maddens.
Cependant, il y a un point qui ne change pas: le PS est un parti de pouvoir. Pour lui, il est impensable d'être exclu du pouvoir pendant dix ans, même s'il faut nuancer cette position. Le PS s'est retiré dans les bastions francophones. Le PS livre trois ministres-présidents : Paul Magnette, Rudy Demotte et Rudy Vervoort. Au total, il y a 11 excellences PS. Il y a donc assez de place pour héberger la machine PS dans les cabinets. À titre de comparaison, à l'ère de Di Rupo, le PS comptait 11 excellences dans les cabinets, soit autant qu'aujourd'hui.
Le gouvernement Michel n'a pas banni le PS dans les mines de sel sibériennes. Le PS s'est simplement retiré dans la peluche wallonne et bruxelloise. La machine PS, pourvue de nombreux cabinettards et du fameux centre d'études "Institut Emile Vandervelde", est intacte.
RÉGIONALISATION DU PS?
La régionalisation du PS est en cours? Nous osons en douter. Le PS ne doit pas régionaliser. Le PS a toujours été un parti régionaliste. Le syndicat socialiste wallon FGTB l'est certainement. À cet égard, rien n'a changé. Il ne faut pas oublier que le PS a coopéré aux six réformes de l'état, non parce que le PS a chaque fois été enfumé, mais parce qu'au fond, c'est un parti régionaliste.
LIRE LES JOURNAUX FRANCOPHONES
Ceux qui lisent les journaux francophones auront certainement lu le dernier sondage de La Libre Belgique et de la RTBF. Les monostratèges y voient une confirmation de leur position. Aujourd'hui, les communistes du PTB obtiennent 13,9% des voix et sont la troisième formation de Wallonie. Pour les monostratèges, ce sondage ne fait que renforcer la nécessité du confédéralisme, ce qui est indubitablement le cas.
Cependant, le scénario démontre que le "scénario de l'enfumage" ou le "cordon sanitaire" autour du PS est du passé. Le cdH perd tellement que la poursuite de la coalition wallonne PS-cdH est impossible. Si ce sondage est confirmé par les élections, il y aura une majorité PS-MR en Wallonie.
Un accord PS-MR pour le gouvernement wallon et le gouvernement de la communauté française signifiera très certainement que les deux partis entreront ensemble dans le gouvernement fédéral. Dans ce cas, le sp.a sera sûrement de la partie du côté flamand. Fini le scénario d'un Michel II sans PS. Ceux qui disent encore que "l'histoire du PS au niveau belge est finie" ne comprennent pas ce qu'il se passe en Wallonie.
CHERCHER DES ALLIANCES
Confédéralisme: persuader, ce n'est ni enfumer, ni offenser
Celui qui souhaite le confédéralisme doit chercher des alliés. C'est possible. Une alliance est envisageable. La N-VA souhaite le confédéralisme. En Flandre, le CD&V est un allié en faveur d'une nouvelle réforme de l'état. En Belgique francophone, le PS est un allié, comme parti le plus régionaliste. Nous allons devoir convaincre les alliés potentiels. Et persuader, ce n'est ni enfumer ni offenser.
Nous l'écrivions déjà lors du lancement de notre projet communautaire en janvier. "Pour réaliser le confédéralisme, il faut des séries d'entretiens avec des personnes de toute couleur politique, partisans et opposants. Le but est de trouver un soutien large pour le confédéralisme et de continuer à faire vivre le confédéralisme grâce à une action orientée vers le public en organisant des journées d'étude, des colloques, des exposés..."Le "nous contre eux" ne mène pas au confédéralisme, mais à Michel II avec le PS et le sp.a, et sans la N-VA.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
IRREFUTABLE À UN DÉTAIL PRÈS
« L'enfumage du PS n'est plus la voie vers le confédéralisme. "Le 'nous contre eux' ne mène pas au confédéralisme, mais à un gouvernement Michel II. Avec le PS et le sp.a et sans la N-VA."
Autrement dit, le Michel II risque fort bien d’être, selon nous, un Di Rupo II

Il est déraisonnable, en effet, comme semble vouloir le faire De Wever-Braecke de vouloir « enfermer le PS dans un cordon sanitaire ». De fait on assiste moins à « une belgicisation de la N-VA qu à une régionalisation du PS".
De Wever espère « enfumer le PS, jusqu'à ce que les socialistes wallons supplient d'instaurer une réforme de l'état » selon la bonne vieille doctrine ou stratégie  Maddens.
De Wever : "Suite à l'influence modératrice du MR et du CD&V, ce gouvernement n'est pas assez à droite pour frustrer le PS au point de vouloir plus d'autonomie wallonne".
Mais attention : « le PS est un parti de pouvoir. Pour lui, il est impensable d'être exclu du pouvoir pendant dix ans »
La machine PS, est intacte.
« Le PS ne doit pas régionaliser. Le PS a toujours été un parti régionaliste. Le syndicat socialiste wallon FGTB l'est certainement. »
« Le cdH perd tellement que la poursuite de la coalition wallonne PS-cdH est impossible. Si ce sondage est confirmé par les élections, il y aura une majorité PS-MR en Wallonie. »
« Un accord PS-MR pour le gouvernement wallon et le gouvernement de la communauté française signifiera très certainement que les deux partis entreront ensemble dans le gouvernement fédéral. »
Fini le scénario d'un Michel II sans PS.
En Flandre, le CD&V est un allié en faveur d'une nouvelle réforme de l'état. En Belgique francophone, le PS est un allié, comme parti le plus régionaliste. Nous allons devoir convaincre les alliés potentiels. Et persuader, ce n'est ni enfumer ni offenser.
"Le "nous contre eux" ne mène pas au confédéralisme, mais à Michel II avec le PS et le sp.a, et sans la N-VA. »
CQFD, bravo l’artiste. Ce n’était vraiment pas une bonne idée de sortir ces deux cerveaux inséparables de la N-VA.
Je partage totalement leur analyse sauf que je ne vois pas sortir de Michel II de ce chapeau de magicien mais plutôt un Di Rupo II.
Mais rappelons que 2019 c’est dans trois ans, un océan de temps en politique. N’oublions pas  que comme le pensait André Cools en politique c’est toujours l’imprévisible qui finit par se produire.
MG
HOE ERG IS HET GESTELD MET DE WERELD WANNEER MEN MENSEN ERVAN VERDENKT HET VERDRIET OVER DE DOOD VAN HUN VADER TE EXPLOITEREN?
De Morgen Guido Everaert is blogger en columnist.


Bart de Wever huilt op de radio en dat is nieuws. Zijne ongenaakbaarheid toont zijn menselijke kant. Radio 1 blij, want ze hebben kunnen ontroeren. De kranten blij want we kunnen een ander licht werpen op de politieke meesterstrateeg. De sociale media blij want ze kunnen nog een keer tonen hoe slim ze wel zijn door het hele geval af te doen als een briljante mediazet.

Hoe ziek kun je zijn? Na de perikelen van de voorbije weken heeft de grootmeester zelf een mediacoup gepland en laten zien dat hij toch niet zo’n ijskonijn is. Dat hij ondanks alles gevoelens heeft.
Datzelfde weekend had ik als bij toeval ook nog Herman Brusselmans aan het woord gehoord. Voor een publiek van marketingmensen. Ook zo’n ongenaakbare, die in het echte leven eerder verlegen is, niet moet hebben van roepers en op een integere manier vertelde over zijn ambities, en de manier waarop hij die trachtte te koppelen aan zijn talent. Dat lukte alleen door hard te werken en dat was ook wat hij deed. Brusselmans deed het ver van de publieke opinie, in een relatief besloten groep. De Wever overkwam het voor de spotlights. Maar in wezen ging het over hetzelfde: mensen die zich kwetsbaar opstellen en open vertellen over wat hen boeit, bindt en bezighoudt.
IK ZIE OVERAL EEN ROEP OM AUTHENTICITEIT, OM EERLIJKHEID. DE WEINIGE KEREN DAT HET DAN GEBEURT, ZIJN ER METEEN IDIOTEN DIE DENKEN DAAR IETS ACHTER TE MOETEN ZOEKEN
Ik heb ooit het genoegen gehad om mijnheer De Wever te mogen interviewen. Ja, ik zeg genoegen, gewoon omdat het dat ook was. Misschien niet voor hem, maar alleszins wel voor mij. Dat heeft niets te maken met zijn en mijn politieke voorkeuren. Maar alles met de eruditie, de belezenheid en de diepgang van die mens.
Anderhalf uur lang, meer tijd kreeg ik niet. Meer tijd had ik ook niet meteen nodig. Het was zo al zenuwslopend genoeg. Het interview mocht niet over politiek gaan (niet van hem maar van de opdrachtgever!) maar wel over al het andere. Dat heeft mij dan weer een schimp opgeleverd van Tom Lanoye, die mij maar een tweederangsjournalist vond (ik ben zelfs dat niet, ik heb daarvoor te veel respect voor echte journalisten).
Ik heb toen een man ontmoet die ontzettend op zijn ‘qui vive’ was. Beleefd, lucide, met veel humor, maar niet bereid om het achterste van zijn tong te laten zien. Omdat hij als geen ander wist dat je daar vroeg of laat de rekening voor betaalt. Hij noemde dat toen ‘de wet van het schaap’: als je geschoren wordt (in de media) moet je blijven stilstaan, of er vloeit bloed.
WIE ZICH KWETSBAAR OPSTELT, IN EENDER WELKE OMSTANDIGHEID, ZOU MOETEN KUNNEN REKENEN OP EEN BEETJE MEDEDOGEN
U mag mij gerust naïef noemen, ik hoop ook dat ik dat blijf, maar ik kan er met mijn verstand niet bij dat cynische, slimmigaards in de anekdote van die middag een verkapte poging zien om het kiespubliek weer voor zich te winnen. Hoe erg is het gesteld met de wereld wanneer men mensen ervan verdenkt het verdriet over de dood van hun vader te exploiteren?
Ik zie overal een roep om authenticiteit, om eerlijkheid. De weinige keren dat het dan gebeurt, zijn er meteen idioten die denken daar iets achter te moeten zoeken. Wie zich kwetsbaar opstelt, in eender welke omstandigheid, zou moeten kunnen rekenen op een beetje mededogen. Of minstens op een soort delicate beleefdheid, die zich ver houdt van cynisme. Het vergt moed om eerlijk en open te zijn. In plaats van er schamper over te doen, zou dat met de gepaste sereniteit mogen benaderd worden. Meer is het niet.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN DE WEVER A VISAGE HUMAIN
Il est rassurant de constater que le farouche Bart De Wever cache un visage humain et une réelle sensibilité derrière un masque austère et éternellement courroucé.


mercredi 28 septembre 2016

Débat Trump - Clinton: après le show, la course et les sondages repartent


Le Vif
Hillary Clinton est apparue requinquée mardi au lendemain d'un débat tendu qui l'a remise en selle face à Donald Trump, décochant de nouvelles piques à son adversaire, reparti comme elle vers des Etats-clés de l'élection présidentielle de novembre. 


Les deux candidats à la Maison Blanche se serrent la main, en conclusion de leur débat télévisé, le 27 septembre 2016© Reuters 

Les deux camps criaient victoire mardi matin, mais avec plus de conviction chez Hillary Clinton, qui a montré après sa pneumonie et deux semaines de quasi-absence qu'elle était en forme et n'avait rien perdu de sa vigueur, le républicain n'ayant pas réussi à la déstabiliser.
Tout sourire dans l'avion qui devait l'emmener en Caroline du Nord, Mme Clinton s'est félicité d'avoir vécu "un très grand moment" lundi soir, exposant son programme "sans véritable proposition de (son) opposant". "Tout le monde a pu voir son attitude, son tempérament, son comportement sur le plateau et les gens ont pu en tirer leurs conclusions", a-t-elle estimé.
Visiblement ravie, elle n'a pas manqué de moucher son adversaire, qui l'avait accusée de manquer "d'énergie" et s'était plaint après le débat d'avoir eu un mauvais micro. "Si on se plaint du micro, c'est qu'on ne passe pas une bonne soirée", a lancé Mme Clinton.
'MANQUE DE CARBURANT'
"Et avec cette tendance à renifler, à boire plein d'eau et à agripper le pupitre, il a semblé vraiment en manque de carburant", a renchéri le président de son équipe de campagne, John Podesta.
Les prétendants à la succession de Barack Obama capitaliseront chacun sur l'émission, regardée par des dizaines de millions d'électeurs, lors de meetings en Caroline du Nord pour Hillary Clinton et en Floride pour Donald Trump, deux grands Etats où ils sont au coude-à-coude.
L'objectif reste de convaincre les Américains qui sont indécis à 42 jours du scrutin. Les sondages montraient auparavant un resserrement de la course, Hillary Clinton recueillant 43% des intentions de vote contre 41,5% pour Donald Trump, selon la moyenne calculée par le site Real Clear Politics.
Le milliardaire populiste a fait passer son message durant les 90 minutes d'échanges, reléguant sa rivale au rang des professionnels de la politique, au bilan lamentable. "Hillary a de l'expérience, mais de la mauvaise expérience", a-t-il dit.
Sa directrice de campagne, Kellyanne Conway, s'est félicitée qu'il ait été "poli et un gentleman à son égard, notamment à la fin lorsqu'il a retenu le plus grand des coups possibles".
'PLUS FORT LA PROCHAINE FOIS'
Donald Trump a en effet annoncé sur scène qu'il avait finalement décidé de ne pas dire "quelque chose d'extrêmement dur contre Hillary et sa famille", une allusion aux frasques sexuelles de Bill Clinton. Il a semblé sur la défensive mardi, promettant sur Fox News que "la prochaine fois", il "taperait plus fort".
Lors du débat, le milliardaire, ancien organisateur de Miss Univers, est tombé dans un piège tendu par la candidate qui lui a rappelé ses critiques de la gagnante du concours 1996 parce qu'elle avait pris du poids, Trump la qualifiant de "Miss Piggy" ("Miss Peggy la cochonne").
Au lieu d'ignorer la polémique, Donald Trump est revenu à la charge mardi affirmant sur Fox que l'ancienne Miss "avait beaucoup grossi, c'était un vrai problème".
La candidate de bientôt 69 ans était venue préparée, glissant des saillies visiblement répétées, puisant dans le passé de "Donald" et profitant d'une partie internationale pour démontrer sa connaissance des dossiers.
L'objectif de l'ancienne secrétaire d'Etat, jugée indigne de confiance par quelque 60% des Américains, était aussi d'adoucir son image; elle est donc restée impassible, droite, souriante. Celle qui s'est souvent vu reprocher de crier en meetings a refusé tout pugilat, laissant Donald Trump l'interrompre.
Le républicain est apparu relativement discipliné mais plus véhément qu'elle.
Focalisé sur la conquête des électeurs de la classe moyenne, le populiste a emprunté aux registres de la droite et de la gauche pour dénoncer les effets nocifs de la mondialisation, plaçant Clinton sur la défensive.
Mais il s'est retrouvé dans l'embarras plusieurs fois, notamment sur son refus de publier sa feuille d'impôts.
CLINTON DOMINE LE PREMIER DÉBAT, MAIS LES RETOMBÉES SONT INCERTAINES
Mieux préparée, calme tout du long, Hillary Clinton a dominé lundi soir le premier débat présidentiel américain face à Donald Trump selon de nombreux commentateurs, mais l'impact sur les sondages, extrêmement serrés à six semaines de l'élection, pourrait être limité.
Mardi, les deux camps se disaient satisfaits de leur performance, après un débat très tendu.
Les deux candidats à la Maison Blanche, aux parcours aux antipodes, se sont affrontés sur leur vision pour l'avenir, sur l'économie, la sécurité, la politique étrangère, et d'autre sujets qui leur collent à la peau comme la déclaration d'impôts de Trump --qu'il refuse de rendre publique-- ou les emails effacés d'Hillary Clinton.
"Nous avons passé un très bon moment la nuit dernière", a commenté mardi l'ex-Première dame dans son avion, en repartant en campagne en Caroline du Nord (sud-est). "Je pense que les gens ont vu des différences claires entre nous".
Le milliardaire, qui a déclaré à l'AFP que cela s'était "très bien passé" pour lui, s'est vanté sur Twitter d'avoir gagné "tous les sondages" sur le débat, sauf "le petit" de CNN. La chaine d'informations en continu a interrogé 521 électeurs et donné la candidate démocrate gagnante, à 62% contre 27%. Un sondage en ligne de CNBC donnait à l'inverse Mme Clinton à 35%, son adversaire républicain à 65%.
CLINTON PLUS INFORMÉE
"Clinton était de loin la débatteuse la plus informée et habile", a déclaré à l'AFP Steffen Schmidt, professeur de sciences politiques à l'université de l'Etat de l'Iowa. Mais "Trump n'a pas explosé, et il s'est montré plus présidentiel qu'attendu sauf à la fin".
La performance d'Hillary Clinton était excellente et elle est "restée concentrée sur son message", a aussi estimé Michael Heaney, de l'université du Michigan.
Selon lui, elle avait davantage de répartie que son adversaire, sur la défensive et moins bien préparé, qui s'est souvent limité à des généralités sur les dossiers et a multiplié les attaques personnelles.
A la fin du débat, M. Trump a notamment affirmé que Mme Clinton n'avait "pas l'énergie (...) Pour être président de ce pays, vous avez besoin d'une énergie phénoménale".
"Quand il aura voyagé dans 112 pays et négocié un accord de paix, un cessez-le-feu, la libération de dissidents (...) ou même qu'il aura passé 11 heures à témoigner devant une commission au Congrès, il pourra me parler d'énergie", a rétorqué calmement Hillary Clinton.
"Vous n'avez pas tant vu une performance parfaite d'Hillary Clinton qu'une performance aussi imparfaite que possible de son opposant", a aussi estimé John Hudak, de la Brookings Institution à Washington. "Clinton a dominé du début à la fin", a-t-il dit à l'AFP.
Ce premier débat présidentiel a été regardé par des dizaines de millions d'Américains, dans une élection extrêmement polarisée, où les deux candidats sont au coude à coude à six semaines de l'élection du 8 novembre.
Une majorité des électeurs américains n'aiment ni Hillary Clinton ni Donald Trump, et beaucoup restent encore indécis.
Minimisant les attentes sur l'impact de ce premier débat présidentiel, le vice-président potentiel de Mme Clinton, Tim Kaine, a estimé mardi qu'il ferait "une petite différence. Mais nous devons convaincre tous les jours", a-t-il déclaré sur MSNBC.
"C'était un débat extrêmement important pour les deux candidats. Il aurait pu clairement changer la direction de la course, je ne pense pas qu'il le fera", a commenté M. Heaney.
"Je ne pense pas que nous verrons un grand changement vers l'un ou l'autre des candidats", a-t-il ajouté.
Mme Clinton est donnée gagnante de la présidentielle, mais les enquêtes d'opinion se sont récemment resserrés. Son avance dans les sondages nationaux, dans une course à quatre incluant deux petits candidats, a fondu de quelque 7 points en moyenne début août à 1,6 aujourd'hui. Et ils se sont aussi resserrés dans plusieurs Etats clés, où se décidera l'élection.
Deux autres débats présidentiels sont prévus les 9 et 19 octobre. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DUEL MUSCLÉ, CATCH MEDIATIQUE  MAIS « IMPACT LIMITÉ SUR LES SONDAGES » 

« Mieux préparée, calme tout du long, Hillary Clinton a dominé lundi soir le premier débat présidentiel américain face à Donald Trump selon de nombreux commentateurs, mais l'impact sur les sondages, extrêmement serrés à six semaines de l'élection, pourrait être limité. »
Toute de rouge vêtue, Hillary n’a cessé de sourire ; Donald en cravate bleu électrique n’a pas desserré les dents.
Confiant, décidé, volontaire, cherchant la confrontation, déterminé, tourné vers l’action, pragmatique, agressif, de parfaite mauvaise, parlant sans détours, pressant, abrupt, dominateur, insistant, défiant, cynique, vindicatif, charismatique mais sans vision ni programme, Trump est apparu comme un leader naturel, autoritaire passionné, doué d’une présence imposante.
Plus intense et plus direct mais beaucoup moins professionnel que Hillary, Donald Trump a dégagé une énergie phénoménale. Cet américain upper-middle class, hyper dynamique et petit fils d’immigrant allemand (on l’a peu dit) devrait remporter les suffrages de l’Amérique WASP déstabilisée par les années Clinton-Obama. Individualiste, acharné, brasseur d’affaires ne s’embarrant pas de scrupules, Donald Trump envisage la présidence sous un angle nouveau qui devrait plaire à l’Américain moyen misogyne, puritain, individualiste et peu scrupuleux, détestant payer l’impôt de solidarité.  Fanfaron, avec obstination, bluffant Hillary de toutes sortes de façons, il n’hésita pas à faire preuve de bravades pour dominer son adversaire de façon agressive, lui faire comprendre de façon claire et non ambiguë qu’il entend bien être demain aux commandes.
Il a offert à l’électorat de droite déboussolé une image dure, inflexible de capitaine courageux, d’homme de caractère. Hillary, l’avocate la plus douée de sa génération, bosseuse, dévoreuse de dossiers et éternelle première de classe n’a pas sourcillé. Elle a même carrément dominé le débat par sa compétence et sa détermination souriante et tranquille montrant qu’elle n’avait pas peur de l’ogre et tycoon de l’immobilier. Toutefois Hillary en habit de lumière, élégante et franche n’a pas réussi encore à assener le coup de grâce au taureau déchaîné.
Une seule question demeure donc et elle est essentielle : la digue Clinton est-elle capable de retenir et de briser la vague Trump qui déferle sur l’Amérique comme un formidable tsunami ?  
MG


mardi 27 septembre 2016

Syrie : Alep croule sous les bombardements et manque de tout

•Par Etienne Jacob, AFP agence et Figaro


La pénurie guette la ville syrienne touchée depuis jeudi soir par d'intenses attaques du régime syrien et de la Russie, désormais accusés de «crimes de guerre» par les Occidentaux.
«Bombarder des civils, ce n'est pas la guerre, c'est un crime». Dans plusieurs villes françaises ce week-end, Handicap international organisait sa 22e pyramide de chaussures. L'association fustige notamment l'utilisation d'armes explosives durant cette guerre: mines antipersonnel, sous-munitions, missiles, roquettes, etc. Une pétition a d'ailleurs été mise en place pour dénoncer les bombardements civils, réunissant près de 30.000 signatures.
À plusieurs milliers de kilomètres, Alep a été la cible de nouvelles frappes aériennes lundi. L'aide humanitaire se fait quant à elle de plus en plus rare. Ces attaques ont fait suite à une semaine d'escalade dans les bombardements, consécutive à la fin d'un cessez-le-feu qui a tenu une semaine. Jeudi, l'armée syrienne a lancé une nouvelle offensive pour tenter de reconquérir la totalité de la ville. Depuis, 128 personnes ont été tuées, en très grande majorité des civils, selonl'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
LES PÉNURIES S'AGGRAVENT
Des «dizaines de raids» ont été menés par les avions russes et du régime à partir de dimanche minuit sur l'est de la ville contrôlé par les rebelles. Ils se sont intensifiés à l'aube, provoquant d'importants incendies, selon le correspondant de l'AFP. Parmi les morts figurent vingt enfants et neuf femmes, a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. En outre, 36 civils ont été tués dans les zones rurales de la province d'Alep et environ 400 blessés sur l'ensemble de la province, selon lui.
Les 250.000 habitants des quartiers rebelles d'Alep ne reçoivent plus d'aide de l'extérieur depuis pratiquement deux mois et sont privés depuis samedi d'eau à cause des bombardements, affirme l'Unicef. Les hôpitaux «font face à une très forte pression en raison du nombre élevé de blessés et du manque de sang disponible lié en partie à l'absence de chirurgiens spécialisés dans les transfusions», a indiqué une source médicale à l'AFP. «De ce fait, les blessés les plus sérieux sont immédiatement amputés».
Côté nourriture, le prix de sept portions de pain arabe est passé de 350 livres syriennes (70 cents) la semaine dernière contre 500 LS (1 dollar) avant l'offensive. Certains produits de base, comme le sucre, ne sont plus disponibles. Les associations caritatives ont en outre arrêté depuis vendredi les distributions de repas à base de riz ou de lentilles de peur des bombardements. L'un d'eux a frappé une file d'habitants attendant d'être servis, selon l'AFP.
IMPASSE SUR LA PAIX
À New York, les pays occidentaux ont mis Moscou en accusation au cours d'une réunion d'urgence qui s'est tenue dimanche soir au Conseil de sécurité de l'ONU. «Ce que la Russie soutient et fait (à Alep), ce n'est pas de la lutte antiterrorisme, c'est de la barbarie», a lancé l'ambassadrice américaine Samantha Power. «Des crimes de guerre sont commis» à Alep et ils «ne peuvent pas rester impunis», a affirmé l'ambassadeur français François Delattre. Il a accusé Damas et Moscou de poursuivre une solution militaire en Syrie et de se servir des négociations comme d'un «écran de fumée».
L'ambassadeur russe, Vitali Tchourkine, a rejeté la responsabilité de l'impasse sur la coalition internationale conduite par Washington. «Des centaines de groupes ont été armés, le pays a été bombardé sans discernement», a-t-il assuré. «Dans ces conditions ramener la paix est désormais une tâche presque impossible.» Il a également répété les conditions posées par Moscou, notamment la nécessité de séparer opposition modérée et groupes extrémistes comme l'ex-Front Al Nosra.
L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft a évoqué une saisine de la Cour pénale internationale, compétente pour les crimes de guerre. Mais la dernière tentative du Conseil pour le faire s'était soldée par un veto russe. Dans ce contexte, l'appel lancé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour «mettre fin au cauchemar» en Syrie a peu de chances d'être entendu cette semaine.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«BOMBARDER DES CIVILS, CE N'EST PAS LA GUERRE, C'EST UN CRIME»


Picasso Guernica. (juin 1937)
« Les 250.000 habitants des quartiers rebelles d'Alep ne reçoivent plus d'aide de l'extérieur depuis pratiquement deux mois et sont privés depuis samedi d'eau à cause des bombardements »
Je n’ai pas regardé le débat télévisé du siècle mais j’ai vu en revanche l’émission Panorama de la BBC qui montre les insoutenables souffrances des malheureux habitants d’Alep. Les médecins spécialisés, les pharmaciens ont fui la ville pour les chemins incertains de l’exil depuis longtemps. Les plus démunis sont restés
dans cet enfer dantesque . «Des crimes de guerre sont commis» à Alep et ils «ne peuvent pas rester impunis», a affirmé l'ambassadeur français François Delattre.
Pauvres gens.
MG

lundi 26 septembre 2016

Le centre de la RDC s'enfonce dans la violence


© Xinhua


Le Vif
De nombreuses personnes ont été tuées jeudi et vendredi dans des troubles à Kananga, dans le centre de la République démocratique du Congo, où des partisans d'un chef coutumier tué en août par les forces de l'ordre ont attaqué l'aéroport, selon des sources concordantes.


"Il y a eu du grabuge à Kananga, mais le calme est revenu en fin d'après-midi", a assuré à l'AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.
Selon des bilans contradictoires compilés par l'AFP, les heurts ont fait au moins dix morts et peut-être plusieurs dizaines.
"Nous avons enregistré sept morts du côté de l'armée et 40 dans les rangs des assaillants, miliciens du chef Kamwena Nsapu", a déclaré sous le couvert de l'anonymat un membre du cabinet du gouverneur de la province du Kasaï-Central, dont Kananga est la capitale.
Interrogé sur ce bilan de plusieurs dizaines de morts, M. Mende a déclaré: "Le calme est revenu, peut-être à ce prix-là". "Nous sommes en réunion d'évaluation" pour faire toute la lumière sur cette affaire, a-t-il ajouté.
Selon une source militaire occidentale, "il y a eu certainement plus de dix morts", mais "on est en dessous de vingt".
La situation est restée confuse toute la journée à Kananga et l'enchaînement des événements était difficile à retracer depuis les premiers affrontements de la veille.
Néanmoins, selon des sources concordantes, les rebelles ont réussi à prendre le contrôle de l'aéroport. M. Mende a indiqué qu'une hôtesse de la compagnie aérienne publique nationale Congo Airways avait été tuée.
Le porte-parole du gouvernement a assuré que les forces loyalistes avait repris le contrôle de l'aéroport, en bordure de quartiers habités dans l'ouest de la ville.
Deux journalistes et un responsable d'ONG locaux joints par téléphone de Kinshasa ont affirmé le contraire, précisant que les soldats encerclaient l'aéroport mais n'étaient pas parvenus à y reprendre pied.
Le doute persistait pour la source militaire occidentale, selon qui "l'aéroport serait sous le contrôle de l'armée", mais celle-ci ne semblerait pas contrôler tous les quartiers alentour.
Selon cette source, des renforts de l'armée dépêchés par voie terrestre étaient attendus dans la ville mais on ne pouvait dire avec précision quand ils arriveraient compte tenu de l'état "catastrophique" des routes de la région, dépourvue d'infrastructures de base comme pratiquement tout le reste du pays.
Les sources locales jointes par l'AFP craignaient une reprise des affrontements samedi dès l'aube.
Médecin dans la force de l'âge, le chef de la tribu Kamwena Nsapu - dont on ignore l'état-civil exact - a été tué dans une opération de police en août.
Revenu dans le pays en avril après avoir habité un certain temps en Afrique du Sud, selon les informations disponibles, il a commencé à contester le pouvoir central et ses représentants locaux (gouverneur provincial, forces de police...)
A la suite de ce qu'il a présenté comme le viol de sa femme et la désacralisation de ses attributs tribaux par des "Rwandais" (éléments rwandophones de l'armée régulière originaires de l'Est de la RDC), le chef Kamwena Nsapu a lancé un appel à l'insurrection et à la "libération du Congo" dans un appel audio qui lui est attribué et qui circule sur les réseaux sociaux.
Dans la tradition luba (l'ethnie du chef Kamwena Nsapu), le viol d'une femme n'implique pas forcément un acte sexuel mais le fait de toucher une femme mariée, qui plus est à un chef.
Selon les sources interrogées par l'AFP à Kananga, un fort sentiment "anti-rwandais" s'exprimait en ville depuis 48 heures.
L'aéroport de Kananga est pratiquement le seul moyen de désenclaver un ville et une région extrêmement reculée du pays.
Kananga est une ville historiquement rebelle au Congo. Dans les premiers jours de l'indépendance du pays en 1960, la ville, qui s'appelait alors Luluabourg, avait été la capitale d'une éphémère République kasaïenne. 


REYNDERS RÉCLAME UNE ENQUÊTE INDÉPENDANTE SUR LES VIOLENCES AU CONGO
Le Vif
Source: Belga 

© Belga Image 

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a réitéré vendredi sa "profonde préoccupation à l'égard du climat de violence en République Démocratique du Congo" et exhorté tous les acteurs à ne pas faire usage de violence. Il a rappelé la responsabilité première des forces de sécurité pour maintenir l'ordre public de manière proportionnée.

Face à la gravité des faits qui se sont produits cette semaine, il a par ailleurs appelé au lancement sans délai d'une enquête indépendante. "La Belgique demande à ce que la responsabilité individuelle des personnes impliquées dans les faits de cette semaine soit examinée", a-t-il indiqué vendredi par voie de communiqué.
Pour le ministre des Affaires étrangères, une solution à la crise ne peut être trouvée que "de manière pacifique, par un dialogue réellement inclusif et dans le respect de la Constitution". La Constitution congolaise interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter. Son mandat expire le 19 décembre mais le chef de l'Etat ne semble pas vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.
En Flandre, des voix se font entendre en faveur d'une plus grande fermeté de la Belgique à l'égard du régime du président Kabila. Aux yeux de la N-VA, parti de la coalition fédérale, la Belgique doit adopter un discours clair: le temps du président Kabila est révolu et celui-ci ne peut briguer un troisième mandat. "L'appel initial au calme et à la retenue du gouvernement belge est compréhensible: nous ne voulons pas mettre en danger nos propres concitoyens au Congo. Mais cela ne doit pas nous empêcher d'avoir une position claire: la République démocratique du Congo a droit à un avenir sans Kabila", a déclaré le député Peter Luyckx dans un communiqué.
L'organisation flamande 11.11.11 demande au chef de la diplomatie belge d'en faire plus. L'enquête doit être menée par des rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, réclame-t-elle. La Belgique doit également s'engager en faveur de sanctions individuelles prises par l'Union européenne contre les auteurs de la répression. Le 20 juillet, le parlement fédéral a voté une résolution pressant la RDC d'organiser des élections dans le respect de sa Constitution.
Le texte demande au gouvernement de geler l'aide bilatérale directe au Congo si la date des élections prévue par la Constitution n'est pas respectée. Le parlement envisage des sanctions ciblées (interdictions d'entrée sur le territoire et gels d'avoirs) à l'encontre d'auteurs de violences et de violations des droits de l'homme.
Il demande au gouvernement de plaider pour de telles initiatives sur la scène européenne et internationale, sans exclure la Belgique puisqu'il est précisé, au terme d'un compromis entre majorité et opposition, que le gouvernement ne doit "pas hésiter à instaurer lui-même de telles sanctions". Un député de l'opposition avait alors fait remarquer que des hauts responsables congolais possédaient des avoirs en Belgique.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NO COMMENT
Le Congo s’embrase et la NVA s’en mêle…Reynders, notre ministre des affaires étrangères, semble très mal pris dans cette affaire qui ne tardera pas à faire de gros titres dans les médias.  Colette Braeckman explique pourquoi et comment «  le Congo est dans l’impasse ».
« Plus que jamais s’impose la nécessité de renforcer la médiation. La Belgique pourrait-elle proposer ses bons offices ? »


ET POURQUOI PAS UNE AIDE BELGE À LA MÉDIATION?
Le carnetde Colette Braeckman, Le Soir

Recueillement ? Crainte de nouvelles violences ? Divergences et incertitudes …Alors que le dialogue national, censé résoudre la crise politique aurait dû se terminer en cette fin de semaine, le Congo est dans l’impasse : l’Eglise catholique a annoncé qu’elle suspendait sa participation, estimant qu’il serait plus judicieux de rechercher un consensus plus large. De son côté, Vital Kamerhe, co-modérateur du dialogue pour le compte d’une partie de l’opposition, a également préconisé de reporter la poursuite des travaux, espérant toujours convaincre les deux grands absents, Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, de rejoindre les négociateurs actuels. On en est loin : l’ancien gouverneur du Katanga, qui n’a toujours pas regagné son pays, a lancé un appel tous azimuts afin que soit établie une commission d’enquête internationale qui établirait, de manière indiscutable, les faits et les responsabilités dans les violences meurtrières du début de la semaine. Exprimant sa « profonde préoccupation », Didier Reynders ne dit pas autre chose : au vu de la « gravité des faits », il a demandé que « soit examinée la responsabilité des personnes impliquées. » Il est évident que de nombreuses questions subsistent : outre le nombre exact de morts et de blessés, on ignore qui a donné à la garde républicaine l’ordre d’intervenir en ouvrant le feu, tout comme on se demande à qui obéissaient les casseurs qui ont dépassé les partis politiques….
Plus que jamais s’impose la nécessité de renforcer la médiation. La Belgique pourrait-elle proposer ses bons offices ? Alors que le torchon brûle entre Kinshasa et l’émissaire américain Thomas Periello, comme avec François Hollande depuis sa condamnation unilatérale des autorités congolaises, le ministre Didier Reynders a toujours observé une position aussi ferme qu’équilibrée : il a rencontré le président Kabila à maintes reprises, mais aussi accueilli à Genval la vaste rencontre de l’opposition où Tshisekedi fut choisi comme chef de file…
En marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre reconnaît qu’il a multiplié les contacts, avec tous les « envoyés spéciaux » dans les Grands Lacs mais aussi avec de nombreux chefs d’Etat africains dont les présidents Kagame et Museveni « Je n’ai pratiquement parlé que du Congo » reconnaît Didier Reynders qui n’a cependant pas été informé de la présence du président Kabila aux Etats Unis. Le ministre estime lui aussi qu’il faut « fixer une nouvelle date pour les élections et l’entourer d’un maximum de garanties » et, auparavant, « élargir le dialogue à des personnalités comme Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi ». Si elle devait proposer ses bons offices, la Belgique, devra cependant veiller à ne pas heurter les susceptibilités régionales : «c’est l’Union africaine qui doit rester en première ligne » rappelle Didier Reynders qui pose cependant un préalable à toute initiative : « le Bureau des Droits de l’homme de l’ONU doit pouvoir avoir accès à tous les sites, à toutes les informations, être à même de déterminer toutes les responsabilités… »


vendredi 23 septembre 2016

Non, les migrants ne sont pas un fardeau !


Par Marc Mézard, Physicien 

 
Une Syrienne et sa fille, à leur arrivée à Lesbos, en Grèce, le 18 juin 2015. Photo Louisa Gouliamaki. AFP

C’est parce que l’extrême droite a réussi à imposer l’idée que l’immigration était un problème que les migrants sont rejetés par les Européens. Et si l’on changeait d’angle et qu’on y voyait plutôt une force ?
Non, les migrants ne sont pas un fardeau !
L’arrivée massive de migrants s’impose comme l’une des questions majeures dans l’Europe des années à venir. Les journaux s’affolent, les compteurs explosent, les bureaux d’études s’inquiètent : cette année, le nombre de migrants traversant la Méditerranée pour rejoindre l’Europe pourrait même atteindre le chiffre de 100 000. Cent mille personnes qui arrivent sur un territoire peuplé de 500 millions d’habitants… Et ce serait un problème que d’accueillir une personne pour 5000 habitants, dans l’Europe d’aujourd’hui ?
Si nous percevons cette question comme un problème, c’est parce que nous sommes aveuglés par les thèses des partis d’extrême droite. Depuis plusieurs décennies, ils ont réussi à instiller dans tous les esprits - y compris hélas dans ceux des hommes politiques de tous bords aveuglés par l’enjeu de court terme de la prochaine élection - une vision faussée des migrants, nourrie par la peur.
Que s’est-il donc passé au cours des trois dernières décennies pour que notre regard change à ce point ? Avons-nous oublié la mobilisation pour les boat people et la démarche conjointe, en juin 1979, des philosophes Sartre et Aron, réconciliés autour de cet enjeu, lorsqu’ils vinrent demander au président Giscard d’Estaing un accueil décent pour les réfugiés du Vietnam ?
Certes, la situation économique a bien changé depuis les années 70, et la montée du chômage de masse a contribué à alimenter la peur de l’immigration. Pourtant, craindre ainsi l’arrivée des migrants, c’est ignorer que, dans les sociétés modernes, les ressources ne sont pas un gâteau à partager, mais qu’elles sont bien plutôt créées par les hommes, à partir de leurs propres idées, de leurs propres inventions, de leurs propres besoins : les terres d’immigration sont bien souvent des terres d’avenir - que l’on songe à la Californie.
Non, les migrants ne viennent pas nous envahir, ni manger notre pain, ni prendre notre travail, ni piller nos ressources. Ce sont des êtres humains dignes, extraordinairement courageux, qui ont dû abandonner leur pays d’origine, face à la situation désespérée qui y a été créée par la guerre ; ce sont donc très majoritairement des hommes et des femmes confiants dans nos démocraties, et des adversaires résolus de ces obscurantistes qui, chez eux, alimentent les conflits qui les font fuir. De plus, à l’instar des précédentes générations de migrants qui ont enrichi notre pays au cours des siècles précédents, ils représentent, pour l’Europe de 2050, un immense potentiel d’idées, de volontés, d’énergies et de ressources. Est-il besoin de rappeler le nom de tous ces immigrés qui ont construit la France d’aujourd’hui et dont la liste prendrait des volumes ? On y trouve des scientifiques comme Marie Curie, Georges Charpak, Alexandre Grothendieck, des écrivains tels que Samuel Beckett ou Milan Kundera, des artistes comme Pablo Picasso ou Marc Chagall, sans parler des chefs d’industrie, des sportifs, des hommes politiques, et tous ceux qui, sans faire la une des journaux, ont su créer leur propre territoire d’insertion.
Les chercheurs le savent bien : face à une question difficile, c’est bien souvent grâce à une modification radicale de l’angle d’approche que commence à naître une voie vers la solution. Ainsi, modifier le regard que nous portons sur ces migrants, et considérer qu’ils ne sont pas unfardeau à subir ou à partager, mais bien plutôt une force pour l’Europe, tel me semble être le point de départ indispensable aujourd’hui. Alors, seulement, pourra être initiée la complexe mise en place de structures d’accueil pour ces hommes et ces femmes, en leur faisant confiance, en les laissant travailler et s’organiser. C’est en éliminant cette vision faussée sur l’immigration - tel un poison qui a pénétré à notre insu au cœur des pays européens - que nous ouvrirons un futur à nos sociétés. Ainsi peut-être parviendrons-nous alors à leur donner à nouveau un sens et redeviendrons-nous également un peu plus humains. Il y a urgence. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DIABOLISATION OU ANGELISME ? 

Pardon lecteur de radoter en remettant en permanence
les mêmes 45 tours usés mais…
« Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle?»
«Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance. De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu'il le vit.
Il s'approcha et banda ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d'argent, les donna à l'aubergiste et dit: 'Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.'
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?»
«C'est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»
Tout est dit jusqu’à la fin des temps. Sauf peut-être ceci : le prêtre qui détourne les yeux est un religieux, le lévite qui éloigne son regard est une espèce d’officiant religieux  chanteur. Et le Samaritain ? Pour les Juifs de l’époque, les Samaritains étaient des moins que rien. Apparemment selon Jésus il n’en serait rien rien. Tout, toujours est paradoxe avec lui : les premiers seront les derniers etc. Et avec nous ?
Quel rapport avec cet article? Mais voyons…La diabolisation du migrant est aussi insensée que sa béatification. Il faut raison garder. Surtout il faut raison utiliser.  La population européenne est en déclin démographique et culturel. Elle a besoin de sang neuf pour se revigorer et les immigrés qui laissent tout derrière eux sont gens de caractère et de volonté. Mais il faut -ce qu’on a trop négligé- les encadrer, leurs apprendre la langue et les valeurs du pays d’accueil sans gommer l’héritage du pays d’origine qu’ils trainent dans leur maigre bagage.  On ne saurait accueillir tout le monde et ceci n’est pas faux même si un Sarko le dit et le répète. Rocard idole de la gauche française l’avait dit avant lui.  Le plus gros défaut de l’Europe, et Dieu sait si elle en a, c’est de ne pas avoir de politique d’immigration et d’accueil commune, cohérente, ferme mais humaine. Il ne s’agit pas d’accueillir des criminels, des voyous ou des terroristes. Valls l’a rappelé, Sarko et lui sont issus tous deux de l’immigration et tant d’autres dans une infinité de domaines. Cela dit, il y a beaucoup de descendants d‘immigrés dans les prisons et la criminalité en général.  On ne saurait le nier ni le banaliser. L’enseignement a des torts mais il n’a pas tout faux. L’encadrement a manqué et continue à faire défaut. Le laxisme et la nonchalance des Européens a souvent dépassé les bornes. Merkel a dit « on y arrivera » mais n’ a jamais expliqué comment y arriver. C’est ce qu’on peut et doit lui/ nous reprocher. La colonisation fut un échec des soi-disant peuples civilisés ; l’accueil migratoire en est un autre. Est-ce une fatalité? Sûrement pas. C’est une faillite pédagogique de la part du monde politique. Au politique de se ressaisir et de proposer un plan d’attaque. On attend les propositions du Parlement et de la Commission européenne.
MG

WERK MAKEN VAN CONFEDERALISME


Letterlijk: de open brief van Bart De Wever
Bart De Wever is voorzitter van N-VA en publiceerde deze open brief op de website van zijn partij.
   

Voor wie er ooit aan twijfelde: de N-VA was, is én blijft een Vlaams-nationalistische partij. Van bij onze oprichting streven wij naar Vlaamse zelfstandigheid, en overtuigen we verkiezing na verkiezing steeds meer Vlamingen daarvan.
Begin 2014 tekenden duizenden N-VA-leden op een driedaags congres in Antwerpen het confederalisme uit: Vlaanderen en Wallonië gaan elk hun eigen weg en beslissen samen wat ze nog gemeenschappelijk willen doen.
Het confederalisme is de eerste volgende stap die wij willen zetten. Daarover zijn wij het allemaal eens. De vraag is: hoe kunnen wij dat realiseren? Hoe zorgen wij ervoor dat het confederalisme geen politieke fantasie blijft?
Wij moeten de Franstaligen in de positie van vragende partij krijgen. Wij moeten de Franstaligen uit hun kot lokken
Bij vorige staatshervormingen zaten de Franstaligen namelijk in een zetel. Zij waren 'demandeur de rien'. Zij vroegen niets. Dankzij de grendelgrondwet en veto's hoefden zij enkel te wachten tot de Vlamingen na ellenlange onderhandelingen wanhopig het bijltje erbij neerlegden. Vervolgens kwam er dan een staatshervorming die alles complexer maakte, Vlaanderen handenvol geld kostte en geen wezenlijke autonomie met zich meebracht.
In 2010 beukten wij met de N-VA 541 dagen lang tevergeefs in op een onwrikbare PS-burcht. Tot de andere Vlaamse partijen door de knieën gingen. Het resultaat was een dramatische staatshervorming en een door Franstaligen gedomineerde PS-regering die een desastreus beleid voerde voor Vlaanderen.
Ik heb toen gezworen: 'Dit nooit meer!' Wij moeten de rollen omdraaien. Wij moeten de Franstaligen in de positie van vragende partij krijgen. Wij moeten de Franstaligen uit hun kot lokken. En de enige manier om dat mogelijk te maken is door de macht te gebruiken die de Vlaamse kiezers ons gegeven hebben.
Wij voeren een beleid dat goed is voor Vlaanderen en waar de Vlamingen al decennia om vragen. Laurette Onkelinx spreekt niet voor niets over 'la flamandisation'. En vroeg of laat zal de druk op de PS onhoudbaar worden. Misschien niet vandaag. Misschien niet morgen. Maar snel.
Vroeg of laat zal de druk op de PS onhoudbaar worden. Misschien niet vandaag. Misschien niet morgen. Maar snel
Die strategie is niet risicoloos. Maar op ons congres over de federale regeringsdeelname in de Lotto Arena kwamen we samen overeen: het is de beste strategie als we geen genoegen willen nemen met gemorrel in de marge maar de zaken echt fundamenteel willen veranderen.
Wanneer we de stap naar het confederalisme kunnen zetten, valt niet te voorspellen. Dat zal van de kiezer afhangen, en van niemand anders. Maar het grootste cadeau dat wij de PS kunnen schenken, is interne verdeeldheid.
We moeten eendrachtig en hard verder werken. Van deur tot deur, in gemeenteraden en parlementen, van Dorpsstraat tot Wetstraat, van De Panne tot Voeren. Laat uw stem horen. Zeg uw gedacht. Laat het knetteren. Maar twijfel nooit aan onze Vlaamse overtuiging. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DE WEVER:LA FIN DE L’INFAILLIBILITÉ DE BART 

Pour Bart De Wever le départ des inséparables (le vlexit ou la démission du duo des députés  Vuye/Wouters) correspond au scénario du pire. « De Wever is zijn aura van onfeilbaarheid kwijt”
Jan Segers écrit dans Het Latste Nieuws que Bart aurait « perdu son aura d’infaillibilité et d’invulnérabilité. »
Mais il serait toutefois prématuré de faire imprimer les faire parts du décès politique de l’homme fort d’Anvers.
Il est évidemment très paradoxal que le grand timonier flamand se sente obligé de déclarer haut et fort son amour pour une Flandre libre et  indépendante de préférence. Sa lettre ouverte exprime un aveu de faiblesse, de désorientation, d’extrême agacement surtout.
“Is de gids het noorden kwijt?”
Depuis dix ans il pratique son art politique dans une sorte d’ état de grâce qu’ont connu autrefois Guy Verhofstadt, Steve Stevaert ou Yves Leterme mais son règne s’avère plus long que celui de ses illustres prédécesseurs en glorieuse renommée. Cela fait quelque mois déjà qu’un vent de fronde agite la N-VA. Le grand manitou s’est retiré au bel étage de l’hôtel de ville d’Anvers. Le capitaine s’isole, et perd ainsi le contact avec ses équipages. Avec le départ des inséparables, le duo caricatural des professeurs d’université hyper nationalistes, le grand timonier semble carrément perdre le nord.
Plus qu’une fronde, c’est d’une rupture qu’il faut parler. Le Vlaams Belang jubile en silence.
L’orchestre joue mal et le chef a beau briser sa baguette de colère les fausses notes s’accumulent : plaidoyer sur l’état d’urgence, scepticisme à l’encontre du “on y arrivera » de Merkel, difficultés de gouverner le paquebot Belgique qui ne répond pas à la barre,  attentats, difficultés budgétaires, débat sécuritaire, Patriot Act à la belge etc.
Après douze ans de vaches grasses à la tête du parti, le temps des vaches maigres serait-il venu pour le pharaon de l’Escaut. Au siège du PS, bd de l’empereur on rit sous cape et on imagine qu’Elio sable le champagne. Il aurait toute raison de le faire. Pour Bart, un long chemin de croix commence.  Devant Ponce Pilate il plaide coupable, tout cela est de sa faute de sa très grande faute : Vuye a été forcé de prendre la porte pour avoir proclamé la bonne nouvelle évangélique plus haut et plus fort que son Seigneur.
“Bart De Wever beleeft zijn moeilijkste periode”. Van Cauwelaert évoquait à Ter Zake “zijn Egmont, jazelfs zij Schilzmoment”: autrement dit le début de la fin du barde inspiré.
Mais il serait prématuré de vendre la peu de l’ours…
Une tâche cyclopéenne l’attend : démontrer a ses propres troupes qu’il a eu raison de mettre le communautaire au frigo pour cinq ans et qu’il faudra sans doute prolonger ce délai de cinq nouvelles années après les élections de 2019. Car sa plus grande ambition est de mettre le Parti socialiste à terre et de le terrasser pour de bon comme l’archange saint Michel écrasa autrefois  Lucifer.
Di Rupo a été très clair: « le confederalisme? Jamais de la vie.”
La seule alternative sera donc de poursuivre l’alliance avec Charles Michel si l’électeur le veut bien. Mais l’électeur sait-il seulement ce qu’il veut ?
Constatons, toujours avec l’éditoriliste du Laatste Nieuws, que cela est tout sauf évident : « In de peilingen is de regering-Michel haar comfortabele meerderheid na twee jaar al kwijt.” Et surtout, rien ne dit  que le CD&V, meurtri par la Suédoise, ait la moindre envie de la prolonger.
Vendre à son parti un gouvernement fédéral sans PS en guise de 7 ème réforme de l’Etat se révélera un exercice extrêmement périlleux.
Bart De Wever est apparu très soucieux devant les caméras de télévision qu’il a si souvent convoquées pour fanfaronner. Il sent que le vent tourne et qu’il est en train de perdre la main. A suivre donc et de très près. Un retour des socialistes au fédéral en 2019 aux côtés du MR ne relève absolument pas de la fiction politique. Mais trois ans en politique c’est un océan de temps. Tout peut arriver et comme disait André Cools c’est toujours l’imprévisible qui finit par se produire et s’imposer.
MG




mercredi 21 septembre 2016

Etterbeek : des élèves obligés de manger par terre faute de place4

Etterbeek : des élèves obligés de manger par terre faute de place
JULIEN THOMAS  la DH 



La grande majorité des enseignants de l’Athénée Royal Jean Absil, à Etterbeek, ont fait grève hier pour témoigner de leur ras-le-bol.
"Aux intercours, cela devient difficile d’avancer dans les couloirs. Il y a des embouteillages, tellement il y a du monde. Il y a un problème !", insiste Carine Hanchir, professeure et déléguée syndicale CGSP, le syndicat majoritaire au sein de l’Athénée Royal Jean Absil. Ce mardi, l’enseignante de cette école secondaire située à Etterbeek a fait grève en compagnie de l’écrasante majorité de ses collègues - seuls 20 professeurs sur 110 donnant cours - pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail au sein de l’établissement.
"Quatre nouvelles classes de première année ont été créées en deux ans, soit deux l’an dernier et deux autres cette rentrée. C’est trop. Les espaces communs ne sont plus adaptés", souligne la déléguée syndicale CGSP. Autant de récentes créations de classes qui s’expliquent par la pression qu’exerce le manque de places sur les établissements dits de qualité, du moins ceux qui jouissent d’une excellente cote auprès des parents de la capitale. L’Athénée Royal Jean Absil se retrouve ainsi aujourd’hui victime de son succès.
Préaux, cours de récréation, salles de gymnastique, laboratoires, réfectoires ou encore toilettes sont aujourd’hui en nombre insuffisants pour répondre aux besoins. C’est que l’école compte aujourd’hui 1.236 élèves, contre à peine 800 élèves il y a encore quelques années. Pour la CGSP, il ne s’agit pas juste d’une ou deux toilettes qui manquent, puisque le bien-être et la sécurité des enfants seraient tout simplement menacés. "Le quotidien pour les élèves, c’est le stress et le boucan. Cela provoque des tensions, de l’agressivité, et parfois de la violence. La sécurité des élèves est menacée, notamment en cas d’incendie", explique le syndicat.
De manière générale , les tensions actuelles au sein de l’Athénée Jean Absil rappellent que la dégradation des conditions d’enseignement concerne désormais l’ensemble de la capitale. La pression scolaire est tellement forte sur les établissements du nord-ouest que de plus en plus de parents cherchent à inscrire leur enfant dans les écoles du sud, lesquelles ne parviennent donc plus à répondre à la demande.
"La saturation des classes dans les écoles, particulièrement dans le réseau libre et l’officiel subventionné, devient problématique. À terme, sans les créations d’école prévues, la situation peut devenir explosive", s’inquiète Fabrice Pinna, le secrétaire permanent CSC enseignement bruxellois.

"DES MONTANTS ONT ÉTÉ DÉBLOQUÉS"
Marie-Martine Schyns (CDH), ministre de l’Enseignement.
"On a une réunion avec la cheffe d’établissement et des représentants des enseignants le 4 octobre. Il y aura aussi une première réunion ce jeudi pour déjà mettre tout à plat. On est, depuis longtemps, au fait des difficultés au sein de l’Athénée Jean Absil. Plusieurs montants ont été débloqués pour les espaces communs. Il y a aussi un projet de réfectoire."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
A BRUXELLES, SUR 105 ÉCOLES SECONDAIRES, 89 PEUVENT ENCORE ACCUEILLIR DES ÉLÈVES ET IL RESTE, DANS LA CAPITALE, 1.544 PLACES LIBRES. 

Autrement dit, 89 écoles sur 105 refusent du monde. Pourquoi ? Tout simplement parce que les parents n’en veulent pas, à cause de leur absence de « qualité ». Conclusion : on a tort de parler d’un manque de financement, les moyens existent, l’argent est dépensé mais très mal investi. Les décrets successifs visant à installer la mixité sociale par la contrainte ont un effet pervers désastreux. Et le pacte d’excellence visant à réinstaurer la qualité se révèle un leurre. Chacun a dans son entourage plus ou moins proche connaît au moins un garçon ou une fille qui s’est vu(e) refuser arbitrairement l’école de son choix au bénéfice d’un bienheureux dont les chances de réussite sont ténues. Telle est la volonté des partis qui se veulent  progressistes. Le paradoxe c’est que les syndicats de la même tendance s’insurgent contre les conséquences délétères de cette politique (la fronde d’Absil). On aimerait un peu de cohérence. Surtout, on souhaiterait que le politique et les syndicats unissent leurs efforts et leurs forces pour instaurer enfin un système qui serait gagnant pour tous : élèves, enseignants et parents. Et pourquoi pas s’inspirer enfin de ce qui se fait en Finlande et les pays nordiques ? Mais non, on préfère copier le modèle français lequel détricote la magnifique école de la République. Un pays, une Communauté (en l’occurrence Wallobrux) qui néglige à ce point son enseignement ne saurait réussir, malgré l’ambition proclamée des plans Marshall qui se succèdent. Ajoutons que l’échec scolaire et le décrochage qui s’en suit ne sont pas tout à fait étrangers à la radicalisation des adolescents bruxellois frustrés issus de l’immigration. Tout le monde le sait mais le politique ne prend pas les mesures qui s’imposent, malgré une débauche de déclarations d’intention intempestives. On se souvient des promesses électorales de donner priorité absolue à l’éducation. Le PS a donné carte blanche à Joëlle Milquet que la justice a mise hors-jeu l’obligeant à confier sont méga chantier à la frêle Marie Martine Schyns dont le plus grand mérite est d’avoir enseigné le français dans le réseau libre.

On dira que je caricature et que je suis de mauvaise foi. J’en accepte l’augure. J’ai passé cinquante ans (de 1953 à 2013)  dans un enseignement dont le slogan était « la qualité ». J’y ai connu la qualité, comme élève, professeur et chef d’école.  Certes tout ne fut pas parfait mais j’en garde que de magnifiques souvenirs et suis désolé de ce qu’il devient
MG 



UNE VINGTAINE D’ÉLÈVES SONT TOUJOURS SANS ÉCOLE
Pierre Bouillon, Le Soir

UN EFFET DU DÉCRET INSCRIPTIONS.
Au dernier relevé (il date du 16 septembre), on comptait encore une vingtaine d’élèves « sans école ». On parle ici des enfants qui viennent de quitter le primaire et qui, en mars, devaient s’inscrire en 1re  secondaire. Comme tous les enfants de leur âge, ils ont pu mentionner sur leur formulaire d’inscription le ou les écoles de leur choix (on peut mentionner jusqu’à dix établissements).
Cette bulle va s’éteindre très vite (l’obligation scolaire, ça commence le 1er  septembre !…). A la Communauté française, on rappelle qu’il reste de la place dans 451 écoles (on comptabilise au total 16.133 places libres). A Bruxelles, sur 105 écoles secondaires, 89 peuvent encore accueillir des élèves et il reste, dans la capitale, 1.544 places libres.

Geert Bourgeois renonce à l'indépendance "façon 19e siècle"


Olivier Mouton, Walter Pauli
Source: Le Vif
Pour le ministre-président flamand (N-VA), le confédéralisme n'est plus une étape intermédiaire vers l'indépendance, mais bien une fin en soi. 


© BELGA 

Dans une interview croisée avec son collègue wallon Paul Magnette (PS), accordée au Vif/ L'Express et à Knack, le ministre-président flamand Geert Bourgeois ne laisse pas planer de doutes sur les ambitions communautaires de la N-VA. A la question de savoir quelles sont les ambitions institutionnelles de son parti pour 2019, il répond : "Nous dévoilerons la stratégie du parti plus tard. Vous connaissez notre programme. Mais je veux encore une fois insister sur le fait que le terme 'indépendance' qui se trouve dans nos statuts, ce n'est pas l'indépendance au sens du XIXe siècle. Une nation moderne fait partie d'un plus grand ensemble. En Belgique, il s'agit donc d'aller vers un confédéralisme avec des Etats fédérés ayant une capitale partagée et un maximum d'autonomie et de responsabilités."
Cela signifie que Bourgeois ne considère plus le confédéralisme comme une étape intermédiaire vers l'indépendance, mais bien que l'indépendance flamande correspond au fond à un confédéralisme "maximal", au sein de la Belgique. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE POURQUOI DU COMMENT

En vérité de quoi s’agit-il ?
Des sondages, bien évidemment.
Ils nous disent que si on votait aujourd’hui, il n’y aurait plus de majorité PS-CDH en Wallonie, ce qui ipso facto entraînerait une alliance MR-PS. Mais attention le PS mettrait alors le MR dans l’obligation de former une coalition avec le PS également  au fédéral,  éventuellement aussi à Bruxelles rejetant la N-VA dans l’opposition. Pour Bart De Wever, ce retour du PS au fédéral serait pire que tout.
Sa bête noire, ce ne sont pas les Wallons mais c’est le PS,  on l’a compris.
D’où son empressement à négocier un gouvernement Michel 2, trois ans avant les élections de 2019.
Mais attention l’arrière-garde nationaliste de la N-VA ne l’entend pas de cette oreille. Bart De Wever n’en a cure, les sondages, toujours eux, montrent que l’électeur flamand serait plus préoccupé par les questions économiques que par le dossier communautaire. Mais attention, raisonnant ainsi, en révélant son obsession anti PS De Wever  s’éloigne des fondamentaux, de l’ADN  de son parti.
C’est ainsi que s’explique la fronde du couple caricatural Vuye-Wouters et celle du mouvement flamand contre l’homme fort de la N-VA. 
MG

HENDRIK VUYE ET VEERLE WOUTERS ÉVITENT LES ENNUIS : ILS NE DÉBATTRONT PAS AVEC JEAN-CLAUDE VAN CAUWENBERGHE
Le Vif ( article réservé aux abonnés )



Paul Magnette : pas de discussion sur le confédéralisme
Le Vif
Source: Belga
 "Le PS n'ouvrira pas de discussion sur le confédéralisme. La N-VA veut par ce biais scinder la sécurité sociale, et cela le PS ne le permettra jamais", a affirmé mardi le ministre-président wallon Paul Magnette, à l'occasion d'une séance inaugurale de la faculté d'économie de l'université de Hasselt, aux côtés du ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA). 


© Belga 

"Nous avons eu la sixième réforme de l'Etat et sommes désormais à trois ans des élections de 2019. Cela n'a pas de sens de se lancer dans une discussion communautaire. Les gens en rue n'en veulent pas, ils veulent l'emploi", a commenté le socialiste francophone. M. Bourgeois a rejeté l'argument avancé par M. Magnette selon qui, au-delà des transferts financiers nord-sud, la balance commerciale de la Wallonie transférait chaque année 5 milliards d'euros vers le nord du pays (ménages et entreprises). Ce sont bien les transferts dans la sphère publique qu'il faut prendre en compte, selon M. Bourgeois, qui réclame la transparence. "Mon plus grand souhait serait qu'il n'y ait plus de transferts", a assuré M. Magnette, évoquant le redressement de la Wallonie. M. Bourgeois a aussi accusé le gouvernement wallon de mener une opposition purement idéologique en s'opposant aux traités de libre échange transatlantiques (CETA, TTIP), ce à quoi M. Magnette a répliqué que l'opposition était portée non tant par son exécutif que par la société civile au sud du pays. Les deux chefs de gouvernement ont encore échangé sur plusieurs sujets politico-économiques, laissant apparaître peu d'accords, sinon sur la nécessité que l'Europe assouplisse les règles comptables qui gênent les investissements publics. (INT, POL, DRM, BPE, OCH, fr)


mardi 20 septembre 2016

Entre nationalistes et libéraux, le grand écart de la N-VA



Vuye et Wouters ont été exclus du bureau du parti et déchargés de leur mission institutionnelle (élaborer un projet confédéral). Ce coup de tonnerre pose la question de l’autorité au sein de la N-VA ; du grand écart entre nationalistes et libéraux ; et des conséquences sur la majorité fédérale.
Pas facile de concilier l’aile nationaliste « pur jus » du parti avec les tenants d’une ligne plus libérale et moins communautaire. Du moins soucieux de pouvoir continuer le travail socio-économique et sécuritaire entamé sous le gouvernement Michel.
«  La plupart des N-VA restent des nationalistes convaincus, comme les ministres Jambon et Francken ou Geert Bourgeois et Bart De Wever, explique le politologue Dave Sinardet (VUB, Saint-Louis). Mais la différence est stratégique : leur agenda communautaire ne trouve pas trop de soutien dans l’opinion flamande, alors faut-il en parler beaucoup ? D’autres veulent justement en parler davantage pour trouver davantage de soutien. Pour Bart De Wever, je crois que c’est déjà un peu tranché. Le parti est devenu un parti de gouvernance, il est entraîné dans une nouvelle dynamique. »
Alors même si le vice-Premier Jan Jambon répétait lundi que le communautaire «  est l’ADN de la N-VA  », le mouvement flamand, lui, hurlait, le président du Vlaams Volksbeweging jugeant que la N-VA se mue en parti de pouvoir qui veut absolument siéger dans un gouvernement de centre-droit. Mais que pèse encore ce mouvement ? Pour beaucoup de spécialistes, il ne compte plus autant dans l’électorat N-VA, qui gagne surtout des électeurs sur les thèmes socio-économique, de sécurité et d’immigration.
Mais le politologue Marc Swyngedouw (KUL) nuance : «  11 % des électeurs de la N-VA (en 2014) disent clairement avoir voté pour la N-VA pour la scission du pays. Et ce chiffre grimpe à 20 % si l’on prend tous les électeurs de la N-VA qui ont choisi ce parti pour des raisons communautaires au sens large. Donc, si ces électeurs sont déçus, ce n’est pas sans importance. La N-VA pourrait perdre plus qu’elle ne le pense si elle perd totalement son profil communautaire. Et si elle veut être incontournable du côté flamand pour avoir une réforme de l’Etat, elle a besoin de ces deux groupes d’électeurs. »
Oui mais voilà : Vuye et Wouters étaient justement censés rassurer cet électorat nationaliste, en travaillant à un projet confédéral. «  Mais au lieu de calmer l’arrière-ban, ils ont créé plus de nervosité », analyse Dave Sinardet. Ils ont donc été écartés. «  Cela montre aussi que la transformation d’un parti nationaliste flamand en un parti de gouvernance belge crée des tensions, ajoute le politologue. Ce qui n’est pas étonnant. » Mais comme le dit Marc Swyngedouw : « Pour le moment, De Wever peut mener sa politique conservatrice sur le plan culturel et néo-libréale sur le plan économique en Flandre et au fédéral. Pourquoi renoncerait-il au pouvoir ?  »
Reste qu’en 2019, la N-VA devra faire un choix : continuer la politique socio-économique et de sécurité avec la coalition actuelle, ou exiger une réforme de l’Etat qui signifie le retour du PS. Et ce choix ne sera pas sans douleur, il pourrait même provoquer un schisme… 


DE WEVER VEUT MONTRER QUI EST LE PATRON À LA N-VA
PAR MARTINE DUBUISSON 

Vuye et Wouters ont été exclus du bureau du parti et déchargés de leur mission institutionnelle (élaborer un projet confédéral). Ce coup de tonnerre pose la question de l’autorité au sein de la N-VA ; du grand écart entre nationalistes et libéraux ; et des conséquences sur la majorité fédérale.

Pourquoi Bart De Wever (suivi par son bureau de parti) a-t-il décidé de sanctionner aussi lourdement les députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters ? Tout commence la semaine dernière, quand Bart De Wever déclare à L’Echo que «  si l’électeur le permet, nous continuerons sans le PS, et si l’électeur exige qu’on discute avec le PS, nous présenterons notre programme communautaire  ». Ce week-end, dans De Morgen,les deux députés rétorquent : «  Pour nous, il est tout simplement inconcevable que la N-VA se présente en 2019 sans ambition communautaire. Ce serait sans nous. » Réplique cinglante de De Wever le même week-end : « On ne mène pas les discussions internes au parti dans les médias. Je l’avais déjà dit au mois de juillet dernier. Cela doit cesser. Je n’ai apparemment pas été assez clair. »
La menace était à peine voilée. Lundi matin, elle s’est concrétisée : le bureau de parti a suivi son président, en sanctionnant lourdement les deux francs-tireurs, si attachés à leur liberté de parole. Sachant qu’Hendrik Vuye avait déjà été rétrogradé en début d’année, lorsqu’il avait perdu son statut de chef de groupe à la Chambre – mais il avait reçu en échange le projet confédéral. Le duo n’était plus en odeur de sainteté depuis…
Mais pourquoi une telle sanction ? Plusieurs éléments l’expliquent, essentiellement liés à la question de l’autorité dans le parti. Donc au leadership de Bart De Wever.
Tout parti tient à une discipline de groupe. Et n’apprécie guère les électrons libres. Pourtant, il n’est pas rare que des débats internes glissent sur la place publique. Qu’on se rappelle la guerre des clans au MR, les discussions-règlements de compte chez Ecolo, le sempiternel débat socialiste sur le régionalisme au PS ou les interrogations sur la présidence au CDH. Malgré l’ambition de serrer les rangs, les partis ne peuvent s’empêcher complètement de laver leur linge sale en public.
Mais à la N-VA, le président n’aime pas ça du tout. Et le parti ne brille pas par sa démocratie interne… «  Disons qu’il pousse encore un peu plus loin que les autres la discipline de parti, analyse le politologue Dave Sinardet (VUB, Saint-Louis). C’est un parti extrêmement centralisé, axé sur cette discipline. Et cela va très loin en termes d’efficacité… Mais ce n’est pas nouveau : rappelez-vous en 2014, les instructions données aux parlementaires sur la manière de parler des Diables rouges ! Et Bart De Wever montre ici clairement ce qu’il n’accepte pas. Il y a donc une vraie logique de pouvoir, aussi dans les contacts avec les journalistes, et une tendance à un certain autoritarisme.  »
D’ailleurs, la mise à pied des deux fortes têtes permet de rappeler qui est le patron. «  C’est un message à ceux qui sont tentés par une dissidence interne et aux autres parlementaires ; cela signifie : jusque-là et pas plus loin », confirme Bart Maddens, politologue à la KUL et proche du mouvement flamand. «  Cela montre qui a le pouvoir dans le parti, qui définit la ligne et qui peut la critiquer, embraie son collègue Marc Swyngedouw (KUL). Pour le moment, sa stratégie ne connaît pas beaucoup d’opposition à cause de ses succès passés, beaucoup disant que c’est grâce à lui, à sa vision, sa stratégie, que le parti en est où il est. Mais si la N-VA ne score pas bien en 2019, il y aura un problème…  » Mais pour l’heure, il n’y a guère d’alternative à De Wever…
«  Bart De Wever prouve que son autorité est toujours forte, ajoute Dave Sinardet, alors qu’on aurait pu croire qu’elle faiblissait. Cela montre qu’on le suit toujours. Mais il prend aussi un risque car l’image de président autoritaire n’est pas forcément bonne pour le parti, parce que les médias vont se focaliser là-dessus.  » Mais, complète le politologue, Bart De Wever a préféré agir rapidement, « couper court à un problème plutôt que d’attendre. Rappelez-vous les remous provoqués durant des mois au VLD par Jean-Marie Dedecker, qui a finalement été viré et a créé son propre parti ; ou les problèmes avec le président Karel De Gucht qui a aussi été écarté après plusieurs mois (il refusait le droit de vote des étrangers, NDRL). Bart De Wever, lui, ne veut pas laisser pourrir la situation des mois, ce qui évite une mauvaise presse. »
Reste, juge Bart Maddens, que «  le parti a réagi fort contre ceux qui font entendre une autre voix. C’est une réaction excessive d’autant que les deux députés n’ont pas fait beaucoup plus que rappeler les bases du nationalisme flamand et le programme du parti, et qu’ils restent loyaux au gouvernement.  » Voilà pourquoi il n’exclut pas deux conséquences à ce qu’il appelle «  un incident majeur  » : que la sanction soit «  contestée en conseil du parti, où il pourrait y avoir un vote de confiance à l’égard de Bart De Wever  » ; et que, «  en réaction aux critiques du mouvement flamand, le parti, pour corriger le tir, mette plus l’accent sur le communautaire qu’il ne le voulait  ».
Car le moins que l’on puisse écrire est que le mouvement flamand n’a pas apprécié l’éviction de Vuye et Wouters, comme on le lira ci-dessous. 


La N-VA tousse, la suédoise s’inquiète 

PAR DAVID COPPI
Les débats sont vifs dans le parti depuis que Bart De Wever a laissé entendre que la N-VA pourrait rempiler aux affaires en 2019 pour une suédoise II.

La N-VA, colosse aux pieds d’argile ? Prise de convulsions depuis que Bart De Wever a laissé entendre que son parti pourrait rempiler aux affaires en 2019 pour une suédoise II qui ferait l’impasse à nouveau sur l’institutionnel, la N-VA se déchire : d’un côté, sa composante nationaliste, de l’autre, une autre plus pragmatique, attachée au pouvoir, convaincue qu’écarter la famille socialiste, comme l’avait déclaré Bart De Wever, c’est déjà une réforme de l’Etat… Ces convulsions sont-elles de nature à déstabiliser la majorité fédérale ? Les partenaires CD&V, VLD et MR doivent-ils se réjouir (pour ce qui concerne les deux premiers, en tout cas) de voir un parti concurrent électoralement connaître de grosses difficultés ? Ou bien s’inquiéter parce que cela pourrait abîmer leur majorité, voire compromettre la législature ?
Au sein de la suédoise, on minimise : « C’est aussi une affaire personnelle : Bart De Wever ne peut pas encadrer Hendrik Vuye et Veerle Wouters, c’est connu. Il avait déjà mis Vuye, ex-chef de groupe à la Chambre, sur une voie de garage en lui attribuant la direction d’un vague groupe de réflexion sur l’institutionnel… Là, il en profite pour l’écarter un peu plus. »
La thèse dominante, donc : c’est un règlement de comptes interne à la N-VA, pas de panique, cela n’a pas d’incidence sur la majorité fédérale. Des interrogations courent néanmoins, qui traduisent une certaine anxiété : « On peut se demander si Bart De Wever ne va pas s’aliéner gravement la frange nationaliste de la N-VA, ce qui pourrait mettre à mal, à la longue, son parti. » Ou encore : « Bart De Wever ne s’y prend-il pas de façon trop autoritaire ? Il doit faire attention à ne pas disloquer la N-VA, même si nous n’en sommes pas là…. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE GRAIN DE SABLE ET L’EFFET EGMONT 

La Flandre aime élever ses hommes providentiels au pinacle avant de les clouer au pilori. Martens, Tindemans, Dehaene, Leterme mais aussi Schiltz, Verhofstadt ou Stevaert. Tous ces hommes ont connu le frisson de la gloire et de la notoriété avant de choir dans la trappe de l’oubli médiatique.
Et si c’était aujourd’hui le tour de Bart de trembler sur son socle d’infaillibilité et vivre comme le grand Schiltz autrefois : son effet et échec Egmont . Le socle doré s’effrite et la chute est possible car la base renâcle. Il ne faudrait pas s’en réjouir car une implosion de la N-VA est de nature à renflouer le Vlaams Belang qui tourne autour de Bart comme un essaim de vautours et attend son moment Marine Le Pen avec une impatience non dissimulée. En cas d’implosion de la N-VA, une montée spectaculaire du Belang à 30 % n’est pas à exclure. Attention, il s’agit d’un phénomène européen. Le célèbre politologue Maddens, idéologue auto procmamé de la N-VA parle de “een "cruciale test" voor de macht van De Wever »,( Knack.be.)
NSK)
Carl Devos: 'Groot blijven is moeilijker dan groot worden'
On l’aura compris, la Belgique va vivre à nouveau en 2019 une élection absolument cruciale quant à son avenir.
MG


VUYE EN WOUTERS OVER COMMUNAUTAIR PROJECT N-VA: 'WAT BETEKENT CONFEDERALISME VOOR ONS?' 



Veerle Wouters en Hendrik Vuye krijgen van N-VA-voorzitter Bart De Wever een bijzondere opdracht. Ze moeten een project uitwerken om het institutionele terug op de kaart te zetten. Wat is hun visie op de toekomst van België?

De confederale onderhandelingsmethode is radicaal anders. Het gaat erom te kijken wat we nog samen willen doen. Niet eens wat we samen kunnen doen, dat stadium zijn we voorbij. Zo komt men tot een zuiver akkoord, en niet tot een klassiek Belgisch compromis. Zijn we aan het dagdromen? Helemaal niet, ook MR-kopman Didier Reynders heeft meermaals gesteld dat dit de te volgen methodologie is.
Een confederaal staatsmodel biedt heeft, in onze visie, drie basiskenmerken:
1) een homogene en coherente verdeling van bevoegdheden in plaats van de huidige versnippering. Dit zorgt voor efficiënt bestuur.
2) de bevoegdheden moeten zich bevinden op het niveau waar men het makkelijkst tot een politieke consensus komt. Franstaligen en Vlamingen hebben vaak een verschillende visie. Al sedert de invoering van het algemeen stemrecht, stemt Wallonië anders dan Vlaanderen. Laten we dan ook stoppen met elkaar wederzijds te blokkeren en ingewikkelde compromissen af te sluiten die water en vuur moeten verzoenen. Dit is inefficiënt bestuur.
3) verantwoordelijkheid of, zoals men het noemt in het politieke jargon, 'responsabilisering'. Elke deelstaat is verantwoordelijk voor haar inkomsten. Zo draagt ook elke gemeenschap de financiële verantwoordelijkheid voor het gevoerde beleid.
'Het sociaal-economische en het communautaire hangen nauw samen.'
Paul Kumpen, voorzitter van Voka, verklaart recent in Le Soir dat het een goede zaak is dat het communautaire opzij wordt geschoven. We moeten de nadruk leggen op het sociaal-economische. Hij vergist zich. Het sociaal-economische en het communautaire hangen nauw samen. Nu voert de regering Michel een centrumrechts sociaal-economisch beleid. Dat is blijkbaar naar de zin van de Voka-voorzitter. Maar wat wanneer de PS terug aan de macht komt? PS-voorzitter Elio Di Rupo heeft al herhaaldelijk verklaard dat hij sommige maatregelen wil terugschroeven. Exit het sociaal-economisch beleid dat vele Vlamingen nauw aan het hart ligt. Exit het programma dat een meerderheid van de Vlamingen wil.
Kumpen bekijkt de zaken op te korte termijn. Wil men dit beleid ook op lange termijn, dan is een confederaal model onvermijdelijk. Dan beslissen Vlamingen en Franstaligen over hun eigen lot. Beiden zijn heer en meester over het sociaal-economisch model dat ze kiezen. Evident dragen ze ook de financiële gevolgen van hun keuze.
We leven in een land met twee taalgemeenschappen die andere politieke keuzes maken. Dit is echt niet nieuw. Sedert de invoering van het algemeen stemrecht is dit altijd zo geweest. De keuze voor een confederaal model is dan ook de keuze voor meer democratie. Waarom moeten Franstaligen en Vlamingen steeds een onwerkbaar compromis sluiten? Het is toch democratischer dat elke kiezer krijgt wat hij gekozen heeft?
ONAFHANKELIJK PROJECT
We starten deze week met het project. De eerste stappen die we moeten zetten is een (praktische) structuur uitwerken die er voor zorgt dat dit project zo onafhankelijk mogelijk tot conclusies kan komen. Daar horen natuurlijk ook gespreksrondes bij met mensen met allerlei achtergrond, medestanders en tegenstanders. Het doel is om een breed draagvlak te vinden voor het confederalisme en via een publiekswerking het confederalisme levend te houden, door studiedagen colloquia, spreekbeurten, ... Daartoe behoren ook domeinen zoals financieringswet, regionalisering van belastingen, politieke vernieuwing, monarchie,... Het eerste project wordt al voorgesteld begin april: 'Maat van de monarchie'. Een grondige studie over monarchie en macht die eindigt met 25 concrete voorstellen. Eén ding staat vast: we gaan ervoor!