dimanche 11 septembre 2016

Baromètre: Le PTB s'envole en Wallonie au détriment du PS, le CDH historiquement bas à Bruxelles


La Libre
S.T., F.BR. ET M. COLL.


WALLONIE: LE PTB S'ENVOLE
En Wallonie, le PS (25,6%) et le MR (23,5%) occupent toujours les deux premières places en termes d’intentions de vote en accusant chacun un recul.
Très nette pour le PS qui perd 6,4% par rapport à son score des élections de 2014. Plus légère pour le MR qui enregistre une perte de 2,3% par rapport aux dernières élections.
Le grand gagnant de ce Baromètre étant le PTB qui en occupant la troisième place fait un bond de 9,1% par rapport aux élections et dépasse le CDH (10,5%) et Ecolo (9,2%).
Pour l’anecdote, DÉFI en Wallonie atteint le score historique de 3,9% et le Parti Populaire stagne aux alentours des 5 %. 



BRUXELLES: LE CDH S'EFFONDRE
Il y a du mouvement dans les intentions de vote à Bruxelles. Si les poids lourds que sont le MR (toujours premier parti avec 20,1%), et le PS (19,8) affichent une certaine stabilité de sondage en sondage, il n'en n' est pas de même pour les partis de taille moyenne. Le CDH est en grande difficulté avec un score historiquement bas (6,5%) qui le fait passer en sixième position. Soit derrière le PTB qui reprend sa progression à 7,5%.
Ce Baromètre de rentrée enregistre également une remontée pour Ecolo (12,9%) à qui ravit la troisième place du podium à DeFi (11,3%). Côté néerlandophone, on relèvera les 4,2% de la N-VA qui distance un Open VLD stable à 2,6 % . 



FLANDRE: L'ÉROSION DE LA N-VA SE POURSUIT, LA RENAISSANCE DU VLAAMS BELANG SE CONFIRME
Pour le troisième trimestre consécutif, la N-VA marque le pas. La formation de Bart De Wever reste de loin le premier de Flandre, mais elle ne séduit plus que 25,2% des citoyens flamands, nettement en deçà des 32,4% engrangés lors des élections fédérales de 2014. Faut-il y voir une confirmation de la théorie des vases communicants ? Toujours est-il qu'au moment même où le stock électoral de la N-VA menace de s'effriter, le Vlaams Belang reprend de la vigueur. Avec à peine 5,8% des voix en 2014, le parti d'extrême droite avait encaissé une défaite historique. Certains observateurs affirmaient que sa survie était en jeu. Les intentions de vote sont depuis lors reparties à la hausse, pour atteindre 11,9% en décembre 2015, 12,4% en avril 2016 et 13,1% en septembre 2016. De toute évidence, l'extrême droite est appelée à rester, pour longtemps encore, un acteur incontournable du jeu politique au nord du pays.
On observe par ailleurs un resserrement des écarts entre les deuxième, troisième et quatrième partis de Flandre. Le CD&V (15,6%), le SP.A (14,9%) et l'Open VLD (14%) se tiennent désormais dans un mouchoir de poche.
Autre événement : la percée de l'extrême gauche. Si ce fait est depuis longtemps une réalité du côté francophone, il s'agit d'une relative nouveauté à l'échelle néerlandophone. Pour la première fois, le PTB vient de franchir la barre des 5% sur l'ensemble de la Flandre. 




Ce sondage a été effectué par Internet, du vendredi 2 au mardi 6 septembre 2016, sur un échantillon strictement représentatif de 2.881 électeurs belges . Les enquêtes ont été réalisées dans chacune des 3 régions de Belgique: 1.002 en Flandre, 917 à Bruxelles (19 communes) et 962 en Wallonie. La sélection des répondants a été réalisée par Internet dans le respect de quotas sur les principaux critères sociodémographiques (sexe, âge, actifs/non-actifs,…) et répartie de façon représentative entre les provinces de Flandre et de Wallonie et entre communes pour la Région Bruxelles-Capitale. La marge d’erreur maximale est de ± 3,2 % sur les échantillons de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre et de ±1,8 % sur l’échantillon total.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RENAISSANCE DU VLAAMS BELANG CONFIRMÉE ET  DE MÊME QUE L’IRRÉSISTIBLE MONTÉE DU PTB À BRUXELLES ET EN WALLONIE 

« Le PTB est le cadet de mes soucis » disait l’autre jour Elio di Rupo à Pascal Vrebos sur RTL. « Dis le vite pour ne pas mentir longtemps ! » Le PTB est au PS ce que le Vlaams Belang est à la N-VA : une obsession permanente.
Louis Michel continue à rêver d’un MR avalant le CDH comme un boa ; on comprend désormais mieux l’empressement de Di Rupo à conclure une alliance avec le CDH en 2014 quitte à lui offrir le gros ministère de l’enseignement/culture. En Flandre le SPa risque de perdre en 2018 les mayorats de Gand, Louvain et Hasselt. On parle de plus en plus d’un cartel avec les verts pour déloger De Wever et reconquérir Anvers. De là à imaginer un cartel des gauches avec les verts et le CD&V il n’y a qu’un pas que les états-majors politiques ont beaucoup de mal à franchir. La balle est dans le camp de Crombez (président du SPa). Tout ce méli mélo pourrit bien être le prélude à un rapprochement entre le MR et le PS au détriment du PTB et de la N-VA mais 2019 est encore loin, loin, loin.
MG      
 

LOUIS MICHEL: "UN GRAND PARTI CENTRISTE VA ÉMERGER"
La Libre Belgique 



Le MR tient son congrès de rentrée ce dimanche, au domaine du Bois des Rêves, à Ottignies. Des rêves, l’ancien président libéral Louis Michel en a encore au moins un : celui de terminer un travail entamé en 2004, lorsque les libéraux avaient tenté de rallier à eux un grand nombre d’élus de l’ex-PSC. Gérard Deprez avait lancé le mouvement en débarquant (avec le MCC) chez les réformateurs à la fin 1998.
Louis Michel, aujourd’hui député européen, voit dans la faiblesse du CDH dans les sondages une opportunité pour mettre définitivement en place un grand parti centriste rivalisant avec le PS. Il revient également sur le virage avorté du MR vers le régionalisme et sur le dossier Caterpillar.
D’abord, une indiscrétion. En bureau de parti, avant cet été, vous avez surpris tout le monde en disant qu’il fallait tenir compte du fait régional dans le travail actuel de modernisation de la doctrine libérale. Vous vous êtes donc converti au régionalisme wallon ?
Quel chieur… (rires). Il est de plus en plus difficile pour un politique de laisser aller son imagination. On interprète tout de suite sa pensée. Ça n’était pas iconoclaste de parler du fait régional. Il a pris plus de place. Nous avons longtemps défendu la primauté d’une véritable alliance institutionnelle entre la Wallonie et Bruxelles. A l’époque, avec Jean Gol, on a défendu l’idée d’un parlement francophone et d’un gouvernement francophone. Mais cette idée est aujourd’hui dépassée par les lois et les changements institutionnels. Le PS n’en a pas voulu, le CDH n’en a pas voulu. On ne peut pas revenir en arrière. En bureau de parti, j’ai simplement dit qu’il ne fallait plus nier la progression du fait régional.
Faut-il aller plus loin dans l’autonomie régionale, dès lors ?
Nous devons faire vivre les nouvelles compétences de manière cohérente. Le moment n’est pas venu de se lancer dans une réforme qui touche aux fondements de ce qui existe actuellement. Mais le fait régional ne va pas s’amoindrir.

DE MUREN VAN DE RODE BURCHTEN ZIJN POREUS
Bart Eeckhout is opiniërend hoofdredacteur van De Morgen. 



 Sp.a-voorzitter John Crombez op een eerder congres van zijn partij. ©Photo News
Bart Eeckhout. ©Wouter Van Vooren

De wijze filosoof Kermit de kikker wist het al: 'It's not easy being green.' Maar wie de opeenstapeling van problemen ziet waar sp.a-voorzitter John Crombez voor staat, is geneigd eraan toe te voegen: in Vlaanderen is het ook niet gemakkelijk om rood te zijn.
Enig mededogen met Crombez is gepast. Het is niet zijn schuld dat de sp.a plots in verschillende sloten tegelijk lijkt gelopen te zijn. Het is bijvoorbeeld niet zijn schuld dat het rode bestuur in Hasselt uitgewoond is, na 22 jaar macht, noch dat in Leuven en Gent charismatische burgemeesters afzwaaien (in Gent ook nog eens in onverwachte mineur) en dat ook in Brugge de burgemeester kwetsbaar lijkt. Maar het wordt vast en zeker wel de verantwoordelijkheid van John Crombez mocht zijn partij bij de lokale verkiezingen in 2018 opnieuw enkele van die cruciale steden en burgemeesterskabinetten uit handen moeten geven.
Hetzelfde geldt voor de 'Turkse kwestie'. Eigenlijk verdient John Crombez respect omdat hij de moed had om een populair maar binnen een sociaal-democratische partij niet te handhaven mandataris als Ahmet Koç de deur te wijzen. Het is alleszins meer moed dan bijvoorbeeld de voorzitter van CD&V heeft, die ook wel een paar liefhebbers van autocratie en persbeknotting op zijn Erdogans in de partij heeft zitten.
Eigenlijk verdient John Crombez respect omdat hij de moed had om een populair maar binnen een sociaal-democratische partij niet te handhaven mandataris als Ahmet Koç de deur te wijzen
Het probleem van John Crombez is evenwel dat hij met applaus geen stemmen wint. De uitsluiting van Koç en consorten kost de sp.a potentieel tienduizend of meer stemmen in Limburg. Als die op de verkiezingsavond van zondag 14 oktober 2018 het verschil maken tussen winst en verlies zal het applaus snel verstommen.
En zo wordt de partij plots erg afhankelijk van progressieve kartels en allianties. In Hasselt en Gent leverden ze succes op, maar zit de groene partner verveeld met het 'onzorgvuldig bestuur' van de rode burgemeesters. Dat stilt de appetijt om in Antwerpen de handen in elkaar te slaan. Een rood-groene krachtenbundeling is de enige reële optie om het burgemeesterschap van Bart De Wever te beëindigen. Maar het is niet omdat iedereen dat beseft dat dat er ook van komt. Willen de groenen voorrang geven aan een nog onbekende lijsttrekker van een vertwijfelde sp.a? En kan omgekeerd sp.a zich permitteren om in Antwerpen geen eigen kandidaat-burgemeester te leveren?
De koers naar 2018 is nog lang, maar sp.a moet nu al in de achtervolging. Er zijn nog geen definitieve bressen geslagen, maar één onbesuisd interview op TV Limburg van een inmiddels ex-burgemeester heeft blootgelegd dat de muren van de rode burchten poreus zijn.

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