mercredi 21 septembre 2016

Geert Bourgeois renonce à l'indépendance "façon 19e siècle"


Olivier Mouton, Walter Pauli
Source: Le Vif
Pour le ministre-président flamand (N-VA), le confédéralisme n'est plus une étape intermédiaire vers l'indépendance, mais bien une fin en soi. 


© BELGA 

Dans une interview croisée avec son collègue wallon Paul Magnette (PS), accordée au Vif/ L'Express et à Knack, le ministre-président flamand Geert Bourgeois ne laisse pas planer de doutes sur les ambitions communautaires de la N-VA. A la question de savoir quelles sont les ambitions institutionnelles de son parti pour 2019, il répond : "Nous dévoilerons la stratégie du parti plus tard. Vous connaissez notre programme. Mais je veux encore une fois insister sur le fait que le terme 'indépendance' qui se trouve dans nos statuts, ce n'est pas l'indépendance au sens du XIXe siècle. Une nation moderne fait partie d'un plus grand ensemble. En Belgique, il s'agit donc d'aller vers un confédéralisme avec des Etats fédérés ayant une capitale partagée et un maximum d'autonomie et de responsabilités."
Cela signifie que Bourgeois ne considère plus le confédéralisme comme une étape intermédiaire vers l'indépendance, mais bien que l'indépendance flamande correspond au fond à un confédéralisme "maximal", au sein de la Belgique. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE POURQUOI DU COMMENT

En vérité de quoi s’agit-il ?
Des sondages, bien évidemment.
Ils nous disent que si on votait aujourd’hui, il n’y aurait plus de majorité PS-CDH en Wallonie, ce qui ipso facto entraînerait une alliance MR-PS. Mais attention le PS mettrait alors le MR dans l’obligation de former une coalition avec le PS également  au fédéral,  éventuellement aussi à Bruxelles rejetant la N-VA dans l’opposition. Pour Bart De Wever, ce retour du PS au fédéral serait pire que tout.
Sa bête noire, ce ne sont pas les Wallons mais c’est le PS,  on l’a compris.
D’où son empressement à négocier un gouvernement Michel 2, trois ans avant les élections de 2019.
Mais attention l’arrière-garde nationaliste de la N-VA ne l’entend pas de cette oreille. Bart De Wever n’en a cure, les sondages, toujours eux, montrent que l’électeur flamand serait plus préoccupé par les questions économiques que par le dossier communautaire. Mais attention, raisonnant ainsi, en révélant son obsession anti PS De Wever  s’éloigne des fondamentaux, de l’ADN  de son parti.
C’est ainsi que s’explique la fronde du couple caricatural Vuye-Wouters et celle du mouvement flamand contre l’homme fort de la N-VA. 
MG

HENDRIK VUYE ET VEERLE WOUTERS ÉVITENT LES ENNUIS : ILS NE DÉBATTRONT PAS AVEC JEAN-CLAUDE VAN CAUWENBERGHE
Le Vif ( article réservé aux abonnés )



Paul Magnette : pas de discussion sur le confédéralisme
Le Vif
Source: Belga
 "Le PS n'ouvrira pas de discussion sur le confédéralisme. La N-VA veut par ce biais scinder la sécurité sociale, et cela le PS ne le permettra jamais", a affirmé mardi le ministre-président wallon Paul Magnette, à l'occasion d'une séance inaugurale de la faculté d'économie de l'université de Hasselt, aux côtés du ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA). 


© Belga 

"Nous avons eu la sixième réforme de l'Etat et sommes désormais à trois ans des élections de 2019. Cela n'a pas de sens de se lancer dans une discussion communautaire. Les gens en rue n'en veulent pas, ils veulent l'emploi", a commenté le socialiste francophone. M. Bourgeois a rejeté l'argument avancé par M. Magnette selon qui, au-delà des transferts financiers nord-sud, la balance commerciale de la Wallonie transférait chaque année 5 milliards d'euros vers le nord du pays (ménages et entreprises). Ce sont bien les transferts dans la sphère publique qu'il faut prendre en compte, selon M. Bourgeois, qui réclame la transparence. "Mon plus grand souhait serait qu'il n'y ait plus de transferts", a assuré M. Magnette, évoquant le redressement de la Wallonie. M. Bourgeois a aussi accusé le gouvernement wallon de mener une opposition purement idéologique en s'opposant aux traités de libre échange transatlantiques (CETA, TTIP), ce à quoi M. Magnette a répliqué que l'opposition était portée non tant par son exécutif que par la société civile au sud du pays. Les deux chefs de gouvernement ont encore échangé sur plusieurs sujets politico-économiques, laissant apparaître peu d'accords, sinon sur la nécessité que l'Europe assouplisse les règles comptables qui gênent les investissements publics. (INT, POL, DRM, BPE, OCH, fr)


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