vendredi 30 septembre 2016

Le PTB devient le troisième parti à Bruxelles, selon un sondage

La Libre
BELGA


Le PTB dépasse Défi et Ecolo à Bruxelles et renforce sa position en Wallonie, devenant le troisième parti en termes d'intentions de vote tant en Wallonie qu'à Bruxelles, indique un sondage Ipsos publié jeudi soir par le journal Le Soir et la chaîne de télévision RTL-TVI. La percée du PTB est particulièrement spectaculaire à Bruxelles, le parti d'extrême gauche atteignant 11,2% des intentions de vote, dépassant d'un coup Défi et Ecolo.
Ces deux partis sont pourtant en progression, de 0,9% pour les Verts et de 0,2% pour les fédéralistes.
C'est le PS qui paye la facture dans la capitale. Il passe de 17,7% lors du précédent sondage, en mai dernier, à 15,5% - contre 24,9% aux élections de 2014 -, indique ce sondage.
La chute du PS renforce la position du MR en tant que premier parti de Bruxelles, qui se positionne à 20,3% des intentions de vote, contre 19,7% lors du précédent sondage.
En bas du classement, on trouve le cdH, qui progresse très légèrement, de 7,7 à 7,8%.
Les mêmes tendances sont perceptibles en Wallonie. Le PTB y poursuit son ascension, passant de 13,5 à 16,3% d'un coup.
Le PS recule, de 25,8 à 24,7%. Et comme à Bruxelles, le MR tire son épingle du jeu, progressant de 2,1% pour atteindre 22,3% - son plus haut score depuis le sondage de l'automne 2015.
Mais contrairement à Bruxelles, les autres formations traditionnelles "boivent également la tasse", et davantage que le PS. Ainsi, le cdH chute à 9,8% (- 2,2%) et Ecolo perd 2,6% pour s'établir à 7,5%.
Le sondage montre aussi une poussée de La Droite, le parti d'extrême droite, qui monte à 4,3% (+ 2,4%) avec un Parti populaire à 6%.
En Flandre, le sondage révèle une remontée spectaculaire du CD&V dans les intentions de vote, qui reprend ainsi la deuxième place au sp.a et passe de 13,8% à 17,6% - la plus forte progression constatée par Ipsos.
La N-VA résorbe pour sa part en partie la chute enregistrée lors du dernier sondage. Le parti nationaliste progresse et atteint les 25,9% (+1,7%), ce qui fait qu'il demeure largement le plus grand parti de Flandre en dépit du départ des députés Hendrik Vuye et Veerle Wouters.
Le Soir avance que ce phénomène pourrait s'expliquer par le discours sécuritaire adopté par la N-VA ces derniers mois, qui a pu ramener des électeurs du parti nationaliste vers le CD&V - tout comme la popularité du vice-Premier ministre Kris Peeters.
Quant au Vlaams Belang, il baisse pour la première fois depuis les élections de 2014, de 13,9% lors du sondage de mai à 12%.
Les autres partis flamands sont également en recul, le sp.a à 13,7% (- 1,9%), l'Open Vld à 12,5% (- 0,7%), Groen à 10,7% (-0,4%) et le PVDA à 3,9% (-0,9%).
Cette enquête Ipsos a fait appel à 2.465 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus à raison de 982 en Wallonie, 983 en Flandre et 500 dans les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
Le sondage a été réalisé du 19 au 25 septembre. La marge d'erreur maximale, pour un pourcentage de 50% et un taux de confiance de 95% est de 3,1% en Wallonie, de 3,1% en Flandre et 4,4% à Bruxelles. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA CHUTE FINALE ? 



L’acquisition des garages Citroën ne rapportera pas une voix au PS bruxellois en déclin  et il ne fera que creuser le déficit de la Région. Le PS n’est plus qu’à 15% à Bruxelles Capitale.
La vraie question est de savoir si la FGTB va donner le coup de grâce au parti d’Elio en s’éloignant de lui pour accorder ses faveurs au PTB qui monte, qui monte.
Ce sondage est apocalyptique pour le PS et la N-VA. Il rend caduques toutes les majorités actuelles.
Mais ce n’est qu’un sondage qui va mettre une énorme pression sur Elio Di Rupo et les siens. Il ne suffit pas d’offrir, bd. de l’Empereur, du café et des croissants aux manifestants qui passent, chauffés à blanc par la FGTB pour reconquérir l’électorat de gauche. Et voici que De Wever envisage soudain une septième réforme de l’Etat. Tout s’embrouille de plus en plus.

MG 




 

LE CENTRE POMPIDOU, PARTENAIRE DU FUTUR MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE BRUXELLES

 

Le garage Citroën a coûté 20 millions d'euros à la Région bruxelloise. - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA


Le Musée d'art moderne et contemporain prévu aux alentours de 2019-2020 dans les anciens ateliers Citroën, le long du canal, s'est trouvé un nouveau partenaire, venu de France. Il s'agit du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, établissement bien connu, situé dans le 4e arrondissement de Paris. Aussi appelé Centre Beaubourg, l'institution culturelle parisienne va collaborer avec la Région bruxelloise, pour la naissance d'un musée d'art contemporain, dans les installations de l'ancien garage Citroën.
On le sait, le gouvernement Michel avait fait savoir, par la voix de la ministre N-VA Elke Sleurs, que les collections fédérales ne seraient pas exposées dans le futur musée. Le doute planait donc sur la crédibilité du projet bruxellois. Quelles œuvres le site allait-il pouvoir accueillir ? Une partie de la réponse a donc été donnée lors de cette signature: en 2020, les collections du Centre Pompidou viendront s'exposer dans le bâtiment du quartier Yser.
C'est Yves Goldstein, l'ancien chef de cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), qui a été désigné pour mener à terme ce projet muséal. "Il ne s'agira pas seulement d'un musée", insiste le ministre-président Rudi Vervoort, "mais d'un véritable pôle culturel. Outre le Musée d'art moderne et contemporain, nous y adjoindrons aussi un musée de l'architecture moderne et contemporaine à partir des collections de la Fondation CIVA (Centre International pour la Ville et l'Architecture), que vient de rejoindre le Sint-Lukasarchief."
Une opération à 140 millions
Outre l'achat du bâtiment, qui a coûté 20,5 millions à la région, le montant final de l'opération de transformation du garage Citroën en pôle culturel est estimé à 140 millions d'euros.
Concernant la fréquentation, les auteurs de projet ont retenu trois hypothèses. L'hypothèse basse table sur 400 000 visiteurs annuels pour le musée d'art contemporain et sur 100.000 visiteurs annuels pour le musée d'architecture. L'hypothèse haute escompte 800 000 visiteurs pour le musée d'art contemporain et 200 000 visiteurs pour le musée d'architecture. L'impact économique est évalué, selon les hypothèses, entre 19,7 millions et 39,4 millions par an. 

 
LES FRANÇAIS SONT PLUTÔT DE GAUCHE…

… mais ils ne veulent pas le savoir. 

L'Express 
Blog
Jacques Attali 

La formation des chômeurs, la démocratisation de l’union Européenne et la construction de la francophonie ; tous les discours des dirigeants et des observateurs politiques expliquent doctement que la France est passée à droite et que l’idéologie libérale domine désormais le pays ; certains vont même jusqu’à affirmer que la gauche est définitivement morte. De fait, tous les sondages pour les prochaines élections le confirment : une immense majorité des électeurs se prépare à voter à droite, et même à l’extrême droite. En réalité, tout cela est une illusion : la France est, plus que jamais, idéologiquement à gauche. Et c’est en raison de la faillite de la gauche gouvernementale que les électeurs se réfugient à droite et chez des populistes, dont ils exigeront, une fois qu’ils leur auront confié le pouvoir, des ¬solutions de gauche.
En effet, le pays affronte une crise profonde du sens et du réel, qui se manifeste par un discrédit des élites, une avidité croissante des plus riches, une précarité dramatique des plus pauvres, une ¬inquiétude grandissante des classes moyennes, menacées dans leur niveau de vie et celui de leurs enfants ; et une insécurité générale.
Face à cette crise, les priorités et les revendications des Français sont clairement de gauche : elles portent sur l’emploi, la formation, la laïcité, l’égalité, la mobilité sociale, la lutte contre les injustices, la corruption, les passe-droits. Ils ne demandent pas moins de solidarité ; et s’ils réclament moins d’impôts, pour ceux qui en paient, ils ne veulent pas d’une réduction des services que ceux-ci financent. Qui plus est, la revendication de plus de sécurité et d’ordre n’est en rien spécifiquement de droite, puisqu’elle suppose un renforcement massif des moyens de l’Etat. Au total, dans la crise présente, que chacun sent durable, le réflexe des Français est, plus que jamais, de se tourner vers l’Etat, et non vers le marché ; comme le montrent, très récemment, les réactions à la ¬situation d’Alstom, à celle des migrants à Calais, ou aux menaces terroristes.
La gauche à laquelle les Français aspirent n’a rien à voir avec le stalinisme, la bureaucratie ou le protectionnisme ; elle ne se confond en rien avec la « démocrature » hongroise ou la dictature de la Corée du Nord. Inspirée en particulier par les nouvelles technologies, qui façonnent les plus jeunes, elle se doit de promettre plus de partage, de col¬laboration, de gratuité, d’altruisme et de responsabilité à l’égard des générations futures. Et c’est bien aussi ce qu’on voit surgir partout ailleurs en Europe, dans toutes les forces motrices du renouveau politique.
Aussi, si les Français glissent aujourd’hui vers le populisme, porté par le Front national et certains dirigeants des « Républicains », c’est parce que la gauche s’est laissée impressionner par l’idéologie des marchés et qu’elle n’ose pas lui opposer celle de la démocratie ; c’est parce qu’elle prône et applique une politique libérale. La droite elle-même a compris que le marché ne saurait être la seule réponse, et que la nouvelle distinction est entre égoïsme et altruisme.
Il est encore temps pour la majorité actuelle d’oser être elle-même ; de proposer une analyse de gauche de la situation (trop de marché, pas assez de démocratie), une stratégie de gauche (fraternelle, moderne, ouverte, internationaliste, altruiste, dans l’intérêt du pays et en particulier des générations suivantes) et un programme de gauche. Il s’agit alors de mettre l’accent sur l’approfondissement de la lutte contre les précarités, le renforcement de l’école, la formation des chômeurs et la mobilisation générale du pays pour la défense de ses libertés et de ses valeurs, dont la ¬fraternité et la laïcité sont les premiers fleurons.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES WALLONS AUSSI SONT PLUTÔT DE GAUCHE
Et ils se tournent de plus en plus vers le PTB.

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