vendredi 16 septembre 2016

Présidentielle: Hollande et la gauche seraient éliminés au 1er tour

La Libre
AFP 



François Hollande et tout candidat de gauche seraient éliminés au premier tour de la présidentielle de 2017 dans tous les cas de figure, selon un sondage BVA pour la presse régionale et Orange rendu public jeudi.
Cette enquête teste huit scénarios d'intentions de vote avec différents candidats à gauche et à droite, mais dans toutes les hypothèses, le président de la République est largement battu, devancé par son ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron et même au coude-à-coude avec le candidat du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon.
Dans tous les scénarios, la candidate du Front national Marine Le Pen et celui de la droite (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy ou Bruno Le Maire) parviendraient au second tour si le scrutin devait avoir lieu aujourd'hui.
Dans le cas où Emmanuel Macron serait candidat et où Alain Juppé gagnerait la primaire de la droite, ce dernier se qualifierait avec 26% des intentions de vote, derrière Marine Le Pen (28%) et devant M. Macron (16,5%), Jean-Luc Mélenchon (10%) et François Hollande (9%).
En l'absence d'Emmanuel Macron, Alain Juppé se retrouverait en tête avec 36%, devant Marine Le Pen (30%), Jean-Luc Mélenchon (12%) et François Hollande (11%).
Dans le cas d'une candidature Sarkozy (et donc avec François Bayrou présent au premier tour), Marine Le Pen arrive en tête au premier tour (29,5%) devant Nicolas Sarkozy (22%); François Hollande se classant troisième avec 13%, à égalité avec M. Bayrou et juste devant Jean-Luc Mélenchon (12,5%).
Dans le cas d'une candidature Le Maire, Mme Le Pen (32%) devancerait Bruno Le Maire (16%) et François Hollande (14%), devant Jean-Luc Mélenchon (13%) et François Bayrou (12,5%).
Si François Fillon sortait vainqueur de la primaire de droite, l'ex-Premier ministre se classerait aussi deuxième avec 18,5%, derrière Mme Le Pen (33%), François Hollande étant troisième ex-aequo avec Jean-Luc Mélenchon (13%).
Sondage réalisé par internet du 9 au 11 septembre auprès d'un échantillon de 912 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon représentatif de 1.000 Français de 18 ans et plus (méthode des quotas). 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MARINE LE PEN À 30%

Dans tous les cas de figure, le FN obtient près d’un tiers des suffrages et la gauche est laminée. Et c’est à peu près pareil dans l’Europe entière. C’est clair, les partis socialistes, chrétiens et libéraux sont reniés par l’opinion publique et les écologistes ne percent pas. L’avenir du politique et de la démocratie sont sombres. L’Amérique va confier son destin à Donald Trump, L’Europe de Jüncker et Tusk (Barroso a trouvé refuge chez Goldman Sachs)  est en pleine déroute et le nationalisme arrogant partout reprend du poil de la bête. Erdogan se prend pour le second Poutine. Bref, l’avenir est poisseux et brunâtre, le climat perd la boule tandis que s’accumulent les défis : terrorisme, immigration massive, explosion démographique, réchauffement, vieillissement et pollution. 
Il nous reste un ultime espoir : l’imprévisible, comme dit le vieux Morin, un pote à Pierre Rabhi : « la crise n’est pas financière mais humaine et spirituelle. »
MG 


Lisa et Andy, sur les routes d'un «pays profondément divisé»
Anna Lombardini 
Figaro

#EUROPEGOESUS - À bord de leur camping-car, Lisa Burkstaller et son mari Andy Aagaard, sillonnant les États-Unis du Nouveau-Mexique au Canada, ont constaté qu'il valait mieux éviter de parler politique.
Amsterdam (État de New York)

«Nous sommes partis fin juillet, direction le Canada. Pour cela, nous avons traversé les États-Unis. Et, ce que nous avons vu en chemin, c'est un pays profondément divisé: mieux vaut ne pas parler politique avec les personnes rencontrées sur la route. Ça pourrait mal finir.» Lisa Burkstaller, 52 ans, auditrice comptable, et son mari Andy Aagaard, ingénieur en électronique, arrivent de Roswell, au Nouveau-Mexique. Cette petite ville est devenue célèbre durant la guerre froide, lorsqu'un simple incident aérien avait été perçu par certains comme une visite des extraterrestres. Mais, apparemment, les vrais ovnis se trouvent plutôt sur la longue route des vacances. «Le pire, c'était au Texas et au Kansas», raconte Lisa en libérant ses quatre chiens sur la pelouse de l'aire de repos qui borde la rivière Mohawk, à moins d'une heure en voiture d'Albany. «Là-bas, il y a plein de pancartes à la gloire de Trump et le drapeau sudiste est partout. Alors on a regardé nos pieds, on a souri et on ne s'est pas éternisés.»
«DÉSORMAIS, TU AS PEUR DE DIRE QUI TU ES ET POUR QUI TU VOTES»
Lisa Burkstaller
Sur leur camping-car blanc et gris, aucun signe d'appartenance: «On évite de se faire remarquer. Quand nous sommes partis de Roswell, quelqu'un avait, dans la nuit, vandalisé les pancartes pro-Trump plantées dans le jardin d'une maison. Ça n'était encore jamais arrivé: jusqu'à présent, dans ce pays, on respectait les opinions politiques des autres. Mais Trump a semé la discorde. Désormais, tu as peur de dire qui tu es et pour qui tu votes.» Andy, le mari, se joint à la conversation: «Nous étions pour Sanders, nous voterons Clinton. Ce sera sans conviction mais pas question de laisser le champ libre à Trump.» Et si c'est lui qui gagne? «Alors ce sera un vrai retour en arrière et nous revivrons les heures les plus sombres de notre histoire.» Et quand il dit cela, il ne pense pas aux ovnis.


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