vendredi 9 septembre 2016

QUAND FRANCE 5 OFFRE UN BOULEVARD AUX DÉLIRES D’ERIC ZEMMOUR


• Samuel Gontier Télérama


« Notre grand invité actu, proclame Anne-Sophie Lapix, mardi soir dans C à vous, sur France 5. C’est un journaliste, éditorialiste, qui a peur, peur pour nous, pour la France, pour notre civilisation : Eric Zemmour. » Un des grands auteurs de la rentrée littéraire, auteur d’une œuvre novatrice, le recueil de ses chroniques à RTL. « Un quinquennat pour rien est un titre trompeur car le sujet de votre livre, c’est l’islam, l’islam que vous assimilez à l’islamisme, au djihadisme. Pour vous, les gènes du terrorisme sont dans l’islam. » « L’islam se constitue dès le début dans la guerre. Ça c’est sûr, c’est l’Histoire qui le raconte. » Et qui mieux qu’Eric Zemmour sait ce que l’Histoire raconte ? Lorent Deutsch ?
« Un texte [le Coran, ndlr] est dangereux si on n’interprète pas, si on ne prend pas de distance avec lui, soutient Anne-Sophie Lapix. C’est le cas de la plupart des musulmans en France, non ? » La question manque de clarté ; la réponse n’en est pas moins catégorique. « Chère madame, il est interdit de prendre de la distance avec le Coran, de l’interpréter depuis le IXe siècle », tandis que le christianisme, lui, « a mis la raison dans la foi ». Je suis ébloui. En sus d’être journaliste, éditorialiste et historien, Eric Zemmour est théologien.
ANNE-SOPHIE LAPIX INSISTE : « Vous reconnaissez qu’il y a des musulmans aujourd’hui, en France, qui vivent dans la paix, qui n’interprètent pas à la lettre les textes du Coran, qui sont totalement intégrés… » « Ça, c’est vous qui le dites. » « C’est pas vrai ? » « Non. » La présentatrice, étonnée :« Vous ne connaissez pas de musulmans… Vous en connaissez, d’ailleurs ? » Excellente question. Puisque l’on parle des musulmans sans qu’aucun soit invité en plateau, assurons-nous au moins que l’invité en connaisse.
« Ah oui, je connais beaucoup de musulmans », me rassure Eric Zemmour. « Qui vivent leur religion dans la paix, y en a pas ? » « Tout le monde vit dans la paix, l'islam lui-même veut dire paix, mais l’islam veut dire aussi soumission. Donc on ne vit dans la paix que quand on se soumet à l’islam. »Quelle érudition ! Eric Zemmour n’est pas seulement théologien, il est aussi et plus spécialement islamologue. Je doute que ses intervieweurs parviennent à troubler un tel puits de science. D’ailleurs, leur principale réplique à ses arguments consiste en une moue lasse et dédaigneuse.
« Il y a simplement des gens qui sont des bons musulmans et des mauvais musulmans », rappelle Eric Zemmour. Le débat serait biaisé si l’on niait cette distinction fondamentale entre « bons » et « mauvais » musulmans. « Le musulman modéré, ça n’existe pas. Y a simplement des gens qui appliquent à la lettre et d’autres qui n’appliquent pas à la lettre, et [ces derniers] savent qu’ils ne sont pas des bons musulmans. » Anne-Sophie Lapix adhère immédiatement à cette classification entre « bons » et « mauvais » musulmans : « Donc les mauvais musulmans sont des bons musulmans pour nous. » Ça se complique. Qui est « nous » ? « C’est tout le problème français, assure le théologien. Ceux que vous appelez “bons musulmans”, l’islam les appelle mauvais musulmans. » En fin de compte, ça fait beaucoup de mauvais.
PATRICK COHEN SORT DE SA TORPEUR : « C’est qui, l’islam ? Vous ne pouvez pas dire, vous, qui sont les bons musulmans et les mauvais musulmans ! » L’intervieweur ne remet pas en cause la nécessité de classer les musulmans entre « bons » et « mauvais », il dénie simplement à Eric Zemmour la légitimité à le faire : « C’est pas vous qui pouvez le dire ! » « Mais si, moi je peux le dire. »
« Le djihad fait partie de l’islam », déclare l’islamologue. Anne-Sophie Lapix espère le coincer mais sa connaissance de la religion musulmane est trop vague : « Il y a différents djihads… » « Non, y a pas de différence, y a le petit djihad et le grand djihad, le djihad spirituel et le djihad militaire, explique le spécialiste. Sauf que le djihad guerrier n’a jamais été supprimé. Les soldats du djihad sont considérés par tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas, comme des bons musulmans. » Quoi qu’ils en disent, tous les musulmans sans exception soutiennent les auteurs des attentats. « C’est des guerriers ! C’est des soldats de l’islam ! Ça vous déplaît mais c’est comme ça. » Eric Zemmour l’a scientifiquement établi au terme d’une vie de recherche.
« C’est pas que ça nous déplaît. C’est… On ne vit pas dans le même… », bafouille Anne-Sophie Lapix, démunie. « Les djihadistes ne sont pas considérés par tous les musulmans comme des bons musulmans, c’est absolument faux !, s’indigne Patrick Cohen, dont la colère est à demi couverte par les tentatives de répliques de l’invité. « Vous parlez à leur place ! Vous pouvez avoir votre point de vue mais vous ne pouvez pas parler à la place de l’ensemble des musulmans de France ! »
C’est pourtant ce que France 5 l’a invité à faire ce soir.
L’islamologue poursuit sa démonstration particulièrement brillante, dont témoignent une citation de Voltaire et l’emploi de mots savants comme« orthopraxie ». « Quand vous avez une religion qui interdit l’interprétation du texte et que la moitié du Coran est un Coran guerrier… » « Il y a aussi une grand violence dans la Bible, des appels au meurtre… », proteste Anne-Sophie Lapix, vraiment nulle en théologie. Eric Zemmour, compatissant, se fait un devoir de la corriger. « C’est très bien que vous me posiez cette question. Ne confondez pas l’Ancien et le Nouveau Testament », commence-t-il avant de livrer une exigeante exégèse ainsi conclue : « Dans le Coran, les juifs et les chrétiens, c’est ceux qu’on doit égorger et c’est ceux que Mahomet égorge. Or Mahomet est l’homme parfait dans le Coran, pour l’islam c’est l’homme parfait qu’on doit imiter. Les djihadistes imitent Mahomet. »
ANNE-SOPHIE LAPIX A ENFIN COMPRIS LA LEÇON : « Donc il faut tuer tous les Chrétiens et tous les Juifs. Si l’islam est notre ennemi juré, que fait-on ? On interdit l’islam ? » « C’est compliqué, je reconnais. Parce que ce n’est pas qu’une religion. Pour tous les Français, religion ça veut dire le catholicisme, c’est-à-dire la prière, le jeûne, le pèlerinage. » Ceux pour qui cela voudrait dire autre chose ne sont pas de vrais Français. « Sauf que l’islam ce n’est pas seulement ça. » « Et qu’est-ce qu’on fait ? », insiste la présentatrice. « Qu’est-ce qu’on fait ? », répète son invité. « Avec nos musulmans », précise la présentatrice. Ah oui, « nos » musulmans. Après tout, ils nous appartiennent, on a bien le droit d’en faire ce qu’on veut, « nous », les vrais Français. « Est-ce qu’on crée un système d’apartheid ? Vous dites qu’il faut discriminer. »
PATRICK COHEN S’INSURGE À NOUVEAU : « Vous parlez d’une guerre de civilisation menée par l’islam sur notre sol. Non ! Elle est menée par une poignée de djihadistes qui ont commis des attentats. » « Alors, vos solutions ? Apartheid ? Dictature ? » ,répète Anne-Sophie Lapix. « Vous ne connaissez pas l’islam, s’énerve encore Patrick Cohen. Vous ne savez pas… Je connais des musulmans en France… » « Moi aussi, j’en connais, mais ce n'est pas la question », le mouche Eric Zemmour.
ANNE-SOPHIE LAPIX S’IMPATIENTE : « Vous pouvez répondre à ma question ? Alors, qu’est-ce qu’on fait avec les musulmans ? » « Nous vivons depuis trente ans une invasion, une colonisation qui entraîne une conflagration. Dans les innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées, c’est également du djihad, c’est la lutte pour islamiser un territoire qui est une terre de mécréants. »Ces descriptions ne provoquent plus aucune contestation sur le plateau, la présentatrice se contentant de psalmodier sa question : « Qu’est-ce que vous faites avec les musulmans en France, est-ce que vous les mettez à part, vous les chassez ? » « Il faut leur donner le choix entre l’islam et la France. S’ils sont français, ils doivent se détacher de ce qu’est leur religion. Par exemple donner un prénom qui n’est pas un prénom français à ses enfants, c’est vouloir continuer l’identité islamique et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman. » En un califat, ça va de soi.
« Est-ce que dans l’obsession identitaire, on ne trouve pas la même volonté de dérive vers l’extermination de l’autre ?, interroge la présentatrice. Quand on commence à discriminer, on passe aux ghettos, on peut passer à l’extermination, ça s’est fait. » « Ça n’a rien à voir. Je n’ai pas tué 180 personnes à Nice. » Effectivement, comparer un terroriste fanatique avec un respectable éditorialiste n’a aucun sens.
« La Question Identitaire va être dans la campagne, poursuit Anne-Sophie Lapix. Elle est déjà dans le programme des politiques. » Et de France 5. « Vous êtes déçu par le parti qui selon vous avait compris ce qui comptait, l’identité nationale. Vous reniez presque Marine Le Pen. “La France apaisée”, ça ne vous plaît pas. » « L’apeasement, c’est la politique de Chamberlain face à Hitler. Tous les pacifistes en France, c’est l’héritage d’un grand parti collabo qui existe depuis mille ans. » « Quand on veut la paix, on est lâche », résume la présentatrice.
ERIC ZEMMOUR N’A PAS PLUS CONFIANCE EN NICOLAS SARKOZY : « Il réclame la suppression du regroupement familial, j’en suis ravi. Il sait bien que c’est ce qu’attend le peuple mais on n’a pas l’impression qu’il y croit vraiment. » Ah bon, le peuple attend la suppression du regroupement familial ? En plus d’être journaliste, éditorialiste, historien, théologien, islamologue, Eric Zemmour bénéficie d’une ligne directe avec le peuple.
PATRICK COHEN REPREND : « Nicolas Sarkozy propose de modifier la constitution pour interdire le burkini. » Eric Zemmour : « C’est un autre sujet, ce que l’on appelle aujourd’hui le fameux Etat de droit qui est aujourd’hui le cheval de Troie de l’islam pour imposer une société holiste collective à travers les fameux droits et libertés individuels. » La démocratie, ça commence à bien faire. D’ailleurs, « vous n’êtes pas loin de proposer une dictature », note Patrick Cohen. « Dictature au sens romain du terme. Dictature est un mot qui aujourd’hui n’est pas compris. » Rétablissons-en la noblesse. « Ce qui est compris, c’est que les juges gouvernent, la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil d’Etat, on l’a vu pour le burkini, le Conseil constitutionnel, ils imposent leurs normes à la volonté populaire. » Car le peuple veut l’interdiction du burkini. « Donc, ma dictature, c’est le retour à la démocratie, c’est la volonté du peuple qui est vraiment respectée. » La volonté du peuple d’Eric Zemmour.
PIERRE LESCURE ÉMERGE DE SA LÉTHARGIE. « Toutes les chroniques ne sont pas dans le recueil. Je pense à celle où vous appeliez au bombardement de Molenbeek. »Patrick Cohen renchérit : « Celle où vous blâmiez Taubira de ne pas avoir fait emprisonner un des tueurs du Bataclan, condamné huit fois, alors que c’était sous la droite… » « J’ai jamais dit ça. Vous vous trompez, ce n’est pas moi. » S’ensuit une interminable chamaillerie pour savoir si telle ou telle chronique, telle ou telle affirmation se trouve dans le livre. Dix minutes de chipotages après vingt minutes pendant lesquelles Eric Zemmour a pu débiter à loisir, sans véritable contradiction, ses délires théologico-racistes, imposant sa rhétorique à ses contradicteurs.
A peine le temps d'aller vomir, je retrouve l’acteur Bruno Solo, invité pour la suite de l’émission. Au cours de la discussion, il explique involontairement pourquoi France 5 a choisi de laisser libre antenne à Eric Zemmour, parti entretemps : « Dès qu’on est dans une pensée humaniste, on nous dit qu’on est les bien-pensants et c'est difficile de se défendre contre ça. Longtemps, j’ai pensé qu’il était plus facile d’être de gauche que de droite tellement ça me paraissait aberrant d’avoir des idées réactionnaires. Mais plus ça va, plus ça devient difficile. On ne peut plus parler de rien dès lors que l’on défend des idées un peu plus larges que des slogans ou des punchlines. Les punchlines, c’est quelque chose qui nous tire vers le bas. L’estime de soi, ça passe par une curiosité intellectuelle, l’idée d’élargir son champ de vision. C’est long, c’est douloureux, ça remet beaucoup de choses en question mais c’est notre devoir à tous, êtres humains. » Pas de doute, ce Bruno Solo appartient au « grand parti collabo ».



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA ZEMMOURITE AIGUE : MALADIE INFECTIEUSE ET CONTAGIEUSE

La prestation de Zemmour à France Cinq est parfaitement surréaliste et odieuse. Elle mérite d’être appréhendée dans sa version littérale non expurgée. Le Coran selon Zemmour offre une interprétation absolument décapante du texte fondateur de l’islam que ne renierait pas le Hollandais Wilders ou le Flamand Philippe De Winter. Sans doute Marine Le Pen, prudente, n’oserait-elle pas frapper aussi fort et aussi bas sous la ceinture. Zemmour théologien et islamologue auto proclamé ose et cela produit un taux d’écoute fracassant repris en boucle sur les réseaux sociaux. Chers lecteurs, chère lectrices attention. Ne manquez pas en lisant ceci de solliciter votre esprit critique car comme la cigarette, Zemmour est franchement nuisible à la bonne santé, en l’occurrence démocratique. Mais attention, les gogos ne manqueront pas de se précipiter pour acheter son dernier livre et d’enrichir ainsi l’homme qui co-anima longtemps l’émission grand public de Ruquier : « on n’est pas couché ».
Depuis ce mauvais génie est sorti de sa bouteille et est invité partout pour faire de l’audience façon café du commerce. Impossible de l’y enfermer à nouveau.
MG


Et pour illustration du propos voici deux anciens articles



Aphatie dézingue à nouveau Zemmour 


L'ex-intervieweur de RTL a fustigé les idées "racistes" d'Éric Zemmour et a critiqué, sur son blog, le choix de son ancien employeur de garder le polémiste.
Le Point.fr 


Jean-Michel Aphatie a écrit un article contre Éric Zemmour. Image d'illustration. © AFP/ JACQUES DEMARTHON 

Ils ne se succédaient pas à l'antenne de RTL, mais la tension devait être palpable dans les couloirs de la station. Tout comme elle l'était lorsque le polémiste se rendait sur le plateau du Grand Journal de Canal+. Depuis son départ de la rue Bayard, Jean-Michel Aphatie attaque de manière régulière son ancien collègue Éric Zemmour. Après une salve en août, le journaliste en a remis une couche il y a quelques jours sur son blog. Il ne comprend pas comment l'ancien chroniqueur de Laurent Ruquier arrive à multiplier les collaborations. "Journaliste multicartes, animateur d'une émission de télévision (Paris Première) et participant régulier d'une seconde (i>Télé), titulaire d'une chronique radio (RTL), signataire de nombreux papiers dans Le Figaro et Le Figaro Magazine, et invité régulièrement de toutes les émissions possibles et imaginables, probablement à cause d'une promesse d'audience ou de buzz, au motif inavoué que ce qui est un peu sale ne nuit pas aux recettes publicitaires, au contraire", explique Jean-Michel Aphatie.
Apathie a refusé de débattre et de saluer Zemmour
Le désormais animateur de la tranche du midi sur Europe 1 poursuit en évoquant les polémiques liées à des chroniques d'Éric Zemmour. Celle où ce dernier évoque "les bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d'Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent" ? "La phrase, d'une rare brutalité, ne suscitera aucun commentaire de la part des dirigeants de RTL qui feront semblent de ne pas l'avoir entendue sur leur antenne."
UNE INTERVIEW EN ITALIE QUI SUSCITE ÉMOIS ET CRITIQUES ?
"Sa chronique hebdomadaire reprendra, évidemment, sur RTL, une radio dont le slogan "Vivre ensemble", s'accommode tout de même assez mal des sentences judiciaires. Quant au Figaro, un journal équilibré dans le traitement de l'information générale, il n'envisage pas une seconde, à l'évidence, de se séparer de son chroniqueur vedette", écrit le journaliste.
Face à un intervenant qu'il accuse de propager des idées racistes, l'ancien intervieweur de Canal+ et de RTL, a mis en place des "digues fragiles" : "J'ai par exemple refusé de débattre avec Éric Zemmour sur l'antenne de RTL, à chaque fois que la direction m'en a fait la proposition. J'ai même, à partir de son odieuse chronique sur les bandes qui dévastent et dépouillent, refusé de le saluer quand je le croisais dans la rédaction, en regrettant que ces propos horribles n'aient jamais été commentés par la direction de la radio." Jean-Michel Aphatie se félicite, lui, d'être un journaliste au casier judiciaire "vierge".



Zemmour scandalise: "Au lieu de bombarder Raqa, la France devrait bombarder Molenbeek"
La DH
RÉDACTION EN LIGNE Publié le mardi 17 novembre 2015 



Dans une chronique lue sur RTL, Eric Zemmour a donné son point de vue sur les attentats, appelant même "à bombarder... Molenbeek".
Pour ceux qui en doutaient encore, ses propos démontrent que le journaliste français dérape complètement.
Le polémiste commence par énumérer les discours appelant à la "guerre" ayant foisonné tout le weekend suite aux attentats de Paris. "Quelques bombardements de plus ou de moins dans une Syrie transformée en terrain vague. Une guerre en Syrie qui s'ajoute à celle d'Irak ou d’Afghanistan qui ont aggravé le mal qu'elles étaient censées annihiler".
Il aborde ensuite un islam "pas assez réformé". "Daech applique le droit canonique du Moyen-Âge mais l'islam n'a pas bougé depuis le Moyen Âge, il n'a pas été discuté ou modernisé. Quand Daech cite des sourates du Coran pour légitimer des actes sanglants, on peut dire que ce n'est pas le vrai islam... Mais c'est une vraie sourate extraite du vrai Coran. La France est pour eux la quintessence du mal."
Eric Zemmour embraye sur une critique en bonne et due forme du gouvernement actuel. "Quand on prétend mener une guerre, il faut connaître l'adversaire pour pouvoir le battre. Le gouvernement socialiste accepte de laisser en liberté sur notre territoire plus de 10.000 terroristes potentiels tous fichés par nos services de police. 'Ne pas les expulser, ne pas les enfermer, respect de l'Etat de droit, pas d'amalgame'. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, déclarait en 2014 'ce n'est pas un délit de prôner le djihad' . Sa collègue de la place Vendôme prône une justice bienveillante évitant la prison qu'elle juge "criminogène". Taubira a été entendue. Ismaël Omar Mostefaï, un des tueurs du Bataclan, avait été condamné à 8 reprises mais jamais emprisonné. Au moins ce n'est pas en prison qu'il s'est radicalisé...", note-t-il avec une pointe d'ironie.
"LES FRONTIÈRES NE SERVENT PLUS À RIEN"
"AU LIEU DE BOMBARDER RAQA, LA FRANCE DEVRAIT BOMBARDER MOLENBEEK d'où sont venus les commandos du vendredi 13. Mais les frontières entre pays européens ne servent plus à rien depuis Schengen' c'est parce qu'elles ne servent à rien que le gouvernement a rétabli les frontières pour accueillir la conférence sur le climat et pour éviter de nouveaux bains de sang... Dès vendredi soir, sur les réseaux sociaux, une phrase était largement reprise comme un message personnel à François Hollande : 'Votre guerre, nos morts'".
En fin de chronique, Yves Calvi, le présentateur de la matinale de RTL, a tenu à préciser: "On ne va quand même pas bombarder Molenbeek, je vous rassure". Pas sûr que cela parvienne à étouffer cette nouvelle polémique autour des propos d'Eric Zemmour.

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