dimanche 18 septembre 2016

Un ex-chef du Pentagone républicain estime que Donald Trump est "irrécupérable"

La Libre
AFP


L'ancien secrétaire à la Défense Robert Gates, un républicain, a critiqué les deux candidats à la présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et son rival Donald Trump, mais s'est montré beaucoup plus sévère à l'encontre de ce dernier, qu'il juge "irrécupérable".
M. Gates, qui a dirigé le Pentagone sous l'administration des présidents George W. Bush et Barack Obama, est un des experts américains les plus respectés sur les questions de sécurité nationale. Il a travaillé avec huit présidents au long de sa carrière et a collaboré étroitement avec Hillary Clinton quand celle-ci était secrétaire d'Etat.
En terme de crédibilité "Trump est dans une catégorie qui lui est propre", a-t-il souligné dans une tribune postée vendredi sur le site du Wall Street Journal.
"Je pense que M. Trump est irrécupérable", a-t-il ajouté. Il "est obstinément ignorant" sur le monde, les questions militaires américaines et "sur le gouvernement même". Il s'est montré "désinvolte sur le recours aux armes nucléaires" et a insulté des soldats américains, leurs familles et les chefs militaires.
Il a "un tempérament inapproprié pour commander les hommes et les femmes en uniforme. Il n'est pas qualifié et est inapte pour être le commandant en chef", a poursuivi M. Gates, qui ne votera pas pour lui.
Toutefois, Robert Gates a aussi durement critiqué Hillary Clinton, notamment son opposition à l'accord commercial trans-Pacifique qu'elle avait pourtant soutenu initialement.
M. Gates estime aussi que Mme Clinton est trop vague sur ses intentions quant à Vladimir Poutine. Elle n'a fait que peu de propositions sur le problème que représente la Corée du Nord et n'a pas présenté de stratégie très claire sur le Proche Orient "qui est en feu".
Enfin Robert Gates, qui a aussi dirigé le CIA, reproche à Mme Clinton son échec à prédire la situation chaotique qui a suivi l'intervention occidentale en Libye ou encore son changement de position sur la guerre en Irak.
Pour lui, tout cela suscite des questions sur la crédibilité de la candidate démocrate à la Maison Blanche. Robert Gates attend donc de voir ce que Mme Clinton proposera d'ici l'élection du 8 novembre avant de décider s'il votera pour elle.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAS VRAIMENT RASSURANT

Voilà qui met les points sur les « i » et n’est pas vraiment rassurant.
Il a "un tempérament inapproprié pour commander les hommes et les femmes en uniforme. Il n'est pas qualifié et est inapte pour être le commandant en chef" «  Elle n'a fait que peu de propositions sur le problème que représente la Corée du Nord et n'a pas présenté de stratégie très claire sur le Proche Orient "qui est en feu".
Se méfier quand même des appréciations extérieures :
LE PRIX "HOMME D'ÉTAT DE L'ANNÉE" REMIS LUNDI À HOLLANDE
Figaro
François Hollande sera à New York lundi et mardi prochain pour la 71e Assemblée générale des Nations unies. A cette occasion, le président de la République se verra officiellement remettre le prix de l'«Homme d’Etat de l’année» de la fondation inter-confessionnelle américaine Appeal of conscience.
François Hollande avait été désigné en mai comme lauréat de cette distinction. Elle "honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’Homme". Ce prix lui sera remis lors d'une cérémonie organisée lundi et qui se terminera par un discours du président français.
La fondation Appeal of conscience a été fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier, survivant de la Shoah et rabbin de la Park East Synagogue de New York, une des plus importantes de la ville, souligne La Croix. Elle rassemble des personnalités religieuses et des entrepreneurs qui veulent "travailler au nom de la liberté religieuse et des droits de l'homme partout dans le monde". La fondation entend ainsi promouvoir "la paix, la tolérance, et la résolution des conflits ethniques".
En 2015, ce prix avait été remis au premier ministre britannique David Cameron. Avant lui, un autre chef d'État français avait également reçu cette distinction: il s'agit de Nicolas Sarkozy, récompensé en 2008, rappelle Libération.

Aucun commentaire: