vendredi 21 octobre 2016

Caroline Fourest contre tous les intégrismes


Par Laurent Joffrin — Libération
Caroline Fourest, essayiste et journaliste. Thierry PASQUET

Présentée par ses ennemis comme une «laïcarde» de gauche rigide et enflammée, la journaliste et essayiste montre, avec son dernier essai, qu’il n’en est rien. Son plaidoyer pour la laïcité, précis et nuancé, suscitera l’hostilité des extrémistes de tous bords.

En septembre 1900, Eugène Thomas, maire très républicain du Kremlin-Bicêtre, édicte un arrêté qui interdit le port de la soutane sur le territoire de sa commune. Plusieurs édiles suivent son exemple qui paraît s’inspirer du combat en cours contre le cléricalisme. Ces arrêtés sont cassés en Conseil d’Etat et beaucoup de républicains, quoiqu’engagés dans un bras de fer violent avec l’Eglise catholique, les jugent sectaires et inopportuns. Cinq ans plus tard, discutant la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, révolution politique et juridique qui fonde la laïcité à la française, les députés écartent du texte cette disposition répressive. Elle va trop loin, jugent-ils, et obligera la police à se placer dans une situation ridicule ou choquante en verbalisant des prêtres qui recevront en retour le soutien de la masse des catholiques et de la majorité de la population. L’anecdote, qui annonce à un siècle de distance les palinodies de certains politiques sur le port du «burkini», montre ce qu’est la laïcité à la française : un équilibre savant mais ferme, qui proclame la neutralité de l’Etat mais garantit aussi la liberté des cultes. Cet équilibre fondé sur des principes solides et toujours actuels, c’est celui que défend Caroline Fourest dans un livre qui deviendra vite indispensable à tous ceux qui veulent s’y reconnaître dans les débats confus et souvent furieux qui entourent les rapports de la République et des religions, à commencer par l’islam, obsession de la société française depuis bientôt deux décennies.
Intellectuelle, journaliste et militante, Caroline Fourest est engagée depuis longtemps dans la lutte contre les intégrismes religieux de toutes obédiences. Critiquée, parfois haïe aussi bien à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche, elle est présentée par ses ennemis comme une «laïcarde» de gauche rigide et enflammée. Son plaidoyer pour la laïcité française démontre qu’il n’en est rien. Résultat d’une longue réflexion, nuancé et précis, il suscitera l’hostilité des deux bords, ceux qui usent de la laïcité avant tout pour attaquer les musulmans, et ceux qui minimisent le danger intégriste pour importer en France le modèle anglo-saxon d’accommodement avec les religions, seraient-elles franchement obscurantistes. C’est sans doute que son livre donne de la laïcité républicaine et de ses prolongements contemporains, en rappelant son histoire et en détaillant ses applications souhaitables dans l’espace public, à l’école ou dans les entreprises, l’une des meilleures descriptions qu’on puisse aujourd’hui trouver dans le débat public.
Le danger ne vient pas des religions, dont le culte est libre en démocratie. Il procède des prétentions de leur aile intégriste, de plus en plus active et nocive, à régenter les consciences et à influer sur les législations comme sur la vie quotidienne. Ce mouvement, rappelle Caroline Fourest, s’est d’abord fait jour, non en Afghanistan ou en Algérie, mais aux Etats-Unis, où les prêcheurs fondamentalistes sont montés en puissance à partir des années 60, pour exiger de l’Etat des concessions parfaitement contraires à la tradition «séculariste» de la démocratie américaine. C’est désormais un mouvement mondial de régression, qui touche les pays protestants, catholiques, musulmans ou orthodoxes, et cherche à faire régresser tous ces pays vers une forme plus ou moins larvée de théocratie. En France, l’intégrisme musulman cherche à dominer l’islam français. Mais la partie la plus conservatrice de l’Eglise catholique veut elle aussi faire reculer la République, par exemple en défaisant la loi sur le mariage pour tous votée par le Parlement et conforme à la logique de l’égalité des droits. Caroline Fourest décrit ce mouvement universel contre l’universalisme, qu’une partie de la gauche, intimidée par le discours anticolonial et différentialiste des groupes militants religieux, sous-estime gravement.
Elle rappelle surtout que la loi de séparation, pierre de touche de la laïcité française, fut votée contre l’opposition farouche et parfois violente de l’Eglise catholique, et contre une coalition réactionnaire agressive réunissant une bonne partie de la droite parlementaire, les journaux nationalistes et les organes catholiques comme la Croix, qui se proclamait à l’époque «le journal le plus antisémite de France». La même lutte se prolonge aujourd’hui, face à des forces déterminées à faire reculer la République, bizarrement soutenues par un certain nombre de partisans d’une «laïcité ouverte», comme si les principes français étaient ceux d’une «laïcité fermée». Cette lutte suppose intelligence, conscience historique, nuance et sens du compromis. Mais c’est une lutte. Même si certaines de ses préconisations, comme l’annulation de la loi Debré ou la fin du concordat en Alsace-Moselle, sont en fait impraticables, c’est la lutte que Caroline Fourest mène avec une louable énergie. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LA MALADIE DE L’ISLAM »  c’est « L’ISLAM POLITIQUE ».

« LE DANGER NE VIENT PAS DES RELIGIONS, DONT LE CULTE EST LIBRE EN DÉMOCRATIE. IL PROCÈDE DES PRÉTENTIONS DE LEUR AILE INTÉGRISTE, DE PLUS EN PLUS ACTIVE ET NOCIVE, À RÉGENTER LES CONSCIENCES ET À INFLUER SUR LES LÉGISLATIONS COMME SUR LA VIE QUOTIDIENNE. »
Attention, nous sommes arrivés à un tournant.
L’islam politique cherche à dominer la scène et à imposer l’islamisme à l’ensemble des croyants se réclamant de l’islam.
Des voix musulmanes se sont élevées dans Marianne et nous reprenons volontiers ici leur témoignage poignant.
A lire sans modération :
« L’islam est un choix spirituel personnel et intime. L’islam ne s’hérite pas et ne se lègue pas. Et quand bien même cette instance préfabriquée serait représentative, elle ne peut représenter qu’une minorité incapable de faire passer un message remettant en cause ces dogmes archaïques et parfois violents qui constituent ce que le regretté Abdelwaheb Meddeb appelait « la maladie de l’islam », en l’occurrence l’islam politique. »
Il convient de « demeurer fermes et vigilants face aux revendications contraires aux valeurs universelles, au principe de laïcité, portées et incarnées activement par les courants ou les personnalités liés ou proches des Frères musulmans et des salafistes.
Nous ne devons jamais leur céder un iota de ce qui constitue nos acquis démocratiques ;
-Les islamistes tentent, au-delà des crimes terroristes barbares, d’imposer au quotidien, au niveau local, de manière sournoise et pernicieuse, un mode de vie rétrograde, antirépublicain et un projet antidémocratique.
-Il est impératif de « montrer une intransigeance et une sévérité intraitables, contre tous ceux qui tuent, menacent, s’attaquent aux biens et aux personnes dans le but de créer un climat délétère et terrifiant. »
« Nous refusons ce climat de terreur et la société toute entière le refuse. »
« Les non-musulmans qui, par relativisme culturel, continuent d’infantiliser les musulmans refusant de les mettre face à leurs responsabilités. Ceux là aident, d’une manière ou d’une autre, à la banalisation et à l’avancée de la pensée islamiste, nourricière de terrorisme et d’attitudes antidémocratiques et anti-laïques » ;
« Nous lançons cet appel, parce que l’islamisme a ruiné les pays d’origine d’un grand nombre d’entre nous, semant le plus souvent morts, larmes, tragédies et désolation. »
« Oui l’islam spirituel, lorsqu’il accepte de se soumettre aux lois et aux règles intangibles de la nation française, peut se fondre harmonieusement et s’exprimer sereinement et dignement dans la République. Mais nous affirmons très clairement que l’islamisme, ce totalitarisme, est un fléau qui nous menace tous sans exception. »
Qu’on se le dise. 

MG


FACE À L’ISLAMISME, LA RÉPUBLIQUE NE DOIT PAS TREMBLER ! 



Voici un texte important, capital même. Il a pour objectif de faire entendre la voix de cette majorité dite "de culture musulmane", qui rejette l’islamisme et revendique la laïcité et l’universalisme. Contrainte au silence par la menace, les pressions, les compromissions, elle veut aujourd’hui réaffirmer son existence et ses convictions auprès des pouvoirs publics, des politiques, de l’opinion. Ce que pensent les personnes qui ont signé et signeront cet appel est aujourd’hui systématiquement nié, non seulement par les islamistes mais aussi par leurs complices conscients ou inconscients. A "Marianne", nous considérons comme nos compagnons de route les plus exposés de ces femmes et de ces hommes de parole. Nous savons que, dans leur sillage, s’inscrit la multitude des âmes libres. A l’heure des tragédies qui menacent nos valeurs, l’écouter constitue une urgence vitale...


Nous sommes des citoyens de culture, de tradition ou de confession musulmane ; nous sommes athées, agnostiques ou croyants ; nous sommes d’origine arabe, africaine, perse, berbère, turque ou kurde ; nous sommes des Français, des résidents en France ou des amis de la République vivant à l’étranger.
Nous sommes surtout - et avant tout - des démocrates attachés à la laïcité et aux principes de la République.
Nous sommes enfin des femmes et des hommes libres, universalistes, amoureux de la France, de sa culture et de ses valeurs.
Même s’il n’est pas question pour nous de nous enfermer dans une logique communautaire ni de brandir une quelconque identité singulière, car contrairement aux tenants du communautarisme, DIRE NOTRE REFUS CATÉGORIQUE AUX USURPATEURS ET AUX APPRENTIS-SORCIERS QUI S'ÉRIGENT EN QUASI AUTORITÉ CLÉRICALE AUTOPROCLAMÉE de l’uniformisation religieuse et de l’islam politique, nous revendiquons, en premier lieu, notre qualité de citoyennes et de citoyens, nous avons simplement décidé, au regard des événements et du contexte, d’assumer nos responsabilités pour dire notre refus catégorique aux usurpateurs et aux apprentis-sorciers qui s'érigent, en quasi autorité cléricale autoproclamée, et se permettent, depuis plusieurs années, en notre nom aussi, pour les uns, de s’exprimer, de revendiquer, de communiquer et d'agir souvent avec la complicité des pouvoirs publics, et, pour les autres, de menacer, d’intimider, de terroriser et de commettre des crimes. Les premiers et les seconds agissant, avec une rhétorique particulière, « au nom de tous les musulmans ».
À ce sujet, nous tenons à rappeler que l’islam – notamment sunnite qui représente l’écrasante majorité – ne reconnaît aucun clergé. De plus, nous trouvons inacceptable que cette instance, appelée CFCM, traversée par des courants vecteurs de l’islam politique et par d’autres, liés à des États étrangers ne respectant pas les principes laïques ni les règles de la démocratie, puisse usurper une « représentation » de « plus de cinq millions de musulmans de France », avec l’accord des pouvoirs publics et ce, depuis plusieurs années. Cette mascarade doit cesser au plus vite, car il n’y a pas cinq millions de personnes qui, en France, se définissent comme des musulmans. L’islam est un choix spirituel personnel et intime. L’islam ne s’hérite pas et ne se lègue pas. Et quand bien même cette instance préfabriquée serait représentative, elle ne peut représenter qu’une minorité incapable de faire passer un message remettant en cause ces dogmes archaïques et parfois violents qui constituent ce que le regretté Abdelwaheb Meddeb appelait « la maladie de l’islam », en l’occurrence l’islam politique.
Pour toutes ces raisons et à l’occasion de la célébration de la Révolution française qui a instauré la République et consacré les libertés individuelles et collectives ainsi que la Déclaration des droits de l’homme, nous demandons avec force :
AUCUN CALCUL POLITIQUE NE PEUT SOUFFRIR DE COMPROMISSION AVEC LES TENANTS DU PROJET INTÉGRISTE INSTRUMENTALISANT L’ISLAM-
Au président de la République, au premier ministre, aux membres du gouvernement, à l’ensemble des élus et des partis politiques républicains de demeurer fermes et vigilants face aux revendications contraires aux valeurs universelles, au principe de laïcité, portées et incarnées activement par les courants ou les personnalités liés ou proches des Frères musulmans et des salafistes. Aucune élection, aucune gestion de carrière, aucun calcul politique ne peut souffrir de compromission avec les tenants du projet intégriste et totalitaire instrumentalisant l’islam. L’islamisme nous impose une guerre et sa principale arme est le terrorisme, mais l’islamisme nous impose aussi une grande bataille idéologique que nous devons assumer collectivement. Nous ne devons jamais leur céder un iota de ce qui constitue nos acquis démocratiques ;
- Aux élus locaux de ne pas reculer et de faire front face aux pressions des islamistes qui tentent, au-delà des crimes terroristes barbares, d’imposer au quotidien, au niveau local, de manière sournoise et pernicieuse, un mode de vie rétrograde, antirépublicain et un projet antidémocratique. Il ne s’agit pas seulement de réinvestir les territoires et d’occuper le terrain social, mais plus encore de lutter avec une ferme détermination et sans relâche contre les zones de non-droit et du communautarisme, généralement infestées d’agents recruteurs pour le compte de l’islam politique qui savent mieux que quiconque profiter des vulnérabilités pour capter de nouveaux adeptes parfois à travers l’action sociale, d’autres fois par le biais du soutien scolaire, par exemple. Combat qui doit tirer sa force et son efficacité d’un soutien sans faille de l’État, qui doit assurer sa présence, en tout lieu et en tout temps ;
NOUS REFUSONS CE CLIMAT DE TERREUR ET LA SOCIÉTÉ TOUTE ENTIÈRE LE REFUSE. NUL NE DOIT ÊTRE INQUIÉTÉ POUR SES OPINIONS
-À l’institution judiciaire de montrer une intransigeance et une sévérité intraitables, contre tous ceux qui tuent, menacent, s’attaquent aux biens et aux personnes dans le but de créer un climat délétère et terrifiant. Il n’est pas admissible que nous vivions dans une logique de peur où les tentatives d’attentats et les attaques islamistes succèdent aux menaces de mort et aux intimidations. Nous refusons ce climat de terreur et la société toute entière le refuse. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, pour sa croyance ou pour sa non-croyance. L’institution judiciaire, en première ligne dans cette mission républicaine et démocratique, doit infliger des peines exemplaires, dans le cadre des lois en vigueur. C’est ce message clair d’intransigeance que la République doit envoyer aux tueurs fanatiques et à leurs alliés. Ces derniers sont ces religieux qui légitiment la violence et refusent de la condamner, ces non-musulmans qui, par relativisme culturel, continuent d’infantiliser les musulmans refusant de les mettre face à leurs responsabilités et, au-delà, tous ceux qui aident, d’une manière ou d’une autre, à la banalisation et à l’avancée de la pensée islamiste, nourricière de terrorisme et d’attitudes antidémocratiques et anti-laïques ;
- À la société civile de se mobiliser et de puiser dans les valeurs de la République, les ressources nécessaires afin de répondre à tous les partisans, de la haine, des clivages et des divisions. Lorsqu’il s’exprime en Occident, l’islamisme clive et vise à alimenter les courants d’extrême droite et les tenants de la xénophobie, mais aussi à s’alimenter de leur vision antidémocratique et haineuse. Refusons cette bipolarisation du débat, car l’islamisme s’épanouit aux côtés des autres pourvoyeurs de haine et en compagnie des champions du laxisme et du relativisme culturel ;
NE PAS CÉDER AU CHANTAGE À "L’ISLAMOPHOBIE", UNE ESCROQUERIE INTELLECTUELLE QUI VISE À INSTAURER UNE SORTE DE DÉLIT DE BLASPHÈME DÉGUISÉ
- Aux intellectuels de ne pas céder au chantage à « l’islamophobie », véritable escroquerie intellectuelle qui vise à anesthésier et à atrophier le débat, à interdire la critique d’idéologies ou de groupes extrémistes, voire d’une religion ou d’un dogme, et d’instaurer une sorte de délit de blasphème déguisé. Tout en luttant — auprès des organisations antiracistes — contre le racisme et les discriminations qui visent souvent des personnes de confession ou de culture musulmane, il convient de demeurer vigilant quant à l’instrumentalisation des combats antiracistes par d’obscurs groupuscules qui visent à empêcher la liberté d’expression et le droit au blasphème et qui, sciemment, se refusent de condamner les crimes abjects et surtout de nommer leurs auteurs : l’islamisme, le salafisme et/ou le salafisme djihadiste. Il n’est pas excessif de rappeler que la culture de la violence est consubstantielle à tous les courants de l’islam politique. À ce titre, il serait erroné et naïf de croire qu’il existerait des « islamistes modérés ». Lorsque ces derniers le sont en apparence, c’est pour obéir à de petites tactiques politiques conjoncturelles ;
- À tous les Français, à toutes les personnes résidant sur le territoire de France et à tous les amis de la République, de continuer d’œuvrer tous ensemble contre la misogynie, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et l’homophobie, de construire une France fraternelle, solidaire et rassemblée, malgré les différences, les divergences et les contradictions, autour du socle républicain qui doit transcender les clivages politiques et idéologiques et dépasser les identités singulières.
Nous lançons cet appel, parce que l’islamisme a ruiné les pays d’origine d’un grand nombre d’entre nous, semant le plus souvent morts, larmes, tragédies et désolation. Souvent en raison – aussi – de la gabegie ou de la complicité passive ou active des pouvoirs en place et de certains gouvernements occidentaux qui choisissent la voie du laxisme ou celle du cynisme, comme ce fut le cas durant la décennie noire en Algérie.

NOUS LANÇONS CET APPEL, PARCE QUE L’ISLAMISME A RUINÉ LES PAYS D’ORIGINE D’UN GRAND NOMBRE D’ENTRE NOUS
Il suffit de voir, par ailleurs, l’état de déliquescence culturelle, sociale, politique, sécuritaire ou économique dans lequel se retrouvent les pays qui ont donné une place à l’islam politique, pour s’en convaincre. Nous poussons ce cri d’alerte parce que nous savons parfaitement – et mieux que quiconque - que le salafisme et les Frères musulmans, et plus largement tous les courants islamistes, sunnites et chiites, qui instrumentalisent l’islam à des fins politiques, sont un poison extrêmement nocif pour les sociétés et le vivre ensemble. Nous lançons ce signal d’alarme parce que nous refusons, à tout jamais, l’idée que la République puisse s’aventurer à prendre le risque de se retrouver déstabilisée et ébranlée, par l’hydre islamiste, devenu malheureusement un péril intérieur.
Oui l’islam spirituel, lorsqu’il accepte de se soumettre aux lois et aux règles intangibles de la nation française, peut se fondre harmonieusement et s’exprimer sereinement et dignement dans la République. Mais nous affirmons très clairement que l’islamisme, ce totalitarisme, est un fléau qui nous menace tous sans exception.
C’est pourquoi nous déclarons avec la plus grande gravité, qu’il est vital pour nous citoyens, pour la République, pour la France, que nous soyons lucides, responsables et vigilants à chaque instant !
* Premiers signataires :
Mohamed Sifaoui, journaliste, président de l’association Onze janvier
Zineb El Rhazoui, journaliste à Charlie Hebdo
Boualem Sansal, écrivain
Djemila Benhabib, journaliste, écrivain
Fethi Benslama, universitaire et psychanalyste
Nadia El Fani, cinéaste
Hocine Drouiche, Dr en Droit musulman, imam et président du conseil des imams du Gard
Chahla Chafiq, écrivaine, sociologue
Hassan Chalghoumi, président de la conférence des imams de France
Marieme Helie Lucas, représentante de Secularism is a women's issue
Moulay Chentouf, Coordonnateur du Parti pour la laïcité et la démocratie en Algérie (PLD)
Asma Guenifi, psychologue clinicienne et ex-présidente de Ni putes ni soumises
Fazal Ur Rehman Afridi, président de l’Institut de recherches stratégiques de Khyber
Fariba Hachtroudi, écrivaine, journaliste et présidente de l’association Mohsen Hachtroudi
Imad Iddine Habib, fondateur du Conseil des ex-musulmans du Maroc
Sihem Habchi, ex-présidente de l’association Ni putes ni soumises
Dr Rafik Hassani, médecin
Soukaïna Brahma, étudiante en géopolitique
Walid El-Husseini, président du Conseil des ex-musulmans de France
Feriel Belhassen, courtier en assurances
Rezk Shehata, chef d’entreprise et président de l’association Laïcité pour tous
Rosa Akif, diplômée en Sciences politiques
Souhaïb Meddeb, conseil financier
Assia Smaïl, militante associative
Sam Touzani, humoriste
Lynda Trabelsi, cadre de la fonction publique territoriale
Karim Bey Smaïl, technicien en informatique
Lynda Aït Hamoudi, étudiante en management de la qualité des organisations
Dr Nazim Benhabib, chirurgien
Meriam Russel, militante Femen
Ziad Goudjil, conseiller régional Ile-de-France
Zoulikha Berezel, co-présidente de l’association Shalom Paix Salam
Fewzi Benhabib, universitaire
Jamila Alla, conseillère en insertion
Hassan Azadi, consultant en droit social
Lalia Ducos - Helal, militante associative
Tayeb Zahzah, opérateur économique
Zohra Bitan, militante politique
Atmane Tazaghart, écrivain, journaliste
Zakia Bekhti, gérante de société
Ahmed Megueni, chef d’entreprise
Melek Ekim, étudiante en droit
Malik Aït Aoudia, journaliste
Nadia Remadna, médiatrice sociale, présidente de l’association Brigade des mères
Aziz Sahiri, conseiller technique
Dr Amel Tamzali, psychiatre
Walid Khalifeh, militant démocrate kurde
Lamine Madjoubi, entrepreneur
Abderrahmane Merzouk, activiste saoudien opposé au wahhabisme, réfugié en France
Abdelali Ragad, journaliste
Adnane Trabelsi, chef d’entreprise
Rachid Mohand Mestiri, journaliste
Smaïn Roudène, chauffeur de direction
Hamid Benichou
Neil Tamzali, chef d’entreprise
Lyes Hakem, chef d’entreprise
Oussama Bouhas, étudiant
Khaled Issa, juriste
Menad Ahmed-Zaïd, collaborateur parlementaire
Mustapha Harzoune, journaliste
Rashid Saeed Yagoub, journaliste
Mohand Bakir, journaliste
Dr Yacine Hassani, médecin
Moncef Ben Othmane, fonctionnaire
Dr Mansour Abdelmalki
Wissem Bourbia, directeur de fonds
Youssef Tamzali, enseignant à l’école vétérinaire de Toulouse
El Hachemi Souami, journaliste

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