mardi 11 octobre 2016

Dans un climat de crise gouvernementale, Charles Michel reporte sa déclaration de politique générale


BELGA LE SOIR  (extraits)


Les négociations budgétaires étant dans l'impasse, le Premier ministre Charles Michel (MR) a pris la décision de reporter sa déclaration de politique générale prévue mardi à la Chambre, rapporte l'entourage du chef de gouvernement dans la nuit de lundi à mardi.
(…)Le report de sa déclaration devant le Parlement est certainement un coup dur pour le Premier ministre, mais ce n'est pas une primeur. Son prédécesseur - Elio Di Rupo - avait lui aussi dû reporter en urgence sa dernière déclaration, en 2013, en raison de travaux budgétaires traînant en longueur.
Plut tôt dans la soirée de lundi, le vice-premier ministre CD&V Kris Peeters avait quitté la table des négociations exigeant une taxation des plus-values, dans un souci de fiscalité équitable. Une nouvelle proposition des chrétiens-démocrates flamands avait été soumise pour être débattue mardi à 9h.
C'était un pari risqué de la part du CD&V. En effet, le Premier ministre était initialement attendu mardi après-midi à la Chambre avec un accord budgétaire en poche. Une situation ne laissant que quelques heures aux négociateurs pour dégager un accord.
Charles Michel et les autres partenaires de la coalition ont refusé, MR, Open Vld et N-VA d'être mis au pied du mur. Le Premier ministre a dès lors choisi de postposer son intervention face aux parlementaires. La décision est tombée à l'issue de deux heures de réflexion avec ses vice-premiers ministres sur la démarche du CD&V.
LES PARTENAIRES DU CD&V CRITIQUENT KRIS PEETERS
L'Open Vld et la N-VA ne rient visiblement pas de la façon de négocier du vice-premier CD&V Kris Peeters. Celui-ci a quitté la table des négociations lundi soir, sans y revenir. "On négocie à table, pas en se cachant dans son cabinet", a réagi Alexander De Croo (Open Vld) à la VRT. "C'est une situation très bizarre", estime Jan Jambon (N-VA). Kris Peeters a quitté la table des négociations lundi soir. Les négociations bloquaient en raison de la taxe sur les plus-values sur action. Le CD&V veut absolument mettre en oeuvre cette mesure et en fait une condition à un impôt des sociétés réduit, une exigence de la N-VA. Vers minuit, il est apparu que Kris Peeters ne reviendrait pas à la table des négociations.


POURQUOI LE CD&V ÉTAIT PRÊT À FAIRE SAUTER LE GOUVERNEMENT
FRÉDÉRIC CHARDON La Libre


Kris Peeters, vice-premier ministre CD&V, a laissé entendre qu'il débrancherait la prise si la taxe sur les plus-values ne passait pas. Les démocrates-chrétiens flamands se lâchent depuis que la N-VA connaît des difficultés internes et des mauvais sondages. Analyse.
"Je n’ai pas le temps, la situation est très tendue. Tout peut très mal tourner maintenant", répond une source fédérale. Nous sommes lundi après-midi et le gouvernement Michel est en train de vaciller.
Les dernières heures de négociations budgétaires ont été terribles. Déjà, durant le week-end, les démocrates-chrétiens se sont montrés intransigeants. C’est un jeu habituel depuis la constitution du gouvernement Michel mais, cette fois-ci, c’est une véritable crise. Une crise qui dépasse du clash de bon aloi qui ne manque jamais de survenir lorsqu’un accord est proche. Une crise de nature à faire tomber le gouvernement.
(…)Le CD&V, confronté à des coupes très importantes dans le budget Santé (on parle d’un milliard d’euros), ne pouvait pas, politiquement parlant, sortir "déshabillé" du conclave. C’est pour cela que le parti de Wouter Beke a sorti de sa besace la taxe sur les plus-values boursières (et sur les ventes d’entreprises non cotées) en compensation des économies importantes que comptait réaliser la "suédoise" dans les dépenses de sécurité sociale.


UN MILLIARD D'EUROS D'EFFORTS À RÉALISER DANS LES SOINS DE SANTÉ
Le Vif
Source: Belga
Un milliard d'euros de l'effort à réaliser pour ramener le budget dans la trajectoire européenne le sera dans les soins de santé, selon les informations glanées dans différents cabinets ministériels.

Un milliard d'euros d'efforts à réaliser dans les soins de santé
Charles Michel © Belga
En réalité, en vertu de l'accord de gouvernement, la ministre des Affaires sociales et de la Santé Maggie De Block s'était déjà engagée en faveur d'un effort de 673 millions d'euros l'année prochaine auxquels seront ajoutés quelque 200 millions d'euros supplémentaires, soit "un petit milliard" d'effort au total. Celui-ci provient, dit-on, d'une meilleure lutte contre la surconsommation de médicaments et de scanners, de nouveaux accords de remboursement avec le secteur pharmaceutique et la réduction du surplus de lits hospitaliers.
Egalement dans l'air, l'augmentation du précompte mobilier pourrait rapporter 300 millions d'euros avec un taux passant de 27 à 30%. Certains hésitent cependant, sachant que par ailleurs le CD&V est demandeur d'une taxation des plus-values.
Dans les cartons figure aussi une taxation supplémentaire des cartes essence à charge des employeurs, un effort censé ramener 100 millions d'euros. La N-VA continue cependant à douter de l'opportunité d'une telle mesure.
Le gouvernement continuerait par ailleurs à toucher aux pensions, en revoyant à nouveau certains tantièmes, en réformant les pensions pour maladie et en retoquant une nouvelle fois les bonifications de diplôme. Enfin, il est question de ne pas attribuer entièrement l'enveloppe bien-être relative au rattrapage des petites allocations. Il semble cependant que cette décision ne fasse pas encore l'objet d'un consensus alors que le gouvernement s'était jusqu'ici toujours targué d'être "plus social que les socialistes" en attribuant l'entièreté de l'enveloppe.
Au coeur des problèmes budgétaires et des critiques de l'opposition, le 'redesign' de la fonction publique, censé rapporter plusieurs centaines de millions d'euros pourrait lui être abandonné au profit de réductions générales dans les dépenses primaires, notamment via la numérisation.
Enfin, les habituels postes relatifs à la lutte contre la fraude fiscale, les effets d'aubaine sur les taux d'intérêt et les revenus de dividendes achèvent l'exercice à l'examen. Il est également toujours question d'une réserve permettant de pallier les éventuels contre-coups liés aux rentrées fiscales moins bonnes qu'escomptées, pour un montant pouvant aller jusqu'à 1 milliard d'euros.
En plus de cela, le CD&V a ajouté ces dernières heures une demande de taxation des plus-values qui a fâché ses partenaires gouvernementaux. Ceux-ci ne voient pas comment, même en des termes très vagues, évoquer cette proposition de dernière minute dans l'accord final.
" Le CD&V fait de la fiscalité équitable une affaire de gouvernement ».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
" LE CD&V FAIT DE LA FISCALITÉ ÉQUITABLE UNE AFFAIRE DE GOUVERNEMENT ».

Laminé par les sondages, le CD&V refuse de porter le chapeau du parti prêt à tous les compromis. Voilà qui prend de court ses partenaires de gouvernement qui découvrent soudain un CD&V combatif soucieux  de se profiler à gauche pour éviter une rupture avec les syndicats chrétiens. Les architectes de la suédoise ont sous-estimé la frilosité des chrétiens démocrates flamands. Il faut savoir que leur aile droite a rejoint la N-VA depuis longtemps et aussi que la gauche remonte en Flandre tandis que la droite se tasse aux sondages. L’électeur flamand serait-il en train de rebattre les cartes ?
Wouter Beke avait imaginé qu’en devenant parti de gouvernement la N-VA deviendrait un parti comme les autres. Le pari est partiellement réussi mais le CD&V y laisse ses plus belles plumes.
Crise gouvernementale? C’est trop tôt pour le dire mais cela sent le roussi. Comme le fait finement remarquer Dave Sinardet : le gouvernement souffre d’un double handicap : le manque de confiance chronique entre les partenaires et une césure droite-gauche (la gauche étant ici représentée par le CD&V de Kris Peeters)
Nu vormen de tegenstellingen én het gebrek aan vertrouwen een gevaarlijke cocktail."
Selon nous, le gouvernement tiendra,car telle est la volonté de Bart De Wever qui n’est absolument pas prêt à aller aux élections maintenant. Ce serait un désastre pour lui. Mais peut-être Beke n’y serait-il pas opposé, pour les mêmes raisons ?Wait and see…
MG


DAVE SINARDET: UITSTEL BELEIDSVERKLARING IS 'PIJNLIJKE AFGANG' VOOR REGERING
Knack
Dat premier Charles Michel zijn beleidsverklaring moet uitstellen, betekent een pijnlijke politieke afgang voor de regering. Dat zegt politicoloog Dave Sinardet. "Dit is een blamage. De regering lijdt gezichtsverlies."

 Dave Sinardet: Uitstel beleidsverklaring is 'pijnlijke afgang' voor regering
Dave Sinardet © Belga Image
"Normaal gezien wordt de beleidsverklaring gepresenteerd op de tweede dinsdag van oktober. Dat is een lange traditie, die is begonnen onder Jean-Luc Dehaene", legt Sindardet uit. "Het is niet de eerste keer dat ze moet worden uitgesteld. Het gebeurde onder Leterme, maar ook nog in 2012 en 2013 onder Di Rupo. In 2012 was het wel afgesproken, want toen waren er op zondag gemeenteraadsverkiezingen. Het is wel nieuw dat de verklaring nog tot vannacht gepland stond. Het uitstel komt door een fundamentele crisis."

Met uitstel beleidsverklarking bereiken inhoudelijke tegenstellingen en onderling wantrouwen binnen regering Michel (voorlopig) hoogtepunt.
En dat betekent gezichtsverlies voor de regering, vindt de politicoloog. "Men verwijst nu duchtig naar de regering Di Rupo, wat zeer pijnlijk is voor de regeringspartijen. Zeker voor de N-VA, die de regering Di Rupo verweet te knoeien en geen samenhang te hebben. Dat een regering met N-VA nu zelf de beleidsverklaring moet uitstellen, is een politieke afgang. Het legt problemen binnen de regering bloot."
Sinardet vermoedt dat de regering die problemen nog te boven komt. "Dit is eigenlijk een nieuw hoogtepunt, of dieptepunt, van de problemen die er al sinds het begin van de regeerperiode zijn: de tegenstelling tussen links en rechts en het gebrek aan vertrouwen. Zo'n tegenstelling hoeft nochtans geen probleem te zijn. Het werkte bijvoorbeeld onder Guy Verhofstadt, maar toen bestond er wel vertrouwen tussen de partijen. Nu vormen de tegenstellingen én het gebrek aan vertrouwen een gevaarlijke cocktail."
Crisis regering Michel toont aan dat 'centrum-rechtse' Vlaamse partijen geen PS nodig hebben om totale links-rechts blokkering te creëren.

Weer bakzeil halen na zwaar inzetten op vorm vermwinstbel kan CD&V zich na taxshift niet meer permitteren.
En dat weten ze bij CD&V ook.

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