jeudi 27 octobre 2016

En route pour la Syrie, une armada russe longe les côtes françaises

Par lefigaro.fr


L'unique porte-avions russe en service, l'Amiral Kouznetsov, et les sept navires qui l'accompagnent ont été placés sous étroite surveillance par la marine britannique. L'Otan se dit préoccupée par la possible implication de navires russes dans les opérations aériennes en Syrie.
Les huit navires russes, en route pour la Syrie, sont l'objet de toutes les attentions. Car l'Amiral Kouznetsov, unique porte-avions russe en service qui vient de rentrer vendredi dans la Manche, fait figure de fleuron de la marine russe. À son bord, plusieurs avions et hélicoptères de combat, dont les chasseurs SU-33, MiG-29KR et MiG29-KUBR, et l'hélicoptère Ka-52K, renforceront les forces aériennes déjà déployées en Syrie par la Russie. L'Amiral Kouznetsov, habituellement basé à Severomorsk, dans la mer de Barents, sera déployé à Tartous, où la Russie a annoncé s'apprêter à transformer ses installations portuaires en base navale permanente.
Pour ce premier engagement opérationnel, le navire est aussi accompagné par une petite armada: le croiseur Piotr Veliki, le navire de guerre Vice-Amiral Koulakovet des navires anti-sous-marins… Soit l'une des plus importantes de ces dernières années à passer au large des côtes britanniques et françaises. Flanquées d'un autre navire de guerre britannique, deux corvettes russes remontent également l'océan Atlantique depuis le Portugal pour rejoindre le dispositif. «Il y a des plans en place pour que les Marines de l'Otan surveillent les navires russes lors de leur avancée vers la Méditerranée», a indiqué à l'AFP un responsable de l'Otan. Ce dernier estime au passage que ce déploiement «n'inspirait pas confiance» quant aux motivations de Moscou dans la recherche d'une solution politique à la guerre en Syrie.
Jeudi, une frégate de la marine britannique le HMS Richmond et le navire de guerre HMS Duncan escortaient le porte-avions et les sept bâtiments qui l'accompagnent. Plus tôt dans la semaine, ils avaient déjà été surveillés à distance par la marine norvégienne et pris en photo par des avions lorsqu'ils sont passés au large du pays. Ce déploiement russe intervient quelques semaines après l'annonce par le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, que le porte-avions russe, dépendant de la flotte nord, serait envoyé en Méditerranée orientale pour renforcer les forces navales russes dans la zone.
«LA RUSSIE BIEN SÛR A LE DROIT D'OPÉRER DANS LES EAUX INTERNATIONALES.»
Le ministre britannique de la Défense, Sir Michael Fallon.
Le déploiement de l'Amiral Kouznetsov  a surtout une valeur symbolique. Sans système de catapultage, le rayon d'action de ses avions sera relativement limité. D'après le ministre britannique de la Défense, Sir Michael Fallon, celui-ci «vise clairement à tester l'Alliance (...) et notre réponse». Le chef de l'Otan ne cache pas sa préoccupation: «La Russie bien sûr a le droit d'opérer dans les eaux internationales», a concédé jeudi Jens Stoltenberg, soulignant que le porte-avions et son escorte avaient déjà été déployés plusieurs fois en Méditerranée dans le passé. «Ce qui nous préoccupe maintenant, c'est que cette escorte navale puisse être utilisée pour participer aux opérations militaires au-dessus de la Syrie et pour augmenter les attaques sur Alep.»
La Russie est critiquée pour son implication dans le siège d'Alep, la grande ville du nord de la Syrie en partie contrôlée par les rebelles, même si les raids aériens russo-syriens ont été temporairement suspendus. 4300 militaires russes sont déployés en Syrie et, plus d'un an après le début de son intervention, la Russie continue d'y renforcer sa présence militaire malgré l'annonce en mars du président Vladimir Poutine du retrait d'une partie de son contingent.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES RUSSES VEULENT TESTER L'ALLIANCE

"Je pense que le monde s'approche dangereusement de la zone rouge", a déclaré M. Gorbatchev à l'agence de presse russe RIA Novosti.
"Je ne voudrais pas donner de recettes concrètes mais je veux dire qu'il faut que ça cesse. Nous devons renouer le dialogue. Y mettre fin a été une grave erreur", a-t-il ajouté.
Les relations entre Moscou et Washington, déjà au plus bas après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée et le déclenchement d'un conflit armé dans l'est de l'Ukraine en 2014, se sont encore détériorées depuis l'échec de la trêve en Syrie qu'ils avaient initiée en septembre et qui n'a duré qu'une semaine.
Alep est un des principaux enjeux du conflit syrien, qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011 et a provoqué la pire tragédie humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.
Gorby  a appelé à "revenir aux principales priorités", citant la lutte contre le terrorisme, le désarmement nucléaire et la protection de l'environnement. A côté de ces défis, tout le reste est insignifiant", a-t-il souligné. 
“The West needs to recognize the balance of power has changed in the world because Russia and China have become more powerful than they were in the past.”
En vérité, il conviendrait de prendre très au sérieux les paroles d’avertissement du vieux Gorby. Il cerne mieux que personne les intentions cachées de Poutine et est conscient du potentiel destructeur de la « sainte Russie ».
En Allemagne la question des sanctions économiques imposées par l’oncle Sam est de plus en plus attaquée par l’opinion publique.
Il convient donc de suivre de très près l’évolution des relations russo-germaniques. « Nous devons renouer le dialogue. Y mettre fin a été une grave erreur » « Vladimir Poutine est parfois agressif et choquant. Mais il ne représente pas une menace globale comme l'URSS et n'a certainement pas l'intention ni les moyens de reconstituer l'empire russe ou soviétique. Cependant, certaines provocations envers l'Otan pourraient dégénérer. » (Védrine)
La Syrie, l’Irak sont un cancer dont les métastases ont largement atteint l’Europe. On peut parler en effet de crise mondiale et Gorby a de bonnes raisons d’emboucher la trompette des donneurs d’alarme.


WORLD ENTERING ERA ‘MORE DANGEROUS THAN COLD WAR’ AS RUSSIAN POWER GROWS, FORMER MI6 BOSS WARNS

Sir John Sawers says the West needs to recognise balance of power has changed because Russia and China have become more powerful
A Russian warship passes the Bosphorus on its way to Syria, where fierce air strikes have resumed Getty
The world is entering an era that is “more dangerous” than the Cold War because of an increase in Russian military power, a former MI6 chief has said.
Sir John Sawers has said the West needs to recognize the balance of power has changed in the world because Russia and China have become more powerful than they were in the past.
“We are moving into an era that is as dangerous, if not more dangerous, as the cold war because we do not have that focus on a strategic relationship between Moscow and Washington,” he told BBC Radio 4's Today programme. 
He also claimed the worsening crisis in Syria was a direct result of Britain’s decision “not to engage” in the civil war back in 2013 under David Cameron.
“We vacated the theatre and the Russians have moved in,” he said. “It certainly was a mistake. Chemical weapons were being used against civilians in Damascus by their own regime.”


TURKIJE KLAAR OM IN TE GRIJPEN IN IRAK"
De Morgen- Bron: ANP


De Turkse premier Binali Yildirim. ©AFP

Turkije is er klaar voor om "maatregelen te treffen" in Irak, aangezien de Verenigde Staten en Irak beloftes over het op afstand houden van Koerdische en sjiitische strijders niet zijn nagekomen. Met die waarschuwing kwam de Turkse premier Binali Yildirim vanavond.
Turkije wil niet dat de Koerden en sjiitische milities die worden gesteund door Iran meedoen aan de strijd om Mosoel, het grootste Iraakse bolwerk van terreurbeweging IS. Volgens Yildirim kan Turkije het zich niet veroorloven niets te doen, aangezien het land een 350 kilometer lange grens met Irak deelt. "We hebben alle mogelijke voorbereidingen getroffen omdat de beloftes die de VS en Irak hebben gedaan over de PKK en sjiitische milities nog niet toereikend zijn", aldus Yildirim.
"Turkije kan niet stil blijven zitten als er langs de grens gevechten en slachtpartijen plaatsvinden en mogelijk vluchtelingenstromen op gang komen. Het zal optreden als dat nodig blijkt", zei de premier nog.

"ER KOMEN ZEKER NOG MEER AANSLAGEN"
De Morgen
De slag om Mosoel volgens expert Pieter Van Ostaeyen
Met het offensief op Mosoel heeft een ongeziene strijdmacht de aanval op Islamitische Staat ingezet. Een verovering van de Iraakse stad zou een keerpunt kunnen zijn, maar volgens Pieter Van Ostaeyen (39) zitten we nog decennialang met moslimterreur.


POUTINE ? "NOUS NE COMPTONS PLUS ASSEZ POUR L’IMPRESSIONNER", PAR HUBERT VÉDRINE
Propos recueillis par
Renaud Dély
Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, les récentes décisions françaises pour mettre Poutine au pied du mur n'ont guère d'impact. Un entretien à retrouver dans "Marianne" cette semaine. Extrait.
Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères. - BALTEL/SIPA
Marianne : Faut-il, vraiment, avoir peur de Vladimir Poutine ?
Hubert Védrine : Peur ? Je n'irais pas jusque-là. Vladimir Poutine est parfois agressif et choquant. Mais il ne représente pas une menace globale comme l'URSS et n'a certainement pas l'intention ni les moyens de reconstituer l'empire russe ou soviétique. Cependant, certaines provocations envers l'Otan pourraient dégénérer. C'est exaspérant et perturbant pour l'Occident qui avait tenu depuis 1992 la Russie comme quantité négligeable (depuis vingt-cinq ans, les torts sont partagés). Poutine ne veut plus d'une Russie paillasson, même s'il emploie pour cela des moyens détestables, et ruineux pour son économie. Pour autant, il ne s'agit pas d'une guerre froide entre deux systèmes globaux et rivaux. Vladimir Poutine pousse ses pions là où il le peut, à la périphérie de la Russie, en Géorgie, ou en Crimée quand des fautes sont commises en face. Il n'agit pas de la même manière en Asie : il y est sur ses gardes face à la Chine, en dépit de l'union de façade que les deux pays ont esquissée au sein de l'organisation de Shanghai.
C'est pourquoi il faut prendre Poutine au sérieux, sans angoisse. Il faut à la fois savoir être forts, fermes et dissuasifs - à ce titre, il n'est pas anormal que ses voisins membres de l'Otan veuillent une présence de celle-ci sur leur sol -, et néanmoins il faut continuer à parler et à coopérer avec lui.
VLADIMIR POUTINE PEUT-IL NOUS AIDER À RÉSOUDRE LE CONFLIT SYRIEN ?
La question se pose à l'envers. Ont-ils besoin de nous ? La politique suivie par les Occidentaux, en particulier les Etats-Unis et la France, depuis le début du printemps arabe en Syrie, et donc de la guerre civile, a échoué. Nos motivations étaient morales, mais nous sommes hors jeu. Nous ne sommes pas associés aux dernières tractations russo-américaines sur Alep, qui d'ailleurs ne débouchent sur rien. Les Russes doivent penser qu'ils n'ont pas besoin des Occidentaux et qu'ils verront bien après, quand ils auront reconquis la Syrie non désertique. Le moins pire dans l'immédiat serait que les combattants soient autorisés à partir sans le contrôle de l'ONU (et de son envoyé spécial, Staffan de Mistura), avant l'inéluctable reconquête du quartier rebelle d'Alep par Damas et les Russes. Mais ce n'est pas nous, les Français, qui allons régler la question syrienne. Peut-être reviendrions-nous dans le jeu en représentant un plan politique pour la Syrie d'après ? Mais cela ne peut se faire aussi qu'avec les Russes et les Américains. De toute façon, Poutine engrange ses gains avant la présidentielle américaine. Pour le moment, nous ne sommes pas en situation.
(...)

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