mardi 18 octobre 2016

Prise d’otages à Forest: le fils d’un échevin de la commune interpellé


Le Soir
Le parquet n’a pas donné l’identité du jeune homme, mais le bourgmestre confirme.


Le preneur d’otages de Forest est le fils du deuxième échevin de Forest. Marc-Jean Ghyssels, le bourgmestre de la commune bruxelloise, a confirmé l’information :« Monsieur Ahmed Ouartassi a fait une déclaration lors du conseil communal qui se tenait ce soir, peu après le début des événements. Il a fait part de son profond désarroi quant aux actions d’un de ses quatre enfants. Selon lui, son fils souffre de troubles psychologiques depuis des années ».
Ahmed Ouartassi (PS) est échevin des Sports, de la Petite Enfance et de l’Extrascolaire à Forest.
Le bourgmestre préfère ne pas commenter le fond de l’affaire mais fait remarquer« qu’à partir d’un certain moment, on ne peut plus reprocher à un parent les agissements de son enfant. Comme on ne peut pas reprocher à un enfant les agissements de son parent ».
L’homme a pris en otages une trentaine de personnes ce mardi soir, dans un Carrefour Market situé à Forest. Le suspect a finalement été interpellé sans heurts par la police. Ses motivations ne sont pas encore connues.
Le site Molière Longchamps des Hôpitaux IRIS SUD (HIS) a déclaré avoir pris en charge une trentaine de patients en état de stress psychologique.
Les équipes de la cellule de soutien psychologique ont été déployées, et tous les patients ont pu regagner leur domicile et leur famille, a communiqué vers 22h00 l’hôpital. 


UN INSTITUTEUR FRANÇAIS VIOLEMMENT AGRESSÉ DEVANT SES ÉLÈVES : "LE SEUL MAÎTRE C'EST ALLAH"
LE VIF
Un enseignant a été violemment agressé lundi par deux jeunes hommes alors qu'il ramenait sa classe de CE2 d'un cours de sport à Argenteuil (Val-d'Oise), a-t-on appris mardi de source policière, confirmant une information du Parisien.
"L'enseignant était en train de sermonner une élève indisciplinée quand une voiture s'est arrêtée à la hauteur du groupe. Ses deux occupants s'en sont pris à l'instituteur qui aurait répondu 'je suis en train de la gronder, je suis son maître'", a détaillé cette source.
L'un des deux agresseurs aurait répliqué : "le seul maître c'est Allah". Les deux hommes l'ont ensuite fait chuter à terre avant de lui asséner des coups de poing au visage.
L'enseignant a déposé plainte. Le commissariat d'Argenteuil est chargé de l'enquête. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LE SEUL MAÎTRE C'EST ALLAH"
Les faits divers se succèdent dans un apparent désordre.
Pourtant une espèce de fil rouge les relie : la crise identitaire d’une partie de la jeunesse d’origine musulmane frustrée, fanatisée, radicalisée.
Faut-il incriminer la mauvaise éducation, les parents, l’école, les mosquées, l’imam internet ? Sans doute, mais surtout le manque d’esprit critique des auteurs de ces actes inacceptables qui ne cessent de faire monter la tension  entre non musulmans et musulmans fanatiques ou non. C’est, du reste, précisément ce que veut Daesh. La situation devient insupportable quand un fils d’échevin issu de l’immigration opère une prise d’otage dans je ne sais quel dessein, quand un fils d’imam s’en va exiger la mort des chrétiens dans les rues de Verviers, quand des enseignants deviennent la cible de leurs élèves fanatisés ou qu’un prêtre chenu est égorgé en disant sa messe devant une église quasiment vide et je ne parle même pas des attentats meurtriers et de la complicité dont ont bénéficié leurs auteurs au sein de communautés musulmanes. Malaise dans la civilisation aurait dit Freud. C’est que nous assistons à des phénomènes morbides de décivilisation, autrement dit à une nouvelle montée de la barbarie. Les jeunes barbares sont parmi nous et le recul de Daesh en Irak laisse prévoir le retour de jeunes djihadistes aguerris issus d’Europe dans leurs pays d’origine.
Quand un fils d’échevin de la jeunesse commet l’irréparable on est confronté à une situation limite qui ne peut que nourrir un fort courant antipolitique.
Il serait temps, grand temps, que les imams et surtout que les pères de familles expliquent le Coran à leurs rejetons plutôt que de les regarder comme « dérangés psychologiquement », c’est-à-dire comme irresponsables. Le Coran est une éthique, pas un appel à la violence ; une guidance destinée à ramener les égarés sur la voie de rectitude et pas l’inverse. Qu’on se le dise. On imagine que cet échevin en charge de la jeunesse- c’est franchement énorme- ne tardera pas à se retirer et remettre son mandat à son parti. Ce serait vraiment la moindre des choses.
Il est clair que c’est un coup énorme porté à la classe politique tout entière. A quoi bon vouloir, pour flatter l’électeur, des stades de foot et des musées d’art moderne dans la zone du canal quand un fils d’échevin de la jeunesse se comporte en djihadiste fanatisé ?
MG



LES AGRESSIONS CONTRE LE CORPS ENSEIGNANT SE MULTIPLIENT
Figaro

EN L'ESPACE DE CINQ JOURS, CINQ MEMBRES DU CORPS ENSEIGNANT ONT ÉTÉ AGRESSÉS, DONT TROIS EN BANLIEUE PARISIENNE. DES ACTES VIOLENTS DÉNONCÉS PAR LE PREMIER MINISTRE MANUEL VALLS.
Plusieurs agressions d'enseignants ont eu lieu ces derniers jours dans différents établissements français. Des attaques violentes qui inquiètent au sein de la profession. En effet, après les policiers, ce sont maintenant les professeurs qui sont pris pour cibles. L'État poursuivra «sans relâche» les auteurs d'agressions d'enseignants et de policiers, a affirmé mardi le chef du gouvernement Manuel Valls. La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a incité les victimes à déposer plainte.
TREMBLAY-EN-FRANCE: LA PROVISEURE FRAPPÉE DEVANT SON ÉTABLISSEMENT
La proviseure du lycée professionnel Hélène-Boucher de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a été frappée lundi matin devant la grille de l'établissement. Selon l'académie de Créteil, plusieurs «individus se sont livrés à des actes de dégradation et de violence devant l'établissement. La proviseure, présente à la grille, a essayé de raisonner ces individus, de calmer la situation, et l'un d'entre eux lui a porté des coups». Après l'avoir frappée, les agresseurs s'en sont pris aux policiers venus en renfort. La proviseure a été transportée à l'hôpital pour subir des examens. Une cinquantaine de jeunes, qui n'ont pas été identifiés, seraient impliqués dans ces incidents. L'enquête a été confiée à la Sûreté territoriale.
C'est le troisième épisode de violences qui se produit aux abords de cet établissement. Le 10 octobre, une trentaine de jeunes munis de barres de fer s'étaient affrontés devant l'enceinte du lycée où, quatre jours plus tôt, deux véhicules avaient été incendiés.
ARGENTEUIL: UN INSTITUTEUR TABASSÉ DEVANT SES ÉLÈVES
Un professeur de l'école primaire Paul-Langevin d'Argenteuil (Val-d'Oise) a été roué de coups, lundi, en pleine rue alors qu'il ramenait sa classe de CE2 d'un cours de sport. Après être sorti des cours de tennis du stade, situé à moins de un kilomètre de l'école, le quinquagénaire s'est mis à réprimander un élève «qui faisait le pitre», a expliqué un policier d'Argenteuil au Figaro.
En entendant le professeur élever la voix, deux jeunes hommes qui conduisaient une voiture se sont arrêtés. Ils lui ont demandé «pourquoi il s'en prenait à cet enfant». Le professeur leur a répondu qu'il était «son maître». Les deux hommes sont alors sortis de leur voiture et lui ont fait une «balayette» pour le faire tomber, puis l'ont frappé à plusieurs reprises alors qu'il était au sol avant de prendre la fuite. Le professeur, qui a reçu trois jours d'ITT et qui a déposé plainte, a malgré tout souhaité revenir dès le lendemain devant ses élèves. «Plus que de lui-même, il est préoccupé par l'état de ses élèves qui l'ont vu se faire frapper», explique-t-on à l'inspection d'académie du Val-d'Oise. Pour le policier, il s'agit d'une «agression de rue, probablement de hasard». Rien ne permet pour le moment d'établir un lien entre l'élève puni et les agresseurs de l'enseignant qui n'avaient toujours pas été identifiés hier soir.
Une source avait préalablement affirmé au Parisien que l'un des agresseurs aurait justifié son geste en accusant le professeur de «racisme» envers l'élève et aurait lancé «le seul maître c'est Allah». «Ces phrases ne nous ont pas été rapportées», affirme le policier. Vu mardi par une syndicaliste, le professeur, lui, a confié «ne pas se souvenir de la teneur des éventuels propos» tenus par ses agresseurs.
• COLOMIERS: UNE PROFESSEURE DE SPORT FRAPPÉE AU VISAGE
Alors qu'il tentait de sortir du lycée par une porte non autorisée, un élève de terminal de Colomiers près de Toulouse (Haute-Garonne) a frappé une professeure de sport au visage lundi. La victime a reçu un jour d'ITT. Un conseil de discipline doit se tenir début novembre. Le recteur de l'académie de Toulouse, Hélène Bernard, a condamné dans un communiqué «cet acte de violence inacceptable» et apporté «tout son soutien au professeur et à l'ensemble de la communauté scolaire».
• CALAIS: UN ÉLÈVE FRACTURE LA MÂCHOIRE DE SON PROFESSEUR
Un élève de terminale d'un lycée professionnel de Calais (Pas-de-Calais) a cassé la mâchoire et plusieurs dents de son professeur vendredi lors d'une altercation survenue en plein cours d'électricité, ont rapporté mardi des sources concordantes. Le professeur d'électrotechnique du lycée Coubertin demandait une ultime fois à deux élèves de se mettre au travail lorsque ceux-ci l'ont coincé dans un angle avec des armoires, a rapporté Sylvie Vinsard, secrétaire académique du syndicat de l'enseignement professionnel Action et Démocratie CFE-CGC, confirmant une information du quotidien Nord-Littoral.
«Il a voulu se dégager et des coups importants lui ont été portés par l'un des deux élèves. Sa mâchoire a été cassée, il a perdu des dents», a-t-elle détaillé. Le professeur a été immédiatement emmené à l'hôpital de Calais, avant d'être transféré au service ORL d'un hôpital de Boulogne-sur-Mer, où il a été opéré de la mâchoire lundi. S'il n'a pas encore porté plainte, le professeur a été entendu par des agents de police, a indiqué le parquet de Boulogne-sur-Mer, qui devrait se saisir de l'affaire. L'élève a, lui, été exclu à titre conservatoire en attendant son passage en conseil de discipline.
• SAINT-DENIS: UN PROVISEUR ET SON ADJOINTE ROUÉE DE COUPS
Jeudi, un proviseur et son adjointe avaient été roués de coups par un élève de seconde professionnelle à Saint-Denis qui n'avait pas supporté de se voir rappeler à l'ordre parce qu'il était arrivé en retard.


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