lundi 28 novembre 2016

Filip Dewinter se dit prêt à quitter le VB pour permettre une alliance avec la N-VA


Le Vif
Filip Dewinter est prêt à quitter le Vlaams Belang pour permettre à son parti de s'allier à la N-VA en vue des élections communales à Anvers, a déclaré samedi le leader d'extrême droite, en réaction aux propos tenus par Theo Francken vendredi sur la VRT.

© Belga
Celui-ci avait affirmé que son parti était opposé au cordon sanitaire, mais que la collaboration avec le Vlaams Belang butait sur des aspects pratiques, en l'occurrence l'opposition entre MM. Dewinter et De Wever.
"Bart De Wever a souvent exprimé ses réserves absolues vis-à-vis du personnage que représente Filip Dewinter à Anvers", avait rappelé le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration. "Si nous y parvenons à une majorité avec le Vlaams Belang, il me semble qu'il sera très compliqué pour Bart De Wever et Filip Dewinter de collaborer."
En prélude au congrès du Vlaams Belang, le leader d'extrême droite a renvoyé la balle aux nationalistes flamands. "S'ils veulent vraiment monter à bord avec nous et que ma figure constitue un obstacle, alors je suis prêt à remettre ma carte de membre à disposition du parti." Il a néanmoins ajouté, sous la forme d'un proverbe, qu'il restait sur ses gardes. "Quand le renard se met à prêcher, prends garde à ta poule."
M. Dewinter a également évoqué la polémique née de son voyage en Grèce et de sa visite chez les néo-nazis du parti Aube Dorée. Un épilogue quant aux sanctions devrait intervenir en conseil de parti samedi prochain, selon lui.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LE CD&V N’EST PLUS AU CENTRE» 

«  Le CD&V, ce n’est plus le centre  », a affirmé De Wever dans une interview dans le journal ’Het Laatste Nieuws’.
En effet et c’est un formidable scoop  : le CD&V vire à gauche.
Cela n’a échappé ni à De Wever ni à Dewinter qui offre déjà de se sacrifier dans la perspective d’une coalition N-VA-Vlaams Belang aux élections communales de 2018. Le CD&V vire à  gauche et il envoie son champion Kris Peeters défier De Wever Anvers à la tête d’un cartel des gauches ( CD&V/Spa/ Groen).
La seule chance  De Wever de conserver son écharpe maïorale, Dewinter l’a compris, serait d’unir ses forces à celle du Vlaams Belang. On me dira que 2018 est encore très loin. En revanche si, comme nous en sommes persuadés, l’affaire De Decker devait se transformer en une affaire Reynders  forçant le fringant ministre des affaires étrangères à la démission et entraînant la chute du gouvernement Michel (vous me suivez…) le virage à gauche des chrétiens démocrates  prendrait une toute autre signification.
Le CD&V, ancien tout puissant CVP, joue désormais sa survie politique. Il est de plus en plus mal à l’aise au sein de la suédoise.
Reste à savoir à qui profiterait la chute annoncée de la suédoise de plus en plus kamikaze ?
Tous les regards sont donc tournés vers la commission parlementaire que présidera le CDH Delpérée, au demeurant constitutionnaliste distingué, pour faire toute la lumière sur ce qu’on appelle encore l’affaire de Decker avant qu’elle ne se transforme en affaire Reynders. Attention, prenons garde aux caprices de l’imprévisible.
MG


LE BOURGMESTRE D’ANVERS SE DIT « CONTENT » DE LA VENUE DE KRIS PEETERS DANS LA MÉTROPOLE.



• Kris Peeters et Bart De Wever © Belga
Le bourgmestre d’Anvers Bart De Wever (N-VA) s’est réjoui vendredi de l’arrivée prochaine du vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) à Anvers pour y être tête de liste lors des élections communales d’octobre 2018, en affirmant que l’électeur aura ainsi le choix entre lui et un virage à gauche.
DE WEVER EST « CONTENT »
«  Le CD&V, ce n’est plus le centre  », a-t-il affirmé dans une interview à paraitre samedi dans le journal ’Het Laatste Nieuws’, qui a publié des extraits vendredi.
M. De Wever se dit «  content  » de la venue de M. Peeters dans la Métropole. « Parce que j’aime beaucoup cette ville et plus elle a de poids politique, au mieux  », a ajouté le président des nationalistes flamands.
Il a toutefois admis que la véritable lutte ne devrait débuter qu’en 2018, s’attendant à ce qu’elle soit «  passionnante  ».
UN PARTENAIRE DE COALITION LOYAL
Il a assuré que les électeurs anversois auront un choix très clair à faire, en présentant son bilan : «  Une économie florissante, un quart de criminalité en moins et une ville pétillante  ».
Invité de l’émission Terzake de la VRT-télévision, M. Peeters a qualifié les propos de M. De Wever de «  pas sages  ». La campagne ne débutera qu’en 2018 et le CD&V est à Anvers un partenaire de coalition loyal, a-t-il ajouté.

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