dimanche 20 novembre 2016

Six Flamands sur dix rejettent la monarchie actuelle

Le Soir

Le soutien des Belges à l’institution royale ne cesse de s’éroder. La confiance au Roi s’effondre dans tout le pays. 


• © Reporters
A la question de savoir s’il faut maintenir la monarchie dans sa forme actuelle ou la rendre purement protocolaire, la Flandre répond clairement (59 %) pour le changement. La Wallonie, par contre, est nettement plus favorable au statu quo (11,5 % de républicains et 23,8% de partisans d’une monarchie sans pouvoir).
C’est une étude publiée ce mardi par l’Institut d’enquête d’opinion sociale et politique et le Centre d’enquête sociologique de la KUL qui dresse ce portrait d’un Royaume de moins en moins monarchiste. L’université louvaniste fait des enquêtes sur le sujet depuis vingt-cinq ans déjà. Depuis 1990, le nombre de citoyens estimant un roi nécessaire à la Belgique ne cesse de chuter.
L’étude de la KUL s’intéresse à différents aspects de la fonction royale. Il en est un qui convainc encore majoritairement de part et d’autre du pays : 59,4% des Flamands et 76,1% des Wallons estiment que le souverain est important pour le prestige international de la Belgique.
Cette note positive ne suffit pas à masquer la défiance croissante des citoyens pour leur monarque : en dix ans, la proportion de Wallons qui accordent leur pleine confiance au souverain est ainsi tombée de 65,3 % à 37,9 %.
L’étude dresse également le portrait type du royaliste : c’est une femme wallonne, croyante et peu diplômée. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« MONARCHISME » À GÉOMÉTRIE VARIABLE 
 
Le gouvernement (PSC PSB)organise le 12 mars 1950 une Consultation populaire, soit un référendum consultatif sur le retour du roi sur le trône.
Le résultat est que 2 933 382 Belges (57,68 %) se déclarent pour le retour du roi contre 2 151 881 (42,32 %) qui sont contre, mais une fracture apparaît : si 72,2 % des Flamands se montrent favorables au souverain, 58 % des Wallons y sont opposés, comme aussi une majorité des Bruxellois.
Les socialistes, les communistes, les opposants au roi dans le mouvement wallon avaient décidé de marcher sur Bruxelles. Cette marche se mettait en branle. On craignit le pire. À Liège on note la tentative de formation d'un gouvernement wallon séparatiste.
Léopold III, face aux violences suscitées par ses opposants et cédant aux conseils de la plupart des ministres du Gouvernement Jean Duvieusart, décide de transmettre ses pouvoirs à son fils Baudouin le 31 juillet 1950, le lendemain de la fusillade de Grâce-Berleur.
Celui-ci prête serment comme Lieutenant général du Royaume, le 11 août 1950. Léopold III se dit prêt à abdiquer dans une année si un consensus voit le jour autour de son fils. Léopold III abdique ainsi, le 16 juillet 1951, Baudouin devient le cinquième roi des Belges, le 17 juillet 1951, à presque 21 ans, et en une période où fait rage la deuxième guerre scolaire.
La société belge restera longtemps marquée par ces événements.
Elle fut le plus grand révélateur de la division des Belges.
A la question de savoir s’il faut maintenir la monarchie dans sa forme actuelle ou la rendre purement protocolaire, la Flandre répond  désormais clairement (59 %) pour le changement. La Wallonie, par contre, est nettement plus favorable au statu quo (11,5 % de républicains et 23,8% de partisans d’une monarchie sans pouvoir).
Décidément le peuple belge est composé de deux entités et surtout de deux cultures qui de plus en plus s’éloignent l’une de l’autre.
On ne voit pas comment la raideur de Philippe et de le style très convenu et emprunté de Mathilde pourrait les rapprocher.
Le monarchie avec l’armée et la sécu sont les derniers ciments qui visiblement s’effritent.
« Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté ! »

MG




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