vendredi 23 décembre 2016

Attentat de Berlin: l'auteur serait Anis Amri, un Tunisien de 24 ans

© REUTERS


Le Vif
Le parquet anti-terroriste allemand a identifié mercredi le suspect de l'attentat au camion-bélier de Berlin comme étant Anis Amri, un ressortissant tunisien de 24 ans, et publié un avis de recherche assorti d'une récompense.

"Si vous voyez la personne recherchée, informez la police. Mais ne vous mettez pas vous-même en danger, cette personne pourrait être dangereuse et armée", prévient le parquet dans son communiqué.
"Une récompense pouvant aller jusqu'à 100.000 euros est disponible", poursuit-il.
Selon les autorités allemandes, l'homme faisait l'objet d'une enquête judiciaire pour soupçon de préparation d'attentat avant l'attaque au camion-bélier de Berlin.
Il s'agit d'un demandeur d'asile arrivé en juillet 2015 en Allemagne et dont la requête a été rejetée en juin. L'Allemagne n'est toutefois pas parvenue à le renvoyer dans son pays, la Tunisie contestant pendant plusieurs mois qu'il soit l'un de ses ressortissants.
Selon les autorités allemandes, ce n'est que ce mercredi, par coïncidence, que Tunis a reconnu sa nationalité tunisienne et fourni un document de voyage permettant son expulsion.
La brigade antiterroriste de la police tunisienne a par ailleurs interrogé la famille du suspect présumé de l'attentat de Berlin. "Une unité de la brigade antiterroriste interroge la famille du suspect", a indiqué le responsable de la sécurité, précisant qu'il s'agissait des parents.
Le suspect, dont la famille réside à Oueslatia (centre), a quatre soeurs et un frère, selon cette même source qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
Contactés par l'AFP, les ministères tunisiens de l'Intérieur et des Affaires étrangères n'ont pas souhaité faire de commentaires sur cette affaire. 

Anis Amri © AFP 

Anis Amri, un islamiste connu, mais jamais arrêté
Le suspect tunisien de l'attentat au camion-bélier de Berlin, Anis Amri, est arrivé en Allemagne en 2015, où il a été rapidement identifié comme un militant islamiste dangereux. Mais la police n'est jamais parvenue à l'arrêter, malgré une foule d'indices.
Visage épais mangé par une barbe selon une photo diffusée par le parquet antiterroriste, ce gaillard de 1,78 m et 75 kilos est "dangereux" et peut-être armé, selon les autorités. Dans la nature depuis l'attaque du marché de Noël qui a fait douze morts lundi soir, Amri n'est pour les enquêteurs pas un inconnu.
Arrivé en Allemagne en juillet 2015, avant la grande vague migratoire, la police l'a rapidement soupçonné de liens avec la mouvance salafiste. Classé "individu dangereux" depuis des mois dans l'ouest du pays, et disposant de plusieurs identités, il a fini par être signalé au centre allemand national de lutte antiterroriste.
Il était aussi visé depuis mars par une enquête confiée au parquet de Berlin pour "préparation d'un acte criminel grave représentant un danger pour l'Etat".
Concrètement : il était soupçonné de préparer un braquage pour acheter des "armes automatiques et probablement ensuite, avec l'aide de complices qu'il voulait trouver, de commettre un attentat".
Malgré les filatures de la police, les investigations n'ont pas "pu confirmer les soupçons initiaux". L'affaire fut donc classée faute d'éléments suffisants et la surveillance d'Anis Amri a cessé en septembre.
L'homme a passé son temps à se déplacer en divers endroits du pays, manifestement pour brouiller les pistes. Le quotidien Bild affirme qu'il a quitté il y a quelques mois la Rhénanie (ouest) pour Berlin. Là, il a été arrêté puis relâché alors qu'il était déjà soupçonné d'avoir voulu préparer un attentat et de chercher à rejoindre la Syrie.
'JE N'EN AI PAS CRU MES YEUX'
Selon le parquet de Berlin, Amri a aussi attiré l'attention de la police dans une affaire de trafic d'une petite quantité de drogue et pour une bagarre.
Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, le Tunisien aurait par ailleurs entretenu des contacts avec un ressortissant irakien de 32 ans, identifié comme Ahmad Abdulaziz Abdullah A. alias "Abou Walaa". Ce dernier a été arrêté en novembre avec quatre complices pour avoir monté un réseau de recrutement pour le compte de l'EI, selon le parquet fédéral.
Pour sa famille, ces informations sont une surprise.
"Quand j'ai vu la photo de mon frère dans les médias, je n'en ai pas cru mes yeux. Je suis sous le choc et je ne peux croire que c'est lui qui a commis" l'attentat de Berlin, a dit à l'AFP Abdelkader Amri, frère du suspect.
"On a jamais eu l'impression qu'il avait quelque chose d'anormal. Il nous contactait via Facebook et il était toujours souriant et joyeux!", a affirmé de son côté sa soeur Najoua à l'AFP.
Les parents du suspect, qui ont été interrogés par la brigade antiterroriste tunisienne, sont installés à Oueslatia, une bourgade du centre du pays à 60 km de Kairouan. Quatrième ville sainte de l'Islam, elle fut à ce titre un des bastions des salafistes tunisiens après la révolution.
Selon une source sécuritaire tunisienne, le jeune homme a émigré vers l'Italie clandestinement après la révolution de janvier 2011, comme beaucoup de jeunes du pays qui ont à l'époque profité des troubles dans leur pays pour fuir la misère et le chômage et rejoindre l'Europe, souvent par la mer.
Anis Amri a vu sa demande d'asile en Allemagne rejetée en juin 2016 mais la Tunisie a bloqué la procédure d'expulsion, refusant longtemps de reconnaître l'individu comme l'un de ses ressortissants. Hasard de calendrier, le document devant permettre de le renvoyer dans son pays est arrivé mercredi en Allemagne.
"CLASSÉ DANGEREUX"
Un peu plus tôt, les autorités allemandes ont annoncé rechercher activement un Tunisien "classé dangereux" suite à l'attentat au camion-bélier sur un marché de Noël de Berlin, le plus grave jamais revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) dans le pays.
"Il y a un nouveau suspect, on recherche ce suspect" et "un avis de recherche a été émis à minuit pour l'Allemagne mais aussi pour l'espace Schengen, c'est-à-dire en Europe", a indiqué à la presse le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière, confirmant des informations de presse en ce sens, à l'issue d'une réunion avec des députés allemands.
Selon l'un de ces députés, membre de la famille politique de la chancelière Angela Merkel, il s'agit d'un Tunisien "de 21 ou 23 ans qui dispose manifestement de plusieurs identités".
"Il s'agit d'un individu classé dangereux, que les services de sécurité connaissaient et qui appartenait à la scène islamiste-salafiste", a ajouté cet élu spécialiste des questions de sécurité, Stephan Mayer. Il s'exprimait aux côtés du ministre allemand.
Des médias allemands ont présenté le suspect comme se prénommant Anis ou Ahmed.
DÉJÀ CONNU DE LA POLICE
Un ministre régional allemand de l'Intérieur, Ralf Jäger, a en parallèle révélé que le suspect était un demandeur d'asile qui faisait déjà l'objet d'une enquête pour soupçon de préparation d'attentat avant que l'attaque au camion-bélier soit commise lundi soir sur un marché de Noël à Berlin, tuant 12 personnes et en blessant des dizaines d'autres.
La police judiciaire de la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), où l'homme a séjourné quelques temps après son arrivée en Allemagne en début d'année, a ouvert cette enquête pour "acte grave mettant en danger l'Etat" allemand.
Il serait lié à un réseau de recruteurs présumés du groupe EI en Allemagne et considéré comme particulièrement dangereux, selon les quotidiens Süddeutsche Zeitung et Bild.
C'est le parquet de Berlin, où le suspect s'était installé, "qui menait les investigations", a précisé M. Jäger, qui est ministre pour la Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Il a aussi indiqué que la demande d'asile du Tunisien avait été rejetée en juin dernier et que l'homme faisait l'objet d'une procédure d'expulsion vers son pays. Mais "la Tunisie a d'abord nié que l'homme était tunisien", et donc refusé toute expulsion sur son territoire, avant finalement tout récemment de reconnaître sa nationalité, a dit le ministre.
Selon des députés allemand, c'est un portefeuille contenant des documents d'identité, trouvé dans le camion de Berlin, qui a mis les enquêteurs sur la piste du suspect.
La Tunisie est l'un des plus gros fournisseurs de combattants étrangers aux mouvements jihadistes. Quelque 5.500 Tunisiens sont partis ainsi combattre en Syrie, en Irak ou en Libye.
Les autorités allemandes restent toutefois prudentes, après le couac de mardi lorsque la police a finalement mis hors de cause un Pakistanais présenté par le gouvernement comme le principal suspect de l'attentat.
M. de Maizière a rappelé que "suspect ne veut pas dire qu'on est l'auteur".
Selon un média local allemand, environ 150 policiers ont perquisitionné dans l'après-midi un foyer de réfugiés dans la localité d'Emmerich, dans l'ouest du pays, où le Tunisien a séjourné dans le passé.
D'autres médias estiment que le suspect pourrait être blessé après avoir percuté le marché de Noël avec son poids lourd, dont la cabine était très abîmée. Des traces de sang ont été retrouvées à l'intérieur. Du coup, la police a effectué des vérifications dans plusieurs hôpitaux de Berlin, selon ces médias.
La police a indiqué examiner au total plus de 500 indices, parmi lesquels des traces ADN recueillies dans le camion, des images de vidéo-surveillance et des témoignages.
Le chauffeur routier polonais en titre du camion, retrouvé mort dans la cabine et à qui l'assaillant a apparemment volé le véhicule, a probablement cherché à contrer l'action de l'auteur de l'attentat, selon des médias allemands, qui assurent qu'il a tenté en vain de s'emparer du volant de son camion.
CRITIQUES CONTRE MERKEL
L'autopsie a montré que ce Polonais de 37 ans, abattu par balles dans la cabine, était vivant au moment où son véhicule a foncé sur le marché, selon Bild. Le corps de cet homme de 120 kg portait des traces de lutte et des coups de couteau.
Berlin n'a pas encore authentifié la revendication de l'EI, mais le parquet antiterroriste a jugé que la cible et le mode opératoire semblent signer un acte jihadiste: les circonstances rappellent en effet l'attaque, revendiquée par l'EI, au camion-bélier le 14 juillet à Nice en France (86 morts).
Les mesures de sécurité ont été renforcées à Berlin et un débat s'est engagé dans le pays sur la nécessité de protéger les places publiques par des bornes en béton ou d'autoriser l'armée à patrouiller comme cela se fait dans d'autres pays.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
INCITATION À LA GUERRE CIVILE ? 

« Parallèlement, la pression politique s'est encore accrue sur Angela Merkel, qui concentre depuis des mois les critiques pour sa politique migratoire jugée trop généreuse.
Les populistes de droite ont renouvelé leur offensive contre la chancelière, l'accusant, à moins d'un an de législatives, d'avoir mis le pays en danger avec sa politique d'accueil des demandeurs d'asile. Ils ont prévu deux manifestations mardi, dont une devant la chancellerie.
L'aile droite de sa famille politique réclame aussi un net durcissement de la politique d'immigration. »
Ce paragraphe résume parfaitement les retombées politiques de cet attentat odieux. Il est clair que le but des commanditaires est d’affaiblir nos démocraties  dans le dessein d’amener l’extrême droite au pouvoir. Pourquoi une telle stratégie ? Pour que le fascisme s’installe partout et rende la vie impossible aux ressortissants européens de religion musulmane afin que ceux-ci se radicalisent, se révoltent et, in fine,  entraînent l’Europe dans une vaste guerre civile comparable aux guerres de religion du 16ème siècle.
Derk Jan Eppink fait dans De Morgen une analyse pointue et extrêmement inquiétante. Selon lui, « la magie et le crédit de Mutti se délite rapidement », ce qui pourrait à terme miner et empêcher sa réélection. Certes elle est la chancelière qui le mieux incarne « la patience et le long terme » mais l’attentat hautement symbolique de Berlin a mis à mal sa défense inconditionnelle du politiquement correct. L’Allemagne a beau être le champion économique européen, ce géant n’en est pas moins « un avorton » politique (mentaal een druiloor) La Nation allemande demeure plombée par son passé nazi et une immense chape de culpabilité qui explique sans doute une générosité affichée à l’égard de la souffrance des réfugiés.
Mais gare aux conséquences pratiques. Le marché de Noël est au cœur de la culture allemande et l’église du souvenir (la Gedächtniskirche) rappelle en effet la destruction de Berlin causée par la démence hitlérienne.
S’il ne s’était agi que d’absorber les réfugiés syriens, leur accueil n’aurait pas posé trop de problème mais quid de tous les autres qui constituent les deux tiers de l’ensemble des demandeurs d’asile  ?
La population allemande qui souffre d’un déficit démographique “en vient à se demander si elle n’est pas en train de devenir une étrangère dans son propre pays. » Si les Allemands de l’Ouest sont obsédés par une culture de la culpabilité, en revanche, les Allemands de l’Est réagissent plutôt comme les Hongrois, ou les Polonais. Un mur sépare l’Allemagne :d’un côté les partisans  de l’accueil, de l’autre ses adversaires acharnés. L’enjeu des prochaines élections fédérales, c’est sûr concerneront moins l’économie que l’ « identité allemande ».
L’Europe est confrontée selon Derk Jan Eppink à un nouveau dilemne culturel.
(Wederom een Kulturkampf) Les pays qui forment la civilisation européenne doivent-ils rester égaux à eux même où s’adapter aux nouvelles populations   qui s’installent sur leurs territoires ?
Le politiquement correct est en bout de course. Les Allemands veulent « un leadership culturel affirmé »(Duitsers verlangen cultureel leiderschap) La culture c’est le lien. Mais attention « il se pourrait bien que la population allemande soit plus proche qu’on n’imagine du point de rupture. » Qu’on oublie surtout pas que la question allemande est depuis plusieurs siècles au cœur de la question européenne.
MG 

 
DE MAGIE VAN 'MUTTI' ZAKT STILAAN WEG 

Merkel is bondskanselier van geduld en lange adem, maar Duitsland wil geen beleid uit politieke correctheid meer
Derk Jan Eppink werkt in New York bij de conservatieve denktank London Policy Center.
De Morgen 


De migratiepolitiek van Angela Merkel staat onder druk. 'Politieke correctheid als wapen is uitgewerkt', zegt Eppink. ©AP 

Duitsland is zowel het sterkste als het zwakste land van Europa. Economisch een reus, mentaal een druiloor. De Duitse natie leeft in de schaduw van haar verleden; overschaduwd door de Tweede Wereldoorlog, vooral de Holocaust. Vrijwel elk beleid wortelt in Schuld. Er is een ontembare behoefte om het 'betere Duitsland' te laten zien. Gevolg: ruime gastvrijheid voor asielzoekers in 2015. Zum Teufel met de praktische gevolgen.
De Duitse samenleving staat onder hoogspanning na de aanslag op de kerstmarkt in Berlijn, uitgerekend bij de herdenkingskerk, een monument tegen oorlog. De Islamitische Staat (IS) eiste de aanslag op. Bondskanselier Merkel werd ingelicht over de aanslag juist op het moment dat ze een 'integratiefeest' vierde met medewerkers en multiculturalisme aanprees. De kerstmarkt hoort bij de Duitse cultuur zoals Sinterklaas en Zwarte Piet bij Nederland. Duitsers vinden intussen net als Nederlanders en Vlamingen dat hun cultuur wordt aangetast.
VRIJWEL ELK BELEID IN DUITSLAND WORTELT IN SCHULD. ER IS EEN ONTEMBARE BEHOEFTE OM HET 'BETERE DUITSLAND' TE LATEN ZIEN
Uit schuldbesef opende Duitsland vorig jaar de armen. Merkel heette asielzoekers welkom en in het stadion van Bayern München hingen spandoeken met 'Refugees Welcome'. De aanzuigende werking was krachtig. Ze kwamen. In 2015 bijna een miljoen - het aantal van 1,1 miljoen werd later bijgesteld tot 890.000. Van hen kwam de helft uit Syrië. Dit jaar tot oktober nog eens 210.000. In de grote golf zaten veel uitkeringstoeristen uit de Balkan, die geen aanspraak kunnen maken op asiel. Er kwamen ook mensen uit Pakistan, Afghanistan, Irak. Waren het enkel Syrische vluchtelingen, dan was opvang beheersbaar. Merkel opende ongezien alle poorten. "Wir schaffen das."
Immigratie is een enorme drijver van politieke onrust, vooral uit niet-westerse culturen. Aanpassingsproblemen zijn talrijk en het risico op incidenten is groot. Die waren er ook, zoals tijdens de nieuwjaarsviering in Keulen. Duitse autoriteiten durven de problemen, zoals stijgende misdaad, nauwelijks bij de naam te noemen en wentelen zich in verhullend taalgebruik. De Duitse bevolking vraagt zich af of zij geen vreemdeling in eigen land wordt.
West-Duitsers zijn doordesemd in de schuldcultuur, maar Oost-Duitsers uit de vroegere DDR reageren als Polen en Hongaren. De 'welkom-cultuur' slaat een mentale muur door Duitsland.
POLITIEKE CORRECTHEID ALS WAPEN RAAKT UITGEWERKT EN DE DUITSERS VERLANGEN CULTUREEL LEIDERSCHAP. CULTUUR IS WAT EEN NATIE BINDT
De vele verkiezingen volgend jaar gaan niet zozeer over economie maar over cultuur. Wederom een Kulturkampf. Blijven Europese landen zoals ze zijn of moeten ze zich maar aanpassen aan de nieuwkomers? Peilingen in Nederland zien de PVV van Geert Wilders veruit als grootste partij. In Frankrijk is het Marine Le Pen. Duitsland heeft in september 2017 Bondsdag-verkiezingen. In mei als voorproefje Landsdag-verkiezingen in Noord-Rijnland-Westfalen. Protestpartij bij uitstek is de AfD van Frauke Petry. AfD werd dit jaar al derde in Baden-Württemberg en tweede in Mecklenburg-Vorpommern en Sachsen-Anhalt.
Politieke correctheid als wapen raakt uitgewerkt en de Merkel is de kanselier van geduld en lange adem. Maar de magie van 'Mutti' zakt stilaan weg. Duitsers verlangen cultureel leiderschap. Cultuur is wat een natie bindt. Schuld is de slechtste basis van politiek omdat goede bedoelingen de weg plaveien voor onbedoelde gevolgen. De Duitse bevolking kan wel eens dichter bij een mentaal breekpunt zitten dan Duitse buurlanden denken.

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