mercredi 7 décembre 2016

Schyns sur le test Pisa: «C’est insatisfaisant mais ce n’est pas la sinistrose»


Violaine Jadoul 
Le Soir

 

Pour la ministre de l’Éducation, les résultats du test Pisa prouvent la nécessite du Pacte d’excellence.
• Marie-Martine Schyns, ministre de l'Enseignement
Comme tous les trois ans, l’OCDE a testé des élèves de 15 ans de 38 pays en sciences, lecture et mathématiques. Pour la Communauté française, les résultats de 2015 sont une nouvelle douche froide : les élèves sont sous la moyenne des pays de l’OCDE en maths, sciences et en lecture.
►Test Pisa : tous les résultats en maths, sciences et lecture (infographie)
« Les résultats de Pisa sont mitigés. On observe une stabilité insatisfaisante. Ces résultats constituent une preuve de plus qu’il fallait mobiliser tous les acteurs autour d’un Pacte », a déclaré Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation.
La ministre a mis en évidence certains éléments du Pacte d’excellence qui contribueront à améliorer les résultats des élèves. Ainsi, le Pacte prévoit de donner une plus grande place à l’expérimentation, ce qui pourrait être bénéfique en sciences.
Autre point clé : la lutte contre l’échec et le redoublement. « En Fédération Wallonie-Bruxelles, un élève sur deux est à l’heure dans son parcours (autrement dit n’a jamais redoublé, NDLR). Or, les élèves à l’heure réussissent bien puisqu’ils atteignent les scores des meilleurs pays. Il faut tenir compte des causes qui entraînent les résultats de Pisa », souligne la ministre.
Si Marie-Martine Schyns reconnaît que les résultats sont insatisfaisants, elle tient tout de même à ne pas tomber dans une analyse trop sévère. « La moyenne européenne baisse alors que nous sommes stables. C’est insatisfaisant mais ce n’est pas la sinistrose », conclut-elle.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RECALÉE MARIE MARTINE ; PEUT MIEUX FAIRE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE. 

Bulletin calamiteux pour l’enseignement de Wallobrux. Et ce n’est pas le pacte d’excellence qui va arranger les choses. Les Bruxellois finiront par tous inscrire leur progéniture dans l’enseignement flamand. Même les familles d’origine immigrées s’y résignent. 20% de la population scolaire y usent leurs culottes, y compris les rejetons de la famille royale. Non il n’y a plus depuis longtemps 20% de Flamands dans la capitale. Si j’étais ministre, le démissionnerais aussi sec devant un tel désastre, question de provoquer un électro choc. Ma-ma Schyns préfère se déguiser en lissant ses boucles pour aller défendre incognito son bilan à une  réunion publique du MR où elle sera reconnue. Quelle mascarade  On finira par croire que ça arrange notre majorité wallonne et bruxelloise que leur électorat soit composés de demeurés.
Interrogés au micro de « la Première », deux enseignantes de l’athénée Fernand Blum où je fus élève, prof et préfet semblent complètement résignées à l’idée que leurs élèves recrutés via la décret mixité n’aient pas le niveau requis.
Il n’est pas temps de se lamenter, mesdames, mais de se retrousser les manches pour  enseigner par priorité la langue française à vos élèves  à la louche, si nécessaire. L’enseigner non pas à grands coups de littérature et de grammaire formelle mais comme on enseigne une langue étrangère.  Vous me direz qu’il n’est peut-être pas bon de s’inspirer  de la manière dont on enseigne le néerlandais dans le secondaire à Bruxelles. Mais qui va se décider à donner un grand coup de pied dans cette fourmilière ?
MG


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