vendredi 9 décembre 2016

Verhofstadt: "Dit was geen referendum over Europa"


De Morgen

Guy Verhofstadt. ©EPA 

Liberaal fractieleider in het Europees parlement Guy Verhofstadt spreekt tegen dat de uitslag van het Italiaanse referendum een signaal tegen Europa is. "De inhoud van dit voorstel was gewoon niet goed en zou de kleine partijen monddood hebben gemaakt."

'In tegenstelling tot wat velen zeggen, ging dit referendum wel over inhoud'
Hoewel het duidelijke 'neen' van de Italiaanse kiezer her en der wordt geïnterpreteerd als een stem van het populisme tegen het Europese establishment, schiet die analyse volgens Verhofstadt tekort. "Het 'neen' is volgens mij een neen tegen Renzi en tegen het voorstel dat op tafel lag. En in tegenstelling tot wat velen zeggen, ging dit referendum wel over inhoud. De discussie over de hervorming is al twee jaar bezig in de Italiaanse samenleving. Dit referendum ging absoluut niet over Europa." Dat zei hij in De ochtend op Radio 1.
Verhofstadt is zelf ook geen voorstander van de plannen die Renzi de Italiaanse kiezer had voorgeschoteld en de politieke instabiliteit in het land moesten verhelpen. Hervormingen in het parlementaire stelsel moesten bijvoorbeeld komaf maken met het feit dat zowel Kamer en Senaat in Rome over elke wet kunnen beslissen. "Ik noemde het voorstel twee jaar geleden al een staatsgreep van de twee grote partijen op het politieke leven in Italië", zegt Verhofstadt.
De liberaal doelt daarmee op Renzi's eigen linkse Partito Democratico en Forza Italia van Silvio Berlusconi. "De vraag was of het politieke systeem in handen zou komen van die twee partijen. Het voorstel dat op tafel lag zou de kleine partijen monddood gemaakt hebben. Ik beschouw de afstraffing van Renzi dan ook als een duidelijk 'neen' van de Italianen tegen de klassieke tweedeling progressief-conservatief. Mensen willen dat niet meer."
Ziet Verhofstadt nu extra gevaar voor de al wankele bankensector in Italië? "Er is gevaar ja, maar op dat vlak hebben we zelf boter op het hoofd. We hadden de banken al lang zelf moeten opkuisen in Europa. De bankenunie moeten we nu, acht jaar na de financiële crisis, eindelijk realiseren."
Verhofstadt voelt naar eigen zeggen in Italië "nog altijd een Europese koers". "Veel partijen zijn genuanceerd in hun stellingname. Ik zie ook geen exitscenario's. Sinds de brexit voel je wel de nood aan hervormingen, maar de steun voor exits allerhande, of het nu in Italië of in Oostenrijk is, neemt af."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CRISE SYSTÉMIQUE D’UNE AMPLEUR SANS PRÉCÉDENT ? 
 
Verhofstadt semble redouter un risque accru d’effondrement du système bancaire italien déjà largement menacé depuis quelques années.
Huit ans après la grande crise financière il serait impératif de réaliser l’union bancaire pour éviter un effondrement du système bancaire européen. 
Selon Georges Ugeux (Le monde), l’échec du   referendum politique du 9 décembre, sur les institutions italiennes risque, au delà de la chute du gouvernement Renzi, de provoquer une crise bancaire et de l’endettement  de caractère politique.
Une crise italienne provoquerait  alors  une crise européenne qui pourrait entrainer de nombreux pays, dont la France. Georges Ugeux redoute « une  une crise systémique d’une ampleur sans précédent ».
« Le vrai danger est la hausse des taux d’intérêt. Depuis juillet, le taux Italien pour les obligations à 10 ans est passe de 1,05% à 2,2% aujourd’hui. Comme l’Italie a une dette à court terme de 600 milliards, le déficit budgétaire va s’accroitre immédiatement, ce qui « pourrait gravement nuire aux mécanismes de l’Union bancaire Européenne. »
La crise italienne fait donc, on ne l’a pas assez dit, peser une menace sans précédent sur le système bancaire européen dans son ensemble. « La détérioration soudaine du risque italien menace dangereusement l’eurozone. »
Nous vivons sur un volcan.
MG

UNION BANCAIRE EUROPÉENNE (UBE) 

L'union bancaire décidée lors du Conseil européen des 28 et 29 juin 2012, repose sur trois piliers : le règlement uniforme, le mécanisme de surveillance unique (MSU) et le Mécanisme de résolution unique (MRU).
• Le règlement uniforme : Le « règlement uniforme » constitue le socle de l’Union bancaire. Il s’agit d’un ensemble de textes législatifs que toutes les institutions financières (dont environ 8 300 banques) dans l’UE doivent respecter. Ces règles définissent notamment les exigences en fonds propres pour les banques, la protection des déposants et le cadre de redressement et de résolution des banques défaillantes.
• Le mécanisme de surveillance unique (MSU)
Le Mécanisme de surveillance unique (MSU) fait de la Banque centrale européenne (BCE) le superviseur prudentiel central des établissements bancaires de la zone euro (environ 6 000 banques) et des pays non-euro qui décident de participer au MSU. Depuis le 4 novembre 2014, la BCE contrôle directement les plus grandes banques tandis que les autorités nationales continueront de superviser les autres banques. La principale tâche de la BCE et des autorités de supervision nationales, coopérant étroitement au sein d’un système intégré, sera de vérifier que les banques respectent les règles bancaires européennes et de remédier aux problèmes avant qu’ils ne deviennent critiques.
• Le mécanisme de résolution unique (MRU)
Le Mécanisme de résolution unique (MRU) s’appliquera aux banques couvertes par le MSU. Dans les cas où une banque devrait faillir en dépit de sa surveillance renforcée, le mécanisme permettra une gestion plus efficace de sa résolution, via un Conseil de résolution unique et un Fonds de résolution unique financé par le secteur bancaire.
L’objectif est de garantir une résolution ordonnée des banques défaillantes, en réduisant au minimum la charge qui pourrait retomber sur les contribuables et l’économie réelle. 
 

LA DÉTÉRIORATION SOUDAINE DU RISQUE ITALIEN MENACE L’EUROZONE
16 novembre 2016, par Georges Ugeux Le Monde

La crise bancaire
A ce stade des vicissitudes de la crise bancaire italienne qui entre dans une face aigue après deux ans d’atermoiements , il est difficile d’imaginer vers quoi s’orientent les actions du gouvernement italien. La recapitalisation des banques italiennes est insuffisante et l’absence d’amortissement des prêts douteux (17% des actifs) menace l’équilibre savant que tente de créer Bale III.
L’Europe tente de donner au gouvernement italien des marges de manœuvre. Le fait est que les actions des banques italiennes s’effondrent à cause de la pauvre qualité de leurs actifs.
C’est dire que les interventions diverses que l’Etat italien a tenté de mettre au point n’ont pas résolu le problème d’années de pertes de valeur, particulièrement a Monte dei Paschi (-80%) et Unicredit (-60%).
LES TAUX D’INTÉRÊT DES OBLIGATIONS D’ETAT ONT DOUBLÉ EN QUATRE MOIS.
A cette menace s’ajoute la détérioration de la valeur des emprunts d’Etat italiens (12% des actifs). N’oublions pas que l’Italie a une notation de BBB-, la plus basse avant de devenir « junk ».
La remontée soudaine des taux italiens n’a pas de quoi surprendre. Avec 132,7% du PIB, l’Italie se rapproche de la Grèce (175%) et est talonnée par la France (93,5%). Le montant de la dette  atteint 2,300 milliards d’euros qui lui coute près de 90 milliards d’euros par an.

Mais le vrai danger est la hausse des taux d’intérêt. Depuis juillet, le taux Italien pour les obligations à 10 ans est passe de 1,05% à 2,2% aujourd’hui. Comme l’Italie a une dette à court terme de 600 milliards, le déficit budgétaire va s’accroitre immédiatement.
Mais surtout les pertes de banques italiennes sur ces obligations vont affecter leur crédibilité. Par la grâce de Bale III et de la règlementation bancaire cela n’apparaitra pas dans les comptes et les fonds propres ne seront pas réduits. Mais les investisseurs savent calculer et ils savent que les régulateurs sont là pour défendre les gouvernements et les banques, pas pour défendre la stabilité financière. Ils ajusteront leurs estimations.
L’UNION BANCAIRE EUROPÉENNE EST IMPUISSANTE
L’Etat Italien est seul à se battre. La Banque Centrale Européenne est gorgée d’emprunts d’Etat italiens et ne pourra pas continuer à en engranger. Elle doit faire demi-tour pour éviter une crise financière européenne après l’échec des taux d’intérêt négatifs.
Inutile de dire que, puisque les ratios bancaires sont respectés, L’Europe n’a pas enclenché les diverses démarches préventives de crise. Mario Draghi veille au grain, mais cela risque de démontrer l’impuissance des procédures complètes des mécanismes de résolution de la BCE. Cela pourrait gravement nuire aux mécanismes de l’Union bancaire Européenne.
UN REFERENDUM À HAUT RISQUE.
L’échec du   referendum politique Le 9 décembre, sur les institutions italiennes risque de mettre à mal le gouvernement. La crise bancaire et de l’endettement pourrait devenir politique.
Une crise italienne entrainerait une crise européenne qui en quelques heure entrainerait de nombreux pays, dont la France. Une crise systémique d’une ampleur sans précédent.

Aucun commentaire: