dimanche 31 décembre 2017

France: appel au retrait d'une comptine véhiculant des stéréotypes antichinois


Le Vif
L'association française de lutte contre le racisme SOS-Racisme a demandé le retrait d'une comptine enseignée dans une maternelle de la banlieue parisienne "qui réduit les Chinois à quelques traits sommaires", selon un communiqué reçu par l'AFP.

La comptine, diffusée mardi sur les réseaux sociaux, est intitulée "Chang Le Petit Chinois". "Chang est assis, Il mange du riz, Ses yeux sont petits, Riquiquis", dit une de ses strophes.
"Remplie de clichés, avec tout ce que cela suppose de grossier, une comptine apprise dans une école réduit les Chinois (et donc, dans l'esprit de beaucoup, les personnes d'origine asiatique) à quelques traits sommaires, avec une petite référence physique bien dégueulasse", affirme SOS-Racisme dans son communiqué.
L'association précise avoir demandé au Ministère de l'éducation nationale "que ce texte - non officiel - ne puisse plus être utilisé dans des écoles".
"Le Ministère a immédiatement promis de saisir le rectorat concerné", a-t-il ajouté. Vendredi, les autorités locales de l'Education n'avaient pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CELA VA SANS DIRE 

Il est sidérant qu'il faille interdire ce genre de chose que tout enseignant(e) devrait bannir sans hésitation de son répertoire pédagogique de son propre chef. Voilà qui en dit long sur la médiocrité du recrutement de certaines catégories d'enseignant(e)s.
Comment des enseignant.e.s  dénuées de tout esprit critique peuvent-ils susciter le discernement chez leurs élèves.   

Bruxelles: les partis flamands bloquent le décumul intégral

Le parlement bruxellois © Photo News / Didier Lebrun. 


Le Soir
A Bruxelles, la mesure ne trouve pas de majorité côté néerlandophone. Des partis flamands du gouvernement, seul le SP.A y est favorable.

Star de l’été dernier, le décumul intégral divise. Et la ligne de fracture qu’il trace au sein du parlement bruxellois ne suit pas le traditionnel clivage majorité-opposition. Côté francophone, PS, Défi (au sein de la coalition régionale) y sont favorables, de même qu’Ecolo (dans l’opposition). Parmi les partis flamands du gouvernement, seul le SP.A soutient la mesure, au même titre que Groen, qui n’est pas au pouvoir.
Résultat : 42 députés francophones sur 72 soutiendraient la mesure, auxquels pourraient s’ajouter certains parlementaires du CDH. Large majorité, donc. Mais c’est parmi les partis néerlandophones que cela coince. Car, à Bruxelles, les ordonnances concernant ce type de matière doivent obtenir la majorité des votes dans les deux groupes linguistiques. Et les socialistes et les écologistes flamands n’occupent que 6 sièges sur 17. Soit à peine un tiers des représentants de leur groupe linguistique.
La réforme « se discute au niveau du parlement car cela ne figure pas dans l’accord de majorité, rappelle le ministre-président, Rudi Vervoort (PS). Et il semble que, du côté du VLD et du CD&V, il n’y ait pas d’accord sur le décumul intégral. » Ce que confirme le ministre Guy Vanhengel (Open VLD) : il n’y a donc pas de majorité côté néerlandophone pour voter le décumul complet. Bianca Debaets (CD&V) cherche plutôt des pistes de compromis, estimant que les propositions maximalistes en la matière participent d’une surenchère entre partis née du scandale du Samusocial : « Mais je n’ai jamais entendu de citoyens me dire qu’ils étaient fâchés du cumul de leur échevin. »
La possibilité pour les francophones de passer en force existe (lire ci-contre), mais son évocation suscite les mises en garde, dont celle de Guy Vanhengel : « Il serait très inopportun qu’un tiers du groupe néerlandophone impose ses vues au reste de ce groupe. » Et d’ajouter, à l’égard de ses partenaires francophones : « Cela constituerait un problème de majorité au sein du groupe linguistique néerlandais. Les francophones n’activeront donc pas ce mécanisme, sauf s’ils veulent la N-VA au gouvernement bruxellois. »
« Il faut éviter d’activer ce mécanisme, confirme Bianca Debaets. C’est pourquoi il est important de trouver un accord équilibré. Il nous reste quelques mois. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
HALLUCINANT 

Il est hallucinant d'apprendre qu'une  poignée de députés régionaux flamands soient en mesure d'infléchir des décisions importantes concernant Bruxelles contre l'avis de la majorité des députés bruxellois francophones. Le citoyen bruxellois ne peut que s'indigner de telles pratiques qui sont le fruit de marchandages entre Flamands et Wallons. Quant au statut bilingue artificiellement gonflé de Bruxelles Capitale,  allez expliquer pareille incongruité à un Quatremer qui couvre l'actualité bruxelloise en sus de l'actualité européenne de Bruxelles pour Libé. Il ne peut que glousser et railler ce genre d'histoire belge. Au vrai l'échec de la construction du stade qui devait accueillir la coupe du monde de foot participe du même genre de foutoir. Pauvre Bruxelles.
MG 

samedi 30 décembre 2017

Le petit Jésus a disparu de la crèche de Noël sur la Grand-Place de Bruxelles


Le Soir 

Pur vandalisme ou acte de protestation, comme en 2015 ? La police n’a pour l’instant aucune trace des auteurs.

La figurine du petit Jésus, placée dans la crèche de la Grand-Place de Bruxelles pour les fêtes de Noël, a disparu, a confirmé vendredi la police locale à la suite d’une annonce de Bruzz. Le berceau a été endommagé et la police n’a pour l’instant aucune trace des auteurs.
La petite statue du Divin Enfant avait déjà disparu en 2015, emportée par des activistes pour protester contre la politique du gouvernement Michel. Toutefois, il encore est trop tôt pour savoir s’il s’agit d’un nouvel acte de protestation ou de pur vandalisme. Les auteurs n’ont laissé aucun message dans la crèche.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ON S'EN FOUT DE CETTE POUPÉE

Mais de qui donc se moque-t-on?
Tout le monde se fiche pas mal de ce non événement monté en épingle par quelques farceurs qui rêvent de faire le buzz sur les réseaux sociaux. D'abord cette crèche, qui n'est pas laide au demeurant, n'a pas à figurer Grand Place au coeur de l'espace public où le religieux ne saurait être admis.
Ensuite et surtout: le monde, notre seul et unique monde, est au bord de l'explosion comme au temps de Jésus. Erreur! Bien plus encore qu'au temps des prophètes de l'apocalypse, l'humanité risque de disparaître. "La possibilité d'une éradication de l'espèce humaine est avancée."
Le nouveau Testament "annonce que le quatre cavaliers de l'apocalypse , porteurs de malheurs préluderont la fin des temps. Les quatre cavaliers modernes sont ambigus. Ils peuvent nous perdre où nous sauver. Pour qu'ils deviennent des messagers de l'apothéose, un cinquième cavalier devra les rejoindre. Il se fait attendre"
Les quatre cavaliers représentaient autrefois la guerre, la famine , les  fléaux divers en enfin la mort. Les esprits forts se sont affranchis de ces chimères. La guerre est tenue désormais  à distance par l'angoisse de l'holocauste nucléaire. La famine prophétisée par Malthus est déjouée. Les fléaux , pestes choléra et autres épidémies ont été vaincues. reste la mort. Elle demeure fatale mais nous en avons reculé l'échéance. Quid cependant les quatre cavaliers modernes: la démographie galopante, la consommation débridée, la technologie déchainée et la financiarisation folle?
Mais surtout , où reste "le cinquième cavalier, celui qui peut nous sauver. C'est l'humanisme. Il s'est fait presqu'invisible quand les autres sont omniprésents.
"Nous ne pouvons espérer qu'en la force grandissante de ce cinquième cavalier, celui qui peut nous faire prendre conscience de notre communauté de destin."
"Réfléchissez bien, il n'y a pas d'alternative". (Jean Louis Servan-Schreiber, l'humanité. Apothéose ou apocalypse? 2017, p. 287, 288 et 289).
Peu me chaut que l'on, ait dérobé le petit Jésus, l'âne , le boeuf ou même le petit Julien (mannekes pis) . Mais que diable quelqu'un se charge de réveiller Trump et tous les aveugles de la terre qui comme ceux de la parabole peinte par Pierre Bruegel  (celui-là même dont la crèche est inspirée) nous attirent vers le précipice.
MG






Ce dessin de Dubus redoutablement cruel  pour Charles Michel résume bien la situation inconfortable dans laquelle il s'est lui-même empêtré, un an avant l'année électorale de tous les dangers: octobre 2019.
Il est clair que le dauphin de Bart De Wever, notre Frankenstein national  au mufle mussolinien, agit comme  un aspirateur xénophobe  chargé par le bourgmestre d'Anvers de siphonner les voix des électrons libres qui seraient tentés par le Vlaams Belang (10 des intentions de vote en Flandre). Et ça marche.
Les Flamands prospères, pas plus que les Autrichiens , les Slovaques, les Bavarois  ou les Hongrois ne désirent vraiment accueillir sur leur territoire des ressortissants sud-sahariens fuyant des régimes dictatoriaux cruels et brutaux ni moins encore les millions d'Africains qui se préparent à fuir un continent surpeuplé que menacent la sécheresse, les famines et le réchauffement climatique.   La prochaine grande vague migratoire qui s'abattra sur l'Europe au printemps et à l'été prochains risque bien de la disloquer pour de bon. "Nein das schaffen wir nicht" dira Merkel qui semble déjà tirer ses dernières cartouches.
L'opposition et les médias francophones font flèche de tout bois pour cribler la cible Francken de traits en tous genres pour le pousser à la démission et surtout dans le dessein avoué de faire tanguer la barque suédoise. C'est par exemple le cas de ce papier incendiaire d'un cinéaste d'origine algérienne qui dans le Vif vilipende les pays d'accueil.
Qu'il tombe donc ce gouvernement honni par toutes les gauches et une poignée de libéraux et de chrétiens démocrates en délicatesse.
Qu'il chute et que l'on procède à des élections que remporteront haut la main en Flandre les sbires de la N-VA et que gagneront le peuple de gauche en Wallonie au détriment du MR et du Cdh.
Bruxelles hésite encore et dans le doute votera sans doute communautariste c'est à dire ethnique.
Il faudra des centaines de jour pour former une nouvelle coalition et souder une majorité incertaine soit un Charles Michel 2. Pas sûr qu'on y arrive et surtout que le fils de Louis accepte d'être une seconde fois la poupée du ventriloque De Wever? . "Un Etat qui ne parvient plus à former un gouvernement de plein exercice, est tout simplement un Etat qui n’existe plus… En cas de blocage total, le Parlement flamand pourrait, au départ de sa légitimité démocratique, proclamer unilatéralement l’indépendance de la Flandre. Peter De Roover, le chef de groupe N-VA à la Chambre, a déjà fait savoir que si son parti avait la majorité absolue avec le Vlaams Belang, il demanderait cette indépendance." ( Jules Gheude)
Soit à défaut une coalition incertaine de tous contre la NVA et le Belang sous la houlette du fringant Paul Magnette. C'est toute  l'ambition  de Thierry Bodson, le leader FGTB qui monte, qui monte et rêve d'endosser le costume de feu André Renard le grand régionaliste wallon. Je m'étonne que Jules Gheude,  chantre du rattachement à la France ne donne pas de la voix à nouveau. "Le général de Gaulle aurait selon lui autrefois déclaré : « Je suis convaincu que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer un avenir à vos trois à quatre millions de Wallons. »  On aimerait vraiment savoir ce qu'en pense le plus gaullien des gaullistes vivants qu'est Emmanuel Macron. 
MG   
 
L’AVENIR INCERTAIN DES WALLONS, ENGLUÉS DANS LA CRISE POLITIQUE

Le  17/07/2017 in Le Soir
Par JULES GHEUDE, ESSAYISTE POLITIQUE*
Une carte blanche de Jules Gheude, essayiste politique, partisan du rattachement de la Wallonie à la France. 

©Jules Gheude 

La décision qu’a prise Benoît Lutgen de rompre avec le PS n’est certes pas dépourvue d’arrière-pensées. Il sait fort bien que son parti est aujourd’hui en dessous de la barre des 10 %. Il avance l’argument éthique, alors que le CDH n’a pas eu un parcours irréprochable ces derniers temps : l’affaire Milquet, le dossier Drion… C’est aussi le cas pour le MR. Cela étant, il est grand temps de tourner la page de 30 ans de mainmise socialiste, qui ont gangrené la Wallonie...
Ce qui m’irrite aujourd’hui, c’est de voir Défi et Ecolo se livrer à une surenchère en matière de bonne gouvernance. Cette bonne gouvernance, je l’ai maintes fois rappelé, est certes indispensable. Mais il ne faut pas chercher à laver plus blanc que blanc. Souvenons-nous de la manière calamiteuse dont Ecolo a géré le photovoltaïque en Wallonie. Est-ce éthique de modifier les règles du jeu en cours de partie ? Plusieurs entreprises de panneaux ont fait faillite et les clients se sont retrouvés floués. Ce qui importe aujourd’hui, c’est l’opportunité qui s’offre enfin de changer radicalement de cap.
Voilà 30 ans que, de manière ininterrompue, le PS exerce la ministre-présidence de la Région. Difficile donc de nier l’influence prépondérante qu’il a eue au niveau de la gestion. La pieuvre rouge a infiltré ses tentacules partout. Elle a érigé le clientélisme en un système qui a engendré une hypertrophie politico-administrative, ruineuse et paralysante.
UNE DOSE DE COURAGE POLITIQUE
Certes, il y a eu le plan Marshall dont la pertinence ne peut être mise en doute. Adopté en 2005, il en est à sa 4e version. Mais force est de constater que son application ne s’est pas révélée efficace. Aujourd’hui, la part de l’industrie dans le PIB ne représente que 14,2 %. Or, c’est l’industrie qui crée les services. En octobre 2015, Philippe Destatte, le directeur de l’Institut Jules Destrée, reconnaissait lui-même que la Wallonie n’avait toujours pas décollé. Ce n’est pas normal. Gerhard Schröder n’a eu besoin que de quatre ans pour remettre l’Allemagne sur les rails. Il faut donc revoir impérativement notre façon d’opérer. Cela exige une bonne dose de courage politique.
Rien n’est jamais parfait. Mais sans discipline budgétaire et sans le dynamisme des petites et moyennes entreprises qui créent l’emploi, la prospérité n’est pas possible. C’est ce à quoi s’emploie le gouvernement Macron en France. C’est ce que nous devons faire en Wallonie. En 2016, nous avons connu, pour la troisième année consécutive, une baisse de nos exportations : – 0,5 %, avec un chiffre de 42,6 milliards d’euros. La Flandre, elle, est en hausse de 10,6 %, avec un chiffre de 205,7 %. Même si l’on retire les quelque 42 % qui proviennent des pierres précieuses, notamment le diamant, il n’y a pas photo !
La Flandre n’est évidemment pas exemple de dérapages en matière d’éthique. Mais d’une manière générale, on peut dire qu’elle est gérée de manière rigoureuse et efficace. Ces dernières années, elle est à l’équilibre budgétaire. Et entre 1983 et 2015, elle est parvenue à faire baisser son taux de chômage de 10,7 à 5,2 %, alors que nous sommes toujours autour des 13 %. La récente étude européenne portant sur l’attractivité de 263 régions montre que les provinces flamandes se situent dans la fourchette 21-58, loin devant les wallonnes qui se placent entre 121-142.
Il est clair que les scandales à répétition contribuent à accroître la méfiance du citoyen envers le politique et apportent de l’eau au moulin populiste. Le PTB est aujourd’hui crédité de 24,2 % d’intentions de vote. Une évolution qui ne peut que crisper davantage les relations avec le Nord. On peut imaginer la réaction de Bart De Wever face à l’émergence d’une Wallonie socialo-communiste…
DE WEVER ET L’INDÉPENDANCE DE LA FLANDRE
Une 7e réforme de l’Etat verra-t-elle le jour ? Il faudra pour cela que les prochaines Chambres soient déclarées constituantes, c’est-à-dire aptes à réviser la Constitution avec la majorité des deux tiers. Bart De Wever est en tout cas bien décidé à imposer le confédéralisme. Une idée qui, il faut le rappeler, a été lancée au début des années 90 par le CVP Luc Van den Brande et qui a fait l’objet d’un vote favorable au Parlement flamand en 1999. Aujourd’hui, le député CD&V Hendrik Bogaert invite son parti à se radicaliser. Les démocrates-chrétiens, qui sont en perte de vitesse dans les sondages, n’ont certes pas intérêt à faire preuve de tiédeur dans la défense des intérêts flamands.
L’hypothèse d’une implosion de la Belgique ne doit pas être exclue, déclarait feu Xavier Mabille, le président du Crisp, dont la sagesse était unanimement reconnue.
La constitution d’un gouvernement pourrait, en effet, s’avérer impossible, obligeant la coalition Michel à poursuivre en affaires courantes. Nous avons connu ce scénario en 2010-2011. Mais une telle situation ne peut durer indéfiniment. Un Etat qui ne parvient plus à former un gouvernement de plein exercice, est tout simplement un Etat qui n’existe plus… En cas de blocage total, le Parlement flamand pourrait, au départ de sa légitimité démocratique, proclamer unilatéralement l’indépendance de la Flandre. Peter De Roover, le chef de groupe N-VA à la Chambre, a déjà fait savoir que si son parti avait la majorité absolue avec le Vlaams Belang, il demanderait cette indépendance.
La stratégie de Bart De Wever est bien connue. Il entend utiliser au maximum la prépondérance flamande au sein du gouvernement Michel pour accentuer une politique socio-économique de droite, afin d’amener les responsables wallons à quémander eux-mêmes une nouvelle réforme de l’Etat. Son projet confédéral repose sur deux Etats, Flandre et Wallonie, disposant de quasi toutes les compétences et entièrement responsables de leurs choix de gestion respectifs. Quand la Flandre voit comment la Wallonie jette l’argent par les affaires, elle n’est plus encline à poursuivre ses transferts financiers qui, aujourd’hui, selon une étude la KUL, s’élèvent à 7 milliards d’euros et devraient encore représenter 6,56 milliards en 2020. Cela étant, la Wallonie serait bien en peine de gérer un secteur tel que la sécurité sociale.
Quant à l’échelon central, réduit à sa plus simple expression (4 compétences), on peut imaginer que la Flandre ne manquerait pas d’en souligner rapidement le caractère superflu.
Le plan B WallonBrux, pure chimère
Le fait est que la Flandre est une Nation et qu’elle a tout naturellement vocation à devenir un Etat souverain. C’est ce que prévoit l’article 1er des statuts de la N-VA.
Le nationalisme ne concerne d’ailleurs pas que la N-VA et le Vlaams Belang. Comme l’a bien souligné l’ancien ministre Stefaan De Clerck : la relation entre le nationalisme et la démocratie chrétienne est profondément ancrée dans l’ADN flamand.
Au Nord, on semble persuadé de l’existence, dans les tiroirs de l’Elysette, d’un Plan B, le fameux WalloBrux. Une pure chimère, car il faut être deux pour danser le tango. Plusieurs sondages ont révélé que les Bruxellois se prononçaient majoritairement pour l’autonomie en cas de disparition de la Belgique. A 68 % selon l’enquête RTL-Le Soir de 2013.
Quant à une Wallonie indépendante, elle se trouverait dans une situation financière intenable. Sur base des chiffres de 2012, Jules Gazon, professeur émérite de l’ULg, a partagé la dette publique belge entre les régions en prenant le PIB comme critère. On constate que la Wallonie affiche un déficit public supérieur à celui de la Grèce en 2009 ! Nous connaîtrions très vite un climat insurrectionnel.
Le général de Gaulle avait déclaré : « Je suis convaincu que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer un avenir à vos trois à quatre millions de Wallons. » Nous avons étudié ce scénario. Une assimilation ne serait pas possible, mais bien une intégration de la Wallonie, avec un statut particulier qui lui permettrait de sauvegarder sa spécificité et ses acquis. La chose est tout à fait possible, comme l’a déclaré le constitutionnaliste français Didier Maus. Les responsables wallons ne seraient-ils pas bien inspirés s’ils prenaient langue dès à présent avec les autorités françaises ?
*Dernier livre paru : « Un Testament wallon – Les vérités dérangeantes », Mon Petit Editeur, Paris, 2016. La version flamande est sortie chez Doorbraak Boeken.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RELIRE  GHEUDE ET MÉDITER LA PERTINENCE DE SES ANALYSES
Il ne tardera pas, j'en suis persuadé, de sortir du silence pour sonner la fin de la récréation.
MG 


ÊTRE "À LA MARGE", SE BATTRE CONTRE CETTE LUCIDITÉ ET SE DÉLIVRER DE TOUTES SES CHAÎNES DE L'ILLUSION...
Mourad Boucif
cinéaste belge 


Dans les années 20, le parti politique d'extrême droite fondé par Adolphe Hitler a enfanté le nazisme malgré l'Âge d'or de la culture allemande et ses nombreux philosophes qui ont marqué de nombreuses générations. L'histoire se répète et semble s'enliser dans un perpétuel recommencement.



Au coeur de l'Europe, en Belgique, au moment de sa prestation de serment, le secrétaire d'État à l'asile et à la migration (gouvernement fédéral) avait annoncé publiquement; "je vous garantis que je serai un secrétaire d'État dans l'intérêt de tous les habitants de ce pays et avec un grand respect pour chacun".
La politique mise en place par ce gouvernement est ignoble, féroce et nous rappelle ces temps obscurs, voire apocalyptiques;
- Des listes d'enfants sont demandées aux associations de certaines communes bruxelloises...
- À l'égard de l'immigration, notre secrétaire d'État n'hésite pas à reprendre des propos xénophobes ("Grote kuis !!") scandés par le parti d'extrême droite "Le Rex" créé, en 1936 et lié à l'idéologie nazie.
- Notre secrétaire d'État se vante publiquement de pouvoir fêter l'anniversaire de ses amis nazis.
- Des citoyens, vivant en Belgique depuis de nombreuses décennies, sont expulsés par des fonctionnaires d'une petite administration (l'office des étrangers) et ce, sans passer devant des juges.
- Nos enfants, voire nos petits bouts sont arrachés en pleine classe, déportés dans ces centres fermés et sont privés de leurs droits fondamentaux.
- Plusieurs réfugiés politiques ayant demandé l'asile sont expulsés violemment et renvoyés dans leur pays où ils sont torturés, assassinés.
- Les rafles dans nos foyers ont lieu sans mandats d'arrêt décernés par des magistrats, les personnes qui hébergent deviennent "des collabos" et seront jugées et sévèrement punis.
Au sommet de l'État, une parole se libère, une parole raciste vulgarise nos institutions, nos espaces publics.
Dans la Constitution belge, le texte stipule "que toute personne sans papier sur le territoire belge est considérée comme "criminelle".
Cette loi gravée au début des années 70 a été pensée et écrite au même moment où des milliers, voire des dizaines de milliers d'Arabes, d'Africains, d'Orientaux, de musulmans...ont été ramenés pour reconstruire l'Europe juste après la guerre.
Plusieurs d'entre eux se retrouvent avec un état de santé très fragile dû à des conditions de travail plus que précaires. Aujourd'hui, certains n'arrivent pas à guérir et "crachent leurs poumons", nombre d'entre eux devaient descendre à moins de 100 mètres dans nos mines pour extraire notre charbon des entrailles de la Terre.
Durant les années 40, entre 3 000 000 et 3 500 000 hommes, voire jeunes hommes issus des colonies ont été réquisitionnés pour la plupart contre leur gré, pour nous défendre de la barbarie nazie.
Sans oublier l'effort de guerre avec toutes ces mamans, ces enfants qui travaillaient pour alimenter cette folie, voire cette grande tragédie humaine.
Une grande page de l'histoire qui n'a jamais été écrite et ce dans la plus grande indifférence.
Aujourd'hui, quand nos médias et politiciens européens abordent ces hommes et ces femmes "qui arrivent" de ces ex-colonies, ce n'est jamais avec un regard critique qui relie notre passé à l'histoire coloniale, à l'esclavage, aux guerres que nous provoquons, aux ressources que nous pillons et aux déséquilibres féroces que nous provoquons dans le monde...
En retour, la Belgique et de nombreux pays issus de l'Europe se retrouvent de plus en plus quadrillés par des dispositifs de lois qui discriminent, humilient, fragilisent, leurs ressortissants considérés de seconde zone malgré le fait que la plupart d'entre eux ont pris la nationalité du pays et contribuent à faire tourner leur économie.
Combien faudra-t-il de générations pour pouvoir être enfin reconnu à sa juste valeur et non vis-à-vis de son origine, de ses convictions, des liens avec l'actualité et de tous ces traitements médiatiques qui encouragent les stéréotypes, les clichés, les mensonges, la supercherie.
Pendant que les multimédias "nous chloroforment" et "nous bercent...", pas question de pousser à la réflexion, à l'engagement...
Bien au contraire, il faut focaliser l'attention en investissant des moyens colossaux afin d'occuper nos esprits, nos corps...
Meilleur filon le football, véritable exutoire parfaitement intégré à notre société et qu'il n'est pas question de critiquer médiatiquement.
En effet, "ce calmant" génère un sentiment d'union nationale, alors "qu'aiguiser les regards" risquerait de susciter chez chacun d'entre nous, un sentiment de révolte, un sentiment de classes sociales exploitées.
Il est préférable de se déchaîner à travers l'arbitre, les joueurs, l'entraîneur, les supporters...
Enfermer les peuples dans des Mondes d'illusions.
En parallèle et dès notre plus jeune âge, nos sphères de l'éducation sont transformées en mécanismes qui produisent des serviteurs du système. En clair, des hommes et des femmes qui ne doivent pas avoir d'autres soucis que de maintenir ce marché libre et auto régulé et qui assureront la bonne pérennité de cette machine à produire et multiplier les profits.
Comment avons pu en arriver là ?
Que nous est-il arrivé?
Qu'est-ce qui fait qu'aux quatre coins du monde, une poignée d'hommes, voire quelques seigneurs de l'argent et prédateurs du chaos puissent fasciner, envoûter, dévorer...
L'être humain est beaucoup trop fragile, vulnérable, et par crainte de se retrouver "seul avec lui-même" il préfère, voire a le besoin vital de se retrouver à travers un être fort qui occupe l'espace, dirige, oppresse, terrorise.
Depuis toujours, les gens ont aspiré à la liberté et se sont réjouis chaque fois qu'ils ont perdue.
L'ennui dans la liberté est l'une des exaspérations les plus importantes et les plus irritantes qui atteint l'homme: lorsque son être n'a pas d'intérieur, il essaie de se sauver par tout ce qui n'est pas lui. Même dans les régimes les plus oppressants.
Parmi toutes les valeurs auxquelles l'humanité s'est attachée, aucune ne "s'use" aussi vite que celle de la liberté. Voici donc naître chez les intellectuels de nos jours, une furie étrange de soumission, une nécessité d'aveuglement, une ivresse de l'infamie.
Personne ne veut plus être libre par crainte de se retrouver seul face à sa condition tragique.
Pour résister et survivre...
Exister et préserver cette réelle délivrance; il faut être "à la marge" se battre contre cette lucidité et se délivrer de toutes ses chaînes de l'illusion.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CE QUI EST EXCESSIF DEVIENT INSIGNIFIANT
Que ce monsieur s'affirme donc dans le domaine où il excelle:le cinéma.  Mais qu'il ne s'aventure pas sur le terrain de l'analyse politique  et des idées pour lequel il n'est visiblement ni formé ni équipé. Le Vif ne s'honore pas en ouvrant ces colonnes à ce type  de pamphlétaire approximatif.
MG



Chers vous tous,
En guise de voeux de début d'année, pardonnez-moi de vous imposer, en avant première, ma prose sceptique inspirée par ces sombres journées de novembre et le climat politique qui plombe la planète.
Je vous souhaite le meilleur en sachant que le pire se profile à l'horizon.
Dites-moi si je m'égare dans mon analyse. N'hésitez pas à protester très fort.
Je vous embrasse,
Marc
"Je fonde mes espoirs  sur le hasard, je crois dans l'improbable et ma conscience  travaille pour qu'il advienne" écrit Morin en postface du livre testament de JL Servan Schreiber: L'humanité, apothéose  ou apocalypse? 
Wo aber Gefahr ist, wächst
Das Rettende auch.
Hölderlin, Patmos


vendredi 29 décembre 2017

Bloomberg avait prédit le Brexit et l'élection de Trump: cette fois, il prédit la fin de la Belgique


La Libre Belgique

Bloomberg publie son "guide pessimiste" pour 2018

Le groupe financier Bloomberg a publié huit scénarios pessimistes qui pourraient survenir les dix prochaines années. La Belgique fait partie de l'un d'eux.

En 2015, les mêmes experts avaient prédit que le Royaume-Uni sortirait de l'Union européenne et que Donald Trump deviendrait président des Etats-Unis. Ces analyses sont donc prises très au sérieux par certains. Elles sont d'autant plus inquiétantes qu'elles prévoient cette fois la disparition de la Belgique pour 2028.

D'après les experts financiers, une faible natalité et des pensions anticipées provoqueraient une crise de la sécurité sociale et une fracture générationnelle européenne. L'Europe éclaterait donc et emporterait dans sa chute la Belgique qui se disloquerait en trois parties à savoir, la Wallonie, la Flandre et Bruxelles.

Parmi les autres scénarios, on retrouve une attaque nucléaire nord-coréenne en 2018 et la réélection de Trump en 2020. Par contre, en 2024, ce serait le présentateur américain Jimmy Kimmel qui reprendrait le rôle de président. En 2028, le pétrole disparaîtrait pour faire place à la voiture électrique.

Le groupe Bloomberg présage également un avenir négatif pour les réseaux sociaux. En effet, les fake news deviendraient incrontrôlables entraînant la fin de Facebook, Twitter et Google d'ici 2025.

Côté bourse, Bloomberg estime que plusieurs pays pourraient opter pour leur propre monnaie virtuelle entraînant un effondrement des marchés financiers. Le Bitcoin causerait la fin des banques en 2028.

Il faudra attendre 10 ans avant de voir si les prédictions du groupe d'experts seront une nouvelle fois réelles. Heureusement, tous les scénarios proposés par Bloomberg ne se sont pas toujours réaliser. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SELFFULFILLING PROPHECY? 

On ne voit vraiment pas sur quoi se fonder pour parier sur une possible survie du Royaume de Belgique.
Première question à, se poser. Quel gouvernements régionaux et fédéraux sortiront des urnes en 2019, c'est à dire demain?
Si on se base sur les derniers sondages et qu'on essaye d'extrapoler, il est clair que la Flandre sera gérée à droite par un courant ultra conservateur (NVA/Vlaams Belang/ et éventuellement VLD?). La Wallonie en revanche sera dirigée plus que vraisemblablement par une coalition progressiste (PS/ PTB/ écolo/ FGTB?). Et Bruxelles? Mystère. Et quid du fédéral? Il n'est pas sûr que le MR reconduise la suédoise. Reste alors une coalition mammouth de tous ou presque contre la N-VA. Autrement dit une coalition impossible. Alors que faire? La N-VA prônera à tout le moins le confédéralisme voire l'indépendance. Difficile d'imaginer un autre scénario.   
Deuxième question que va-t-il se produire au scrutin européen de 2019? Macron va-t-il réussir son pari de relance européenne en imposant un "en marche " européen? Possible mais loin d'être certain. 
Mais en deux années bien des choses peuvent se produire et brouiller les prédictions les plus déraisonnables.
MG




jeudi 28 décembre 2017

Théo Francken doit être licencié pour motif grave



Selma Benkhelifa
Avocate - Progress Lawyers Network

Monsieur le Premier Ministre, les fautes commises par votre secrétaire d'Etat, Théo Francken, sont à ce point nombreuses et graves que la poursuite d'un projet commun est inenvisageable.   



Toujours au centre Fedasil de Lubbeek : le visage de l'accueil " ferme et humain " de Theo Francken. © BOB VAN MOL/ID PHOTO AGENCY 

Monsieur le Premier Ministre,
Puis-je - au nom de bon nombre de vos concitoyens - vous suggérer de virer Théo Francken?
Si cet énergumène avait été employé dans n'importe quel domaine, il aurait été licencié pour motif grave.
En droit belge, votre employeur peut vous licencier si vous commettez une faute qui rend immédiatement et définitivement impossible toute collaboration professionnelle entre l'employeur et le travailleur"
Théo Francken en a commis une série impressionnante.
Une petite énumération loin d'être exhaustive.
Dès le début de son mandat, il a fait preuve d'un manque de respect total pour sa fonction, qui - permettez-moi de vous le rappeler - consiste à octroyer une protection aux réfugiés. Il se vante au contraire de faire baisser les chiffres. Il a - entre autres exemples - écrit aux Irakiens pour leur signifier qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Venant du secrétaire d'Etat chargé de l'asile, c'est un refus d'exécuter la fonction pour laquelle il a été engagé.
Il passe le plus clair de son temps sur les réseaux sociaux, à faire sa propre propagande, sans aucune considération pour le travail pour lequel il est - très bien - rémunéré. Si n'importe quel fonctionnaire passait autant de temps sur tweeter, pendant ses heures de travail, il aurait eu de gros soucis avec sa hiérarchie.
Il est en charge de l'accueil. Or au Parc Maximilien, les carences de sa politique d'accueil sont manifestes. On y a vu plus de policiers que d'assistants sociaux, plus d'arrestations que d'informations à l'attention des demandeurs d'asile. Les citoyens ont dû prendre en charge le travail pour lequel le Secrétaire d'Etat continue d'être payé. En parlant des arrestations des migrants du Parc qu'il a la fonction d'accueillir, il a parlé de "nettoyage". En droit du travail, on parlerait de "refus d'exécuter la tâche convenue".
Des propos racistes tenus par un travailleur dans le cadre de son emploi sont également constitutifs de faute grave. Vous vous rappellerez entre autres "les petits cons de Marocains" et "les diasporas marocaines et congolaises n'ont pas de valeur ajoutée".
Des éléments de la vie privée peuvent aussi constituer une faute grave s'ils portent atteinte à la réputation de l'entreprise. La petite fête avec d'anciens collaborateurs nazis à laquelle le secrétaire d'Etat a participé est de nature à porter atteinte à la réputation de la Belgique.
Le refus répété de respecter des décisions de justice exécutoires est également une faute grave, même pénalement punissable. Rappelez-vous l'affaire des visas syriens. A cette occasion, il a insulté les juges et dit son mépris pour le pouvoir judiciaire. L'insulte est aussi une faute grave.
Il a continué à refuser de respecter les décisions judiciaires en expulsant un Soudanais, alors même qu'une interdiction de rapatriement avait été prononcée.
L'organisation de vols de rapatriement vers le Soudan alors que tous les éléments démontrent le risque de torture, dont une note du 24 octobre 2017 du CGRA, est la faute la plus grave commise à ce jour. Il s'agit de l'organisation d'une coalition de fonctionnaires de l'Office des Etrangers en vue de violer la loi et la Convention européenne des droits de l'Homme.
A cette occasion, Théo Francken a aussi menti au Parlement.
Et la liste est encore longue...
Monsieur le Premier Ministre, les fautes commises par le secrétaire d'Etat sont à ce point nombreuses et graves que la poursuite d'un projet commun est inenvisageable. Le seul problème c'est que la hiérarchie de ce très mauvais élément, c'est vous et Monsieur Jambon. Et vous ne prenez pas vos responsabilités. Monsieur Francken doit être renvoyé, pas recadré. Il a commis trop de fautes graves, qui n'auraient été admises nulle part ailleurs.
Avec un passif pareil, un employé ordinaire aurait déjà été licencié depuis longtemps. Un secrétaire d'Etat, comme tous les membres d'un gouvernement, n'est rien d'autre qu'un employé du peuple belge. Si la procédure pour mettre fin à son contrat n'est évidemment pas la même, les principes sont identiques: toute collaboration future avec Monsieur Francken est définitivement impossible dans un gouvernement démocratique.
Commençons 2018 sur des bases saines, sans Théo Francken dans notre gouvernement. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOMBERA OU TOMBERA PAS? 

De quoi parlons nous? De Théo Francken ou carrément du gouvernement Michel? "L’affaire Francken pourrait-elle faire tomber la "suédoise" ? se demande  Frédéric Chardon dans la Libre. "Si le rapport sur le sort des Soudanais expulsés était accablant, Theo Francken devra faire un choix : rester ou partir. S’il ne démissionnait pas, les partenaires de la N-VA au sein de la "suédoise" seraient soumis à une pression maximale.".
"La question de sa démission va-t-elle de nouveau se poser fin janvier ? C’est à ce moment que devrait s’achever l’enquête du CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides) sur la réalité des tortures dont disent avoir été victimes des Soudanais expulsés de Belgique. Sachant que Theo Francken avait été averti par le CGRA du risque encouru par les migrants soudanais renvoyés dans leur pays, s’il est prouvé que certaines de ces personnes ont bien été torturées, alors, la pression sera maximale sur la star montante de la N-VA."
"Ik zal mijn handen vuil blijven maken"  répond l'intéressé et, provocateur comme toujours,  il ajoute: " De mensen vragen mij of de barbaren het gaan overnemen in Europa. Als politicus moet ik de lange termijn in de gaten houden. Ja, ik ben daar bezorgd over.’ (Théo Francken in de Standaard) De fait, la question de l'immigration subsaharienne préoccupe l'opinion politique flamande.
Celle-ci ne devrait cesser de s'accroître dans la décennie qui s'annonce car on s'attend à un triplement de la population africaine dans les trente années à venir et aussi a une augmentation de l'immigration résultant du réchauffement et de la désertification des terres particulièrement en Afrique.
Le suspense risque donc de durer jusqu'à la fin du mois de janvier. Les partis de gauches feront tout pour faire bouillir la marmite et cuire la grenouille Francken.
Imaginons que le gouvernement tombe...Quel serait l'issue de nouvelles élections? Nous avons pour seul indice un sondage que nous avons largement commenté in tempore non suspecto.
Il est clair, nous l'avons dit et répété, que le contraste entre une Flandre droitière et une Wallonie gauchisante serait plus marqué que jamais et bien davantage que  pendant la crise royale avec des conséquences totalement imprévisibles. L'évaporation de la Belgique prédite par Bloomberg pourrait devenir réalité bien plus vite que les pronostics les plus alarmants de cet organisme. Charles Michel, on peut l'imaginer fera tout ce qui est en sous pouvoir (maigre pouvoir) pour empêcher ce scénario catastrophe très défavorable à son parti et à son pays. Wait and see.
MG




Ras-le-bol généralisé au MR vis-à-vis de la N-VA et en particulier de Theo Francken


© AFP 

Le Vif 

"Avec l'affaire du Soudan, nous sommes parvenus aujourd'hui aux limites de ce qui est déontologiquement supportable", relève l'eurodéputé libéral Gérard Deprez (MR) et proche du Premier ministre Charles Michel, dans les lignes de L'Echo mercredi. Le quotidien affirme qu'au MR, c'est le 'ras-le-bol' généralisé par rapport à la N-VA, et singulièrement son secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken. 

"On ne peut pas le dire autrement que comme ceci: renvoyer des gens vers le Soudan, c'est inacceptable", souligne Gérard Deprez. "Et on ne peut pas se retrancher derrière le fait que d'autres Etats européens procèdent de la sorte également, on ne collabore pas avec les services d'une dictature. Pour moi, ainsi que pour de nombreux électeurs MR, c'est à la limite du supportable", fustige le libéral.
Dans les rangs libéraux, plusieurs sources anonymes (ministériel et parlementaire) s'insurgent contre le secrétaire d'Etat Francken et la déloyauté de la N-VA vis-à-vis du Premier ministre. "Sans respect de la hiérarchie gouvernementale, il ne reste rien. Que Francken démissionne ou que Charles le fasse démissionner. On en a ras-le-bol, il pousse le Premier ministre à la faute et nous, comme de loyaux bons petits soldats, on doit venir le défendre au Parlement. Cela n'est plus admissible", enrage un influent député dans l'analyse du quotidien.
LE PREMIER MINISTRE RENVOIE AUX RÉSULTATS ATTENDUS DE L'ENQUÊTE
Le Premier ministre Charles Michel n'a pas souhaité réagir mercredi aux critiques au sein de son parti, le MR, sur l'attitude du secrétaire d'État Theo Francken (N-VA) dans l'affaire des expulsés soudanais qui auraient subi, à leur retour à Khartoum, de mauvais traitements voire de la torture.
"L'enquête (du Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides, NDLR) sur les conséquences des rapatriements a été ouverte vendredi. Elle est indépendante. Mais elle nécessite un minimum de temps", a commenté le cabinet de M. Michel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'EXASPÉRATION 

. "Sans respect de la hiérarchie gouvernementale, il ne reste rien. Que Francken démissionne ou que Charles le fasse démissionner" (GD)
On aimerait savoir ce que Louis Michel, père de Charles et sans doute aussi de la suédoise, pense de tout ceci. Il se pourrait bien que Gérard Deprez lui serve de porte-voix mais c'est une pure hypothèse. Que veux le MR? Le sait-il, le veut-il vraiment? Il semble  perplexe, tellement perplexe.
On parle volontiers et à raison de la crise du PS, de celle du CDH mais quid du MR trois ans après son compagnonnage inattendu avec la NVA sécessionniste?   Comment ce MR regarde-t-il l'avenir proche, quelle est sa stratégie pour les élections de 2018/2019? La plateforme électorale de la N-VA se devine entre les lignes: grande fermeté vis à vis de l'immigration et des réfugiés (l'effet Francken), non sortie du nucléaire et poursuite de la politique économique d'inspiration très libérale, domination de fait de la Belgique avec la complicité tacite du MR.  Mais quelle est la stratégie des bleus? Reconduire une suédoise dans laquelle la NVA s'affirme de plus en plus et dont le CD&V semble vouloir se retirer? Renouer avec les socialistes en déroute? Retourner sur les bancs de l'opposition mais qui prendrait alors le pouvoir au niveau fédéral avec une NVA qui ne semble pas vouloir faiblir en Flandre et qui dit son refus catégorique de s'unir au parti de l'homme au noeud pap.
La Flandre confirme son virage à droite, la Wallonie, comme l'Angleterre, semble attirée par un gauchisme débridé à la Corbyn, une coalition régionale PS/ PTB/écolo sous la houlette d'une FGTB régionaliste prend forme. Bodson (FGTB) adopte des accents renardistes.
Charles Michel donne l'impression d'être au bord de l'exaspération.
Dans quel état d'esprit est-il? Comment vit-il la lourde tutelle de Bart De Wever dont il est, il le sait, l'otage consentant. Syndrome de Stockholm? La photo qui montre  les crânes rasés de Michel et Francken en face à face est fascinante. Qui est le serpent; qui le charmeur de serpent? On se le demande...
MG
 

mercredi 27 décembre 2017

Soudanais torturés: le patron de l’Office des étrangers remet en cause les témoignages

Le Soir

Des migrants soudanais à la gare du Nord. © Sylvain Piraux - Le Soir 


Freddy Roosemont ne semble pas convaincu par les témoignages de Soudanais expulsés.

Le directeur général de l’Office des étrangers, Freddy Roosemont, a des doutes sur la véracité des témoignages de Soudanais expulsés de la Belgique vers le Soudan, qui relatent avoir été torturés ou maltraités à leur retour. C’est ce qu’il a affirmé mardi à VTM Nieuws et répété à l’agence Belga.
INTERROGATOIRE OU TORTURE ?
La semaine dernière, l’Institut Tahrir pour la politique au Moyen-Orient avait livré des témoignages de ressortissants soudanais qui disaient avoir été enfermés dès leur retour au Soudan avant d’y subir de mauvais traitements. «Qu’ils aient été interrogés à leur arrivée au Soudan n’est pas inhabituel. Mais ce n’est pas la même chose que de la torture», estime le patron de l’Office des étrangers.
«Comment se pourrait-il que, par hasard, six personnes qui ont été renvoyées au Soudan sur une période de trois mois aient été en contact avec une ONG au Caire?», se demande M. Roosemont. L’Institut Tahrir et Koert Debeuf, son directeur européen (et ancien collaborateur de l’alors Premier ministre Guy Verhofstadt), ne sont pas impartiaux, ajoute-t-il. «A quel point leur récit est-il neutre? ». 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FAKE NEWS? 

"Les écologistes, tout comme le PS et le cdH, réclament des explications du Premier ministre cette semaine en commission de l'Intérieur de la Chambre." L'opposition qui veut la peau de Francken  fait front commun et tire à boulets rouges contre la majorité.
Qui dit la vérité? Qui la travestit à des fins purement partisanes?
L'opinion publique punira sévèrement les menteurs ou les bonimenteurs. On susurre en silence que De Wever brandirait la question du nucléaire  uniquement pour faire diversion et éloigner la foudre de son dauphin Francken qui ressemble de plus en plus à Mussolini... Allez savoir?
MG

 
LES ÉCOLOGISTES FLAMANDS DÉNONCENT LA DÉFENSE "STUPÉFIANTE" DE THEO FRANCKEN
Le Vif
La défense du secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken dans le dossier des rapatriements de ressortissants soudanais est "stupéfiante", estime mardi le chef de groupe Groen à la Chambre, Wouter De Vriendt.
Chaque retour forcé devrait être examiné à la lumière de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales qui interdit d'exposer un individu à la torture, préconise-t-il. Du côté du CD&V, on estime que le secrétaire d'Etat doit "prendre ses responsabilités".
Le Soir a dévoilé mardi une note confidentielle envoyée par la Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides (CGRA) à Theo Francken le 24 octobre. Celle-ci fait clairement état du risque encouru par les migrants soudanais à leur retour au pays.
En réaction, le cabinet du secrétaire d'Etat a indiqué que chacun avait le droit d'invoquer l'article 3 de la Convention européenne, mais seulement après avoir introduit une demande d'asile. Ce que de nombreux Soudanais n'ont pas fait en Belgique, leur désir étant de rallier la Grande-Bretagne.
"L'Office des étrangers devrait réaliser un contrôle dans tous les cas, qu'une demande ait été introduite ou non", estime M. De Vriendt, qui souligne que la jurisprudence du Conseil d'Etat va dans ce sens. "Le 21 décembre, le Premier ministre a encore qualifié l'article 3 de 'principe sacré'."
L'examen est réalisé pour tous, affirme le patron de l'Office des étrangers, Freddy Roosemont. "Mais de manière plus sommaire pour ceux qui n'ont pas demandé l'asile", nuance-t-il. Selon lui, personne n'est renvoyé vers des régions jugées dangereuses par le CGRA.
La politique d'asile de ce gouvernement déraille complètement, maintient Groen. "Les rapatriements font partie d'une telle politique, mais renvoyer des personnes dans des salles de torture n'a jamais fait partie de notre législation en matière d'asile. L'équilibre a complètement disparu."
Les écologistes, tout comme le PS et le cdH, réclament des explications du Premier ministre cette semaine en commission de l'Intérieur de la Chambre. Pour Wouter De Vriendt, "cette demande émanant de plusieurs partis ne peut être refusée par le président Brecht Vermeulen (N-VA)".
Le député flamand Orry Van de Wauwer (CD&V) considère quant à lui que "l'expulsion n'était pas permise, qu'une demande ait été introduite ou non". "Après une semaine de mensonges, Francken a violé les conventions internationales (...)", a-t-il indiqué via Twitter, appelant le secrétaire d'Etat à "prendre ses responsabilités".
Son parti exige un examen approfondi de la note du CGRA, pour déterminer si elle était destinée à Theo Francken ou à l'Office des étrangers. Les chrétiens-démocrates se demandent si le document a bien été reçu par toutes les personnes qui en avaient besoin.

mardi 26 décembre 2017

Bart De Wever fait de la sortie du nucléaire un thème pour les élections

La Libre
NICOLAS LOWYCK, AVEC BELGA

Le débat actuel sur une possible sortie de notre pays du nucléaire en 2025 ne sera sans doute pas réglé avant les négociations du futur gouvernement de 2019. C'est ce que pense le président de la N-VA ce dimanche dans une interview à nos confrères de Newsmonkey.


La N-VA  a bloqué plus tôt ce mois-ci un accord sur un projet de pacte énergétique interfédéral entre les différents ministres belges de l'Energie. Dans ce projet, la résolution d'en finir avec le nucléaire pour 2025. Cette deadline était déjà inscrite dans un accord de gouvernement, mais le parti nationaliste doute aujourd'hui de sa faisabilité.
"Je pense que personne ne sera capable de boucler ce dossier pour 2019",  a déclaré  De Wever. Il a donc pris la décision d'ériger ce thème en argument de campagne, aussi bien pour les élections communales de 2018 que celles, fédérales, de 2019. "Je veux dire que j'ai fait un choix clair, le parti a opéré une analyse claire, tous les partis ont la leur. Et je pense que les négociations de 2019 vont régler cette affaire."
Le dossier nucléaire n'est pas le seul à avoir divisé la majorité suédoise. Le bourgmestre d'Anvers dit ne plus se faire d'illusions. "L'ambiance entre la N-VA et le CD&V n'est pas bonne dans cette coalition. C'était le cas dès le début et ce le sera toujours, je pense", a-t-il ajouté. Faut-il le rappeler, Bart De Wever devra affronter un adversaire coriace durant les communales : Kris Peeters, l'actuel ministre CD&V de l'Emploi.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TORCHON BRÛLE ENTRE LA NVA ET LE CD&V.

Ce n'est plus un scoop.
Nous en parlons depuis des mois. Chris Peeters jette le gant à De Wever dans sa bonne ville d'Anvers. 'Als men naar Antwerpen speciaal verhuist, dan is dat niet om mij een plezier te doen " (De Wever sur Peeters) Ce n'est pas en effet pour faire de la figuration que Kris Peeters s'est domicilié dans la métropole.  Peeters veut le poste de bourgmestre et fera tout pour le décrocher quitte à rompre l'alliance avec la N-VA et faire front commun avec le SPa et Groen qui ensemble ont fondé "Samen."
Ce bras de fer aura des conséquences sur les élections de 2019 évidemment. Oui mais voilà comment la N-VA envisage-t-elle de prendre le pouvoir en Flandre  (avec le Belang?) et au fédéral (avec le MR?)?
Tout cela risque de devenir fort compliqué, voire impossible. Mais c'est encore loin, très loin. Toutefois De Wever démarre sa campagne très tôt et il veut faire du nucléaire une pierre d'achoppement.
Le prochain discours cde Noël du roi risque de porter sur le désenchantement des Belges et point comme cette année sur le ré-enchantement du Royaume de Belgique.
MG 

BART DE WEVER: 'DE SFEER TUSSEN N-VA EN CD&V IN DIE COALITIE ZIT NIET GOED'
Knack

'Mijn grootste teleurstelling van deze regering is dat zij niet consistent één verhaal heeft verteld', zegt N-VA-voorzitter Bart De Wever.
De discussie over de uitstap uit de kernenergie zal allicht pas beslecht worden bij de regeringsonderhandelingen van 2019. Dat stelt N-VA-voorzitter Bart De Wever zondag in een interview met nieuwssite Newsmonkey.
N-VA blokkeerde eerder deze maand een akkoord dat de vier energieministers van dit land hadden gesloten over het energiepact. Ze bevestigen daarin hun voornemen om de kerncentrales tegen 2025 te sluiten. Die deadline uit 2003 staat ook in het regeerakkoord, maar N-VA twijfelt al langer aan de haalbaarheid ervan. 'Ik denk niet dat iemand het dossier van de kernenergie nog zal ontwapenen voor 2019', zo meent De Wever. Hij neemt zich voor om het thema aan te snijden in de federale en regionale verkiezingscampagnes. 'Ik ga zeggen 'je hebt een duidelijke keuze', N-VA heeft een duidelijke analyse, alle anderen hebben een andere analyse. En ik denk dat de regeringsonderhandelingen van 2019 uiteindelijk het pleit zullen beslechten.'
Het kerndossier is niet het enige dat voor wrijving tussen de coalitiepartners zorgde. 'Mijn grootste teleurstelling van deze regering is dat zij niet consistent één verhaal heeft verteld', zo verwijst hij bijvoorbeeld naar de aanhoudende discussie met CD&V over fiscale rechtvaardigheid.
De Antwerpse burgemeester maakt zich weinig illusies meer. 'De sfeer tussen N-VA en CD&V in die coalitie zit niet goed. Dat is van meet af aan zo geweest. Dat zal ook zo blijven, denk ik.'
Bij de Antwerpse gemeenteraadsverkiezingen moet De Wever het volgend jaar opnemen tegen CD&V-boegbeeld Kris Peeters. 'Als men naar Antwerpen speciaal verhuist, dan is dat niet om mij een plezier te doen. Dan is dat omdat men er vanuit gaat dat men een coalitiewissel kan forceren en dan is het wellicht ook de intentie om dat op Vlaams en federaal niveau te doen.'

lundi 25 décembre 2017

Pope compares plight of migrants to Christmas story

The Guardian

Francis uses Christmas Eve mass to express hope that no one should feel ‘there is no room for them’ and urges faithful to turn fear into charity.
Pope Francis has likened the journey of Mary and Joseph to Bethlehem to the migrations of millions of people today who are forced to leave homelands for a better life, or just for survival, and he expressed hope that no one will feel “there is no room for them on this Earth”. 


Francis celebrated Christmas vigil mass on Sunday in the splendour of St Peter’s Basilica, telling the faithful that the “simple story” of Jesus’ birth in a manger changed “our history forever. Everything that night became a source of hope.”
Noting that Mary and Joseph arrived in a land “where there was no place for them”, Francis drew parallels with today.
Pope Francis has called our response to the plight faced by displaced people ‘a test of our humanity’. It is a test other leaders must not fail, says Chris Bain of Cafod
“So many other footsteps are hidden in the footsteps of Joseph and Mary,” he said in his homily. “We see the tracks of entire families forced to set out in our own day. We see the tracks of millions of persons who do not choose to go away but, driven from their land, leave behind their dear ones.”
Francis has made concern for economic migrants, war refugees and others on society’s margins a central plank of his papacy. He said God is present in “the unwelcomed visitor, often unrecognisable, who walks through our cities and our neighbourhoods, who travels on our buses and knocks on our door”. That perception of God should develop into “new forms of relationship, in which none have to feel that there is no room for them on this Earth”, he said.
“Christmas is a time for turning the power of fear into the power of charity,” Francis said. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LUI MÊME PETIT-FILS DE MIGRANTS ITALIENS" 

“Christmas is a time for turning the power of fear into the power of charity,” Francis said.
Que l'on soit croyant ou mécréant, catholique, protestant, juif, musulman ou bouddhiste ces paroles font sens. Elles interpellent car elles sont inspirées par l'éthique. L'éthique n'est elle pas au-dessus du religieux?
Wannes Van De Velde: "Kerstmis Is Dien Dag Dat Ze Niet Schieten" ...
La trêve de Noël donnait espoir aux combattants des tranchées comme ce discours papal doit en inspirer aux migrants.
François, le bien nommé, nous invite à être "des sentinelles pour celles et ceux qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes"
François, appelle les hommes et les femmes de bonne volonté à balayer "l'indifférence" à décliner "hospitalité" et "tendresse".
Ceci participe de l'éthique du bon Samaritain.
C'est un bon jour pour relire l'éthique de Spinoza au coin du feu ou, à défaut,  le "Miracle Spinoza" de Frédéric Lenoir.
Bonne lecture,
MG


LE PAPE DÉNONCE L'EXPULSION DES MIGRANTS DANS UN NOUVEL APPEL À L'HOSPITALITÉ

Le pape a dénoncé dimanche le drame des migrants de la planète, souvent "expulsés de leurs terres" par des dirigeants prêts à "verser du sang innocent", dans une homélie de Noël appelant à "l'hospitalité".
L'Argentin Jorge Bergoglio, lui même petit-fils de migrants italiens, a fait du sort des réfugiés l'un des thèmes fondamentaux de son pontificat entamé voici près de cinq ans.
Dans sa traditionnelle homélie de la veillée de Noël - célébration pour les chrétiens de la nuit de naissance de Jésus de Nazareth -, le pape a rappelé que selon l'Evangile Marie et Joseph étaient en fuite en raison d'un décret romain.
"Dans les pas de Joseph et de Marie, se cachent de nombreux pas. Nous voyons les traces de familles entières qui, aujourd'hui, se voient obligées de partir", a souligné le pape, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés dans la basilique Saint-Pierre de Rome.
"Nous voyons les traces de millions de personnes qui ne choisissent pas de s'en aller mais qui sont obligées de se séparer de leurs proches, sont expulsées de leur terre", a-t-il poursuivi, s'exprimait sous le baldaquin dessiné par le Bernin, où seul le souverain pontife est autorisé à célébrer la messe.
"Dans beaucoup de cas, ce départ est chargé d'espérance, chargé d'avenir; dans beaucoup d'autres, ce départ a un seul nom : la survie. Survivre aux Hérode de l'heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n'ont aucun problème à verser du sang innocent", a lancé le pape François.
Le roi Hérode avait fait rechercher Jésus pour le mettre à mort, dans la tradition chrétienne.
Pour le pape, "Noël, c'est le temps pour transformer la force de la peur en force de la charité". "Personne ne doit sentir qu'il n'a pas sa place sur cette Terre", a plaidé le pape, prônant "une nouvelle créativité sociale".
L'enfant Jésus est né dans une étable à Bethléem, "une terre où il n'y avait pas de place" pour ses parents en fuite, a dit le pape, avant d'ajouter que Dieu donne à tous "un document de citoyenneté".
"Dieu nous invite à être des sentinelles pour beaucoup de personnes qui ont cédé sous le poids du désespoir qui naît du fait de trouver fermées de nombreuses portes", a insisté François, appelant les croyants à balayer "l'indifférence" et décliner "hospitalité" et "tendresse".
Le chef des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, qui vient de fêter ses 81 ans, adressera son cinquième message de Noël "Urbi et orbi" ("à la ville et au monde") lundi devant les fidèles massés sur la place Saint-Pierre.


Discours de Noël: le roi Philippe choisit «l’émerveillement» plutôt que «le cynisme ou l’indifférence»


Par Martine Dubuisson
Lors de son traditionnel discours de Noël, le Roi a souligné le travail de ceux qui créent des liens.



En ce Noël 2017, Philippe choisit « l’émerveillement » plutôt que « le cynisme ou l’indifférence ». S’appuyant sur des rencontres qu’il a faites cette année, il souligne le travail de ceux qui créent des liens. Entre générations, entre communautés, entre catégories sociales ou professionnelles.
« Ne pas céder au cynisme et à l’indifférence stérile » ; « réapprendre à s’émerveiller » au quotidien ; « oser voir les choses avec un autre regard malgré les difficultés personnelles ou l’insécurité dans le monde » : tel est le principal message de Noël du Roi en ce 24 décembre. Car, plaide-t-il, « dans ce monde agité, où les foyers de tension et de crise se multiplient, nous avons plus que jamais besoin d’émerveillement ».
LE ROI ASSIS
Et Philippe a choisi d’illustrer son propos par des rencontres et découvertes qu’il a faites en 2017.
Contrairement aux années précédentes, le Roi ne prononce pas son discours (de 5 minutes) debout, mais assis, dans son bureau à Laeken, devant le feu ouvert et à côté du sapin de Noël.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAS MAL DU TOUT CE DISCOURS ROYAL

On l'attendait au tournant, le roi Philippe qui voit son royaume se déliter et ses ministres se chamailler. A quand l'évaporation de la Belgique? Il a eu la finesse d'éviter ce dossier qui embrumera les années électorales 2018 et 2019. En revanche il a parlé des forces vives qui nous tissent un avenir tout neuf. C'est très habile et c'est revigorant. On nous avait prédit le pire et voilà que ce roi très contracté se déboutonne enfin, assis devant le vert sapin avec sa pochette à trois pointes acérées.
On a beaucoup aimé la cavalcade des gamins dans le grand escalier de Laeken.

dimanche 24 décembre 2017

Soudanais torturés: "Le problème Francken deviendra un problème Michel", avertit Ecolo


La Libre
BELGA

Après les explications fournies vendredi soir par le secrétaire d'État Theo Francken (N-VA) dans le dossier d'expulsions de ressortissants soudanais, le PS, Ecolo-Groen et le cdH ont réclamé samedi matin de nouvelles explications du Premier ministre Charles Michel sur la connaissance qu'il avait du dossier. "Seul le Premier ministre peut tirer cette situation au clair. Il doit préciser aujourd'hui ce qu'il savait et ce qu'il ignorait du dossier soudanais", affirme le groupe Ecolo-Groen à la Chambre, dans un communiqué.
La cheffe de groupe cdH, Catherine Fonck, veut elle aussi de nouvelles explications de M. Michel au parlement. "Qui n'a pas dit la vérité? ", demande-t-elle sur Twitter, constatant que le Premier ministre et le MR "couvrent" M. Francken, au contraire du CD&V et de l'Open Vld. PS, sp.a, cdH et DéFI ont déposé une motion réclamant la démission de M. Francken, soulignent les humanistes.
Le chef de groupe PS Ahmed Laaouej, lui, a écrit samedi matin au président de la Chambre Siegfried Bracke (N-VA) et au président de la commission de l'Intérieur Brecht Vermeulen (N-VA) pour qu'ils invitent "au plus tôt" M. Michel à venir s'expliquer, a-t-on appris auprès du groupe PS.
Les "mensonges" de M. Francken mettent le Premier ministre en danger, affirment les socialistes, qui pointent aussi du doigt l'attitude du MR, accusé d'avoir minimisé les faits vendredi en commission de l'Intérieur.
Les Verts relèvent que le CD&V "reconnaît que Theo Francken a retenu des informations". "Si le Premier ministre ne tire pas cela rapidement au clair, le problème Francken deviendra un problème Michel", estime lui aussi le député Kristof Calvo. Ecolo-Groen rappelle que le dossier porte sur une question de droits de l'homme. "Coopérer avec le régime (du président soudanais) Omar el-Béchir, c'est aller un pont trop loin".
M. Francken est fragilisé politiquement depuis trois jours par des accusations de mauvais traitements voire de tortures qu'auraient subis des Soudanais rapatriés à Karthoum depuis la Belgique, à la suite d'une mission d'identification controversée des migrants, menée à Bruxelles par des officiels soudanais à l'invitation du secrétaire d'État N-VA. Une enquête a été ordonnée pour évaluer le fondement des témoignages.
Dans ce dossier, le secrétaire d'Etat a en outre qualifié d'absurdes des propos du Premier ministre qui venait d'annoncer un moratoire sur les rapatriements de ressortissants soudanais. Il s'est vu contraint de présenter des excuses à M. Michel. Il a aussi reconnu avoir tu au Premier ministre l'existence d'au moins une expulsion programmée en janvier, apprise tardivement et qu'il a fait annuler.
M. Francken a également été accusé par l'opposition d'avoir menti en indiquant que les expulsions vers le Soudan s'exerçaient en collaboration avec l'ONU et l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM), ce qu'ont démenti les deux institutions. Le secrétaire d'État affirme que sa politique était menée dans le cadre général des Nations unies, les personnes expulsées bénéficiant d'un document avec un numéro de téléphone d'un correspondant de l'OIM, organisation de l'ONU.


AFFAIRE FRANCKEN: SEULS LE MR ET LA N-VA MANIFESTENT LEUR SOUTIEN AU SECRÉTAIRE D'ETAT
BELGA  et La Libre Belgique
Seuls le MR et la N-VA ont affiché leur soutien vendredi soir au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), qui a confirmé avoir "retenu la communication" selon laquelle au moins une expulsion état prévue vers Khartoum à la mi-janvier, cela, avec l'objectif de ne "pas créer un appel d'air" de la communauté soudanaise.
Cette information s'inscrit dans le contexte de l'annonce par le Premier ministre Charles Michel d'une suspension des expulsions jusqu'à la fin janvier, qualifiée dans un premier temps d'"absurde" par M. Francken au motif qu'aucune expulsion n'était programmée d'ici la fin janvier. Mal informé, le Premier ministre a ensuite confirmé au parlement jeudi un moratoire en attendant l'enquête, aucun vol n'étant soi-disant prévu en janvier.
La députée du CD&V Nahima Lanjri s'est montrée cinglante vis-à-vis du secrétaire d'Etat N-VA. "Vous avez confirmé avoir retenu une information, on appelle cela un mensonge ou autre chose. Pire vous avez laissé le Premier ministre exprimer des choses qui n'étaient pas vraies. Je sais qu'il est patient. Je ne sais pas combien de temps cela va durer encore", a-t-elle dit.
L'Open Vld s'est tu dans toutes les langues après les explications de M. Francken.
En revanche, le MR a affiché tout son soutien au secrétaire d'Etat, allant même plus loin que la députée N-VA Sarah Smeyers qui a relevé un geste "peut-être pas très élégant mais de bonne foi".
Le parti du Premier ministre s'est montré rassuré. "Je vous ai entendu nous confirmer qu'il n'y a pas eu de mensonge. J'en étais convaincu et je le crois", a affirmé le député Philippe Pivin dans l'attente de l'enquête diligentée par le gouvernement sur de présumés faits de tortures contre des ressortissants soudanais expulsés par la Belgique.
Au nom de la majorité, Mme Smeyers (N-VA) a déposé une motion sans toutefois demander la cosignature aux partenaires de la coalition. Les membres de l'opposition francophones ont exigé la démission du secrétaire d'Etat.
Les premières invitations à démissionner commencent à fleurir. "S'il s'avère qu'il a menti, Theo Francken doit quitter le gouvernement", a lancé le président du PS, Elio Di Rupo, sur Twitter.

"Si Charles Michel veut préserver la fonction qui est la sienne, il n'a pas d'autre choix que de présenter au Roi la révocation d'un secrétaire d'Etat qui méprise la démocratie", a lancé le président de DéFI, Olivier Maingain. 


"Francken buiten! ", exige la FGTB 


"Francken buiten!" C'est par ces mots que la FGTB a exigé vendredi la démission du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, mis en cause pour des rapatriements de Soudanais qui auraient été victimes de torture dans leur pays. "Aujourd'hui, un secrétaire d'Etat anti-démocratique guide sa conduite à un Premier ministre de droite et met en place une politique qui atteint aux droits humains en renvoyant vers une dictature des personnes venues chercher refuge en Belgique", dénonce le syndicat socialiste qui appelle le Premier ministre à "poser un geste fort et démissionner ce personnage inhumain".
"Nous en appelons à la conscience de Charles Michel qui comme son père Louis a toutes les cartes en main pour dire en acte que la Belgique ne mange pas de ce pain-là", ajoute la FGTB.

Le CGRA accepte d'enquêter sur les faits présumés de maltraitance envers des migrants
Le commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) a accepté d'enquêter sur les faits présumés de maltraitance envers des migrants soudanais renvoyés à Khartoum depuis la Belgique, a-t-on appris vendredi auprès du cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon.
Le CGRA devrait collaborer avec les Nations Unies et la Commission européenne dans le cadre de son enquête.
Le cabinet souligne toutefois que le commissariat général travaille en toute indépendance. "La manière dont l'enquête sera menée devra être décidée par le CGRA, qui communiquera ses conclusions en temps voulu", précise-t-il.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TÊTE DE TURC ET HOMME POLITIQUE LE PLUS POPULAIRE DU ROYAUME.

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA) est devenu la tête de Turc de l'opposition parlementaire après être celui de la presse.  Ce n'est pas nouveau. Il est aussi désormais le sujet de prédilection des commentaires de lecteurs.
Franckenstein  monopolise sur sa personne tout ce que déteste le peuple de gauche qui réclame sa tête et, en même temps, il fait vibrer secrètement le peuple xénophobe de droite et pas seulement en terre flamande.
Un lecteur commente "Un secrétaire d'Etat met en place une politique qui atteint aux droits humains en renvoyant vers une dictature des personnes venues chercher refuge en Belgique", le syndicat socialiste qui appelle le Premier ministre à "poser un geste fort et démissionner ce personnage inhumain".
Un pro Francken-il y en a- répond que "ces ressortissants soudanais ne souhaitent pas solliciter de demande d'asile en bonne et due forme, ne déclinent pas spontanément leur identité. Leur statut est donc illégal en Belgique. En cette matière, la loi est claire, je pense : ils ont le choix soit de quitter spontanément le territoire, soit de se faire rapatrier dans leur pays d'origine. Pourquoi ne demandent-ils pas l'asile par une procédure légale? Il n'y aurait pas de problème."
Un lecteur lui rétorque "Vous savez très bien qu'ils ne demandent pas l'asile ici parce que leur but est de passer en Angleterre... tant que cette illusion demeurera, ils ne demanderont PAS l'asile chez nous ! Doit-on pour autant les renvoyer dans un pays où ils sont en danger ?"
Les socialo écolos réunis ont enfin réussi à mettre le gouvernement  en difficulté en faisant oublier le spectre nommé PTB qui les hante. Ils jubilent. Un autre conclut: " Personne ne sait si ces Soudanais ont vraiment été torturés. Toute cet histoire est d'un ridicule Belge. Il faut vraiment scinder ce pays si on veut préparer l'avenir de nos enfants."
Au vrai, ce pays se scinde tout seul et se déchire au gré des crises et des événements. La république des gauches se fédère subrepticement  en Wallonie  et celle des droites se soude en Flandre. A Bruxelles le jeu demeure ouvert. Les élections communales d'octobre 2018 nous aideront à y voir un peu plus clair. 2018 se présente chez nous et dans le monde sous les pire augures. Joyeux Noël quand même. On se demande ce que nous dira le roi dans son message de ce jour.
Certes Franck chancelle mais la N-VA le protège, sa tête ne roulera pas dans le panier du bourreau: "Ook al werd hij vrijdag in verlegenheid gebracht, voorlopig blijft de populaire Francken in de regering onaantastbaar."
De top van de N-VA toonde ze zich dan ook niet onder de indruk: ‘Als CD&V de regering wil laten vallen, doet ze maar.’ Niet alleen de regeringspartijen, maar ook de oppositie besefte dat er weinig te winnen valt met een ontslag van Francken. ‘Wie wil van migratie het verkiezingsthema maken? Niemand toch?’, klonk het daar zuchtend.
Zo trekt premier Michel zwijgend verder, stelde ook oud-premier en gewezen Europees president Herman Van Rompuy (CD&V) in De Afspraak op vrijdag vast. ‘Wees gerust, de regering zal niet vallen. Het zal bijgelegd worden, en de karavaan trekt verder.’ En met enige ironie: ‘Maar onder mij zou het nooit gebeurd zijn.’ (De Standaard)
Démission  de Théo Francken? Menon. Chute du gouvernement? Personne n'a intérêt à faire de l'immigration un thème de campagne électorale. "Wees gerust, de regering zal niet vallen. Het zal bijgelegd worden, en de karavaan trekt verder"
"Moi premier ministre" conclut Herman Van Rompuy, "tout cela ne serait jamais arrivé"... Non peut-être.
MG

POUR KAREL DE GUCHT, THEO FRANCKEN DOIT DÉMISSIONNER
Le Vif
L'ancien ministre des Affaires étrangères et commissaire européen Karel De Gucht (Open Vld) estime que le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration doit présenter sa démission, rapporte Het Laatste Nieuws vendredi, dans la foulée des informations relatives au mauvais traitement de Soudanais après leur expulsion vers leur pays.
"Francken a été informé à l'avance de ce risque (...). Lui et son gouvernement sont responsables de ce qui s'est passé à Khartoum. Dans une démocratie digne de ce nom, les politiques doivent assumer les conséquences. Francken ne peut plus demeurer secrétaire d'Etat. Il est politiquement, idéologiquement et humainement inapte à cela", selon M. De Gucht que se tourne vers sa formation, l'Open Vld. "Un parti libéral digne de ce nom ne peut pas laisser passer cela".
Dans De Morgen, les Nations Unies pointent aussi du doigt M. Francken. "Non, nous ne savions pas ce qu'il se passait avec les Soudanais", affirme Vanessa Saenen du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR). M. Francken avait affirmé que les Nations Unies "dès le premier jour" étaient impliquées dans le rapatriement.
Belga 

© Belga 

INTIMIDÉ, PUIS TORTURÉ SUITE À LA POLITIQUE DE THEO FRANCKEN ?
Le Vif
Le 20 octobre, le Vif révélait l'histoire de Mohammad, dont le renvoi à Khartoum a été jugé illégal par la Justice belge. De nouveaux éléments accablent la politique de rapatriement du gouvernement Michel.

Mohammad fait partie du récent rapport affirmant que des Soudanais partis de Belgique ont été torturés ou mis sous pression. Facteur aggravant, le Soudanais avait introduit une demande d'asile à l'Etat belge. Demande retirée quelques jours plus tard après l'annonce...de la collaboration entre les autorités belges et soudanaises. L'argument des Soudanais qui souhaitent partir en Angleterre, tombe pour au moins un cas. Celui de Mohammad.
A la mi-octobre, alors qu'il venait d'obtenir une décision de justice favorable, Mohammad, Soudanais détenu en centre fermé, a signé un accord pour un retour volontaire. Dans une langue qu'il ne comprend pas et sans présence d'avocat. Incompréhensible pour la Ligue des Droits de l'Homme qui dénonçait alors un simulacre de consentement. Le cabinet Francken ainsi que l'Office des étrangers assuraient pour leur part que Mohammad avait à plusieurs reprises demandé son départ et était parti serein.
Le Vif apporte de nouveaux éléments sur le cas de Mohammad.
D'abord, le Tribunal de première instance bruxellois a confirmé le 5 décembre que l'expulsion de Mohammad était illégale, parce qu'une action en justice pour le sortir du centre fermé était en cours.
Ensuite, Mohammad fait partie des Soudanais torturés ou menacés, identifiés par le rapport du Tahrir Institute for Middle East Policy Europe (TIMEP Europe). Son directeur, Koert Debeuf, est en contact direct avec Mohammad et avec d'autres Soudanais repartis en Libye. Ces derniers rapportent des conversations avec Mohammad alléguant des sévices sexuels opérés par les autorités. Mohammad, toujours à Khartoum, ne confirme aucune de ces informations.
DEMANDEUR D'ASILE RÉTRACTÉ
Enfin, et alors qu'il était en centre fermé, Mohammad a déposé le 6 septembre une demande d'asile en Belgique. Il la retirera le 11 septembre. Pourquoi ce changement d'avis en si peu de temps ?
Entre ces deux dates, le Secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken a annoncé le 7 septembre la collaboration de l'Etat belge avec les autorités soudanaises. Après un entretien avec l'ambassadeur soudanais à Bruxelles, "une équipe qui permettra d'identifier ces ressortissants" avait été annoncée. Impensable pour Mohammad d'encore demander protection à la Belgique. Selon ses avocats, il leur aurait déclaré "avoir perdu confiance en l'Etat belge". A raison ? La délégation visitera Mohammad, rencontre lors de laquelle, selon le Tahir Institute, des menaces auraient été proférées.
UNE RESPONSABILITÉ BELGE MAINTENUE
Du côté du cabinet Francken, on insiste sur le fait que la mission n'a débuté que le 18 septembre, soit après le retrait de la demande d'asile de Mohammad. Le cabinet précise également que même en centre fermé, toutes les personnes sont informées de leurs droits à demander l'asile, avec un droit à l'assistance juridique.
Mais le cas de Mohammad met à mal un argument central du gouvernement belge. Selon les propos du Premier Ministre rapportés par la RTBF, "Nous (NLDR : le gouvernement belge) avons, dans l'évaluation permanente, constaté que nous étions face à des migrants qui ne voulaient pas demander l'asile en Belgique. Ils ne veulent pas rester ici. Ils veulent se rendre en Angleterre." Mohammad voulait, lui, rester (comme par ailleurs 23 autres Soudanais ayant demandé l'asile à la date du 8 décembre 2017).
La politique migratoire de la Belgique a-t-elle intimidé un demandeur d'asile, le renvoyant vers une torture annoncée comme certaine ?
Pour Alexis Deswaef, président de la Ligue des droits de l'homme, "si le cas de torture sur ce Mohammad est avéré comme conséquence directe de la politique menée par Theo Francken, soit il en tire les conséquences, soit cela devient un problème de responsabilité collective du gouvernement."
François De Smet, directeur de Myria (Centre fédéral Migration), prolonge la réflexion. "Pour ce cas précis et ce malgré le fait que la personne ait retiré sa demande d'asile, la Belgique garde certaines obligations par rapport aux risques de torture et traitement inhumain et dégradant".
Olivier Bailly

WAT NU, MICHEL? DE LEUGEN BESTRAFFEN OF DE VREDE BEWAREN?
An Goovaerts is hoofdredacteur van De Morgen.
Wat een teleurstelling. Even leek het alsof het politieke debat in België zijn comeback had gemaakt. In plaats van rustig het kerstweekend in te gaan, werd staatssecretaris Theo Francken (N-VA) immers in allerijl op vrijdagavond gesommeerd in de commissie Binnenlandse Zaken. Partijgenoot en voogdijminister Jan Jambon zou ook aanschuiven. Reden? Francken was vrijdag betrapt op minstens één leugen in het hele Sudan-dossier. Zowel oppositie als CD&V eisten prompt meer uitleg. En Francken wilde die geven. Debat verzekerd toch?
Francken verdedigde zich door te benadrukken dat hij zijn communicatielijn aanhield om een 'aanzuigeffect' te vermijden. Versta, hij loog
FRANCKEN WANKELT OVER SOEDAN
DE STANDAARD

De populairste politicus van het moment incasseert klappen na zijn leugentje om bestwil over de repatriëring van Soedanezen.(...)

PREMIER ZWIJGT
Premier Michel reageerde vrijdag niet meer op vragen over de achtergehouden informatie van Francken. En even opvallend: ook de MR bleef in het parlement vol achter de staatssecretaris van de N-VA staan, ook al had die net toegegeven dat hij de MR-premier niet volledig op de hoogte had gebracht. Tot grote woede van de Franstalige oppositiepartijen hield de MR vol dat ze ‘geen leugens’ hadden gehoord.
Ook Open VLD bleef bijzonder vriendelijk voor Francken, ‘al is dit uiteraard niet de communicatiestijl die we van de regering verwachten’, hield parlementslid Katja Gabriëls zich op de vlakte. En zelfs CD&V, die scherpe kritiek uitte, dwong Francken niet richting ontslag. ‘Dit is nu een kwestie tussen premier en staatssecretaris’, aldus Lanjri. 

CHANGEMENT CLIMATIQUE : LE NOMBRE DE DEMANDEURS D’ASILE DEVRAIT TRIPLER D’ICI À 2100
Par Alexandra Saviana Marianne

Une étude qui lie changement climatique et migration prévoit une hausse de 188% des demandeurs d’asile en Europe d’ici à 2100. Elle se concentre volontairement sur la seule question des températures et non sur d'autres variables, comme la situation géopolitique des pays.
1,01 million. C’est le nombre de demandeurs d’asile qui pourraient se presser aux portes de l’Europe en 2100, si la hausse des émissions de gaz à effet de serre continue de croître à son rythme actuel. En plein débat sur la crise migratoire, la conclusion de cette étude commandée par la Commission européenne et publiée dans la revue américaine Science jeudi 21 décembre devrait en interpeller plus d’un.
Anouch Missirian et Wolfram Schlenker, de l’université de Columbia à New York, ont choisi de fonder leurs travaux uniquement sur une accumulation de données des années 2000-2014, soit avant le début du conflit syrien et la crise migratoire actuelle, et de laisser de côté les données géopolitiques. Sur cette période, l’UE a réceptionné environ 351 000 dossiers chaque année. Pour les besoins de l’étude, les deux chercheurs ont comparé les demandes d’asile déposées dans l’Union européenne provenant de 103 pays, en les croisant avec les variations de température de ces territoires. Ils ont ainsi constaté que plus la température s’éloigne des 20 degrés Celsius (la température idéale pour les cultures de base autour du globe), plus le nombre d’émigrés s’accroît.
Selon leurs projections les plus favorables, une hausse moyenne de 1,8 degré Celsius provoquerait une augmentation de 28% des demandes d’asile dans l’Union européenne. Or, au rythme de l’augmentation actuelle du mercure, la planète pourrait gagner entre 2,6 et 4,8 degrés d’ici à 2100. Les demandes annuelles pour l’Union européenne exploseraient alors, approchant les 188%, c’est-à-dire 660 000 de plus que sur la période 2000-2014.
Les demandes les plus importantes pourraient apparaître au Moyen-Orient et en Afrique : au Niger, au Soudan, en Mauritanie, au Koweït et en Irak. Des pays déjà soumis à d’importantes élévations de température, mais aussi à une instabilité politique certaine - ce facteur, on le répète, n’étant toutefois pas pris en compte dans l’étude.
CLIMAT ET DÉPLACEMENTS DE POPULATION
Anouch Missirian et Wolfram Schlenker ne sont pas les premiers à noter les conséquences du réchauffement climatique sur les déplacements de population. Déjà, en 2008, le Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pointait les zones les plus susceptibles de connaître de fortes poussées d’émigration. “Les premières études de cas, menées en 2008 sur le Proche-Orient, l'Afrique et l'Asie centrale, ont montré que des risques pesaient sur le développement et la sécurité”, soulignait-il dans un rapport à l’intention du Conseil européen.
En 2011, une autre étude publiée dans la revue scientifique Nature pointait la corrélation entre changement de température et violence. Constat : “Les pays font face à deux fois plus de risques de conflits armés et de guerre civile pendant les années chaudes et sèches du courant tropical El Niño que pendant sa phase plus froide.” 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MEILLEURS VOEUX 

Meilleurs voeux pour 2018! Rarement l'an neuf s'est annoncé sous de pires augures.  Que faire? Se lamenter en écoutant les Cassandres se répandre dans les médias? Se retirer à la campagne, s'isoler dans une cabane au fond des bois avec une pile de bouquins et un feu de bois? Bof!
Je recommande aux esprits chagrins pas heureux de l'être un film inoubliable "Les Gardiennes" et un livre épatant-pour parler comme d'Ormesson: "Le miracle Spinoza" de Frédéric Lenoir. Bonne nouvelle, les journées rallongent enfin, la lumière revient.
MG
  
 




Repas de famille


Se souvenir des repas de famille de son enfance, (non pas ceux du quotidien avec parents, frères et sœurs, mais ceux partagés, dans un des domiciles familiaux, avec des parents plus ou moins éloignés; à l’occasion de fêtes religieuses, d’anniversaires, de mariages, de grandes vacances…) est un formidable révélateur de ce que fut cette enfance, de ce qu’elle est encore, et du monde qui vient.
Si l’enfance fut heureuse, on a gardé en général de ces repas, le souvenir de longs éclats de rire, de conversations joyeuses, de retrouvailles curieuses et tendres. Si elle le fut moins, on se souvient de l’ennui avec lequel on devait partager de tels moments avec un cousin, une tante, des gens dont on n’attendait aucune tendresse et dont on n’avait rien à apprendre. Ou même, pour les pires enfances, comme d’un moment d’enfer, pendant lesquels des adultes se lançaient de terribles vérités, ou s’effondraient sous le poids de l’alcool. Ou se battaient. Ou battaient les enfants. Et puis, parfois, pire encore, on ne s’en souvient pas du tout. Parce qu’il n’y en a pas eu, faute de famille, ou d’enfance … Ou parce qu’on a préféré, et réussi, à les chasser de sa mémoire.
Aujourd’hui, ces repas sont, en général, plus restreints, plus courts, plus rares et en général pris au restaurant. Parce que les familles sont beaucoup plus dispersées, parce qu’on ne veut plus passer quatre heures à table avec des quasi inconnus sporadiquement réunis ; parce qu’on ne peut plus, ou ne veut plus, manger la même chose que ceux qui ne sont pas, comme nous, végétarien ou végétalien, ou au régime, ou allergique à ceci ou cela. Parce que plus personne ne veut passer cinq heures en cuisine pour les préparer. Ou tout simplement parce qu’on aime choisir et non plus partager. Ou parce que la taille des appartements ne le permet plus. Ou encore parce qu’autre chose nous retient : d’autres amis, un spectacle, un match, tant d’autres choses. Et qu’il n’est plus possible d’imposer à un adolescent de passer une après-midi à table à écouter les souvenirs, les conversations, et les projets de quasi inconnus, dont le monde est englouti.
Partout, sur la planète, la raréfaction de ces repas de famille, qui occupaient au siècle passé, dans les familles rurales au moins, tous les dimanches jusque tard dans l’après-midi, au domicile de l’un ou de l’autre, sous l’autorité d’un Patriarche, dit beaucoup de ce que nous avons gagné et perdu avec notre nouveau mode de vie.
Elle dit beaucoup de notre préférence pour le rapide, l’éphémère, le choisi.
Aussi, pour beaucoup, les meilleurs de ces repas se prennent aujourd’hui sans hypocrisie entre gens qui se sont vraiment choisis : familles recomposées, amis sincères ; sans les contraintes, si elles peuvent être considérées comme telles, des liens du sang ou des rites sociaux imposés.
Si elles sont prémonitoires de l’avenir, ces évolutions nous disent : soyez libres, choisissez avec qui être heureux, ne cédez pas aux conventions et aux rites, partagez les moments de bonheur seulement avec ceux que vous aurez choisis et avec ceux à qui vous voulez laisser les meilleurs souvenirs.
Alors, les repas de famille pourront ne plus être les moments d’une juxtaposition de solitudes, mais de partage vrai et de gratitude assumée.
A condition, comme dans les grandes traditions, de laisser des places à table pour ceux, faibles et solitaires, dont on a tant reçu dans le passé ; et pour l’étranger; et de les accueillir, les uns comme les autres, comme une bénédiction du ciel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REPAS DE NOËL 

Il y avait un sapin scintillant , une crèche en carton, pas de cadeaux mais un repas partagé dans les rires, la joie, l'échange. C'était avant la  télévision noir et blanc. On buvait du vin, on partageait la dinde, la bûche de Noël au moka. Il est même arrivé qu'on assistât ensemble à la messe de minuit à Saint Michel et Gudule. C'était hier, au coeur du siècle dernier. Le lendemain on partait assister à la fête de Noël à Overijse. L'harmonie villageoise jouait à pleins poumons et les numéros de claquettes, les ballets, les gags se succédaient sur les planches de la salle paroissiale:  "Sur un marché persan". On s'y croyait. Marinette dansait le lac des cygnes et le petit Michel disait des fables de La Fontaine en français.  Oui, à "Overisque" en français! Tout le monde applaudissait. Il disait tellement bien La Fontaine, ce fils prodige du bon docteur. Quand on sortait, qu'on embrassait les cousines,  les nombreux oncles, tantes et les cousins, il arrivait qu'une  une fine couche de neige couvrît la voiture glaciale dans laquelle on s'engouffrait saturé d'images joyeuses: la jolie Marinette en chaussons  de danseuse, en collant blanc rougi par une tâche de sang. On rentrait doucement vers Bruxelles, papa conduisait, il n'avait bu que du café et de l'eau.
C'était lui Bob avant qu'on n'inventât le Bob.
MG