jeudi 5 janvier 2017

Attentat d'Istanbul : racisme décomplexé après la mort d’un jeune Belgo-Turc


ANNICK HOVINE  La libre
L’attaque survenue dans une discothèque d’Istanbul la nuit du nouvel an a fait une victime belge : Kerim Akyil, un jeune homme de 23 ans d’origine belgo-turque qui habitait à Houthalen-Helchteren, dans le Limbourg. "Un parasite en moins", "Un musulman en moins, c’est bien."
Tels sont les ignobles commentaires publiés par des internautes sur les réseaux sociaux et forums à l’annonce de la mort du jeune homme. Le père de la victime, Ali Akyil, a réagi sur la chaîne flamande VRT : "Je demande à tout le peuple belge […] simplement un peu de compréhension. Nous sommes venus ici avec mon père. Mon fils est né et a grandi ici. […] Je n’ai pas fait enterrer mon fils en Turquie. Je le ramène ici. J’appartiens à ce pays. Et ces racistes sont de pauvres gens. Je ne les hais pas. Du tout. Ils ne se rendent pas compte.
"Unia, le centre interfédéral pour l’égalité des chances, a réagi mardi dans "Het Nieuwsblad" : "En Belgique, nous n’avions encore jamais vu autant de manifestations de haine que ces dernières années. Cela se répand très vite grâce aux réseaux sociaux." Interrogé hier soir par la VRT et VTM, le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), a précisé que le service Internet Referral Unit (IRU) de la police fédérale qui traque les appels à la haine sur Internet rechercherait les auteurs de ces messages racistes; un service appelé à se développer, selon le ministre : "Il y a quinze postes à pourvoir." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE POPULISME FAIT DU DÉGÂT  

Admirable réaction que celles de ce père digne qui ferme le caquet de ces petits cons de racistes qui se lâchent sur les réseaux sociaux.
Que chacun médite ses admirables paroles :
"Je demande à tout le peuple belge […] simplement un peu de compréhension. Nous sommes venus ici avec mon père. Mon fils est né et a grandi ici. […] Je n’ai pas fait enterrer mon fils en Turquie. Je le ramène ici. J’appartiens à ce pays. Et ces racistes sont de pauvres gens. Je ne les hais pas. Du tout. Ils ne se rendent pas compte. »
Chapeau bas, respect.

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