vendredi 20 janvier 2017

Di Rupo, Onkelinx et Magnette attaquent frontalement le "club des cinq" qui cadenasse le pouvoir à Liège


F. C. 
LIBRE BELGIQUE
Au PS liégeois, plusieurs pointures ont avalé leur café de travers jeudi, lorsqu’ils ont découvert les propos de Laurette Onkelinx. A la VRT, la cheffe de groupe du PS à la Chambre a retapé sur le clou Publifin après la sortie du président Di Rupo, quelques heures avant, sur Bel-RTL. Mais elle est allée un cran plus loin… Elio Di Rupo réclamait un durcissement des règles d’éthique politique, en passant notamment par une interdiction du cumul des fonctions de bourgmestre avec la direction d’une entreprise fonctionnant avec des capitaux publics. Une façon détournée de demander à Stéphane Moreau, bourgmestre d’Ans et CEO de Nethys, de choisir entre les deux postes.
"UN PAS DE CÔTÉ"
Laurette Onkelinx, présidente de la Fédération bruxelloise du PS, a porté un coup plus dur à Stéphane Moreau (qui, sous la pression sans doute, a fait un malaise cardiaque mercredi). Pour Onkelinx, le patron de Nethys et bourgmestre d’Ans doit faire "un pas de côté" en raison du scandale Publifin, le holding public liégeois dont Nethys (Voo, Be TV, L’Avenir…) est une société opérationnelle. L’ex-Liégeoise, installée officiellement à Schaerbeek, évoquait aussi la réputation des militants et mandataires "qui se battent par idéal mais sont salis parce que quelques-uns profitent d’un système".
Au PS, on s’était manifestement concerté puisque, jeudi soir, sur la RTBF, c’était au tour de Paul Magnette de critiquer vertement le patron de Nethys : "Un mandat public, ce n’est pas un Win for Life", a-t-il balancé. Paul Magnette a également affirmé vouloir élaborer des "règles d’incompatibilité là où il y a des risques de conflits d’intérêts, qui vaudront pour tout le monde, pour aujourd’hui et pour demain. Quand on aura voté cette règle, et je ferai en sorte qu’elle soit votée, (Stéphane Moreau) devra en tirer les conclusions. Soit il ne sera plus bourgmestre, soit il ne sera plus patron de Nethys."
Di Rupo, Onkelinx, Magnette… L’attaque était frontale, bien organisée. La mire était réglée en plein sur Liège et le "club des cinq" qui cadenasse le pouvoir politique local : Willy Demeyer, Stéphane Moreau, André Gilles, Alain Mathot et Jean-Claude Marcourt.
(…)
(…)L’analyse va plus loin que le cas Publifin. Elle pointe aussi les divisions internes au PS. Entre le PS wallon et le PS bruxellois, entre les bassins industriels liégeois et carolo… Au PS, la Fédération liégeoise, très puissante, a toujours agacé par sa volonté de décider par elle-même, en dépit des injonctions venues du boulevard de l’Empereur. Et c’est particulièrement vrai du savant montage qui a permis à Publifin/Nethys d’émerger à partir d’intercommunales et de mener ensuite une politique offensive en matière de télécoms et de médias à partir de la Cité ardente.

"LA MAFIA WALLONNE", TITRE DE MORGEN À PROPOS DU SCANDALE PUBLIFIN
In La Libre Belgique


"La mafia wallonne", comme aux heures sombres des affaires carolo du PS. De Morgen explique d'ailleurs en introduction d'article que "les vieux démons se réveillent".

De Morgen commence par rappeler comment le scandale a été révélé: un échevin cdH d'Olne , un village de 4.000 habitants, qui s'étonne des montants perçus par certains mandataires pour un travail très faible. Le journal cite ensuite les têtes qui sont déjà tombées jusqu'ici: Dominique Drion, Didier Hamers et Claude Parmentier... Et le quotidien d'affirmer que la "chaise de Paul Furlan lui-même est bancale" . 


COMMENT LE PS A FAIT MAIN BASSE SUR BRUXELLES
MATHIEU COLLEYN La Libre Belgique.




On ne compte plus les socialistes qui accèdent à des fonctions stratégiques de direction à Bruxelles. L’opposition bruxelloise dénonce une mainmise jamais atteinte sur les outils socio-économiques de la Région. Malgré les discours sur l’indépendance des sélections, la politisation bat son plein. Comme il y a 30 ou 40 ans.

La nomination de Laurence Bovy à la direction de l’intercommunale Vivaqua a jeté un nouveau coup de projecteur sur un phénomène connu mais qui, avec le temps, prend des proportions qu’il est de plus en plus difficile d’attribuer à un concours de circonstances.
A Bruxelles, le PS est aux commandes d’un nombre impressionnant d’organismes publics dont les missions sont pour le moins stratégiques. Mme Bovy, ex-collaboratrice de Laurette Onkelinx, patronne de la Fédération du PS bruxellois, n’est arrivée que troisième parmi les candidats en lice pour le poste mais fut néanmoins choisie par le conseil d’administration pour remplacer Christiane Franck, PS également. Une nomination qui n’a rien de politique et qui repose sur les compétences de l’intéressée et sur l’indépendance du conseil d’administration, jurait en décembre Yvan Mayeur, bourgmestre et président PS de Vivaqua. Mais qui peut encore y croire ?
Car il en fut de même pour la désignation, en 2013, d’Olivia P’tito, ex-députée PS, à la direction de Bruxelles Formation. Ou encore celle, quelques années auparavant, de Grégor Chapelle, ex-échevin PS de Forest, comme directeur d’Actiris, le pararégional de remise à l’emploi. Gros employeur, l’Agence Bruxelles-Propreté est dirigée par Vincent Jumeau, ancien collaborateur du député-bourgmestre de Saint-Josse Emir Kir (PS) quand ce dernier était secrétaire d’Etat bruxellois en charge de la Propreté publique. Citydev, outil de développement économique cette fois, est dirigé par Benjamin Cadranel (PS), ancien chef de cabinet du socialiste Charles Picqué lorsqu’il était ministre-Président bruxellois. Gilles Delforge, directeur de la Société d’aménagement urbain (qui assure la promotion de sites tels que Delta, l’hippodrome de Boitsfort ou encore Josaphat) est issu du cabinet de l’ex-bourgmestre PS de Bruxelles Freddy Thielemans.


PUBLIFIN: ECOLO APPELLE À LA DÉMISSION DE PAUL FURLAN ET VEUT UNE COMMISSION D'ENQUÊTE
LA LIBRE  BELGIQUE  BELGA

Ecolo, par la voix de son député wallon Stéphane Hazée, appelle mardi à la démission du ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan, dont il est apparu que le chef de cabinet adjoint, Claude Parmentier, est administrateur de la société Nethys et de sa branche financière Publifin. "Soit Paul Furlan ne savait pas que son chef de cabinet avait ces mandats et ces rémunérations (plus de 153.000 euros brut depuis 2013, ndlr) et c'est grave, soit il le savait et c'est grave aussi", résume Stéphane Hazée, reprenant la formule utilisée lundi soir par son coprésident Patrick Dupriez.
Plus largement, pointe le député de l'opposition, le gouvernement wallon a systématiquement bloqué d'une main ce qui avait été proposé de l'autre par le Parlement de Wallonie. "Les solutions pour sortir de ce scandale Publifin, elles existent", assure Stéphane Hazée. "Mais le gouvernement a tout fait pour permettre à la nébuleuse Nethys de prospérer. Et les nouvelles mesures annoncées masquent l'inactivité du gouvernement."
Dans le viseur, le ministre des Pouvoirs locaux, qui "n'est plus en état" d'exercer correctement ses fonctions. Ecolo appelle donc à sa démission.
Dans la foulée, les Verts demandent aussi l'instauration d'une commission d'enquête parlementaire "pour faire toute la lumière sur le système Publifin", dont ils souhaitent le démantèlement.

LORS DES VŒUX DE LA N-VA, DE WEVER CRITIQUE VIVEMENT MAGNETTE
J. Dy avec Belga



• © Photo News

Le président de la N-VA, Bart De Wever, est revenu sur les différents événements qui ont marqué l’année 2016. « L’année écoulée nous a éprouvés. Le monde est apparu très différent en 2016 », a souligné le président des nationalistes flamands, qui a dit comprendre l’inquiétude croissante au sein de la population.
PRÉOCCUPATIONS DE LA POPULATION
(…)
IL TACLE LES SOCIALISTES
De Wever n’a pu s’empêcher d’envoyer une pique au PS, et plus précisément à Paul Magnette. « Le gouvernement flamand est un modèle de stabilité en ces temps troublés », a-t-il déclaré, avant de fustiger le plaidoyer des socialistes pour une semaine de quatre jours, la stratégie du « acheter wallon » et la « résistance de façade » contre l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. « Dans les faits, la pauvreté et les dettes s’accumulent. Monsieur Magnette, vous pouvez être perçu dans les médias et par la gauche comme un grand héros, mais les faits plaident contre vous », a-t-il conclu.


RIFIFI ENTRE ELIO DI RUPO ET CHARLES MICHEL

Le Vif
Le Premier ministre Charles Michel (MR) estime que son prédécesseur Elio Di Rupo (PS) fait preuve "d'une démagogie invraisemblable", dans une interview publiée samedi dans les titres Sudpresse. Le libéral qualifie de "dérapage pur et simple" les propos tenus jeudi par le président du PS qui a estimé qu'aucun gouvernement n'avait été aussi dévastateur pour les conditions sociales depuis la IIe Guerre mondiale.



© Belga
"Ce sont des déclarations indignes! Monsieur Di Rupo est tombé bien bas! Il a sombré dans une démagogie digne des discours d'extrême droite!", affirme le Premier ministre en cours d'interview. "Je ne veux pas personnaliser. Mais j'observe que Monsieur Di Rupo préfère attiser la haine. Il choisit l'outrance. La violence. La division des citoyens.
Comparer la situation d'aujourd'hui à celle de la Deuxième Guerre mondiale, c'est faire preuve d'une démagogie invraisemblable! C'est faire le nid des extrémistes!", poursuit le libéral à l'encontre de son prédécesseur au 16 rue de la Loi.
"Les trois raisons du comportement scandaleux" de M. Di Rupo selon le Premier ministre sont "un cocktail de rancoeur, d'aigreurs et qu'il a la trouille du PTB!"
ELIO DI RUPO APPELLE CHARLES MICHEL À GARDER SON SANG-FROID
Le président des socialistes francophones, Elio Di Rupo, appelle le Premier ministre Charles Michel à garder son sang-froid et à maîtriser ses propos.
"J'appelle Charles Michel à garder son sang-froid et à maîtriser ses propos. Il est évident que nous avons des divergences de vue sur la sécurité sociale et la politique du gouvernement, mais le débat d'idées peut se faire dans le respect de l'autre et avec correction", a réagi le président du PS dans le communiqué. "Après avoir reculé l'âge légal de la pension à 67 ans, diminué le remboursement des consultations chez le spécialiste et des médicaments, diminué le revenu des travailleurs à temps partiel et surtout (projet de loi déposé cette semaine) mis en péril le financement de la sécurité sociale pour les prochaines années, Charles Michel a manifestement du mal à défendre son bilan en matière de protection sociale et choisit la voie de l'outrance et des attaques personnelles pour détourner l'attention du fond du dossier. La politique mérite mieux que ça", a encore déclaré M. Di Rupo.
Le président du PS partage néanmoins l'analyse de M. Michel lorsque celui-ci déclare que "la Belgique est un des pays qui a le mieux résisté à la crise grâce à ses amortisseurs sociaux".


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE PS DANS LA TOURMENTE, UNE AUBAINE POUR LE PTB

Le PS est un géant politique aux pieds d’argile. Le lecteur tirera ses propres conclusions de la lecture de ces différents articles qui mettent en lumière ses appétits de pouvoir et certains disfonctionnements qui choquent les citoyens. Tout ceci ne peut avoir qu’une conséquence :la montée en force du PTB.  Même si elles  se rapprochent, les élections communales de 2018 sont encore loin et les régionales/fédérales de 2019 plus loin encore. Il n’en demeure  pas moins que si les scores du PTB donnés par les sondages devaient se concrétiser en réelles intentions de vote, il deviendra très difficile de trouver une majorité en Wallonie. L’antipolitique et la haine des élites politiques qui partout en occident a le vent en poupe n’ont pas fini de miner les fondements de la démocratie. Il y a de quoi être très inquiet.
MG



Aucun commentaire: