samedi 21 janvier 2017

Donald Trump promet de placer «l'Amérique d'abord»


• Par Philippe Gélie Figaro 


Après avoir prêté serment vendredi à Washington, le 45e président des Etats-Unis a assuré que le peuple a pris le pouvoir.
Le combat commence. Depuis les marches du Capitole, où il a été investi du pouvoir suprême vendredi, Donald Trump a proclamé le déclenchement d'une révolution. Contre les élites qui l'entouraient à la tribune, il a annoncé un «transfert du pouvoir non pas simplement d'un parti à l'autre, mais de Washington vers vous, le peuple».
S'il est une version noble et fière du populisme, le 45e président des États-Unis a cherché à l'incarner lors de sa prise de fonctions. Loin des grands principes lénifiants souvent égrenés dans ces circonstances solennelles, Trump a taillé en pièces l'establishment au moment même où celui-ci lui remettait les clefs de la capitale fédérale. Il a dénoncé «les politiciens qui prospèrent tandis que le peuple porte le fardeau», les élites «qui se protègent elles-mêmes», et il a décrété: «Cela change ici même, maintenant. Ceci est votre journée, votre célébration. (…) On se souviendra de ce jour comme de celui où le peuple a pris les rênes des États-Unis d'Amérique.»
À la foule de ses supporteurs massés sur le Mall de Washington, le nouveau président a confirmé le retour de l'unité, de la prospérité, de la sécurité et de la puissance, mais en des termes qui évoquaient davantage la promesse d'un dur combat que l'avenir radieux d'un catalogue publicitaire. L'unité n'est pas un préalable, plutôt un point d'arrivée: elle viendra «d'une nouvelle fierté qui guérira nos divisions». «Je me battrai pour vous avec mon dernier souffle d'énergie, dit Trump, je ne vous laisserai jamais, jamais tomber.»
«À compter de ce jour, une nouvelle vision gouvernera notre nation : seulement l'Amérique d'abord»
Donald Trump
Ce discours inaugural, beaucoup plus agressif que la moyenne du genre, confirme l'intention de Donald Trump d'être fidèle à lui-même et de ne pas rentrer dans le rang. Il prédit la fin d'un «carnage américain» provoqué par la criminalité, les gangs, la drogue, mais aussi par l'effondrement des industries et la dilapidation des richesses au profit d'autres pays. «À compter de ce jour, une nouvelle vision gouvernera notre nation: seulement l'Amérique d'abord.» Son slogan devient une ligne politique: «Acheter américain et embaucher américain». Au reste du monde, il offre «amitié et bonne volonté», mais surtout encouragement et latitude à chacun de défendre ses intérêts.
Juste avant cet appel aux armes, à midi exactement, le 45e président avait prêté serment entouré de ses enfants, devant quatre ex-présidents - Jimmy Carter, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama - ainsi que sa rivale de la présidentielle, Hillary Clinton. La grande esplanade à ses pieds n'était pas pleine de monde, loin des 2 millions d'Américains présents il y a huit ans pour l'investiture d'Obama.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
“EIGEN VOLK EERST” 
 
C’est les slogan du Vlaams Belang.
“America First”.




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