mardi 24 janvier 2017

Grand Baromètre: Ecolo reverdit, le MR pâlit

Pierre Bouillon Le Soir 



Jean-Marc Nollet © Le Soir René Breny


EN WALLONIE, ECOLO SE RÉVEILLE
Le volet wallon de notre sondage Ipsos / Le Soir / RTL est marqué par le recul des deux grands partis francophones - le PS et le MR.
Accroché à la 3e position, le PTB est en statu quo par rapport à notre dernier sondage. C’est un événement en soi. C’est la première fois depuis longtemps que l’extrême gauche ne progresse pas.
Le sondage signale un bond d’Ecolo – il gagne 3,7 points par rapport à notre dernier sondage (septembre 2016). C’est le seul parti à progresser avec le CDH (lequel s’améliore, plus modestement, de 1,4 point). De toute évidence, les verts profitent de leur travail de sape parlementaire, que celui-ci s’exerce au Parlement fédéral ou au Parlement wallon. 





A BRUXELLES, LE MANO A MANO PS/MR CONTINUE
La lutte continue, à Bruxelles, entre socialistes et libéraux – cette fois, le mano a mano tourne à l’avantage du PS (qui monte) et au désavantage du MR (qui baisse). Comme en Wallonie, Ecolo progresse mais de façon beaucoup moins significative (+ 1 point par rapport à notre dernier sondage). Défi (ex-FDF) est pointé en baisse (- 1,6 point). Bref : des variations peu significatives. Plus significatif, l’état de santé du CDH. Dans le peloton des « poids moyens » (où se bousculent le PTB, Ecolo, Défi…), il traîne à l’arrière et il semble s’enraciner dans cette position.

EN FLANDRE, LA N-VA REPREND DES COULEURS
C’est mécanique. Quand la N-VA décline, le Vlaams Belang va mieux. Quand la N-VA va mieux, le Vlaams Belang décline. Notre sondage confirme ce vase-communicant, cette fois, au profit de la N-VA, qui fait oublier le coup de fatigue qui avait marqué notre sondage de juin dernier. Elle met 13 points d’écart entre elle et ce peloton compact où se bousculent les autres partis flamands. A relever : le recul de du CD&V. Par rapport à notre dernier sondage, il dévisse de 17,6 à 14,9 %. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUELLES COALITIONS DEMAIN ? 

Imaginons que l’on vote demain. Quelles coalitions former sur base de ces nouveaux chiffres ? A vos calculettes, mesdames messieurs les présidents de partis et vous aussi chers électeurs. Le parti socialiste qui nage en plein scandale depuis les révélations sur l’affaire Publifin continuera à dévisser dangereusement en, gonflant le score spectaculaire du PTB. Le MR atteint de plein fouet par la Kazakgate ne risque pas de remonter de sitôt. Le CD&V est en pleine déroute. Nous allons tout droit vers une paralysie du système, une vraie crise de régime et de crédibilité démocratique s’annonce à l’horizon 2019.  Les prochaines coalitions devront comporter au moins quatre partis pour atteindre une majorité. Bonjour les dégâts.
MG 


LE PRÉSIDENT DU PS NAMUROIS APPELLE DI RUPO À «LAISSER SA PLACE AUX JEUNES» 
Robert Joly a également demandé au président du PS de « se remettre en question ». 


• © Belga
C’est un appel à la démission à peine masqué. Alors que le PS namurois présentait ses vœux aux militants ce lundi soir, son président Robert Joly a appelé Elio Di Rupo «  à laisser sa place aux jeunes  » et à «  se remettre en question  », comme le raconte la RTBF.
Le parti socialiste nage en plein scandale depuis les révélations sur l’affaire Publifin. Ce samedi, à l’occasion des vœux de la fédération liégeoise, le président du PS avait annoncé des discussions sur une série de mesures dans le cadre de ce dossier. 

Méthodologie : Cette vague de 2.435 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus à raison de 961 en Wallonie, 964 en Flandre et 510 dans les 19 communes de la Région Bruxelles-Capitale, a été réalisée du 10 au 17 janvier 2017. Les interviews ont eu lieu via l’Ipsos On Line Panel. La marge d’erreur maximale, pour un pourcentage de 50 % et un taux de confiance de 95 % est de +– 3,2 en Wallonie, +– 3,2 en Flandre et de +– 4,3 à Bruxelles. Affiliations : ESOMAR, FEBELMAR.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE PTB RONGE LE PS COMME LA NVA A DÉVORÉ JADIS LE GÉANT CD&V 
 
En convoquant à se descente de charge de premier ministre, un congrès de son parti pour se faire élire président du PS avec un score soviétique, Elio di Rupo, fin stratège, savait que son étoile ne tarderait pas à pâlir aux yeux des militants. Sans doute n’avait-t-il pas anticipé l’ampleur de la « résistible ascension » du PTB qui finira, toutes choses étant égales, à jouer le même rôle que la N-VA phagocytant l’électorat CD&V.  
Il n’est pas impossible que la puissante FGTB ne lâche le PS au bénéfice du PTB. En effet un grand nombre croissant de syndicalistes sont enclins à prendre une carte du PTB.
MG




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