mercredi 4 janvier 2017

Immersion linguistique: l’échange de profs est un fiasco


Le Soir
Aucun professeur francophone n’a passé la frontière linguistique pour enseigner en immersion depuis 2015. 


• © Olivier Papegnies
En 2015, la Communauté française, la Flandre et la Communauté germanophone concluaient un accord pour faciliter l’immersion linguistique dans les écoles. Près de deux ans plus tard, force est de constater qu’il s’agit d’un fiasco total.
Cet accord de coopération visait à encourager l’échange de professeurs entre Communautés. Mais depuis 2015, pas un seul enseignant francophone n’a traversé la frontière linguistique pour donner des cours en immersion dans une école flamande.
Le fait est que les établissements flamands, quand ils sont en immersion, préfèrent enseigner l’anglais au français.
Et le texte, en soi, favorisait davantage l’échange de la Flandre vers la Communauté française, puisqu’il permet au prof de conserver le salaire de sa Région d’origine. Un avantage pour les Flamands venant travailler chez nous, car la différence de traitement est d’environ 10 %.
Mais du côté des néerlandophones, seuls deux profs ont profité de l’opportunité. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DEUX COMMUNAUTES QUI S’IGNORENT SUPERBEMENT 

Une preuve de plus que Flamands et Francophones s’éloignent et s’ignorent de plus en plus. L’immersion n’est sans doute pas une formule miracle mais elle a une forte valeur symbolique.
Ceci dit, pourquoi un(e) enseignant (e) francophone irait-il (elle)
s’installer (à grands frais) en pays flamand si ce « sacrifice » n’est pas compensé par une prime salariale. Certes un (e) germaniste francophone pourrait trouver quelqu’intérêt à aller enseigner le français Anvers tout en y perfectionnant son néerlandais. C’est sans doute moins vrai pour un(e ) institutrice/teur.
MG


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