lundi 16 janvier 2017

La Flandre tient enfin sa réforme de l'enseignement secondaire


Le Vif
Un accord est intervenu vendredi au sein du gouvernement flamand sur la réforme de l'enseignement secondaire, un épisode qui clôt une longue saga entamée durant les législatures précédentes. 


© BELGA
L'accord sur la matrice des deuxième et troisième degrés confirme la définition de huit domaines d'étude pour vingt-neuf précédemment. Le nombre d'orientations possibles retenues dans ces huit domaines passe de 258 à 221. Un changement est intervenu en cours de négociation dans la dénomination des huit domaines. Ainsi, un domaine "Langue et Culture" remplace un domaine "Construction et Logement" qui sera intégré aux "Sciences, Techniques et Mathématiques". "Arts et Création", "Agriculture et Horticulture", "Economie et Organisation", "Société et Bien-Être", "Sport" et "Alimentation et Horeca" complètent la matrice.
La réforme ne touche pas à l'enseignement général, technique et professionnel, les trois branches du système. La matrice doit permettre d'offrir une orientation préparant à l'enseignement supérieur ou au marché du travail ou garder les deux options ouvertes.
La réforme a fait l'objet d'une large consultation avec le secteur. Elle a abouti après avoir buté sur des divergences au début de l'année 2016. L'Open Vld souhaitait alors apporter sa pierre à un édifice dont les grandes lignes avaient été tracées durant la législature précédente, alors qu'il n'était pas aux responsabilités.
Dans l'opposition, Groen a fustigé une réforme taillée sur mesure pour la N-VA et ses ambitions de créer un enseignement élitiste à côté d'un enseignement des relégués. Pourtant, le secteur était demandeur d'une diminution bien plus drastique du nombre de domaines d'étude, ont souligné les écologistes.
Une réforme de l'ensemble de l'enseignement obligatoire est également à l'oeuvre du côté francophone. Au coeur du projet pour le secondaire figure la mise en place d'un tronc commun jusqu'à l'âge de 15 ans qui, à l'issue d'une évaluation externe certifiée, permettra une orientation vers la filière de transition (ex-général, préparant au supérieur) ou qualifiante (ex-technique et professionnel, préparant au marché du travail).


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'ÉDUCATION POUR LUTTER CONTRE LES INÉGALITÉS 

«La clé, c'est la mixité sociale à l'école. Sans mixité scolaire il n'y aura pas de mixité sociale», affirme Benoît Hamon. «La valorisation du métier d'enseignant doit être totale, détaille Jean-Luc Bennahmias. Au collège, lieu où il y a le plus de difficultés, il est nécessaire qu'il y ait plus d'enseignants que de classes. On doit suivre les décrocheurs, avec un éducateur ou un enseignant de plus».
Lancée sur le sujet de la laïcité et de l'islam, Sylvia Pinel refuse la stigmatisation mais convient que «certains prosélytismes sont pour moi choquants», comme lorsque «les pères ou les grands frères imposent le voile aux femmes». Pour elle, «c'est également par l'éducation que nous allons arriver à éradiquer ces entraves à la République».
« La seule politique à mener est double: «tout faire» pour retrouver la croissance et révolutionner l’école.
En France, par exemple, le mal vient, notamment, de ces 150.000 enfants qui sortent sans rien, qui ne savent qu’à peine parler le français. Il faut s’en remettre à Amartya Sen. La justice est d’armer tous les gens, pas seulement l’élite, leur donner un savoir-faire et le bon bagage intellectuel, pour que tous puissent affronter les temps instables en rapide changement. » (Eric Le Boucher)
Bref pour qui ne l’aurait pas encore compris notre salut passe par le sauvetage de l’école et plus particulièrement l’école publique.
MG



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