mardi 3 janvier 2017

Quand impossible devient "I'm possible": une immersion dans l'univers de tous les possibles

SOLANGE BERGER
Quand Impossible devient I’m possible ! Tout un programme… Akawa invite à une immersion dans l’univers de tous les possibles. Expérimentation.
Imaginez un rêve qui vous paraît impossible, qu’il soit d’ordre privé ou professionnel. Mais peut-être n’est-il pas si inaccessible que cela…
Première étape : se mettre en condition. Ouvrir son esprit à l’idée du possible. Pour aider à y parvenir, Akawa, société spécialisée dans le développement du potentiel humain, a décidé de faire appel à un mentaliste. Son travail : rendre les choses impossibles possibles par l’expérience. Le mentaliste utilise une série de techniques et capacités pour créer une psycho-illusion. Deviner quel bâton se trouve dans quelle main, retrouver la bonne carte, deviner un mot dans un livre,… Les démonstrations se suivent… Mais comment fait-il donc ? "Grâce à la mémoire, une méthode mnémotechnique basée sur l’imagination", explique Steve Kellerman, mentaliste. "Une méthode que chacun peut appliquer et qui ouvre 1000 possibilités."
L’idée de travailler avec un mentaliste prend tout son sens. "Il montre que les choses sont possibles, qu’il faut essayer. Il nous fait comprendre qu’on peut acquérir rapidement de nouvelles connaissances. Grâce à la mémoire notamment. Il est important de travailler en amont sur la posture, la manière d’envisager les choses. Ce travail permet d’aborder d’une autre manière les challenges, les défis, le quotidien. C’est vraiment nécessaire. Surtout dans l’environnement actuel qui n’est pas facile. Tout bouge tellement vite. Les références se lézardent. C’est un peu comme si on semait une graine. On surfe sur cette énergie. On ouvre des portes", avance Raphaël Rozenberg, coach qui accompagne depuis 20 ans les entreprises dans le changement. Et intervient dans le processus "Impossible devient I’m possible", comme facilitateur.
Sur base de l’ouverture au possible induite par le travail du mentaliste, le facilitateur travaille avec les participants pour voir comment entretenir et développer cet état d’esprit. A chacun de partir d’un rêve qui lui paraît impossible et qu’il soumet aux autres. Expliquer les freins à ce rêve, voir comment les dépasser, écouter les mille et une idées, mêmes les plus folles, des autres - qui sont là comme coaches -, se demander ce qu’on peut faire, ne pas porter de jugement,… Les échanges sont intenses. "On profite de l’énergie du groupe qui vient avec des idées. On est dès lors plus ouverts à ces idées", constate Raphaël Rozenberg. Des échanges qui débouchent sur un engagement à faire un premier pas très concret, comme téléphoner à quelqu’un qui pourrait faire avancer son rêve, prendre un rendez-vous,…
"L’idée est de structurer le cerveau. Le but est d’arriver à un état d’esprit positif : je peux mettre des choses en place pour faire changer les choses. L’objectif est d’être moins spectateur de sa vie. Mais plutôt un acteur de son futur, qu’il soit professionnel ou privé, les deux étant souvent liés", explique Raphaël Rozenberg. Ces rêves peuvent être : réaliser un doctorat, ouvrir une pâtisserie, faire un tour du monde, changer de fonction, devenir manager,…
Akawa et Raphaël Rozenberg ont développé ce concept du "I’m possible" suite à une demande venant d’une grande entreprise belge, explique Fabrice d’Alcantara, fondateur d’Akawa. "Cette entreprise avait une cellule qui travaillait déjà sur l’employabilité des collaborateurs. Elle proposait des outils de développement personnel, du développement de compétences, favorisait les changements en interne,…", précise Raphaël Rozenberg. "Mais les choses ne bougeaient pas assez. Les collaborateurs étaient plutôt spectateurs de leur carrière. La direction nous a demandé de travailler à quelque chose de différent des nombreux séminaires qui avaient déjà été donnés. Quelque chose de plus expérimental. L’idée : que les collaborateurs vivent quelque chose, le ressentent dans leurs tripes. Même si on sait bien sûr que tous ne vont pas mordre au concept. Les schémas plus classiques de formation ne mettent pas souvent les gens en mouvement. Or, les gens ont besoin de cela. Mais il ne fait pas bouger pour bouger. Il faut le faire avec du sens."
Et ensuite ? "Nous avons invité l’entreprise à continuer à faire vivre l’expérience. Il faut se reconnecter régulièrement sur le possible car le cerveau revient vite à ce qu’il connaît. Nous y retournons pour travailler avec d’autres groupes de collaborateurs. Je ne suis pas naïf. Si cela ne se vit pas, une partie importante des participants va revenir à une posture classique. Mais on ne sait jamais. Ils vont peut-être avoir une opportunité et se dire qu’ils pourraient peut-être passer un coup de fil, frapper à une porte,…"
Akawa compte bien étendre l’expérience à d’autres entreprises. "Nombre d’entre elles ont besoin de faire en sorte que leurs collaborateurs se prennent en main. Dans les petites entreprises, c’est peut-être plus facile. Et il existe des cas de collaborateurs qui sont venus voir leur patron avec une idée qui, pour finir, devient une filiale", poursuit le facilitateur, qui estime qu’il faut se réinventer. "Tout change tellement vite. De nombreux métiers vont devoir se réinventer, mêmes les plus classiques."
Et le principe fonctionne bien au-delà de l’entreprise. "Si on se dit que c’est possible, on va avec une autre énergie aux formations données, par exemple. Si on y va avec une certaine résistance, c’est plus difficile d’acquérir de nouvelles compétences. Et puis se dire que tout est possible permet à chacun de faire face à toute situation en ces temps pleins d’interrogations."
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BOUTEILLE A MOITIÉ PLEINE APRÈS LE FLACON À MOITIÉ VIDE
Plusieurs fidèles lecteurs (il y en a) m’ont reproché mon excès de pessimisme dans ma manière de formuler mes vœux.
Voici donc, pour faire bonne mesure, une réflexion de caractère plus optimiste. Chacun en fera son miel selon la nature de son équation personnelle et son propre degré d’esprit critique.
« Les forces à l’oeuvre dans notre monde le sont aussi en chacun d’entre nous. La peur et l’amour. L’espoir et le désespoir. Les choix que nous faisons dans notre vie personnelle façonnent notre monde à travers des milliards d’actes de gentillesse ou de cruauté, de sagesse ou de stupidité et d'insanité. Nous ne pouvons que faire de notre mieux. »
CHÈRES ET CHERS MEMBRES D’AVAAZ,
En 2016, l’espoir est passé du côté de la haine… mais aujourd’hui, nous le reprenons de plein droit!
Oui, du terrorisme à Donald Trump en passant par la Syrie, 2016 a été difficile. Mais même occultée par les sombres nouvelles qui envahissent nos écrans, il existe une vérité simple et éclatante:
LE MONDE NE S’EST JAMAIS SI BIEN PORTÉ.
Pauvreté, alphabétisation, émancipation des femmes, déclin des maladies mortelles -- sur à peu près tous les sujets, le monde va mieux que jamais. C’est une raison fondamentale de garder espoir, et d’être prêts pour 2017.
Alors pour commencer cette nouvelle année, voici une vidéo de 10 très belles raisons de rester optimiste -- partageons-les, ajoutons les nôtres, et ensemble, offrons au monde un million de raisons d’espérer en 2017:
Même pour l’environnement, nous faisons de fantastiques progrès, depuis une protection historique de nos océans à l’irrésistible révolution des énergies propres et renouvelables!
Les extrémistes politiques et les chantres de la division prospèrent sur la peur et le désespoir. Voilà pourquoi ils veulent nous convaincre que le monde est en train de s’effondrer.
Les provocateurs en chef que sont Trump et Poutine ont même loué les services de véritables armées de personnes et de “bots” informatiques qui prennent nos réseaux sociaux en otage à coups de calomnies et de mensonges, médisant à propos de tout et n’importe quoi, à l’exception d’eux-mêmes (véridique! Jetez donc un coup d'oeil sur nos sources ci-dessous). Quelle meilleure réponse qu’un million de messages de Nouvel An témoignant de ce qui nous donne de l’espoir:
Faisons le plein d’espérance, et canalisons-la pour raffermir notre détermination et celle de nos ami(e)s. Parce qu’en 2017, ensemble, nous serons là.
Avec espoir et reconnaissance pour cet incroyable mouvement,
Ricken, Pascal, Bert, Emma, Mike, Fatima et toute l’équipe d’Avaaz
PS - Ces réflexions de Nouvel An sont fondamentales pour nombre d’entre nous, et pour un monde qui est à un tournant de son histoire, partagé entre la fraternité, l’espoir, la sagesse, et la peur, la colère, l’ignorance. Voici cinq observations qui pourraient vous être utiles:
1.Oui, l’heure est grave. Un nouvel ordre du monde autocratique (60% des membres d’Avaaz croient même en l’avènement d’une nouvelle ère de fascisme) pourrait menacer tout ce que nous aimons.
2.Mais c’est en même temps une incroyable opportunité. L’humanité, comme chacun d’entre nous, n’apprend jamais mieux que par ses erreurs. Ce sont les périodes de crise qui ont permis la plupart des grands progrès de notre histoire. Si nous relevons le défi des temps présents, nous pouvons en sortir plus forts et plus sages que jamais.
3.Nous devons être fermes, et résister aux forces de la régression. Mais ne nous laissons pas prendre au piège: n’agissons pas sous le coup de la peur ou de la colère. Posons-nous en défenseurs de l’amour et de la sagesse. C’est cette lumière, ces idéaux, qui doivent guider notre action.
4.Une fois ancrés dans ces idéaux, on s’aperçoit que notre “ennemi”, loin d’être telle ou telle personne, est la déraison. La peur et la colère hors de propos. Le manque de conscience, de compréhension, et de tolérance.
5.Ces ennemis-là ne sont pas récents. Nos grands-parents ont eu à se battre contre bien pire avec largement moins de ressources, et ont fait avancer le monde. Nous avons toutes les raisons d’espérer, et aucune excuse pour désespérer.
Un dernier mot - les forces à l’oeuvre dans notre monde le sont aussi en chacun d’entre nous. La peur et l’amour. L’espoir et le désespoir. Les choix que nous faisons dans notre vie personnelle façonnent notre monde à travers des milliards d’actes de gentillesse ou de cruauté, de sagesse ou de stupidité et d'insanité. Nous ne pouvons que faire de notre mieux. C’est notre objectif pour cette année :).

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