lundi 27 février 2017

Y’en a marre de la politique par caricature



PAR BÉATRICE DELVAUX 
Le Soir


Marre de cette manière de faire de la politique sans connaître les dossiers, par caricature et contre-vérités avant même, dans le cas de Mme Demir, de rencontrer Unia.
Le degré zéro de la politique ? Il nous a été servi ce week-end sur un plateau par deux ministres. Zuhal Demir , la nouvelle secrétaire d’Etat fédérale à l’Égalité des chances, a ainsi, au jour 1 de son entrée en fonction, déclaré la guerre à Unia, en charge de la lutte contre le racisme et les discriminations : «  Unia fait-il encore ce pour quoi il a été établi ? Les gens ne comprennent pas pourquoi il est si obsédé par des discours sur le Père Fouettard alors que d’autres vrais problèmes demeurent.  »
Liesbeth Homans , ministre flamande de l’Egalité des chances, flinguait ensuite à son tour le Centre au bazooka : «  Si une femme blonde aux yeux bleus introduit une plainte parce qu’on l’a traitée de prostituée nazie, ses chances d’être entendues sont nulles. Alors que si une femme voilée, etc.  »
Degré zéro de la politique ? Oui ! Et cela donne envie de dire « y’en a marre ». Marre de cette manière de faire de la politique sans connaître le dossier, par caricature et contre-vérités avant même, dans le cas de Mme Demir, de rencontrer les personnes qu’on attaque, qui plus est à contre-courant de la ministre du même parti (!), à qui elle succède.
On va nous accuser de tirer à vue sur deux ministres parce que N-VA. C’est faux. Le même genre de propos caricaturaux dans la bouche à l’époque d’une Jacqueline Galant attiraient des critiques identiques.
Si nous poussons ce cri, c’est parce que nous sommes inquiets. Les hommes et femmes politiques qui exercent des responsabilités sont-ils conscients de l’état de nos sociétés ? De l’inflammabilité des rapports entre les uns et les autres, qui exige des constats imparables s’ils sont critiques, de la sérénité dans la façon de les exprimer, de la détermination pour les résoudre ? Surtout ne comprennent-ils pas que les citoyens, désespérés de l’impuissance de la politique et fatigués de celle des mandats, des cumuls et de l’argent , attendent des solutions et non pas des sorties qui font bruit ou diversion (s’agissait-il ce week-end de noyer la N-VA « comme les autres » de Bracke dans celle, testostéronée et identitaire, des Demir/Homans ?).
Ils n’ont pas envie de guillotines publiques, mais qu’on fasse tout pour assurer l’égalité de chances. Et, bon sang, le but n’est pas de ne pas dire ce qui irait mal, mais de le faire à bon escient, avec des arguments de fond et le sens des responsabilités et du futur. A la manière des Bellot ou Juncker qui se mouillent « pour » et pas « contre ».
Aujourd’hui, ceux qui exercent le pouvoir peuvent soit pratiquer les simplismes et les contre-vérités (non, Unia n’est pas obsédé par le Père Fouettard), nourrissant la polarisation entre les citoyens, ou vouloir nous sortir de la mouise en étant producteurs de solutions et de vie en commun.
Les citoyens récemment diagnostiqués comme n’en ayant Plus Rien À Faire de la politique (Praf), en ont assez des premiers, mais ont faim des seconds. Ils veulent qu’on leur joue Demain, et pas qu’au cinéma. C’est une chance à saisir, pas à salir. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRAVO BÉATRICE 

La N-VA se coulera toute seule, non pas par le talent réel de son président mais par l’indigence mentale des seconds violons et de la soliste Homans qui accumule les fausses notes en se prenant pour une PH Dewinter aux petits pieds.  Bart méfie-toi de tes amis politiques : ils te seront plus nuisibles que tes pires ennemis. 
MG

Daniel Cohn-Bendit soutient Emmanuel Macron dès le premier tour pour "battre Marine Le Pen"


L'ancien député européen était l'invité de France Inter dimanche 26 février.
franceinfoFrance Télévisions 


"Il y a aujourd’hui une partie de la société française qui chavire et politiquement ça s’appelle Marine Le Pen", a estimé l'ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, invité de France Inter dimanche 26 février. "Qui peut aux deuxième tour battre Marine Le Pen? Si c’est François Fillon, la gauche n’ira pas voter, si c’est Benoît Hamon, la droite n’ira pas voter, donc si vous voulez vraiment nous éviter Marine Le Pen, Emmanuel Macron est le mieux placé", a-t-il ajouté, exprimant explicitement son soutien à l'ex-ministre de l'Economie dans la présidentielle.
Il avait toutefois pris la précaution, au préalable, de dire qu'il n'appelait pas "à voter. Les gens font ce qu'ils veulent". Mais il a déployé tout un raisonnement pour convaincre qu'Emmanuel Macron était le plus à même de l'emporter sur la candidate FN.
"J’espère que le candidat qui sera au deuxième tour (…) sera au premier tour devant Marine Le Pen"
"Il faut regarder l’évolution des choses", a poursuivi l'ancien chef étudiant de mai 1968. "Moi ce que j’espère, c'est que le candidat qui sera au deuxième tour (…) sera au premier tour devant Marine Le Pen". Et de préciser sa pensée :"Faisons passer Emmanuel Macron à 25-26% pour qu’il soit devant Marine Le Pen".
Néanmoins, il a trouvé "des tas des choses intéressantes dans l’accord Jadot-Hamon (...). Ca, ça les positionne pour l’avenir".. Daniel Cohn-Bendit, qui votera pour la première fois en France, a dit vouloir voter "pour la société ouverte, pour la démocratie. Regardez ce qui se passe aux Etats-Unis, Marine Le Pen c’est Trump, et Trump c’est la destruction !". 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« MARINE LE PEN C’EST TRUMP, ET TRUMP C’EST LA DESTRUCTION ! » 

Il n’y a rien à ajouter ; rien d’autre à dire. C’est une évidence. Et si les Français ne le comprennent pas, ils cumuleront les inconvénients du Brexit et de la Trumperie.  Le risque est considérable ; Cohn Bendit embouche la trompette des donneurs d’alarme. Puisse-t-il être entendu.
MG



Zuhal Demir: «Pourquoi Unia est-il si obsédé par les discussions sur le Père Fouettard?»


La nouvelle secrétaire d’État Zuhal Demir charge Unia, organisme créé pour lutter contre le racisme et promouvoir l’égalité des chances. 


• La nouvelle secrétaire d’État Zuhal Demir © Belga
Unia a été créé il y a 25 ans pour lutter contre le racisme et promouvoir l’égalité des chances. «Mais je me demande si Unia fait encore bien ce pour quoi il a été établi», avance Mme Demir. «Les gens ne comprennent pas pourquoi Unia est par exemple si obsédé par les discussions sur le Père Fouettard (Zwarte Piet)alors que d’autres vrais problèmes demeurent.»
Maintenant qu’elle a pris ses nouvelles fonctions, la secrétaire d’Etat souhaite réunir les différents niveaux de pouvoir autour de la table. «Car Unia a au moins un problème de perception», selon elle. «Les citoyens ont le sentiment que l’organe est trop moralisateur. Aussi, Unia se ridiculise en n’ouvrant des procédures de recrutement que pour des femmes.»
Mme Demir soutient en outre la précédente proposition de la ministre flamande de l’Égalité des chances Liesbeth Homans pour enquêter sur Unia.


POLÉMIQUE EN FLANDRE AUTOUR D'UN MAIL JUGÉ RACISTE CHEZ UNIA: HOMANS VEUT UNE ENQUÊTE


BELGIQUELa ministre flamande pour l'Egalité des chances Liesbeth Homans (N-VA) réclame que "la lumière soit faite" après une polémique concernant le Centre interfédéral pour l'égalité des chances (Unia). Tout est parti de la révélation d'un mail qui a circulé en interne. Dans ce mail, un juriste employé d'Unia s'étonnait de la condamnation d'un homme pour antisémitisme.


Un manifestant a été condamné cette semaine à payer 600 euros d'amende et à une peine conditionnelle de six mois pour propos racistes scandés lors d'une manifestation pro-palestinienne qui s'est tenue en 2014. Il y aurait déclaré que "tous les Juifs devraient avoir la gorge tranchée". Dans cette affaire, le Forum de l'organisation des Juifs de Flandre s'est constitué partie civile.
'Joods Actueel', un journal représentant la communauté juive de Flandre, a demandé l'opinion du centre Unia. A son étonnement, le journal a reçu, en réponse, un mail interne dans lequel un juriste considère cette condamnation comme "hautement problématique". "Cette accusation est tordue et ne reflète pas ce que dit la loi", y dit-il.
Unia se serait aussi déclaré partie civile, mais le conteste. "Nous nous estimons lésés, oui", a déclaré la directrice d'Unia, Els Keytsman, qui a reçu ce mail et l'a renvoyé par erreur. "Donc, nous nous tenons au courant du verdict. Il faut savoir que nous nous constituons partie civile dans à peine 1% de nos dossiers."
Pour 'Joods Actueel', ce mail prouve qu'Unia prend la défense de l'auteur du mail plutôt que de celle des victimes d'antisémitisme.

Liesbeth Homans a réagi ce vendredi. "Cela me laisse sans voix qu'Unia soit aussi partial, apparemment, face au racisme et à la discrimination", a-t-elle déclaré à la Gazet van Antwerpen.
Unia a insisté sur le fait que l'employé incriminé ne représente pas sa position officielle."Evidemment, nous condamnons toutes les formes d'antisémitisme."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AVEC DEMIR ÇA VA BOUILLIR

Le moins qu’on puisse dire c’est que contrairement à Elke Sleurs la nouvelle Secrétaire d’Etat N-VA n’a pas sa langue en poche et qu’elle ne manque pas d’ambition ni de mordant.
Surtout c’est une communicatrice née.
Elle s’est présentée au palais royal avec le foulard rouge de mineur de son père ostensiblement noué au poignet gauche. Het is ‘de geluksbrenger van de familie, de enige die overblijft zonder gaten in’.

“Ik wil af van de slachtofferrol.” Je veux sortir de la posture victimaire. Tout un programme, ça va bouillir.
‘Ik ben een vrouw die weet van aanpakken.’ “Avec moi ça va cogner.
Pas sûr que ce soit tout bénéfice pour l’image de la N-VA qui n’a pas été épargnée ces derniers mois.
"Nous estimons qu'il est bon que des institutions existent à côté du monde politique et fournissent un contrepoids sur les questions qui font l'actualité", a commenté M. Kennes. (CD&V) « Mais, j'ai l'impression que cela ne fait pas partie de la tradition à la N-VA » laquelle tend à se rapprocher de la communication rude du Belang.
Un dossier à suivre avec attention au-delà des éclats de voix.
MG


"LA N-VA A UNE PERCEPTION DIFFÉRENTE DES ORGANISATIONS CRITIQUES"
Le Vif

"Le mécontentement de la N-VA par rapport à Unia existe déjà depuis longtemps. Sur le fond, le parti a une perception différente de la société et des organisations critiques", estime dimanche le député flamand CD&V Ward Kennes, après les commentaires négatifs émis par Mme Homans et Demir à l'encontre de l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances. Du côté de Groen, les sorties de la N-VA sont jugées "inappropriées".



Ward Kennes © BELGA

La nouvelle secrétaire d'Etat fédérale Zuhal Demir s'est notamment demandé samedi si Unia faisait encore bien ce pour quoi il a été établi. Elle a entre autres estimé que le centre se rendait "ridicule" en n'ouvrant des procédures de recrutement que pour des femmes, alors que sa collègue de parti, la ministre flamande Liesbeth Homans, mettait pour sa part en cause l'objectivité et la neutralité de l'organisation, qui ne défendrait que les "personnes allochtones".
"Nous estimons qu'il est bon que des institutions existent à côté du monde politique et fournissent un contrepoids sur les questions qui font l'actualité", a commenté M. Kennes. "Mais, j'ai l'impression que cela ne fait pas partie de la tradition à la N-VA. S'il y a une majorité, ils estiment que tout le monde doit marcher dans la même direction", a-t-il ajouté.
Le député flamand pense que la "N-VA veut parfois plaire à un groupe électoral qui n'apprécie pas le discours anti-discrimination" et donc donner l'impression que la situation pourrait être meilleurs sans Unia.
Les écologistes flamands de Groen estiment quant à eux que les attaques de la N-VA à l'encontre d'Unia sont inappropriées. "La N-VA excelle dans l'hypocrisie cette semaine. Au cours des dernières années, ils n'ont pas fait une priorité de la lutte contre la discrimination", même si le parti est en charge de la matière au Fédéral comme en Flandre, soulignent le député flamand Imade Annouri et la parlementaire fédérale Evita Willart. Ceux-ci estiment par contre que les nationalistes sont systématiquement en première ligne lorsqu'il s'agit de tirer sur une institution qui vise à combattre la discrimination dans la société.
"LA N-VA COPIE LES RECETTES DU VLAAMS BELANG"
"Je trouve qu'il s'agit clairement d'une campagne de dénigrement. Le seul parti qui recourait systématiquement à cela était le Vlaams Belang. Maintenant, la N-VA copie leurs recettes", a estimé dimanche la parlementaire flamande Yasmine Kherbache (sp.a), en réaction aux critiques émises par Liesbeth Homans et Zuhal Demir à l'encontre d'Unia, l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances.
Yasmine Kherbache parle d'une attaque hystérique sur Unia, qui repose de surcroît sur des informations erronées. "Zuhal Demir affirme notamment que Unia se focalise trop sur les discussions sur le Père Fouettard, mais elle confond l'institution avec le forum des minorités (Minderhedenforum)", indique la socialiste flamande. Cette dernière ajoute que ce n'est pas la première fois que le parti agit de la sorte et estime que la direction qu'il veut prendre est désormais claire.
"LES DÉCLARATIONS DE HOMANS SONT BLESSANTES, MAIS UNIA EST AUSSI POLARISANT"
Les déclarations de la ministre flamande Liesbeth Homans (N-VA) concernant Unia sont "blessantes", estime dimanche le parlementaire flamand Bart Somers (Open Vld), qui ajoute toutefois que l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances fait aussi "des erreurs en étant trop polarisant".
La ministre régionale pour l'Egalité des chances et l'intégration Liesbeth Homans a affirmé dimanche que l'institution Unia n'était pas "neutre, ni objective". Elle a ajouté que l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances ne défendait que les personnes "allochtones". "Si une femme blonde avec des yeux bleus introduit une plainte pour avoir été traitée de prostituée nazie, les chances qu'elle soit entendue sont nulles. Alors que si une femme voilée dépose une plainte parce qu'elle est insultée, elle a 100% de chances d'être entendue", selon Mme Homans.
"C'est du Homans vintage", a réagi Bart Somers. "Elle polarise plutôt que de chercher de façon constructive des moyens de garantir l'égalité des chances pour tous. En tant que ministre de l'intégration, ça ne se fait pas", estime-t-il.
Unia doit toutefois aussi se remettre en question, selon le libéral flamand. "Ils minent la légitimité de leur propre institution", juge-t-il en faisant notamment référence à la réaction du centre à l'encontre de l'élu bruxellois Alain Courtois. Ce dernier avait déclaré avoir refusé de célébrer des mariages après que la future épouse n'eut pas voulu lui serrer la main. Unia avait estimé qu'il s'agissait d'ethnocentrisme dans le chef du mandataire. "Ils n'ont pas approché cette question en prenant en compte l'égalité homme-femme", pointe notamment M. Somers.

samedi 25 février 2017

"Paris n'est plus Paris", dit Trump


Le Vif
Source: Belga
"Paris n'est plus Paris": le président américain Donald Trump a cité vendredi "un ami" qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire en prenant la France, la Suède et l'Europe en général comme contre-exemples. 


Donald Trump © Reuters 

"La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays", a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs CPAC.
"Regardez ce qui se passe en Europe ! Regardez ce qui passe en Europe ! ", a-t-il martelé, défendant une nouvelle fois ses propos controversés sur la Suède liant l'immigration à une présumée poussée de violence. "J'adore la Suède mais les gens là-bas comprennent que j'ai raison".
S'il a déjà utilisé à de nombreuses reprises en campagne cette référence aux attentats perpétrés en France pour justifier sa politique sur l'immigration, le président républicain s'est attardé plus longuement cette fois-ci sur la capitale française.
"J'ai un ami, c'est quelqu'un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille", a-t-il raconté.
"Je ne l'avais pas vu depuis longtemps et j'ai dit +Jim, comment va Paris ? +; +Je n'y vais plus. Paris n'est plus Paris+", a-t-il poursuivi.
"Il n'aurait jamais raté une occasion. Aujourd'hui, il n'envisage même plus d'y aller", a encore raconté le 45e président des Etats-Unis.


MICHAEL MOORE DÉVOILE SON «PLAN D’ACTION EN DIX ÉTAPES POUR ARRÊTER TRUMP»
J. Dy Le Soir

Le réalisateur américain s’est donné pour mission d’« arrêter les forces du mal incarnées par Donald Trump ». 


• © Reuters
Le réalisateur Michael Moore ne lâche pas l’affaire. S’il avait prédit la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, Michael Moore ne s’avoue pas pour autant vaincu et vient de publier son plan d’action en dix étapes « pour arrêter les forces du mal incarnées par Donald Trump ».
UN MAUVAIS DÉPART POUR LE PRÉSIDENT
« Trump est très, très mal parti. Manipulé par les Russes, entouré d’imbéciles d’extrême droite et déambulant en peignoir, seul, dans une Maison-Blanche quasiment vide : il est ‘dans la merde’ », a commencé le réalisateur américain, avant de rappeler les dernières frasques du président et de son décret anti-immigration. « Je lui souhaite bien du courage, à ce fils d’immigré écossais ! », rappelle Moore.
Michael Moore s’est donc décidé à faire tout ce qu’il pouvait pour arrêter Trump a développé un plan d’action. «  Nous pouvons lui mettre des bâtons dans les roues à chaque étape et réussir à le faire tomber », explique-t-il.
Les 10 étapes
1.  Appeler tous les jours le Congrès américain pour dénoncer les projets de l’administration Trump, tels que la suppression de l’Obamacare ou la nomination d’un climatosceptique au secrétariat de l’Energie.
2.  Rendre visite une fois par mois à son représentant au Congrès.
3.  Former sa propre cellule d’intervention avec entre cinq et vingt personnes pour pouvoir élaborer sur-le-champ une stratégie dès que Trump prend une mauvaise décision, telle que le décret anti-immigration.
4.  S’engager en rejoignant une association américaine : Planned Parenthood (le planning familial américain), l’Union américaine pour les libertés civiles, Black Lives Matter ou encore les Socialistes démocrates d’Amérique.
5.  Continuer la marche des femmes. Pour ce faire, Moore a mis en place un « Calendrier de résistance », avec les prochaines actions organisées.
6.  Prendre le contrôle du Parti démocrate afin de se « débarrasser des vieux cadres du Parti ».
7.  Créer des zones de résistance démocrates. Moore estime que si les citoyens américains font changer les choses dans leur État, le fédéral suivra.
8.  Se présenter aux élections, pour ne plus abandonner « ces responsabilités aux imposteurs politiques qui nous ont déjà trahis ».
9.  Arrêter de se plaindre des médias. « Trouvez ceux qui ont du mérite et formez votre propre ‘empire médiatique’, en partageant leur travail, et le vôtre, sur internet ».
10.  Rejoindre l’Armée du rire. Moore encourage les Américains à « ridiculiser » leur nouveau président et ne pas laisser le Saturday Night Live, Stephen Colbert ou Seth Meyers faire tout le travail. « Je suis convaincu que le coup de grâce pour ce président, ce qui va le faire éclater, ce seront les rires, les moqueries, l’insoutenable ridicule de dizaines de millions d’Américains qui vont le troubler profondément jusqu’à l’expulser de la Maison-Blanche », conclut Moore. 


ETATS-UNIS : POUR PROTESTER CONTRE TRUMP, 90 CINÉMAS VONT PROJETER « 1984 » ADAPTÉ D’ORWELL
Franceinfo
A L'ÈRE TRUMP, LE ROMAN D'ORWELL CONNAÎT UN REGAIN D'INTÉRÊT
Depuis l'arrivée à la Maison blanche de Donald Trump et l'avènement de ce que son administration appelle les "faits alternatifs", les ventes du roman d'anticipation de l'écrivain anglais George Orwell paru en 1949 ont connu un boom des ventes aux Etats-Unis, et dans une moindre mesure en Europe.
Pour la psychologue Marilyn Wedge, auteure d'une tribune sur le site Psychology Today, il est possible d'opérer un rapprochement entre "1984" et les pratiques de la jeune administration Trump. "Entrons-nous dans un régime autoritaire avec à sa tête un homme fort qui veut contrôler les esprits des Américains comme il a contrôlé ceux qui assistaient à ses meetings de campagne ? La réponse semble être oui. (...) Le nouveau président américain "essaye de nous faire croire ce que lui et ses conseillers déclarent plutôt que ce que nous disent nos propres yeux", estime-t-elle.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FAUT-IL RELIRE 1984 ?

Oui, j’ai lu « 1984 »qui m’a horrifié, c’était avant 1984, et je n’ai franchement aucune envie de le reprendre aujourd’hui. Je lui préfère de loin son Animal Farm
J’ai beaucoup de mal à me faire une opinion sur le bonhomme Donald  et l’étrange équipe qui l’entoure.
Trump, c’est le café du commerce au pouvoir.
Ce qui fait problème c’est que le café du commerce ne comprend rien et ne veut rien comprendre aux règles compliquées qui régissent la vie politique et la démocratie américaine. Trump et le Hitler du début de règne ont plus d’un point commun.
La démocratie est fort décriée aujourd’hui et pas seulement par Trump et je crains que cet héritage des Lumières soit un astre au déclin.
L’avenir est terriblement incertain.
Le désarroi du commun des mortels est impressionnant.
C’est ce qui risque de faire gagner Wilders aux Pays-Bas  et Le Pen en France.
Ce serait plus qu’un désastre pour l’Europe et pour chacun d’entre nous.
Ma génération aura connu un oasis au milieu du désert. Une parenthèse de liberté, de relative prospérité et même d’une réelle solidarité organisée (la sécu). On sent bien que tout cela est remis en question par la vox populi que la complexité de la vie politique agace et exaspère de plus en plus. Le bon peuple exige des politiciens musclées qui le rassurent et un discours simpliste et simplificateur ne le dérange pas. C’est ce qu’a parfaitement compris Donald Trump et mieux encore Marine Le Pen. Au mois de mai l’électeur français fera ce qui lui plait et cela risque de changer nos vies en profondeur.
MG




vendredi 24 février 2017


Le Soir 

La députée Zuhal Demir est la nouvelle secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l'Egalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique, chargée des Grandes villes. 



La députée N-VA Zuhal Demir. © Belga 

Zuhal Demir succèdera à Elke Sleurs."Je crois vraiment aux chances que l'on reçoit ici. Je les ai saisies, et c'est là-dessus que nous devons insister", a réagi Demir.
Zuhal Demir, basée dans le Limbourg à Genk, prêtera serment vendredi matin à 8h30, a communiqué le Palais royal dans la soirée, dans la foulée d'un communiqué de la N-VA.
D'origine kurde, Zuhal Demir, 36 ans, est depuis 2010 la spécialiste N-VA des questions relatives au marché et au droit du travail, à la Chambre. Elle "s'est particulièrement consacrée aux thèmes de la concertation sociale, du bien-être au travail et du bon équilibre entre les droits et les devoirs", selon le communiqué de son parti. Ancienne étudiante de la KUL et de la VUB, elle a travaillé de 2004 à 2013 en tant qu'avocate à Anvers. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« ICI ON TE DONNE TA CHANCE, ET JE VEUX QUE VOUS AUSSI VOUS LA SAISISSIEZ » 

"Mijn vader is in de jaren zeventig in Limburg komen werken", aldus Demir. "Hij heeft altijd gezegd: 'hier heb je kansen, ik wil dat je ze grijpt”
“Volgens de Limburgse is ze klaar voor haar nieuwe rol. ‘Sinds 2010 werk ik in de commissie Sociale Zaken rond werk. Dat is nog altijd de beste manier om mensen uit de armoede te halen. Mensen de capaciteit geven om voor zichzelf te zorgen, is het beste cadeau dat we ze kunnen geven.”
C’est un choix audacieux de la part de De Wever qui sent que son parti est en perte de vitesse et qu’il se doit  faire preuve d’une certaine audace médiatique. La « chute » de  Bracke (qui incarnait la mise au frigo des questions communautaires au profit des priorités économiques) est un coup dur pour le bourgmestre d’Anvers.
Il se pourrait bien que le NVA change désormais son fusil d’épaule et revienne à ses préoccupations fondamentales : l’autonomie de la Flandre.  
MG 


QUI EST ZUHAL DEMIR, NOTRE NOUVELLE SECRÉTAIRE D'ÉTAT?
"Je crois vraiment aux chances que l’on reçoit ici"
Sept sur Sept 

"Nous nous sommes demandé qui pouvait le mieux porter notre propos en matière d'Égalité des chances. Notre propos selon lequel les gens reçoivent des opportunités mais doivent aussi les saisir", a commenté le président de la N-VA Bart De Wever jeudi soir, après que la députée Zuhal Demir a été approuvée par le parti à la succession d'Elke Sleurs comme secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté, à l'Égalité des chances, aux Personnes handicapées et à la Politique scientifique, chargée des Grandes villes.
"Quand l'économie grimpe, tout le monde grimpe aussi, c'est cela l’histoire que nous voulons raconter", a développé le poids lourd anversois du parti nationaliste. "La discrimination existe, mais l'on ne doit pas se complaire dans une culture de la victimisation. Une grande majorité, au sein du parti, pense que Zuhal Demir peut encore faire passer ce message de manière convaincante, en 2,5 ans".

FAMILLE TURCO-KURDE À GENK
"Je crois vraiment aux chances que l'on reçoit ici. Je les ai saisies, et c'est là-dessus que nous devons insister", a déclaré Zuhal Demir, 36 ans, jeudi soir.
L'élue N-VA a grandi dans une famille turco-kurde, à Genk. Elle a tenu, après l'annonce du choix de sa personne pour succéder à Elke Sleurs, à remercier ses parents. "Mon père est venu travailler dans le Limbourg dans les années 70. Il a toujours dit: 'ici, tu reçois ta chance, et je veux que vous aussi vous la saisissiez'", a raconté la politicienne.

SÉANCE PHOTO CONTROVERSÉE




La députée avait fait le bonheur de la presse en se laissant photographier en 2015 en tenue suggestive dans les travées de la Chambre, pour l'hebdomadaire flamand P-Magazine. La séance photo avait bien entendu fait grand bruit, également parmi les parlementaires.

En octobre 2015, la jeune femme avait fait une sortie virulente contre les syndicats, après une grève qui avait été liée à deux décès, à Liège, entre autres celui d'une femme dont le chirurgien était resté coincé dans les embouteillages provoqués par des piquets de grève.



jeudi 23 février 2017

Mesdames et Messieurs les politiques, vous ne mesurez pas notre ras-le-bol

Nous assistons quotidiennement au grand déballage des pratiques écoeurantes de nos élus. Et nous assistons, incrédules, au sauvetage désespéré de ce qui peut encore être préservé, par ceux qui se croient encore crédibles.


© Belga

Dans le genre, citons par exemple un élu qui s'exprime dans une page d'opinion publiée dans Le Vif du 14 février dernier où il tente, vainement, de nous faire croire qu'il est encore possible de "mettre fin aux pratiques politiques qui minent la confiance du citoyen". Mais nous insistons pour dire que, si son opinion nous semble exemplative, il n'est pas le seul à développer ces arguments, tous partis confondus.
Mesdames et Messieurs les politiques, vous êtes for-mi-dables !
En effet, vous vous indignez avec nous contre les propos indécents de certains élus et contre les agissements inacceptables de certains autres, voire des mêmes. Vous affirmez que vous travaillez beaucoup, que vous avez beaucoup de responsabilités, que votre motivation première est le service à la population, qu'il est donc normal que vous gagniez beaucoup d'argent. Bref, vous êtes formidables et vous êtes indûment pourchassés. Voyons ça d'un peu plus près.
QUELQUES POLITIQUES SEULEMENT ?
Le scandale ne touche que "quelques politiques" qui entretiennent un "rapport délétère" à l'argent... Quelques politiques ? Seulement ? Les démissions pleuvent depuis plusieurs semaines et pas seulement à Liège et la plupart des partis sont touchés... Et vous voudriez nous faire croire que c'est le fait de quelques-uns seulement ?
BEAUCOUP DE TRAVAIL ?
La semaine parlementaire se déroule principalement sur 3 jours. Du mardi au jeudi, les lundis et vendredis étant réservés aux bureaux de parti et aux éventuelles commissions d'enquête... L'année parlementaire, quant à elle, se déroule du deuxième mardi d'octobre au 21 juillet de l'année suivante, soit deux mois et demi d'interruption. Bien entendu, l'une ou l'autre séance peut toujours être organisée pendant cette période officielle d'interruption. Ouf, l'honneur est sauf. On comprend mieux pourquoi il vous reste du temps pour cumuler toutes sortes de mandats.
BEAUCOUP DE RESPONSABILITÉS ?
Quelles responsabilités ? Celle de voter des lois ? Bien souvent, la discipline de parti vous impose votre choix, les décisions se prennent la plupart du temps majorité contre opposition. Où est la prise de responsabilités ? Ne cherchez pas, nombre de lois mal torchées s'avèrent désastreuses pour la population, sans que ceux qui ont voté ces lois en soient le moins du monde inquiétés : le photovoltaïque, la loi sur les transactions pénales, les rapports de la cour des comptes sans suite, la gestion des centre-ville...
Celle de contrôler l'exécutif ? Nul besoin de rappeler les différentes affaires qui secouent le monde politique pour s'apercevoir que vous ne contrôlez pas grand-chose, que vous auriez même tendance à vous préserver entre vous. Sait-on jamais, vous connaissez le "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette...".
En réalité, la principale responsabilité que vous assumez est de vous faire élire aux élections suivantes et, pour ça, de vous faire placer en ordre utile sur la liste électorale de votre parti.
LE SERVICE À LA POPULATION ?
Si vous offriez un véritable service à la population, on pourrait comprendre les salaires que vous vous octroyez. Mais les exemples pleuvent pour montrer que ce service n'est pas correctement rendu. La justice n'est toujours pas informatisée, le RER accuse au moins 15 ans de retard, un train sur quatre est en retard, quand il n'y a pas annulation pure et simple, l'enseignement est déliquescent, le manque de place dans les crèches est criant [1], la politique énergétique manque de cohérence [2], les centre-ville se désertent, les tunnels bruxellois sont dans un état délabré, l'état belge est condamné par l'Europe pour la pollution de ses grandes villes... Vous en voulez encore ? Quand êtes-vous sanctionnés, Mesdames et Messieurs les politiques, si le boulot n'est pas fait ?
UN GROS SALAIRE POUR ATTIRER LES PLUS COMPÉTENTS ?
L'argument choc est évidemment que si on veut les plus compétents, il faut offrir un salaire attractif. Ah, bon ? En politique, on recrute les plus compétents ? Et quand on inscrit le fils de... en place éligible sur une liste électorale, on le met là parce qu'il est parmi "les plus compétents" ? Quand les partis vont chercher des journalistes TV, des joueurs de foot... pour les mettre sur les listes, c'est aussi pour avoir le souci de choisir "les plus compétents" ? Un gros salaire est-il, en soi, une garantie d'attirer "les plus compétents" ? La question est posée et la réponse ne va pas de soi.
Ce qui apparaît clairement par contre, c'est que gagner un gros salaire, que moins de 10 % des gens touchent, éloigne la classe politique de la réalité de ceux qu'elle administre et induit un sentiment d'appartenance à une classe supérieure. Ceux qui gagnent moins sont-ils pour autant moins bons ?
LES SALAIRES DE NOS DÉPUTÉS, UNE BAGATELLE?
"Les sommes citées ne sont que des bagatelles par rapport à nos dépenses publiques". Une bagatelle ? Avec les 463 parlementaires et 55 ministres et secrétaires d'État [3] belges, rien qu'avec le salaire officiel, ça doit au moins chiffrer dans les centaines de millions d'euros. Sans compter les indemnités de départ et les pensions. Et vous voudriez nous faire croire qu'il s'agit d'une bagatelle ?
UNE RECONVERSION DIFFICILE ?
Vous prétendez également que, quand on s'investit en politique, c'est difficile de revenir à la vie civile. Rien n'est plus faux. S'être engagé en politique offre une plus-value incroyable sur le CV et un carnet d'adresses bien rempli. Voyez Sabine Laruelle et Melchior Watelet par exemple devenus dirigeants d'entreprises privées.
En conclusion, la confiance est rompue depuis un certain temps et probablement pour longtemps encore. Ce ne sont pas vos mesures tardives et sans doute cosmétiques qui y changeront quelque chose. Il faudra bien plus qu'un coup de balai magique pour effacer toutes vos turpitudes. En tant que citoyens, notre devoir est, d'une manière ou d'une autre, d'organiser la politique autrement. L'indignation ne suffit pas, les mouvements citoyens sont indispensables, mais le changement en profondeur passera d'office par un engagement politique pour changer les lois. Alors, informons-nous et osons... osons, par exemple, interpeller nos dirigeants, assister aux séances publiques, réclamer des comptes sur telle ou telle décision, présenter des listes citoyennes aux élections communales prochaines [4]... Faisons preuve d'audace et d'imagination. La suite nous appartient.
Barbara Dufour, enseignante
Walter Feltrin, patron de PME
ALTERNATIVES POUR LA WALLONIE-BRUXELLES
Qui sommes-nous?
WALTER FELTRIN
J’ai fondé, il y a 25 ans, avec mon frère une entreprise à Fleurus. Je suis passionné par la vraie politique, celle qui touche les gens. A 60 ans, je n’ai aucun plan de carrière politique, seulement au vu des aberrations à répétition qui sont décidées en haut et qui ne peuvent que nous conduire dans le lac, j’ai décidé de m’engager.
BARBARA DUFOUR
Je suis enseignante depuis plus de trente ans. J’ai aussi participé en tant que chercheuse à plusieurs organes de réflexion sur le thème de l’enseignement, en particulier au Pacte d’excellence. Dans un livre publié en 2014, j’explique que les enseignants sont souvent exclus du débat sur l’Ecole. Et que s’ils veulent continuer à croire à ce qu’ils font, il est impératif qu’ils bougent par eux-mêmes sinon, on leur imposera, par le haut, un changement déconnecté de la réalité, comme c’est d’ailleurs souvent le cas, depuis un certain temps déjà.
Vous trouvez que notre société part en sucette et que votre bien-être est gravement menacé ? Vous êtes inquiet(e) pour votre avenir et/ou celui de vos (futurs) enfants ? Vous êtes exaspéré(e) par l’inefficacité, sinon pire, de nos responsables politiques qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite ? Vous êtes révolté(e) par la montée de l’injustice et pas seulement sociale. Vous êtes scandalisé(e) par le clientélisme des autorités politiques ?  Et peut-être encore bien d’autres choses…
Nous en tout cas, nous sommes tout cela. Et nous avons décidé d’agir…  Comment ?
D’ABORD COMPRENDRE LA SITUATION…
1.La situation est plus grave que nous le pensons.
2.La crise  dans laquelle la Wallonie et Bruxelles se trouvent n’est pas une fatalité.
3.La responsabilité de la classe politique est indiscutable.
4.On ne peut pas attendre simplement que la crise passe d’elle-même.
Attendre des jours meilleurs les bras croisés, non ! Se laisser séduire par les extrémistes autant de gauche (PTB…) que de droite (PP, FN…) non plus. Des alternatives raisonnables existent. Mais elles impliquent  une véritable révolution citoyenne menée par  la classe moyenne.
(…) Rejoignez-nous, construisons ensemble une vraie alternative politique pour la Wallonie-Bruxelles : ni de gauche, ni de droite.
Etc .


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LA CONFIANCE EST ROMPUE ET PROBABLEMENT POUR LONGTEMPS. »

« Il faudra bien plus qu'un coup de balai magique pour effacer toutes vos turpitudes. En tant que citoyens, notre devoir est, d'une manière ou d'une autre, d'organiser la politique autrement » « et osons... osons, par exemple, interpeller nos dirigeants, assister aux séances publiques, réclamer des comptes sur telle ou telle décision, présenter des listes citoyennes aux élections communales prochaines »
On retrouve dans cette carte blanche musclée aux relents populistes, l’esprit et la lettre, le ton surtout propres au style de Léon Degrelle.
Il faut savoir que, jusqu’ici, toutes les tentatives néo-rexistes ont été vouées à l'échec en Wallonie et à Bruxelles ; en Flandre c’est autre chose.
A partir des années 1950, plusieurs tentatives eurent lieu pour fonder en Belgique un nouveau parti rexiste. Les expériences en la matière furent toujours folkloriques, groupusculaires et éphémères, notamment à cause d’innombrables conflits internes. Résultat : plusieurs groupuscules néo rexistes – adoptant ouvertement l’héritage idéologique de Rex – se succédèrent tour à tour, des années 1950 aux années 1990.
La dernière tentative politique néo rexiste connue eut lieu en 1995, avec la création dans la région liégeoise du mouvement Référendum, qui se présentait aussi sous le nom de «Mouvement REF». Son slogan principal était «Ref vaincra», référence directe au «Rex vaincra» de Degrelle. LE BALAI REXISTE – POUR BALAYER LES «POURRIS» DU MONDE POLITIQUE, symbole du parti de Léon Degrelle est repris également par Modrikamen, comme par hasard, bien entendu ! Le style degrelliste – simpliste, populiste et anti-politique, à la Trump – semble bel et bien de retour.
Cela dit, la classe politique au pouvoir se surpasse en turpitudes en tous genres, ce qui la discrédite évidemment et ce dont le PTB fait actuellement ses choux gras plus que  d’éventuels néo rexistes. Il n’empêche que cette carte blanche populiste figure en tête sur la liste des articles  plébiscités par les lecteurs du Vif. Voilà qui est révélateur d’un état d’esprit assez particulier, celui qui donne des ailes  à Marine Le Pen, Wilders et compagnie.
Dufour et Feltrin militent ensemble pour ALTERNATIVES POUR LA WALLONIE-BRUXELLES. Comme Alternativ Für Deutschland, le parti AFD d’extrême droite qui monte, qui monte en Allemagne.
Soyons donc vigilants et exerçons, plus que jamais notre esprit critique. 
MG


MODRIKAMEN ET LA MÉTAPHORE DE LÉON DEGRELLE
STÉPHANE TASSIN  La Libre


Décidément, plus rien n’arrête le PP. Tentant de surfer sur la victoire du Brexit en Angleterre ou de Donald Trump aux USA, le président et avocat d’affaires Mischaël Modrikamen fait du recyclage de méthodes particulièrement nauséabondes.
Lors de son congrès, organisé dimanche passé, en province de Namur, le président a donc fait preuve d’une très grande créativité devant une petite centaine de militants selon nos sources, près de 250 selon les organisateurs.
Il a sorti… un balai, pour encourager ses adeptes à balayer la corruption, le politiquement correct et les médias, l’islam radical et la classe politique belge. Les membres du parti criant à sa suite de vibrants "du balai, du balai, du balai…".
Si, pour justifier le recours à cet accessoire, il se revendique de Margaret Thatcher (ancienne Première ministre anglaise) et d’Arnold Schwarzenegger (ancien gouverneur de Californie) qui ont utilisé la même image en campagne électorale, le patron du PP doit quand même se souvenir que d’autres personnages moins glorieux ont utilisé la même métaphore bien avant lui en Belgique.
DEGRELLE ET LES REXISTES
Le premier de la liste étant Léon Degrelle, le rexiste qui, avant d’être un collaborateur zélé de l’Allemagne nazie, utilisait déjà un balai pour conspuer la classe politique belge des années trente face à laquelle il se présentait en sauveur. Plus récemment, le Vlaams Blok (devenu Belang) a aussi manifesté avec des balais pour nettoyer la politique belge. On a les références que l’on se choisit.
Il y a fort à craindre que le recours à ce type de référence est loin d’être fini. L’histoire est riche d’autres ignominies du genre.
On peut imaginer que le Parti populaire et son organe de propagande "Le Peuple", considéreront cette analyse comme faisant partie d’un grand complot ourdi par les médias et le monde politique pour nuire à un parti qui affirme détenir la vérité.
Il s’agit simplement de faits réels liés à l’histoire récente en Belgique. Des idées et des métaphores aux actes, il n’y a qu’un pas.
Que, fort heureusement, le PP n’a pas encore osé franchir… Pas encore !


Telenet: Bracke s'accroche à son perchoir, Ecolo veut l'en faire tomber.


MATHIEU COLLEYN Le Vif




Cinquante signatures. C’est ce dont le groupe Ecolo/Groen à la Chambre a besoin pour qu’un avis extérieur et indépendant, celui d’une commission de déontologie, se prononce sur le cas de Siegfried Bracke. Le président N-VA de la Chambre est au cœur des débats qui s’entament au Parlement fédéral sur les questions éthiques. Rappelons rapidement les faits : l’ex-journaliste fut également conseiller pour le groupe télécoms Telenet alors qu’il était déjà en poste à la Chambre.
Ce cumul, mis en lumière suite au scandale Publipart en Flandre, a conduit Siegfried Bracke à renoncer à ses ambitions mayorales à Gand. Il a laissé ce leadership local à Elke Sleurs qui dans le même temps, quitte le gouvernement fédéral où elle était secrétaire d’Etat. La N-VA a annoncé ce jeu de chaises musicales lors d’une conférence de presse à laquelle seuls les médias flamands furent conviés, malgré l’enjeu fédéral de l’épisode.
Si Siegfried Bracke a lui-même admis qu’il ne jouissait plus de la crédibilité nécessaire pour poursuivre sa route gantoise, il s’accroche plus que jamais au perchoir de la Chambre. Le nationaliste ne serait donc plus assez crédible à Gand mais le serait toujours suffisamment pour occuper une des fonctions les plus importantes de l’Etat. Cherchez l’erreur.
(...) 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA « CULTURE DE LA CUPIDITÉ ». 

Une onde de choc ébranle le monde politique belge et pas que belge, évidemment. La SPa gantoise n’est pas épargnée et la N-VA est frappée de plein fouet. C’est tout bénéfice pour les partisans de l’anti système qui partout lèvent la tête.
L’analyse de Béatrice Delvaux est implacable, irréfutable : sur le plan de la cupidité, la N-VA est devenue un parti comme les autres ce qui devrait lui valoir un déficit de crédibilité au profit de Vlaams Belang. « Bracke s'accroche à son perchoir, Ecolo veut l'en faire tomber. »
Un gros souci en perspective pour Charles Michel qui les accumule.
Bracke est un gros poisson « een vette vis », le numéro deux du parti de Bart De Wever dont l’étoile pâlit. S’il perd  son perchoir, sa carrière politique est terminée.  Bart perdra la face, une fois de plus et il semble avoir horreur de ça. 
Groen/écolo est partout à la manœuvre : une véritable escouade de sapeurs-fouineurs déterminés à saper la crédibilité des parvenus de la politique au Sud comme au Nord du pays, tous partis confondus.
Reste à savoir à qui profitera leur croisade de chevaliers blancs.
Une question est sur toutes les lèvres : le cartel SPa/groen survivra-t-il au tumulte gantois ? C’est important car un cartel du même genre est en négociation Anvers avec le but avoué  de conquérir le maïorat dans la métropole et de chasser De Wever de son bastion : l’hôtel de ville d ‘Anvers. A surveiller de très près donc.
MG


CE QUE LA N-VA FAIT, ELLE LE FAIT MIEUX? NON, ELLE FAIT PAREIL

PAR BÉATRICE DELVAUX
Bart De Wever ne peut plus accuser le PS comme ayant le monopole de la « culture de la cupidité ». 


Bart De Wever. © Photo News 

Alors qu’il est désormais de bon ton – mondialement – de fustiger les lanceurs d’alerte et les journalistes, un petit bilan belge s’impose après qu’une révélation partie d’un petit échevin wallon d’Olne est en train, par secousses successives, de chavirer aussi la N-VA, lui faisant porter l’appellation honnie par les siens, de « parti comme les autres ».
En effet, si Cédric Halin n’avait pas mis au jour les rémunérations exorbitantes données à certains mandataires locaux par la galaxie Publifin et si avant, pendant et depuis, des journalistes n’avaient pas fait leur travail d’investigation avec l’aide d’autres lanceurs d’alerte :
– trois barons liégeois, un MR, un CDH, un PS, n’auraient pas renoncé à un cumul de mandats qui les amenait à gagner plus de 300.000 euros par an chacun ;
–  Stéphane Moreau, patron de Nethys, n’aurait pas révélé son salaire et choisi entre son poste de bourgmestre et de patron (pour information et à l’attention des distraits, il reste conseiller communal à Ans) ;
– les responsables de la galaxie Publifin/Nethys ne seraient pas obligés de faire publiquement toute la clarté sur la structure et la stratégie menée ;
– les responsables politiques francophones ne se seraient pas attaqués à l’opacité dans les intercommunales, les cumuls de mandats, les pseudo-statuts privés, etc. ;
– les responsables politiques flamands ne se seraient pas attaqués aux exagérations de leurs propres intercommunales qui comptent encore, à leur grande surprise, comme leurs sœurs wallonnes, trop de mandataires, de hauts salaires et de cumuls ;
– Siegfried Bracke n’aurait pas renoncé à son poste de conseiller chez Telenet, évidemment incompatible sur le plan éthique avec sa présidence de la Chambre ;
– la politique scientifique (dont quelques grands musées) belge ne serait pas libérée d’une gestionnaire invisible mais surtout calamiteuse au sein du gouvernement fédéral ;
– et, enfin, il ne serait pas clairement apparu que la N-VA, parti de pouvoir, est devenue dans la foulée le énième parti traditionnel du pays, c’est-à-dire qu’il truste, comme les autres, les nominations politiques, s’empare d’un maximum de postes de décision dans l’appareil d’Etat belge, cumule les mandats et s’insère dans les intercommunales, non pour en améliorer la gouvernance et l’efficacité publiques, mais pour en tirer sa part de mandats, de rémunérations et de jeux d’influences locaux.
Ce que la N-VA fait, elle le fait mieux que les autres ? Non, aujourd’hui, tout le monde sait qu’elle fait pareil. Et c’est un coup terrible porté à sa crédibilité. Son président, Bart De Wever, en faisait hier l’aveu. Il ne peut plus accuser le PS comme ayant le monopole de la « graaicultuur » – la « culture de la cupidité ». 

PUBLIPART: LE BOURGMESTRE DE GAND REGRETTE LA DÉMISSION DE L’ÉCHEVIN TOM BALTHAZAR
Le Soir
L’échevin socialiste gantois et candidat bourgmestre a démissionné de son mandat communal. 


• Daniël Termont © Belga 

Le bourgmestre de Gand Daniël Termont (SP.A) regrette la décision de l’échevin socialiste Tom Balthazar de démissionner de son mandat ainsi que de son poste de tête de liste pour le prochain scrutin communal, prévu en 2018. «Mais j’ai aussi du respect pour son point de vue et son attitude», ajoute-t-il.
«Je trouve cela très dommage car nous perdons l’un des plus robustes échevins», déplore le maïeur gantois. «Nous avons beaucoup discuté aujourd’hui mais il a pris cette décision lui-même. Je le comprends.»
Tom Balthazar n’est pas à blâmer, poursuit Daniël Termont. «Il aurait peut-être dû un peu mieux contrôler ce qui se passait derrière (les investissements et les participations de Publipart, ndlr) mais c’est sans doute la seule chose (à lui reprocher)», conclut-il, assurant qu’il n’a entrepris aucune action illégale.



mercredi 22 février 2017

Allo, la N-VA?


© Belga


Olivier MoutonJournaliste politique au Vif/L'Express
Source: Le Vif 

Aucun média francophone n'a été informé par le parti nationaliste de la conférence de presse annonçant ce matin la démission de la secrétaire d'Etat Elke Sleurs. Normal ?

Exit Elke Sleurs du gouvernement fédéral. La secrétaire d'Etat N-VA, en charge notamment de la politique scientifique, quitte l'équipe de Charles Michel pour briguer le maïorat de Gand aux communales de 2018. Elle remplace dans cette lutte stratégique le président de la Chambre, Siegfried Bracke, malmené par les secousses de l'affaire Publipart.
De façon assez étonnante, aucun média francophone n'a été convié à la conférence de presse organisée par la N-VA pour annoncer la nouvelle, en présence des deux intéressés. Il s'agissait pourtant d'annoncer une modification de l'équipe fédérale - donc d'une information susceptible d'intéresser des deux côtés de la frontière linguistique. Ni Le Vif/ L'Express, ni Le Soir, ni L'Echo, ni La Libre, ni la RTBF, ... n'ont reçu d'invitation. Johanne Montay, rédactrice en chef politique de la RTBF, s'est même étonnée explicitement sur Twitter en demandant à un collègue de la VRT qui communiquait sur cette conférence de presse : "De quoi s'agit-il ?".

Il s'agit là d'un choix apparemment délibéré de la part de la N-VA, qui informe généralement certains médias francophones de ses initiatives. "Pas de gaîté de coeur, mais pour ne pas heurter le Premier ministre", s'amuse le responsable d'une rédaction politique. Cette fois, ce ne fut même pas le cas.
Récemment, un haut responsable du MR s'inquiétait d'une tendance au "repli sur soi" des partis flamands du gouvernement fédéral qui ne s'adressent plus qu'à leur opinion publique.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« PANIEKVOETBAL » 

C’est une expression souvent utilisée dans les médias flamands pour évoquer une sorte de panique à bord. C’est que les révélations sur les émoluments touchés (ou non) par Siegfried Bracke, président de la chambre, ancien journaliste VRT vedette et numéro deux de la N-VA ont fait l’effet d’un coup de pied dans la fourmilière de ce parti qui ne cesse de perdre des points dans tous les sondages. Bart de Wever, le grand communicateur flamand y perd son latin auquel, du reste il a de moins en moins recours. Alea jacta est… 'De vorige generaties hebben te weinig aandacht besteed aan ethiek.'
Les générations au pouvoir n’ont que trop négligé l’éthique. C’est le cri d’alarme du président des jeunes socialistes flamands. Et d’ajouter :
Les braves gens sont furieux, à raison. Les révélations en cascades sur les rémunérations parallèles de nombreux hommes et femmes politiques installés dans leur fromage ont aussi fâché les jeunes politiciens, ceux qui n’empochent des 400.000 euro par mois. « Il est vraiment fâcheux que notre bel engagement de jeunes politiciens enthousistes soit mis à mal par des profiteurs et des profiteuses. Les gens ont raison de s’indigner que certains touchent jusqu’à 2.000 euro de jetons de présence.
Les président de parti ont réagi mollement 'too little, too late'.
Il faut réintroduire l’éthique en politique car le grand public se détourne de plus en plus de la politique ce qui constitue une sérieuse menace pour la démocratie.  “krijgt een afkeer van ons politiek systeem, en dat is één van de grootste gevaren voor een democratie.”
A quand le grand sursaut démocratique? 
  MG
WALEN MORREN OVER ONTSLAG ELKE SLEURS: "WAAROM MOETEN WIJ DAT VIA NEDERLANDSTALIGE PERS VERNEMEN?"
  1©BELGA
In Franstalig België klinkt gemor over het ontslag van N-VA-staatssecretaris Elke Sleurs. En dan met name over het feit dat geen enkele Franstalige redactie uitgenodigd was op de persconferentie waar het vertrek van een lid van de federale regering werd aangekondigd. Sleurs zelf verwijst voor de "practicalia" naar het partijhoofdkwartier. Daar reageert men niet.
"Dus de Franstalige pers heeft via de Nederlandstalige pers vernomen dat een staatssecretaris van de federale regering ontslag nam...", zo trok politoloog Pascal Delwit grote ogen op twitter. Even voordien hadden verschillende Franstalige Wetstraatjournalisten via Twitter al laten blijken dat ze niet op de hoogte waren.

"Redelijk verbazingwekkend", stelt ook journalist Olivier Mouton van Le Vif/L'Express in een online stuk getiteld 'Allo, la N-VA?'. "Geen enkel Franstalig medium werd uitgenodigd voor de persconferentie waar de twee betrokkenen aanwezig waren. Het ging nochtans om de aankondiging van een wijziging in de federale ploeg - dus informatie die mogelijk beide kanten van de taalgrens zou kunnen interesseren", merkt hij fijntjes op. "Noch Le Vif/L'Express, noch Le Soir, noch L'Echo, noch La Libre, noch RTBF,... heeft een uitnodiging ontvangen."

Elke Sleurs was zich naar eigen zeggen van geen kwaad bewust. "De aankondiging van mijn ontslag gebeurde in het kader van het andere, namelijk het Gentse lijsttrekkerschap. Dat was toch het hoofdnieuws", reageert ze. "Bart De Wever heeft de regering verwittigd en met de practicalia heb ik me niet bezig gehouden, die regie had ik niet in handen."

NIET EERSTE KEER
Op het partijhoofdkwartier van N-VA reageert men niet op de verontwaardiging op de Franstalige redacties. Op de vraag of het al dan niet een vergetelheid was, kwam geen antwoord.

Het is niet de eerste keer dat Sleurs in Franstalig België voor gemor zorgt. Haar eerste beleidsnota als staatssecretaris deed onder de taalgrens al eens het nodige stof opwaaien. De Franstalige versie bleek er immers een met grove spel- en grammaticafouten en gebrekkige zinsconstructies op elke pagina.

Nand De Klerck
sp.a-politicus en Voorzitter Jong Socialisten Sint-Niklaas
WAT ALS JE ENGAGEMENT WORDT TENIETGEDAAN DOOR MENSEN DIE 10.000 EURO PER MAAND VERDIENEN?
Het is aan de jongere generatie om te bewijzen dat het beter kan na de graaischandalen, schrijft Nand De Klerck (sp.a). 'De vorige generaties hebben te weinig aandacht besteed aan ethiek.'
De mensen zijn terecht boos. In de loop van vorige weken kwamen er verschillende schandalen aan het licht over politici die door het combineren van verschillende mandaten een onrechtvaardig hoog loon krijgen. Als geëngageerd, jong politicus, is het frustrerend om verschillende keren uit te leggen dat er duizenden politici zijn die in alle eerlijkheid hun werk doen, zonder te graaien. Maar deze discussie kan je niet winnen.
Ik deed in 2014 mee aan de federale verkiezingen en draag sindsdien een politieke stempel. Die draag ik met trots en plezier, omdat ik via de politiek dingen probeer te veranderen in onze maatschappij. Ik probeer op te komen voor mensen wiens stem vandaag stiller klinkt. Hoe lastig is het dan wanneer je engagement teniet wordt gedaan door politici die 10.000 euro mee naar huis nemen op het einde van de maand? Hoe lastig is het dan om uit te leggen waarom je trots die stempel draagt? Nogmaals, mensen zijn terecht kwaad. Maar die boosheid zorgt voor een afkeer van de politiek, ook bij politiek geëngageerde jongeren die in de verste verte niet denken aan het opstrijken van 2000 euro per vergadering.
De reacties van de verschillende politieke partijen vond ik goed, maar waren misschien allemaal 'too little, too late'. Er liggen nu concrete voorstellen klaar in onder andere het Vlaams Parlement en ik hoop uit de grond van mijn hart dat hier snel over gestemd wordt. Maar los van deze voorstellen geloof ik dat deze pijnlijke facetten van politiek zullen verdwijnen. Ik verwijt de vorige generaties dat ze hier te laks mee zijn omgesprongen en ze te weinig aandacht besteedden aan ethiek in de politiek.
Burgers krijgen een afkeer van ons politiek systeem, en dat is één van de grootste gevaren voor een democratie. Toch ben ik ervan overtuigd dat de graaicultuur in de Belgische politiek iets is van de vorige generaties. Het is aan ons om te bewijzen dat het beter kan, dat het beter moet. De mensen zijn terecht boos, maar laat ons samen streven om beter te doen.

mardi 21 février 2017

Les universités britanniques font face à une préoccupante flambée d’antisémitisme


Le Figaro Etudiant
La prestigieuse université de Cambridge est particulièrement concernée par ce rappel à l’ordre. Crédits photo: Andrew Dunn/CC BY-SA 2.0


Inscriptions de croix gammées et de slogans antisémites, tracts niant l’existence de l’holocauste. Les incidents se multiplient sur les campus britanniques.
Les universités britanniques font face à une poussée d’antisémitisme sur leurs campus. Ces dernières semaines, plusieurs incidents sont venus perturber le fonctionnement de plusieurs établissements, comme l’explique le Guardian. Distribution de tracts niant l’existence de l’holocauste, autocollants fascistes collés sur les murs et dessins de croix gammées: la multiplication d’actes antisémites a créé un fort émoi chez les étudiants juifs outre-manche. Les prises de paroles se multiplient donc ces derniers jours pour encourager les établissements à agir rapidement contre la diffusion de ces idées nauséabondes.
Au début de la semaine, une croix gammée accompagnée du slogan «Droits pour les Blancs» est gravée sur les murs d’une résidence universitaire de l’université d’Exeter, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Des étudiants portant des T-shirts arborant des slogans antisémites avaient déjà été sanctionnés dans le même établissement. Plus globalement, l’Union des étudiants juifs (UJS) du Royaume-Uni fait part d’incidents antisémites à Cambridge, à Édimbourg, Glasgow et à l’université college de Londres.
«IL Y A UN RISQUE DE VOIR LE PHÉNOMÈNE S’ACCROÎTRE»
Josh Nagli, le directeur des campagnes UJS, souligne auprès du Guardian que les étudiants juifs ont généralement une expérience positive à l’université, mais admet que les événements récents étaient préoccupants. «Cela semble être une sorte d’activité coordonnée. Je ne dirais pas que c’est quelque chose de sérieusement préoccupant, mais il y a un risque de voir le phénomène s’accroître sur les différents campus.
«Ce genre d’antisémitisme flagrant ne devrait pas être toléré dans nos universités et nos collèges» indique Malia Bouattia, la présidente de l’Union nationale des étudiants (NUS) au Guardian. «Les institutions doivent faire plus pour le combattre. Les étudiants doivent être à l’avant-garde de la lutte contre le racisme et le fascisme sous toutes ses formes» poursuit celle qui y voit un autre exemple de la flambée des crimes haineux recensés en Angleterre après le Brexit et l’élection de Donald Trump.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PHÉNOMÈNES MORBIDES 
 
. «Cela semble être une sorte d’activité coordonnée. Je ne dirais pas que c’est quelque chose de sérieusement préoccupant, mais il y a un risque de voir le phénomène s’accroître sur les différents campus. »
« L’ancien se meurt, le nouveau n’arrive pas à voir le jour dans l’entre deux surgit une diversité de phénomènes morbides. » Gramsci.
Le Brexit, le Trumpisme, le Lépénisme sont des phénomènes morbides qui surfent sur un profond mécontentement populaire et libèrent des démons que la démocratie avait su enfermer dans un coffre qui ressemble à  l’urne scellée de Pandore.
Une fois de plus, j’ai recours à ce mot de Gramsci pour tenter d’expliquer l’inexplicable.
Ce qui surprend et intrigue le plus c’est que le phénomène s’observe sur les campus universitaires, anglais de surcroît.
MG

Présidentielle : Marine Le Pen au plus haut dans un sondage

Par lefigaro.fr 

 

Dans un sondage OpinionWay pour Les Échos, Radio classique et Orpi, la présidente du Front national a atteint lundi un record dans les intentions de vote au second tour.
Jamais la présidente du Front national n'avait été créditée d'autant d'intentions de vote dans le Présitrack, l'enquête quotidienne d'OpinionWay pour Les Échos, Radio classique et Orpi. L'institut indique lundi qu'en cas de duel face à François Fillon, Marine Le Pen pourrait recueillir 44% des voix. Si la victoire de l'ancien premier ministre (56%) est toujours envisagée, il a toutefois perdu six points depuis le 8 février, date à laquelle il était crédité de son score le plus élevé (62%).
Face à Emmanuel Macron, la présidente du FN est également à la hausse. L'ancien ministre de l'Économie est aujourd'hui crédité de 58% des voix face à l'eurodéputée (42%), mais c'est huit points de moins que le 8 février, là encore la date à laquelle il était au plus haut.
«Ce sont des chiffres à prendre avec précaution car tout change au lendemain du premier tour. Néanmoins elle n'a jamais été en situation si favorable. C'est inédit», relève Frédéric Micheau, le directeur du département “Opinion&Politique” d'OpinionWay. «On est loin des 82% de Jacques Chirac en 2002. Ça traduit une situation de force, qui se renforce», ajoute-t-il. «La polémique autour des policiers et les émeutes en banlieue parisienne lui ont été clairement profitables», avance Frédéric Micheau d'autant plus «qu'Emmanuel Macron est en perte de vitesse».
UNE CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE JUGÉE DE MAUVAISE QUALITÉ
Au premier tour, la patronne du FN est créditée de 27% des voix, soit un point de plus que vendredi dernier. Elle devance toujours le candidat de la droite et du centre François Fillon (20%, stable) et celui d'En Marche! Emmanuel Macron (20%, stable). Suivent le candidat socialiste Benoît Hamon (16%, stable) et Jean-Luc Mélenchon (12%, -1pt). Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan stagne à 3% tandis que l'écologiste Yannick Jadot, qui pourrait bientôt se désister au profit de Benoît Hamon, est à 2%.
Les sondés, invités à dire quel candidat a «marqué le plus de points au cours de la semaine passée sans penser au candidat qui a (leur) préférence», répondent Marine Le Pen à 27%, Emannuel Macron et Benoît Hamin à 22%, Jean-Luc Mélenchon à 10%. Seuls 9% répondent François Fillon, lequel doit encore faire face au “PenelopeGate”.
Enfin, 84% des personnes interrogées estiment que la campagne présidentielle n'est pas de bonne qualité, un niveau record. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MARINE LE PEN À 27% 

Tout peut arriver d’ici le scrutin de mai prochain.
Certes, il est peu probable que le score actuel de Marine Le Pen s’effondre. Au contraire. Mais ne faisons pas de pronostics. Et voyons calmement comment le candidat Fillon va se dépêtrer de ses difficultés avec la justice, comment le candidat Macron va décliner, enfin, son programme présidentiel, comment la gauche va affronter le combat ?
La France profonde, comme l’Amérique profonde, n’en peut plus du spectacle déplorable que lui offre la politique et c’est pareil en Belgique. Gageons que les campagnes qui s’annoncent porteront principalement sur les thèmes de l’immigration et celui de l’ enrichissement des politiques et des disparités énormes entre les revenus des plus riches et ceux des plus démunis. Un vent de révolte gronde…Attention que ceci ne se transforme en un rejet des valeurs démocratiques qui ont cours chez nous depuis plus d’un siècle.
Vous me direz qu’un siècle c’est très court dans l’histoire européenne.  
MG

dimanche 19 février 2017

Une soixantaine de détenus islamistes radicaux peuvent prétendre à une libération


L. N. Le Soir


Sur la liste de la cellule Extremisme établie fin 2016 par l’administration pénitentiaire, 82 détenus sont considérés comme des islamistes radicaux et ont déjà été condamnés.
C’est seulement la partie visible de l’iceberg, parce que selon le ministre de la Justice Koen Geens, il se trouvait au même moment 66 personnes en détention préventive, toutes soupçonnées de terrorisme.
La Sûreté de l’État estime le total des détenus "sensibles à la radicalisation" à 450.
À mesure que l’heure de la libération approche pour plusieurs de ces détenus, la nervosité augmente du côté de la Sûreté de l’État.
Parmi les 82 condamnés, au moins neuf doivent à coup sûr retrouver l’air libre cette année parce qu’ils ont purgé leur peine.
Mais si l’on tient compte des libérations anticipées légales - au tiers de la peine ou aux deux tiers pour les récidivistes - on arrive à une liste de 57 personnes.
Parmi elles, quelques noms bien connus comme Fouad Belkacem, la figure de proue de Shariah4Belgium, qui a envoyé une centaine de combattants en Syrie.
Pour Soufiane Alilou, une figure du réseau qui entourait Abdelhamid Abaaoud, responsable des attentats de Paris, l’heure de la liberté devrait sonner le 5 avril.
Pour Lors Doukaev, qui a tenté de commettre un attentat à la bombe au Danemark en 2010, cela pourrait même arriver à tout moment. Il est en effet déjà libérable depuis décembre 2014.
Concernant Mohammed Azzedine Keraï, membre des Kamikaze Riders, dont plusieurs membres sont partis en Syrie, et soupçonné, mais sans qu’on puisse le prouver, d’avoir planifié des attentats en Belgique pour la nuit du Nouvel An 2015, cela se passera au plus tard le 25 décembre prochain.
Omar Damache, un Algérien qui avait été capturé en Grèce pour avoir voulu aider Abaaoud en cavale depuis Verviers, la libération anticipée pourrait tomber le 19 décembre.
Ces cinq hommes ont été condamnés pour des actes liés au terrorisme. Mais ce n’est pas tout. Parmi les 82 noms, 31 sont détenus pour d’autres faits. La majorité d’entre eux se sont radicalisés en prison. C’est un élément très important.
Car le ministre de la Justice veut limiter les libérations conditionnelles pour les condamnés à des crimes graves comme le terrorisme. Cela n’aurait donc pas d’impact sur la moitié de nos détenus radicalisés. Ils pourraient suivre l’exemple des frères El-Bakraoui, deux des terroristes du 22 mars, qui avaient bénéficié d’une libération anticipée. Si Ibrahim, l’aîné, avait purgé entièrement sa peine, il se serait encore trouvé derrière les barreaux au moment des attentats. Mais eux non plus n’étaient pas détenus pour terrorisme. Si bien que le renforcement de la loi voulu par le ministre Geens n’aurait pas eu d’effet sur eux. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ETAT DE DROIT 

C’est assez simple à comprendre. Telles sont les règles légales en vigueur dans un Etat de droit. Mais ce que veulent précisément ces cryptoterroristes c’est renverser et détruire l’Etat de droit.
On les libèrera, puisque c’est la loi. Ils tenteront de nous anéantir puisque telle est leur infâme volonté et unique raison d’être.
Certains, comme les populistes de la droite extrême veulent eux aussi la fin de l’Etat de droit pour le remplacer par un nouveau totalitarisme. C’est en cela que les terroristes et les populistes autoritaires sont des alliés stratégiques.
MG


Nouveau scandale dans une association bruxelloise? Des mandataires y sont très bien payés… mais pour quel travail?

rtl informations


Les rémunérations au sein de l'association publique "Les Cuisines Bruxelloises" posent question. Elle verse plusieurs milliers d'euros aux membres d'un bureau permanent qui ne se réunissent que quelques minutes deux fois par mois. Rien d'illégal en soi, mais la pratique est contestée à l'intérieur même de la structure. Eric Van Duyse et Ghislain Federspiel ont rencontré un membre de l'organisme.
L'association "Les Cuisines Bruxelloises" sont bien difficiles à trouver. Elle dispose d'un site internet, mais aucune adresse n'est indiquée, à peine un numéro de téléphone où personne ne répond. Pourtant, l'association a "pour mission de fournir des repas de qualité aux enfants des écoles et des crèches, aux patients des hôpitaux, aux résidents des homes…", peut-on lire sur internet.
Malgré nos multiples demandent, nos caméras sont interdites par la présidente de l'association publique, l'échevine PS bruxelloise Faouzia Hariche. Y aurait-il des casseroles derrière les cuisines?
UN MEMBRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DÉNONCE
Un seul membre du conseil d'administration a accepté de nous parler, et lui aussi s'étonne du montant des indemnités des membres du bureau permanent. "C'est quand même un peu moins de 20.000 euros bruts par an", explique Guy Opdebeeck (cdH). Pour quel travail? "Bah… suivant les informations que je lis dans les rapports, deux réunions du bureau plus une réunion du conseil d'administration par mois, et une assemblée générale par an", ajoute-t-il.
En jetant un coup d'œil sur les comptes rendus récents du bureau permanent, on remarque par exemple que le 9 janvier la séance s'est ouverte à 17h05… et s'est clôturée à 17h25. Le 30 janvier, l'ouverte s'est faite à 17h05, la fermeture à 17h45. "En heures, c'est deux ou trois heures par mois, donc ça fait à peu près du 800 à 900 euros nets par mois", explique Guy Opdebeeck. De quoi irriter ce conseiller de CPAS qui côtoie les plus démunis au quotidien.
DEUX TYPES DE MANDATS
Pour bien comprendre, il y a deux types de mandats au sein des Cuisines Bruxelloises:
- Les 13 conseillers touchent des jetons de présence entre 70 et 600 euros par an.
- Les 13 membres du bureau permanent touchent quant à eux des indemnités annuelles qui s'élèvent à 19.419,48 euros en 2015, qu'ils soient actifs ou non, absents ou présents.

Une Rémunération… Pour Quel Travail?
Pour quelles compétences et quel travail ces sommes sont-elles versées exactement? On aurait bien voulu le savoir… "C'est peut-être le refuge des amis. C'est peut-être là où certaines personnes se réfugient pour avoir des versements substantiels par rapport à un travail", confie Guy Opdebeeck.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA RÉPUBLIQUE DES PETITS CAMARADES

Ne faisons pas semblant d'être surpris. Nous savons cela depuis très longtemps. Nous le devinions, du moins. Aujourd'hui toutes ces petites pratiques et combines lucratives sont enfin mises à jour. L'argent public est confisqué par une  classe de profiteurs inutiles. La colère monte, la sanction des urnes sera redoutable au bénéfice du PTB qui dans un premier temps jouera  à Monsieur propre, comme le fit la NVA. Mais voici que le président de la chambre Siegfried Bracke, un parfait Tartuffe vient d'être pris la main dans le sac. Les populistes ont beau jeu. Marine tirera les marrons du feu. Nous assistons  à la fin de la démocratie après une courte parenthèse d'un siècle environ. Attendons-nous à vivre sous le règne d'un totalitarisme soft. Certains s'en accommoderont comme ils s'accommodent de tout.
Mais attention, le mouvement d’accélère et les élections présidentielles françaises seront un événement à surveiller de près.
MG

samedi 18 février 2017

Trump traite plusieurs médias «d’ennemis des Américains»


Afp
Le Soir
Le président américain a pris à nouveau pour cible les médias. 


• © AFP
Donald Trump a de nouveau éreinté les médias vendredi, qualifiant de grandes chaînes de télévision et le New York Times « d’ennemis des Américains » sur Twitter.
Peu après avoir atterri en Floride, où il passe un troisième week-end de suite dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, le président américain s’est saisi de sa plateforme de communication préférée pour un message visant l’une de ses cibles favorites : les médias.
« Les MEDIAS MENSONGERS (@nytimes en difficulté, @NBCNews, @ABC, @CBS, @CNN) ne sont pas mes ennemis, ce sont les ennemis des Américains », a-t-il écrit, reprenant l’expression en anglais « fake news média » qu’il a fait entrer dans le langage courant aux États-Unis à force de la marteler.
Quelques minutes plus tôt, le président américain avait tweeté une première version de son message dans laquelle il ne citait pas les chaînes CBS et ABC et ponctué d’un « ECOEURANT ! ». Il l’a rapidement effacé avant de poster un nouveau tweet incluant les deux « ennemis » supplémentaires.
UNE VIRULENCE SANS PRÉCÉDENT
Il n’est pas rare pour les présidents américains de critiquer les médias, mais la virulence des attaques répétées de Donald Trump est sans précédent. Le républicain avait fait des critiques envers les journalistes « partiaux » et « malhonnêtes » un point central de sa campagne, régalant ses supporteurs qui huaient copieusement les journalistes lors de grands rassemblements.
Le milliardaire républicain avait déjà tancé jeudi les journalistes pendant une conférence de presse à la Maison Blanche.
« Je suis ici pour faire passer mon message directement au peuple (…) car nombre de journalistes de notre pays ne vous diront pas la vérité et ne traiteront pas les gens formidables de ce pays avec le respect qu’ils méritent », avait-il lancé, évoquant « un niveau de malhonnêteté hors de contrôle ».


COMMENTAIRE DE DIVERICTY
SUS A LA PRESSE ET SUS A LA JUSTICE 
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Pris la main dans le sac le candidat Fillon hurle au harcèlement médiatique et à l’acharnement de la justice. Donald Trump a quant à lui de nouveau éreinté les médias vendredi, qualifiant plusieurs grandes chaînes de télévision et le New York Times « d’ennemis des Américains » sur Twitter. Edogan a drastiquement réduit la liberté de presse en Turquie et les Russes s’attendent à un retour de la censure.
Qu’on ne s’y trompe pas, la presse et la justice sont les remparts de la démocratie face au bulldozers Trump, Erdogan, Poutine et autres Marine Le Pen autoritaristes.
En s’en prenant à ces deux piliers de la démocratie Fillon comme Trump ouvrent un boulevard aux régimes réputés forts.
On finira par regretter Hollande président normal et Obama président candide.
MG


vendredi 17 février 2017

FOULES EN COLERE


Jacques Attali 
Blog  L'Express



Samedi dernier, dans un des plus influents et des plus célèbres programmes de la télévision américaine, le Saturday Night Show, qui rassemble chaque semaine depuis 43 ans sur NBC plus de 7 millions de téléspectateurs, et qui a pris le parti, depuis des mois de combattre de front, Donald Trump, un des humoristes attitré de l’émission, Aziz Ansari, a conclu dix minutes brillantissimes en félicitant les millions de gens qui ont marché contre Trump, à travers l’Amérique, le jour de son inauguration : « Les changements les plus importants ne viennent pas des présidents, mais des foules en colère ». Et il terminait, en s’adressant aux marcheurs : « Si le jour de l’entrée en fonction de ce nouveau président a une quelconque signification, vous faites partie de la plus grande foule en colère que j’aie jamais vue. Bonne chance ».
Tel est, à mon avis, au-delà même des Etats-Unis, une des grandes caractéristiques de la dynamique historique de 2017 : les peuples bousculeront avec rage ceux qui les dirigent, lorsqu’ils ne les considéreront pas comme légitimes ou efficaces. Aux Etats-Unis, la majorité du peuple, qui a voté contre le nouveau Président, le considère comme illégitime. En Europe, des majorités de plus en plus nombreuses considèrent leurs gouvernants comme inefficaces.
Dans les deux cas, les peuples, de mieux en mieux formés, de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux, dans des associations et des élections primaires, entendent contrôler l’action des gouvernants par des méthodes de plus en plus pressantes et même brutales, lorsqu’ils sont en colère.
Et la colère grandit, dans toutes les démocraties. Parce que l’économie est plus puissante que la politique.
En Europe, la colère se manifestera d’abord dans les urnes, et se traduira, en France, en Allemagne, aux Pays Bas, en Italie, par l’élimination générale des sortants et des représentants officiels des partis classiques. Quand le jeu des alliances, ou des procédures de vote, réussiront à l’empêcher, la colère des électeurs se manifestera hors des urnes, par des grondements, des manifestations, des révoltes ; des minorités, ou même des majorités, en colère, rejetteront les résultats des urnes ; et si les plus faibles élisent, comme ils viennent de le faire aux Etats-Unis, le candidat des puissants, c’est la démocratie elle-même qui sera remise en cause.
Il est donc essentiel, pour tous les partis politiques attachés à la démocratie de présenter, à toutes les élections à venir, des candidats nouveaux, avec des programmes ambitieux, s’inscrivant dans une vision longue, et reliant les grands choix géopolitiques et les questions concernant directement les électeurs.
Si les partis démocratiques ne sont pas capables d’engager ce renouvellement massif de leurs cadres et de leurs projets ils seront balayés ; des foules en colère viendront chasser du pouvoir les vieilles élites.
2017 EST LE MOMENT DE VÉRITÉ : UNE RÉVOLUTION VIRTUELLE, AUSSI VIOLENTE QU’UNE RÉVOLUTION SANGUINAIRE, EST LA CONDITION DE LA SURVIE DE LA DÉMOCRATIE. ELLE NE DOIT PAS SE LIMITER À UN CHANGEMENT DU PERSONNEL POLITIQUE ; ELLE DOIT S’ACCOMPAGNER D’UNE VÉRITABLE TRANSFORMATION DES RAPPORTS DE POUVOIR. Si elle n’est pas bien menée, elle conduira, comme après bien des révolutions, au retour des mêmes au pouvoir, après une période barbare. Si elle est organisée lucidement, elle pourra faire naître des pays nouveaux, libres de leurs angoisses et de leurs fantasmes, ouverts à la jeunesse, source de prospérité. 

 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MEDITONS CE TEXTE 

« C’est la démocratie elle-même qui sera remise en cause.
Il est donc essentiel, pour tous les partis politiques attachés à la démocratie de présenter, à toutes les élections à venir, des candidats nouveaux, avec des programmes ambitieux, s’inscrivant dans une vision longue, et reliant les grands choix géopolitiques et les questions concernant directement les électeurs. »

mercredi 15 février 2017

L'insoutenable légèreté d'Olga Zrihen


Luc Delfosse Le Vif 


Olga Zrihen, en avril 2015. © BELGA



Chère madame Zrihen, j'ai écouté avec beaucoup d'attention votre interview ce lundi matin sur la Première. J'ai particulièrement apprécié votre tranquille volonté de présidente de la commission d'enquête Publifin.

Vous êtes donc prête à "tout discuter". J'ai aussi entendu que, en examinant "le caddie de documents" à votre disposition, vous agiriez "dans la transparence" afin de "répondre aux attentes des citoyens". S'il vous avait entendu, mon grand-père aurait noté que c'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon.
La suite de vos propos, par contre, m'a sidéré. Lorsqu'on vous a interrogée sur ces 1.800 euros bruts mensuels que vous avez gentiment touchés entre 2010 et 2016 pour présider l'ASBL qui gère la (très juteuse)) caisse de retraite des sénateurs, vous avez fait soudain cette réponse hallucinante : "Ce qui est juste, c'est le montant. Même si je ne l'ai pas vérifié. Si c'est dit, c'est peut-être vrai"... MEME SI JE N'AI PAS VERIFIE!" ! Disant cela comme cela, en passant, vous avez très exactement fait preuve de cette espèce de tranquille nonchalance, de cette insupportable condescendance vis-à-vis de l'argent public dont font montre la plupart des "élites"...visées par votre futur devoir d'enquête . Depuis, je doute. Que valent encore vos envolées lorsque vous balayez d'une pichenette dédaigneuse les questions sur votre propre comportement ?
Mais à cette subite défiance personnelle, s'en ajoute une autre. D'un autre calibre. Dans la si tardive ruée vers "la grande quinzaine du blanc" qui agite les partis traditionnels, ni vous ni personne dans le sérail ne daigne noter publiquement, courageusement qu'il manque tout de même un élément assourdissant à cette introspection : l'audition des chefs qui règnent depuis tant et tant d'années sur vos organisations pyramidales. Comment imaginer que vous ne convoquerez pas votre patron, M. Di Rupo, mais aussi MM. Chastel et Lutgen (et les prédécesseurs de ces deux derniers) , "à la barre" ? Car enfin, assez de pirouettes: ce n'est pas qu'ils ne savaient pas. Ils ne voulaient manifestement pas voir ce qui se tramait à l'insu de leur plein gré.
Aujourd'hui, on dézingue les "déviants", les "parvenus", les "cumulards", soit. Mais pas un président - pas un! - pour oser se remettre en cause, admettre sa cécité volontaire. Et cette évidence: tant que cela ne sera pas acté, il est inutile d'espérer reconstruire du neuf, comme ils le promettent la bouche en coeur. Dans la sordide affaire Publifin, madame, je suis sûr que vous savez en votre for intérieur que la responsabilité des présidents traditionnels est évidemment et entièrement engagée. Oserez-vous les convoquer, vous leurs affidés ? Si, comme on peut le craindre, ce n'est pas le cas, il faudra bien conclure que cette commission "d'enquête" n'a été convoquée "d'en haut" que dans le but ultime de les tirer des flûtes.
Veuillez agréer, madame, etc...


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TU QUOQUE SIEGFRIED 

Le président de la Chambre et chef de groupe N-VA au conseil communal de Gand Siegfried Bracke, ancien présentateur vedette de la VRT,  a annoncé mardi sur Twitter qu'il quitte son poste de membre du conseil consultatif de Telenet.
« Le politicien N-VA n'a pas communiqué les sommes perçues pour son travail chez Telenet, évoquant une clause de confidentialité. Peter Vanvelthoven (sp.a), qui siégeait dans les même conseil, a quant à lui laissé filtrer mardi dans les médias que le poste était rémunéré 12.000 euros bruts par an, plus 2.000 euros par apparition euros pour la présence à certaines réunions au fil de l'année. » (Le Vif)
Avec les révélations gantoises sur des cumuls en série et des rémunérations royales, la preuve est faite que l’appât du gain des politiciens parvenus n’est pas une spécialité francophone ou socialiste mais touche l’ensemble des partis traditionnels y compris la NVA si volontiers donneuse de leçons. Luc Delfosse a raison, il est temps que les présidents de parti sortent du bois.
MG


PUBLIPART: LE PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE SIEGFRIED BRACKE QUITTE SON POSTE CHEZ TELENET
Belga
Mis en ligne mardi 14 février 2017, 23h47
Le président N-VA de la Chambre a pris cette décision après la polémique sur son salaire. 


© Belga 
 
Le président de la Chambre et chef de groupe N-VA au conseil communal de Gand Siegfried Bracke a annoncé mardi sur Twitter qu’il quitte son poste de membre du conseil consultatif de Telenet.
« Communication de service. Je quitte le conseil consultatif de Telenet », indique-t-il sur le réseau social, laissant paraître entre les lignes que, «  lui », n’y était par appât du gain.

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Siegfried Bracke
✔@sthbracke
Dienstmededeling.
Ik vertrek uit Telenet Adviesraad. Poenschepper? Ik niet. Maar hoeft niet meer voor mij. Geen punt. Punt.
Traduction : « Communication de service. Je me retire du CA de Telenet. Est-ce que je cours après l’argent ? Non, je ne le fais pas. Mais tout cela n’est plus utile pour moi. Point. » 

SOUS LE FEU DES CRITIQUES
Sigfried Bracke faisait partie du conseil consultatif de l’opérateur télécom depuis 2011. A la suite de l’éclatement des scandales Publifin au sud du pays, puis Publipart au nord, il était sous le feu des critiques depuis lundi au sujet de ce cumul. Il a d’ailleurs été interpellé avec vigueur mardi soir, lors d’un conseil communal gantois réuni en urgence.
Le politicien N-VA n’a pas communiqué les sommes perçues pour son travail chez Telenet, évoquant une clause de confidentialité. Peter Vanvelthoven (sp.a), qui siégeait dans le même conseil, a quant à lui laissé filtrer mardi dans les médias que le poste était rémunéré 12.000 euros bruts par an, plus 2.000 euros par apparition euros pour la présence à certaines réunions au fil de l’année.

mardi 14 février 2017

lundi 13 février 2017

Julien Dray : «La vraie dynamique est pour l'instant du côté de Marine Le Pen»


Par lefigaro.fr,  
Le conseiller régional socialiste s'alarme de «la tournure» de cette «drôle de campagne» présidentielle. Il accuse la gauche de ne pas prendre conscience de «ce qui est en train de se passer».


C'est un cri d'alarme à moins de trois mois de l'élection présidentielle. Le conseiller régional PS Julien Dray a mis en garde dimanche contre une victoire à venir de Marine Le Pen. «La vraie dynamique pour l'instant, on le voit, elle est du côté, malheureusement, et c'est extrêmement grave, de Marine Le Pen», a-t-il affirmé, sur Radio J. L'élu relève un «double phénomène»: un «phénomène de crise à droite» et «une gauche qui ne prend pas la mesure de ce qui est en train de se passer». «Je suis très, très inquiet de la tournure des événements, parce qu'on a une drôle de campagne (présidentielle), c'est un peu comme la drôle de guerre en 1940. C'est-à-dire que chacun est content, chacun pense que tout va bien», a-t-il déclaré.
«On voit bien que l'alternative (à François Fillon; empêtré dans le “Penelope Gate”) n'existe pas à droite, ou va avoir énormément de mal à exister (...) et donc il faut que la gauche, ce n'est plus simplement un objectif, c'est aujourd'hui un devoir, puisse se constituer en alternative face à l'extrême droite», a développé Julien Dray, précisant que pour lui, «la gauche va d'Emmanuel Macron jusqu'à Jean-Luc Mélenchon».
Face à scénario, le conseiller régional juge que «l'essentiel aujourd'hui c'est ce qui peut nous réunir, ce n'est pas ce qui peut nous diviser». «Tous les candidats pour l'instant sont dans la culture de leur spécificité, mais ne mettent pas en avant la nécessité de se rassembler», a-t-il déploré, se positionnant «dans un rappel à l'ordre». «On a grosso modo un bon mois pour arriver à créer les conditions d'un sursaut républicain qui doit être large», a-t-il jugé. «La main est tendue à toutes les forces», a-t-il dit, appelant la gauche à «être capable de ressusciter l'esprit du Conseil national de la résistance». Ce qui pourrait inclure «jusqu'à une partie de la droite modérée, oui, pourquoi pas».
Julien Dray a esquivé la question de savoir si Emmanuel Macron, qu'il avait participé à coacher avant de le tancer, pourrait être le «de Gaulle» de ce rassemblement, soulignant que «si vous mettez en avant les questions de personnes, vous êtes paralysés aujourd'hui».


COMMENTAIRE DE DIVERITY
«L'ESSENTIEL AUJOURD'HUI C'EST CE QUI PEUT NOUS RÉUNIR, CE N'EST PAS CE QUI PEUT NOUS DIVISER»

Panique à gauche, panique à droite, la campagne part en vrille  à moins de trois mois du scrutin présidentiel. Une victoire de Marine Le Pen n’est plus regardée comme une incongruité mais comme un cas de figure possible, sinon probable. Le conseiller régional PS Julien Dray a mis en garde dimanche contre une victoire à venir de Marine Le Pen. «La vraie dynamique pour l'instant, on le voit, elle est du côté, malheureusement, et c'est extrêmement grave, de Marine Le Pen».
Attention, la panique gagne les états-majors.  Il s’agit rien moins que de « ressusciter l'esprit du Conseil national de la résistance». Ce qui pourrait inclure «jusqu'à une partie de la droite modérée, oui, pourquoi pas».
MG