samedi 4 février 2017

Charles Michel: «Je ne veux pas d’une Europe avec des citoyens jouets de Trump »


Jurek Kuczkiewicz
Le Soir
Le Premier ministre belge juge que, dans un contexte international chamboulé, le moment de vérité pour l’UE est venu, et qu’elle doit accélérer son renforcement à 19, dans le cadre de la zone euro. 


C’est un Charles Michel particulièrement décidé et assertif qui est arrivé à Malte jeudi soir pour le sommet informel où les 28 débattront de la situation internationale – Trump ! –, de la crise migratoire en Méditerranée et de l’avenir de l’Europe. Rencontrant la presse belge pour un échange à bâtons rompus, le Premier ministre belge n’a pas mâché ses mots, ne cachant pas son impatience voire son irritation quant à la lenteur d’action de l’Union européenne : «  Sommet après sommet, on fait le commentaire des crises qui nous arrivent. »
À un moment où «  chacun voit qu’on est à un carrefour important des relations internationales », Charles Michel tape sur le clou qu’il a commencé à enfoncer dès le lendemain du référendum britannique sur le Brexit, prônant que l’UE accélère résolument son renforcement au niveau des 19 pays qui constituent la zone euro. Le contexte géostratégique est pour beaucoup dans la conviction du Premier belge qu’il faut accélérer le mouvement : «  L’évolution des derniers mois est impressionnante. Il y a un nouveau modèle [à Washington], et on se demande quel impact il aura sur la relation transatlantique. Il y a l’expression de plus en plus forte, notamment militaire, de la Chine. La Russie qui veut jouer un rôle géopolitique de plus en plus important, notamment dans des régions qui ont un impact direct sur l’Europe. » « Il ne faut pas tomber dans la panique, mais il ne faut pas non plus être aveugle. » Face à cela, Charles Michel annonce qu’il plaidera fortement « pour un patriotisme et une dignité européens » dans le cadre d’un « sursaut réaliste »  : « Je ne veux pas d’une Europe dont les citoyens deviennent les jouets de Trump, Poutine et Xi Jinping ! Il faut pour cela non plus seulement des discours, mais des actions courageuses. » «  C’est le moment de vérité. On se dit avec réalisme que la zone euro est le cœur où l’on peut développer l’action dans les trois domaines clés : la migration, la croissance et la sécurité ». Le renforcement de l’Europe à 19 ne signifie pas l’abandon des autres : « La zone euro garde les bras ouverts et la main tendue » aux autres. Mais si d’autres pays, notamment ceux d’Europe centrale, ne partagent pas cette vision du renforcement européen. « Ce ne sera pas plus simple à 19 qu’à 28 ou 27, reconnaît Charles Michel, mais c’est plus réaliste. On avait cru, lors du grand élargissement de l’UE, qu’il allait mener à plus de solidarité et de solidarité entre les États membres. Or que voit-on aujourd’hui ? Nous en conflit judiciaire interne, car des États (la Hongrie et la Slovaquie, NDLR) ont porté plainte devant la Cour de justice de l’UE contre des décisions prises par les 28 ! Mais le projet européen est un projet politique, basé sur des valeurs. Je respecte le choix de certains pays de porter un message démocratique différent… Mais je leur dirai aussi ce vendredi, surtout à ceux qui sont heureux d’avoir vu arriver Trump : il vous laissera aussi tomber un jour. »
« Contre le populisme antidémocratique, la meilleure réponse est d’engranger les résultats plutôt que faire des discours », dit Charles Michel. Il y a une dizaine d’actions « décisives et courageuses » qu’il faudrait engager rapidement au niveau européen. Lesquelles ? «  Si j’étais seul à le décider », Michel énumère : « le marché unique de l’énergie, l’agenda numérique, la finalisation de l’Union bancaire (freinée par l’Allemagne, NDLR), une FBI ou CIA européenne, le renforcement des frontières extérieures, et deux domaines auxquels je crois beaucoup : une multiplication par 5 ou par 10 des Erasmus, et un service civil européen. Et bien sûr, il faut régler enfin le problème du dumping social, qui est une campagne quotidienne contre l’Europe.  » À ce sujet, Charles Michel plaide d’ailleurs pour un salaire minimum européen. (Les observateurs remarqueront que la liste de Charles Michel est très proche des 10 orientations stratégiques présentées au début de son mandat par le président de la Commission Jean-Claude Juncker.) 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENFIN CHARLES MICHEL SORT DU BOIS 

Michel enfin se profile sur le parquet européen tandis que Hollande et même Merkel, tous deux en fin de mandat adoptent un profil bas. On sent dans les déclarations musclées du fils Michel la patte de Louis Michel père européen de cœur et d’engagement.  L’heure est assez grave, comme on le découvrira dans les articles qui suivent, mais elle offre comme on dit maintenant une large fenêtre sinon de tir du moins d’opportunités. « Unis nous resterons debout, divisés nous nous effondrerons »,
« Les Européens (à l’exception des Britanniques et, sans doute, de certaines démocraties "illibérales" d’Europecentrale et orientale) sont désormais au pied du mur. Ils ont accumulé les revers, les échecs, les erreurs depuis trois ans, sans se montrer capables du sursaut qui pourrait éviter la catastrophe. Incapables de s’unir pour affronter les crises des dernières années (Grèce, réfugiés, terrorisme…), trouveront-ils cette fois l’énergie et les ressources nécessaires pour faire face à un ennemi d’autant plus redoutable qu’il est aussi leur principal allié, enfin en principe ! »
Le sursaut européen c’est maintenant ou jamais.
MG 


L’EUROPE DÉSARÇONNÉE PAR TRUMP
Les dirigeants européens se réunissent vendredi à Malte afin d’afficher leur unité face à la crise migratoire, mais ils divergent sur la réponse à apporter au président américain.
LE MONDE

L’Union européenne (UE) ne semble pas prête pour la diplomatie du tweet ou du coup de menton, ni pour un virage à 180 degrés, afin de s’adapter au grand chambardement géopolitique et commercial que dit vouloir opérer la présidence Trump.
Avant le sommet à La Valette, la capitale maltaise, qui se tient ce vendredi 3 février, les dirigeants de l’UE hésitaient à profiter de ce premier rendez-vous européen depuis l’intronisation du 45e président américain pour condamner sans ambiguïté ses dernières décisions ou ses prises de position hostiles.
L’Europe risque pourtant d’être fragilisée et isolée comme jamais par le revirement des politiques américaines après le départ de Barack Obama.
A Bruxelles, le président du Conseil européen, Donald Tusk n’a pas hésité, dans une lettre aux dirigeants de l’UE mardi 31 janvier, intitulée « Unis nous resterons debout, divisés nous nous effondrerons », à qualifier les déclarations de la nouvelle administration américaine de « menace » pour l’UE, au même titre que la Russie ou l’organisation Etat islamique (EI) : « Le changement à Washington place l’UE dans une position difficile, avec une nouvelle administration qui semble remettre en cause soixante-dix ans de politique étrangère américaine. » Il est vrai que M. Trump a jugé l’Alliance Atlantique (OTAN) « obsolète » et qu’il a annoncé le démantèlement de l’UE.
M. Tusk, ex-premier ministre polonais, est très sensible à la menace russe et rentre d’une tournée dans les Pays baltes, eux aussi tétanisés par les manœuvres de Moscou en Ukraine et par les risques d’un isolement et d’une fragilisation extrême de l’Europe en cas de rapprochement entre Washington et Moscou.
Les pays d’Europe centrale et orientale doutaient jusqu’ici de la nécessité d’un pas en avant dans la défense européenne, convaincus que, quoi qu’il arrive, Washington resterait leur protecteur indéfectible. Pour eux, le choc est on ne peut plus brutal.
« RÉFLEXION PERSONNELLE »
Mais M. Tusk est à la tête d’une institution censée faire la synthèse entre les intérêts de vingt-huit pays membres, dont un, le Royaume-Uni est sur le départ et il a réaffirmé sa « relation spéciale » avec les Etats-Unis. « La lettre du président Tusk est une réflexion personnelle et contribue à la discussion sur l’avenir de l’UE », précisait-on mercredi dans son entourage.
(…) A Bruxelles, la formule mitterrandienne, « il est urgent d’attendre », s’impose plus que jamais.
« Pas question d’entrer dans une polémique qui risquerait de dégénérer. Pour l’instant, les décisions de Washington paraissent assez inarticulées. Un jour ou l’autre, Trump va devoir en revenir au lien transatlantique », explique un diplomate, traduisant un sentiment assez répandu à Bruxelles. A la Commission, « on ne souhaite pas jeter de l’huile sur le feu, ou participer à l’hystérie », explique encore une source.
« Si Paris et Berlin sont partisans d’une ligne ferme, d’autres ne veulent pas entrer dans une polémique avec Trump, craignant de provoquer une réaction de sa part », assure un autre diplomate. Comment, il est vrai, parler d’une seule voix quand certains comme le premier ministre hongrois, Viktor Orban, se félicitent de son décret « anti-immigration », par ailleurs condamné par la chancelière Angela Merkel et François Hollande.
(…)La nomination de l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’UE pourrait avoir valeur de premier vrai test sur la capacité de l’UE à répondre à M. Trump. Pressenti, l’Américain Ted Malloch n’a pas hésité dans une interview à la BBC à prédire la fin de l’euro et à comparer l’UE à l’Union soviétique. Comment réagira Bruxelles s’il est confirmé et maintient ce type de propos franchement hostiles ? Aura-t-elle le cran de refuser tout net son investiture ? 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DONALD TRUMP VA-T-IL PERMETTRE AUX ETATS EUROPÉENS DE SE SOUDER... CONTRE LUI ? 

« Il faut que tout change si on veut que tout demeure comme avant » disant le flamboyant Tancrède à son fringant oncle le Guépard.
Les relations américano européennes sont dans la tourmente comme jamais. Les provocations sans fin de Trump exigent une riposte commune forte. Mais on le voit, hormis la riposte musclée de Tusk les Européens, incapables de parler d’une seule voix réagissent, comme toujours en ordre dispersé. C’est de très mauvais augure.  C’est dire si la réactions musclée de Louis Michel est la bienvenue.
« Les Européens (à l’exception des Britanniques et, sans doute, de certaines démocraties "illibérales" d’Europecentrale et orientale) sont désormais au pied du mur. Ils ont accumulé les revers, les échecs, les erreurs depuis trois ans, sans se montrer capables du sursaut qui pourrait éviter la catastrophe. Incapables de s’unir pour affronter les crises des dernières années (Grèce, réfugiés, terrorisme…), trouveront-ils cette fois l’énergie et les ressources nécessaires pour faire face à un ennemi d’autant plus redoutable qu’il est aussi leur principal allié, enfin en principe ! »
Il est impératif que l’Europe fasse bloc contre le protectionnisme US. La politique économique  de Trump se résume en quatre mots :
« Make America great again » Pendant ce temps l’Europe se délite doucement mais sûrement.
La devise européenne devrait être l’Union fait la force, d’autant que ce slogan magnifique n’a plus vraiment cours en Belgique. Make Europe great again.
La saga Trump annonce-elle la fin de l’Union européenne ? Beaucoup le redoutent, les populistes nationalistes s’en réjouissent.
Le nouveau Président des Etats Unis n’a que mépris pour la construction européenne et il ne  s’en cache pas comme en atteste son soutien très affirmé au Brexit. "Merci Trump d’offrir un ennemi commun aux européens désunis. »
MG 


"MERCI TRUMP" D’OFFRIR UN ENNEMI COMMUN AUX EUROPÉENS DÉSUNIS
  (NICHOLAS KAMM / AFP)
MONDOVISION. Et si le nouveau président des Etats-Unis réussissait le tour de force de ressouder contre lui une Europe à la peine ?
  Pierre Haski Obs 



"Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d’ennemi", avait proclamé en 1989 le conseiller diplomatique de Mikhaïl Gorbatchev ! Donald Trump, en 2017, est-il en train de rendre aux Européens le "service" inverse : leur offrir un ennemi ?
C’est peu dire que les premiers jours du nouveau président à la Maison-Blanche ont été un feu d’artifice "trumpien" : à chaque jour son "Executive order", un décret présidentiel signé face caméra contre le Mexique, l’avortement, le libre-échange, les ressortissants ou simplement natifs de sept pays musulmans interdits d’accès aux Etats-Unis pendant 90 jours…
L’Europe a ainsi pris conscience que, contrairement aux espoirs secrets de beaucoup, le Trump en fonction n’est pas très différent du Trump en campagne, tweets compris. Et que son entourage immédiat, à commencer par Steve Bannon, l’ex-responsable du site nauséabond Breitbart, devenu Conseiller à la Maison Blanche et désormais membre du Conseil national de Sécurité des Etats-Unis, est tout sauf d’une influence modératrice sur l’impulsif nouveau "leader du monde libre".
Le vent de folie créé ce week-end par le décret aussitôt baptisé "muslim ban" sur les réseaux sociaux, a poussé les Européens à sortir de leur silence diplomatique. Angela Merkel a donné l’exemple, se payant même le luxe de faire savoir qu’elle avait expliqué à Donald Trump, lors de leur entretien téléphonique du week-end, les règles du droit d’asile prévu par les Conventions de Genève… On a moins entendu François Hollande.
Deux millions de Britanniques ont signé une pétition, soutenue par le maire de Londres, pour refuser toute visite de Donald Trump au Royaume-Uni tant que le "muslim ban" reste en vigueur ; un appel rejeté par Theresa May, néanmoins embarrassée par une décision aussi controversée annoncée peu de temps après sa rencontre avec le Président américain, sans qu’elle en ait été informée.
LE FAN CLUB DU VIEUX CONTINENT
Donald Trump a fait ce que les dirigeants européens tentent avec force d’éviter depuis des années : désigner l’islam comme l’adversaire en bloc, tombant ainsi dans le piège du "conflit de civilisations" que tendent aux Occidentaux les organisations djihadistes. Au passage, des ressortissants des pays européens, natifs des pays visés par le décret, mais souvent ayant fui leurs régimes autoritaires ou les guerres, se retrouvent aussi victimes de la mesure arbitraire.
Il n’en fait surtout qu’à sa tête, mettant en pratique son slogan "America First" qui signifie que les alliés des Etats-Unis, à commencer par ceux, historiques, de l’Alliance atlantique, seront en permanence mis devant le fait accompli de mesures pourtant lourdes de conséquences y compris pour eux.
Si Donald Trump est considéré par les gouvernements et une bonne partie des opinions européennes comme un dirigeant dangereux et imprévisible, il a aussi son fan club sur le continent.
La mise en œuvre de ce programme est assurément populaire du côté des mouvements populistes et d’extrême droite européens. Marine Le Pen a ainsi proclamé que le président des Etats-Unis ne fait qu’appliquer ce qu’elle préconise depuis des années, tandis que le président de la Ligue du Nord en Italie a souhaité que l’interdiction d’entrée aux musulmans aux Etats-Unis soit également appliquée dans son propre pays.
Il est probable aussi que, sans le dire, une partie de l’extrême gauche regarde avec envie la manière dont Donald Trump ordonne aux grandes entreprises américaines de créer des emplois aux Etats-Unis, loin des "cadeaux" financiers aux entreprises sans contreparties qui ont été faits en France par le gouvernement socialiste…
L'EUROPE AU PIED DU MUR
Mais au rythme où vont les choses, Donald Trump est en train de se transformer en épouvantail, surtout avec la polarisation qu’il suscite au sein même de la société américaine. Et s’il est trop tôt pour juger de l’efficacité économique et sociale du protectionnisme à la Trump, il risque de créer plus d’hostilité que d’enthousiasme en Europe, traitée avec mépris et hostilité par la Maison Blanche, à l’exception du Royaume-Uni dont le Brexit est considéré comme un modèle à suivre.
Les déclarations à la BBC de l’ambassadeur pressenti des Etats-Unis auprès des institutions européennes à Bruxelles, Ted Malloch, comparant l’Union européenne à l’Union soviétique comme un édifice "à abattre ", ont surpris et choqué.
Mais elles reflètent assez bien l’état d’esprit de la nouvelle équipe dirigeante à Washington, qui, depuis la photo à la Trump Tower avec Nigel Farage, le "guru" du Brexit, se montre particulièrement hostile envers la construction européenne.
Les Européens (à l’exception des Britanniques et, sans doute, de certaines démocraties "illibérales" d’Europecentrale et orientale) sont désormais au pied du mur. Ils ont accumulé les revers, les échecs, les erreurs depuis trois ans, sans se montrer capables du sursaut qui pourrait éviter la catastrophe. Incapables de s’unir pour affronter les crises des dernières années (Grèce, réfugiés, terrorisme…), trouveront-ils cette fois l’énergie et les ressources nécessaires pour faire face à un ennemi d’autant plus redoutable qu’il est aussi leur principal allié, enfin en principe !
L'ennemi commun, premier pas vers l'unité ?
Le calendrier est évidemment délicat : Français et Allemands ont multiplié les contacts ces derniers jours, mais quel est le poids de la parole de Jean-Marc Ayrault qui, quoi qu’il advienne, ne sera plus là dans trois mois, avec les incertitudes et l’imprévisibilité qui accompagne la présidentielle française ? Et les Allemands, eux-mêmes engagés dans une campagne pour des législatives un peu moins imprévisibles en septembre, n’ont pas non plus les mains totalement libres d’ici là.
Il est toujours dangereux de parler de "dernière chance" car l’histoire est rarement aussi simple, mais il est clair que la construction européenne – "notre seule utopie raisonnable", selon la formule de l’écrivain espagnol Javier Cercas, lauréat du Prix du livre européen 2016 notamment décerné par l’Obs - est clairement menacée de destruction si la désunion et l’impuissance interne se doublent désormais des coups de boutoir de ses deux grands "ennemis", Trump et Poutine.
Alors, suffit-il d’avoir un bon ennemi pour retrouver le sens de la cohésion ? Ca ne suffit pas, mais c’est un premier pas, et, rien que pour ça, les Européens pourront sans doute, un jour, remercier Donald Trump !
Pierre Haski


Het verdict van een psychologisch profiel van Trump: "Op alle fronten ongeschikt als president"
De Morgen

Hoogleraar Dan P. McAdams ziet zijn onderzoek van vorig jaar enkel maar bevestigd door de realiteit
Een Amerikaanse psycholoog analyseerde op verzoek de persoon Donald Trump. Zijn oordeel: 'Extreem extravert, extreem onaardig, narcistisch, wil altijd winnen. Zo'n president hebben wij nog nooit gehad.'
Toen hoogleraar psychologie Dan P. McAdams thuis genoot van zijn sabbatical, werd hij benaderd door het befaamde literair-culturele maandblad The Atlantic. Of hij een psychologisch portret van Donald Trump wilde schrijven. 'Donald wie?', vroeg hij zich af.
Vandaag kan McAdams het profiel dat hij neerpende al spiegelen aan de eerste beleidsdaden van de president, die de wereldgemeenschap schokt door een inreisverbod voor moslims uit zeven verschillende landen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
'Extreem extravert, extreem onaardig, narcistisch, wil altijd winnen. Zo'n president hebben wij nog nooit gehad.'

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