mercredi 15 février 2017

L'insoutenable légèreté d'Olga Zrihen


Luc Delfosse Le Vif 


Olga Zrihen, en avril 2015. © BELGA



Chère madame Zrihen, j'ai écouté avec beaucoup d'attention votre interview ce lundi matin sur la Première. J'ai particulièrement apprécié votre tranquille volonté de présidente de la commission d'enquête Publifin.

Vous êtes donc prête à "tout discuter". J'ai aussi entendu que, en examinant "le caddie de documents" à votre disposition, vous agiriez "dans la transparence" afin de "répondre aux attentes des citoyens". S'il vous avait entendu, mon grand-père aurait noté que c'est au pied du mur qu'on reconnaît le maçon.
La suite de vos propos, par contre, m'a sidéré. Lorsqu'on vous a interrogée sur ces 1.800 euros bruts mensuels que vous avez gentiment touchés entre 2010 et 2016 pour présider l'ASBL qui gère la (très juteuse)) caisse de retraite des sénateurs, vous avez fait soudain cette réponse hallucinante : "Ce qui est juste, c'est le montant. Même si je ne l'ai pas vérifié. Si c'est dit, c'est peut-être vrai"... MEME SI JE N'AI PAS VERIFIE!" ! Disant cela comme cela, en passant, vous avez très exactement fait preuve de cette espèce de tranquille nonchalance, de cette insupportable condescendance vis-à-vis de l'argent public dont font montre la plupart des "élites"...visées par votre futur devoir d'enquête . Depuis, je doute. Que valent encore vos envolées lorsque vous balayez d'une pichenette dédaigneuse les questions sur votre propre comportement ?
Mais à cette subite défiance personnelle, s'en ajoute une autre. D'un autre calibre. Dans la si tardive ruée vers "la grande quinzaine du blanc" qui agite les partis traditionnels, ni vous ni personne dans le sérail ne daigne noter publiquement, courageusement qu'il manque tout de même un élément assourdissant à cette introspection : l'audition des chefs qui règnent depuis tant et tant d'années sur vos organisations pyramidales. Comment imaginer que vous ne convoquerez pas votre patron, M. Di Rupo, mais aussi MM. Chastel et Lutgen (et les prédécesseurs de ces deux derniers) , "à la barre" ? Car enfin, assez de pirouettes: ce n'est pas qu'ils ne savaient pas. Ils ne voulaient manifestement pas voir ce qui se tramait à l'insu de leur plein gré.
Aujourd'hui, on dézingue les "déviants", les "parvenus", les "cumulards", soit. Mais pas un président - pas un! - pour oser se remettre en cause, admettre sa cécité volontaire. Et cette évidence: tant que cela ne sera pas acté, il est inutile d'espérer reconstruire du neuf, comme ils le promettent la bouche en coeur. Dans la sordide affaire Publifin, madame, je suis sûr que vous savez en votre for intérieur que la responsabilité des présidents traditionnels est évidemment et entièrement engagée. Oserez-vous les convoquer, vous leurs affidés ? Si, comme on peut le craindre, ce n'est pas le cas, il faudra bien conclure que cette commission "d'enquête" n'a été convoquée "d'en haut" que dans le but ultime de les tirer des flûtes.
Veuillez agréer, madame, etc...


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TU QUOQUE SIEGFRIED 

Le président de la Chambre et chef de groupe N-VA au conseil communal de Gand Siegfried Bracke, ancien présentateur vedette de la VRT,  a annoncé mardi sur Twitter qu'il quitte son poste de membre du conseil consultatif de Telenet.
« Le politicien N-VA n'a pas communiqué les sommes perçues pour son travail chez Telenet, évoquant une clause de confidentialité. Peter Vanvelthoven (sp.a), qui siégeait dans les même conseil, a quant à lui laissé filtrer mardi dans les médias que le poste était rémunéré 12.000 euros bruts par an, plus 2.000 euros par apparition euros pour la présence à certaines réunions au fil de l'année. » (Le Vif)
Avec les révélations gantoises sur des cumuls en série et des rémunérations royales, la preuve est faite que l’appât du gain des politiciens parvenus n’est pas une spécialité francophone ou socialiste mais touche l’ensemble des partis traditionnels y compris la NVA si volontiers donneuse de leçons. Luc Delfosse a raison, il est temps que les présidents de parti sortent du bois.
MG


PUBLIPART: LE PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE SIEGFRIED BRACKE QUITTE SON POSTE CHEZ TELENET
Belga
Mis en ligne mardi 14 février 2017, 23h47
Le président N-VA de la Chambre a pris cette décision après la polémique sur son salaire. 


© Belga 
 
Le président de la Chambre et chef de groupe N-VA au conseil communal de Gand Siegfried Bracke a annoncé mardi sur Twitter qu’il quitte son poste de membre du conseil consultatif de Telenet.
« Communication de service. Je quitte le conseil consultatif de Telenet », indique-t-il sur le réseau social, laissant paraître entre les lignes que, «  lui », n’y était par appât du gain.

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Siegfried Bracke
✔@sthbracke
Dienstmededeling.
Ik vertrek uit Telenet Adviesraad. Poenschepper? Ik niet. Maar hoeft niet meer voor mij. Geen punt. Punt.
Traduction : « Communication de service. Je me retire du CA de Telenet. Est-ce que je cours après l’argent ? Non, je ne le fais pas. Mais tout cela n’est plus utile pour moi. Point. » 

SOUS LE FEU DES CRITIQUES
Sigfried Bracke faisait partie du conseil consultatif de l’opérateur télécom depuis 2011. A la suite de l’éclatement des scandales Publifin au sud du pays, puis Publipart au nord, il était sous le feu des critiques depuis lundi au sujet de ce cumul. Il a d’ailleurs été interpellé avec vigueur mardi soir, lors d’un conseil communal gantois réuni en urgence.
Le politicien N-VA n’a pas communiqué les sommes perçues pour son travail chez Telenet, évoquant une clause de confidentialité. Peter Vanvelthoven (sp.a), qui siégeait dans le même conseil, a quant à lui laissé filtrer mardi dans les médias que le poste était rémunéré 12.000 euros bruts par an, plus 2.000 euros par apparition euros pour la présence à certaines réunions au fil de l’année.

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