samedi 25 février 2017

"Paris n'est plus Paris", dit Trump


Le Vif
Source: Belga
"Paris n'est plus Paris": le président américain Donald Trump a cité vendredi "un ami" qui ne met plus les pieds dans la capitale française, pour défendre sa politique migratoire en prenant la France, la Suède et l'Europe en général comme contre-exemples. 


Donald Trump © Reuters 

"La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l'Amérique s'ils ne peuvent entrer dans notre pays", a-t-il lancé lors de la grande conférence annuelle des conservateurs CPAC.
"Regardez ce qui se passe en Europe ! Regardez ce qui passe en Europe ! ", a-t-il martelé, défendant une nouvelle fois ses propos controversés sur la Suède liant l'immigration à une présumée poussée de violence. "J'adore la Suède mais les gens là-bas comprennent que j'ai raison".
S'il a déjà utilisé à de nombreuses reprises en campagne cette référence aux attentats perpétrés en France pour justifier sa politique sur l'immigration, le président républicain s'est attardé plus longuement cette fois-ci sur la capitale française.
"J'ai un ami, c'est quelqu'un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille", a-t-il raconté.
"Je ne l'avais pas vu depuis longtemps et j'ai dit +Jim, comment va Paris ? +; +Je n'y vais plus. Paris n'est plus Paris+", a-t-il poursuivi.
"Il n'aurait jamais raté une occasion. Aujourd'hui, il n'envisage même plus d'y aller", a encore raconté le 45e président des Etats-Unis.


MICHAEL MOORE DÉVOILE SON «PLAN D’ACTION EN DIX ÉTAPES POUR ARRÊTER TRUMP»
J. Dy Le Soir

Le réalisateur américain s’est donné pour mission d’« arrêter les forces du mal incarnées par Donald Trump ». 


• © Reuters
Le réalisateur Michael Moore ne lâche pas l’affaire. S’il avait prédit la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine, Michael Moore ne s’avoue pas pour autant vaincu et vient de publier son plan d’action en dix étapes « pour arrêter les forces du mal incarnées par Donald Trump ».
UN MAUVAIS DÉPART POUR LE PRÉSIDENT
« Trump est très, très mal parti. Manipulé par les Russes, entouré d’imbéciles d’extrême droite et déambulant en peignoir, seul, dans une Maison-Blanche quasiment vide : il est ‘dans la merde’ », a commencé le réalisateur américain, avant de rappeler les dernières frasques du président et de son décret anti-immigration. « Je lui souhaite bien du courage, à ce fils d’immigré écossais ! », rappelle Moore.
Michael Moore s’est donc décidé à faire tout ce qu’il pouvait pour arrêter Trump a développé un plan d’action. «  Nous pouvons lui mettre des bâtons dans les roues à chaque étape et réussir à le faire tomber », explique-t-il.
Les 10 étapes
1.  Appeler tous les jours le Congrès américain pour dénoncer les projets de l’administration Trump, tels que la suppression de l’Obamacare ou la nomination d’un climatosceptique au secrétariat de l’Energie.
2.  Rendre visite une fois par mois à son représentant au Congrès.
3.  Former sa propre cellule d’intervention avec entre cinq et vingt personnes pour pouvoir élaborer sur-le-champ une stratégie dès que Trump prend une mauvaise décision, telle que le décret anti-immigration.
4.  S’engager en rejoignant une association américaine : Planned Parenthood (le planning familial américain), l’Union américaine pour les libertés civiles, Black Lives Matter ou encore les Socialistes démocrates d’Amérique.
5.  Continuer la marche des femmes. Pour ce faire, Moore a mis en place un « Calendrier de résistance », avec les prochaines actions organisées.
6.  Prendre le contrôle du Parti démocrate afin de se « débarrasser des vieux cadres du Parti ».
7.  Créer des zones de résistance démocrates. Moore estime que si les citoyens américains font changer les choses dans leur État, le fédéral suivra.
8.  Se présenter aux élections, pour ne plus abandonner « ces responsabilités aux imposteurs politiques qui nous ont déjà trahis ».
9.  Arrêter de se plaindre des médias. « Trouvez ceux qui ont du mérite et formez votre propre ‘empire médiatique’, en partageant leur travail, et le vôtre, sur internet ».
10.  Rejoindre l’Armée du rire. Moore encourage les Américains à « ridiculiser » leur nouveau président et ne pas laisser le Saturday Night Live, Stephen Colbert ou Seth Meyers faire tout le travail. « Je suis convaincu que le coup de grâce pour ce président, ce qui va le faire éclater, ce seront les rires, les moqueries, l’insoutenable ridicule de dizaines de millions d’Américains qui vont le troubler profondément jusqu’à l’expulser de la Maison-Blanche », conclut Moore. 


ETATS-UNIS : POUR PROTESTER CONTRE TRUMP, 90 CINÉMAS VONT PROJETER « 1984 » ADAPTÉ D’ORWELL
Franceinfo
A L'ÈRE TRUMP, LE ROMAN D'ORWELL CONNAÎT UN REGAIN D'INTÉRÊT
Depuis l'arrivée à la Maison blanche de Donald Trump et l'avènement de ce que son administration appelle les "faits alternatifs", les ventes du roman d'anticipation de l'écrivain anglais George Orwell paru en 1949 ont connu un boom des ventes aux Etats-Unis, et dans une moindre mesure en Europe.
Pour la psychologue Marilyn Wedge, auteure d'une tribune sur le site Psychology Today, il est possible d'opérer un rapprochement entre "1984" et les pratiques de la jeune administration Trump. "Entrons-nous dans un régime autoritaire avec à sa tête un homme fort qui veut contrôler les esprits des Américains comme il a contrôlé ceux qui assistaient à ses meetings de campagne ? La réponse semble être oui. (...) Le nouveau président américain "essaye de nous faire croire ce que lui et ses conseillers déclarent plutôt que ce que nous disent nos propres yeux", estime-t-elle.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FAUT-IL RELIRE 1984 ?

Oui, j’ai lu « 1984 »qui m’a horrifié, c’était avant 1984, et je n’ai franchement aucune envie de le reprendre aujourd’hui. Je lui préfère de loin son Animal Farm
J’ai beaucoup de mal à me faire une opinion sur le bonhomme Donald  et l’étrange équipe qui l’entoure.
Trump, c’est le café du commerce au pouvoir.
Ce qui fait problème c’est que le café du commerce ne comprend rien et ne veut rien comprendre aux règles compliquées qui régissent la vie politique et la démocratie américaine. Trump et le Hitler du début de règne ont plus d’un point commun.
La démocratie est fort décriée aujourd’hui et pas seulement par Trump et je crains que cet héritage des Lumières soit un astre au déclin.
L’avenir est terriblement incertain.
Le désarroi du commun des mortels est impressionnant.
C’est ce qui risque de faire gagner Wilders aux Pays-Bas  et Le Pen en France.
Ce serait plus qu’un désastre pour l’Europe et pour chacun d’entre nous.
Ma génération aura connu un oasis au milieu du désert. Une parenthèse de liberté, de relative prospérité et même d’une réelle solidarité organisée (la sécu). On sent bien que tout cela est remis en question par la vox populi que la complexité de la vie politique agace et exaspère de plus en plus. Le bon peuple exige des politiciens musclées qui le rassurent et un discours simpliste et simplificateur ne le dérange pas. C’est ce qu’a parfaitement compris Donald Trump et mieux encore Marine Le Pen. Au mois de mai l’électeur français fera ce qui lui plait et cela risque de changer nos vies en profondeur.
MG




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