mardi 21 mars 2017

Allemagne: Martin Schulz élu à l'unanimité à la tête du parti social-démocrate


Le Vif
Le challenger de la chancelière Angela Merkel aux législatives de septembre, Martin Schulz, a été élu dimanche à la tête du parti social-démocrate allemand (SPD) avec 100% des voix, un score unique dans l'histoire du SPD. 



Martin Schulz © REUTERS
Alors que les médias allemands lui prédisaient un score supérieur à 90%, M. Schulz a même dépassé le record historique de 99,71%, obtenu en 1948 par Kurt Schumacher. Il a obtenu l'ensemble des 605 voix. "A partir de maintenant, le combat commence pour devenir le premier parti et conquérir la chancellerie", a déclaré, "profondément ému", l'ancien président du Parlement européen, 61 ans, à l'issu du vote des militants du SPD, réuni en congrès extraordinaire à Berlin.
Il succède au chef de la diplomatie allemande et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, qui présidait le SPD depuis novembre 2009 mais qui avait renoncé à mener la campagne pour les législatives du 24 septembre au profit de M. Schulz, beaucoup plus populaire que lui. "Je veux devenir chancelier", a encore martelé Martin Schulz, répétant sa volonté de déboulonner Mme Merkel, élue depuis 2005 et qui brigue un quatrième mandat consécutif. Désigné en janvier candidat du SPD pour les législatives, M. Schulz est donné au coude-à-coude avec Mme Merkel. Dimanche, il a confirmé le virage à gauche qu'il entend impulser au parti pour mieux se démarquer de la chancelière conservatrice : justice sociale, investissements dans l'éducation, égalité salariale hommes/femmes, davantage de soutien pour les chômeurs de longue durée et les salariés. (Belga)


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"JE VEUX DEVENIR CHANCELIER" 

C’est une information importante et ce pourrait être une donnée essentielle pour l’avenir de l’Europe et sa refondation « autrement ».
Une victoire du parti social-démocrate aux  élections fédérales de juin 2017 ne paraît désormais pas forcément exclue. Le bras de fer entre Angela Merkel et l’homme fort de Turquie Recep Erdogan ; l’entretien glacial et l’absence de poignée de mains avec le nouveau président américain Donald Trump et surtout, la caducité de l’accord conclu avec la Turquie en vue de contenir des millions de réfugiés syriens dans des camps de réfugiés turcs, tout cela contribue à affaiblir considérablement la chancelière et à faire pâlir son image en entamant son formidable capital de confiance.
Mutti, a cessé d’avoir la cote auprès des Allemands depuis qu’elle a autorisé, sous la pression du patronat allemand alléché par les bas salaires, l’arrivée de près de deux millions  de réfugiés et de demandeurs d’asile sur le territoire allemand en un peu plus de deux ans.
D’autre part les chances d’ Emmanuel Macron de succéder à François Hollande se renforcent de jour en jour. Il se pourrait donc qu’après le mois de juin, une impulsion nouvelle soit donnée au projet européen par un nouveau couple franco-allemand farouchement européaniste, au grand dam de tous les eurosceptiques du Vieux continent. Si on repasse le film de la brève histoire de l’union européenne qui fête ses 60 d’existence, on se doit de constater que ce sont des hommes d’exception qui lui ont donné les principales impulsions : le Français Jean Monet, l’Allemand Conrad Adenauer, le Belge Paul Henri Spaak, l’Italien de Gasperi, Jacques Delors, Giscard d’Estaing, Willy Brandt, Helmut Schmidt François Mitterrand, Helmut Kohl, Altiero Spinelli…
Les peuples d’Europe sont exaspérés par l’ésotérisme administratif de la commission. Ils rêvent non pas d’une autre Europe mais de l’Europe autrement, ce qui n’est pas du tout la même chose.
Et tandis que s’accumulent les nuages et que les cygnes noirs volent en escadrilles serrées, voici que surgit dans le ciel européen comme la promesse d’une éclaircie, voire d’une franche embellie. Acceptons-en l’augure.
MG

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