samedi 4 mars 2017

De l'excellence du Pacte de l'Excellence : lettre ouverte aux enseignants


Faut-il encore s'interroger sur l'excellence du Pacte de l'Excellence? Tout le monde était d'accord, tout le monde était enthousiaste. Alors, pourquoi ces réticences de la part des "acteurs"?


© Image Globe

Sans doute, les enseignants sont-ils très "mal informés par les PowerPoint des syndicats", selon Madame la Ministre de l'Education, (l'Écho, 9 février), et de ce fait, n'ont-ils toujours pas compris toute l'importance de ce "momentum historique" dont parle madame Milquet (Le Soir de ce 11 février). Et puis il y a mauvaise foi. Les enseignants, fait remarquer Madame la Ministre (Echo du 9 février), "n'osent pas sortir de leur zone de confort, ce qui se fait dans certains métiers".
Les écoles surpeuplées, dont les bâtiments, vétustes, conçus pour 500 élèves, en accueillent 900, où, faute de réfectoire suffisant, les élèves mangent dans les classes ou dehors sur le trottoir; où l'on donne cours, gelés l'hiver, dans des pavillons préfabriqués - et délabrés, qu'on chauffe au moyen d'un radiateur d'appoint ; où les salles de professeurs, surpeuplées, font qu'on ne s'entend pas et qu'on manque de chaises? Confortable.
Les classes de 30 élèves où il est question d'enseigner les langues de façon active? Les corrections du CE1D qu'il faut ventiler (1 point telle compétence, deux telle autre,...) ce qui représente une journée entière par classe de 30 sans compter l'encodage, rubrique par rubrique? Confortable.
Les changements de programme permanents où il est question tantôt des savoirs, tantôt des savoir-faire et tantôt...? Les rapports d'inspection de plus en plus pointilleux quant au respect des règles et des nouvelles normes, de plus en plus complexes, souvent inapplicables et qui demandent pour la préparation des leçons quantité de pages à noircir? Confortable.
Les cours qui se donnent sur "plusieurs écoles" comme dit notre ministre (entendez 3, ou 4 et bientôt 5, 6 voire 10 écoles différentes pour certains professeurs de religion ou de morale)? Confortable.
Les élèves (et souvent des parents) de plus en plus contestataires, irrespectueux, agressifs, violents même? Les élèves qui, maltraitant leurs professeurs, ne doivent pas s'attendre à être sanctionnés puisque, dans le pire des cas, il y aura ou des "séances de relaxation ou l'intervention de médiateurs extérieurs" car tout peut se discuter dans "un enseignement citoyen" (Sudpresse,17 novembre 2016)?Confortable.
Etonnant, dès lors, de constater que tant de jeunes n'imaginent même plus entreprendre des études pour faire carrière dans l'enseignement? Surprenants, les innombrables abandons de carrière et les départs multipliés avant l'âge de la retraite? Ahurissant, le nombre anormalement élevé de professeurs absents pour burnout ou dépressions graves, et qu'on ne peut remplacer en raison de la pénurie?
C'est le "manque de formation initiale des professeurs" qui est en cause, répète sur antenne et dans la presse écrite, Madame la Ministre, confortée en cela par les associations de parents et surtout par l'avis des 600 élèves interrogés à ce sujet. L'enseignant devrait reconnaître qu' il n'est plus adapté, "qu'il n'est plus le seul détenteur du savoir, en raison d'internet" et que "tout le système éducatif date du 19e siècle" comme le font remarquer ces associations.(Soirmag,28 janvier).
Et qu'on n'aille pas prétendre, par conséquent, que, dans notre société du 21e siècle, devenue société d'euphorie perpétuelle et de loisirs permanents, il n'y a plus guère de place pour les valeurs telles que travail, effort, émulation et étude, ni que des parents laxistes en crise d'autorité, après avoir démissionné dans leur devoir d'éducation de leurs enfants, s'en remettent de plus en plus souvent aux professeurs en désespoir de cause "parce qu'ils ne savent plus que faire de leur adolescent".
Dès lors, on ne peut que se réjouir des futures formations initiales et continues. Les professeurs seront "revalorisés" par des "tuteurs-coacheurs" durant trois jours de formation supplémentaires par an. Je pourrai ainsi me mettre à niveau et combler les lacunes que, licenciée en philologie classique, agrégée de l'enseignement secondaire supérieur, j'avais pu accumuler en près de 40 ans de carrière au cours de laquelle j'ai connu l'enseignement général, technique, professionnel, l'enseignement catholique, juif, et laïc ; carrière confortable au cours de laquelle, j'ai enseigné dans 17 écoles différentes, - et parfois fort éloignées de mon domicile, tantôt le grec, tantôt le latin, tantôt au degré inférieur, tantôt supérieur, tantôt en rénové, tantôt en traditionnel, tantôt le français, tantôt l'histoire, tantôt le cours de diction, tantôt celui des institutions sans oublier ma courte expérience de pion dans un internat.
Par ailleurs, pourquoi les professeurs se posent-ils des questions, disant que tout est flou dans les textes du Pacte : quelles options supprimées ? Combien d'emplois perdus? Qui assurera les cours individualisés? Combien d'heures supplémentaires à prester? Que seront les cours d'apprendre à apprendre? d'apprendre à entreprendre ou de polytechnique? Que deviendront les professeurs donnant cours dans la filière professionnelle? Comment seront sanctionnés professeurs et écoles "dans leur gestion autonome" en cas d' échec scolaire ?
Tout cela n'est qu'une question de "phasage qui n'a pas encore pu être mis en place faute de temps, d'autant que cela ne faisait pas l'unanimité" et que de fait "c'est vrai que l'enseignant aujourd'hui ne sait pas ce qui va lui arriver" explique Madame la Ministre qui se dit par ailleurs très "proactive par rapport à la volonté d'avancer" (l'Echo, 9 février).
Les "réformes sont ambitieuses". Le budget sera de "300.000 millions dont 250.000 ristournés" selon ses calculs de Madame la Ministre (l'Echo du 9 février), soit 50 millions (moins, les frais de publicité afin de motiver les professeurs et de rassurer les parents). Moins de 50 millions donc pour répondre à la croissance démographique, pour assurer les cours individualisés, pour organiser des cours de mise à niveau pour les primo-arrivants, pour payer les formateurs et les "coacheurs", pour créer de nouvelles options, pour investir dans le numérique, pour engager plus de personnel administratif afin d'aider les directions, pour améliorer aussi l'accueil de la petite enfance dans le maternel. L'idée, quant à elle, d'allonger la journée scolaire pour pallier les différences sociales et permettre aux enfants défavorisés d'être aidés dans leurs devoirs étant abandonnée en raison de son coût.
Le projet du Pacte a été étudié, et pensé, et diagnostiqué par la société McKinsey de management sur base de multiples rapports d'experts : non moins de 172 graphiques comparatifs mettant en lumière que l'on peut faire mieux avec moins. Car ceux-ci nous démontrent clairement, statistiques à l'appui, que notre enseignement, comparé à d'autres, n'est pas efficace. Ainsi, au Japon, il y a moins d'heures de cours; en Israël, il n'y a pas de redoublement; en Corée, les classes sont plus nombreuses, et à Singapour ou au Sri Lanka, les professeurs prestent plus d'heures tout en étant moins bien payés. Mais il y a aussi, pour conforter la démonstration, l'exemple de l'Inde, de l'Australie, du Canada et du Mexique et du Brésil...De l'enseignement en Flandre,(sans tronc commun, avec orientation selon les trois filières traditionnelles dès 13 ans, et qui est parmi les plus performants du monde), il ne sera pas question car, "vu les différences sociales entre le nord et le sud du pays, le public n'est pas le même".
La conclusion? on peut lire dans une annexe confidentielle du rapport de McKinsey (mais qui a paru sur internet) que "l'analyse se basant sur des données comptables...ce programme pourrait apporter certains "quick wins" déjà endéans 18 mois au sein de certaines entités du système, mais surtout des améliorations sensibles à l'échelle de tout le système d'ici 6 années". Rassurant.
Rita-Marie Levecque - Professeur de langues anciennes


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMPRENDRE LA COMPLEXITÉ DU MONDE RÉEL.

Ma première réaction, « épidermique », fut de dénoncer deux cartes blanches corporatistes : touche pas à mon latin, bas les pattes de ma géographie. Pardon, je me suis ressaisi en lisant attentivement ces deux textes, il n’est, de fait absolument pas question de cela. Au contraire, ces deux analyses qui se complètent et se répondent touchent à l’essentiel : la qualité de l’enseignement. Et c’est précisément cela qui fiche le camp en Communauté française dite Wallobrux.
Intéressant : désormais les futurs profs devront passer un test de français.
C’est dire le niveau des diplômés de l’enseignement organisé en Communauté française.
Petite révolution en vue à l’entrée de la formation initiale des enseignants : « dès 2019, l’accès aux études menant à un diplôme d’instituteur (trice) ou de d’enseignant(e) en secondaire sera soumis à la présentation obligatoire d’une épreuve de maîtrise du français. »
Cela fait des années que les formateurs d’enseignants, particulièrement en haute école, attirent l’attention des pouvoirs publics sur les lacunes des jeunes à l’entrée. Le groupe de travail qui planche sur de la réforme de la formation initiale a donc proposé au ministre Marcourt d’instaurer ce test avant l’inscription dans la filière. On parle bien d’un test obligatoire mais non contraignant (comparable à ce qui se pratiquait en médecine jusqu’à la dernière rentrée académique), rien à voir donc avec un examen d’entrée (qui lui aura lieu en médecine dès septembre 2017). En effet, un examen d’entrée de ce type viderait rapidement les auditoires des hautes écoles.
Le mouvement sociopédagogique “Changement pour l’égalité” mettait le doigt sur le problème : « Partout, mais alors vraiment partout, la question de la maîtrise de la langue et du bagage avec lequel les étudiants arrivent en Haute École est évoquée comme la difficulté principale et la cause d’échec essentielle. Mais ce que couvre la maîtrise de la langue est vaste et formulé de manière diverse selon les formateurs. Pour tous, le manque de maîtrise de l’orthographe n’est qu’un épiphénomène de ce manque de maîtrise de la langue. »
Est-ce grave docteur ? C’est toute la crédibilité de notre enseignement qui est en jeu. Les candidats instituteurs et régents qui s’inscrivent en première année ont tous réussi leur enseignement secondaire. S’ils ne maîtrisent pas le français tout en étant certifiés, à qui la faute ? Aux carences et insuffisances de notre enseignement francophone, bien évidemment. Mis comment transformer ce cercle vicieux en un cercle vertueux ? Sans doute était-ce l’ambition du pacte d’excellence.
MG


LA GÉOGRAPHIE : UNE CLÉ POUR NOTRE FUTUR ... MISE À MAL PAR LE PACTE D'EXCELLENCE
Contrairement à l'avis du Groupe de travail Géographie du Pacte pour un Enseignement d'excellence (GT GEO), le Projet d'avis n° 3 du Pacte de décembre 2016 confirme la scission en deux de la géographie dans deux domaines différents : la Géographie physique dans celui des Mathématiques et des Sciences, et la Géographie humaine dans celui des Sciences humaines. Ce choix nous paraît tout à la fois malheureux et anachronique.


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1. SÉPARER LA GÉOGRAPHIE PHYSIQUE DE LA GÉOGRAPHIE HUMAINE, C'EST CONSERVER UNE VISION ÉTRIQUÉE ET ANCIENNE DE LA DISCIPLINE
Premièrement, c'est nier la spécificité même de la discipline originelle qui est d'articuler les Sociétés et leurs environnements au travers de leurs interrelations dans un cadre spatial. Par ce fait, c'est empêcher les élèves de mesurer l'ampleur des défis qui nous attendent sur des questions telles que le réchauffement climatique, les risques naturels ou la juste utilisation des ressources, et leurs corollaires que sont les migrations, l'insécurité alimentaire et la géopolitique. À une époque où l'excès d'information - voire de désinformation - noie l'information, où les postulats philosophiques, religieux ou politiques se substituent à une démarche critique reposant sur des valeurs scientifiques, la dichotomie proposée freinera encore un peu plus la capacité des élèves à décoder les informations disponibles et à les mettre en relation, à rechercher les liens entre les composantes physiques, biologiques et humaines afin de comprendre la complexité du monde réel.
D'autre part, séparer Géographie physique et Géographie humaine fait référence à une distinction "académique" à visée strictement politique de la fin du XIXe siècle en France qui a été largement remise en cause depuis dans la plupart des pays. Si la distinction garde un sens dans les recherches les plus pointues (et, dans ce cas, la géographie se décline en bien plus de spécialités), elle est contreproductive dans l'enseignement jusqu'au niveau des Masters.
2. UNE GÉOGR@PHIE OUVERTE SUR LE MONDE ET SUR L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE
Mais c'est ensuite et surtout ignorer le renouvellement complet des sciences géographiques depuis près d'un demi-siècle suite à l'émergence de l'information géographique sous forme numérique. Des images satellitaires aux systèmes de positionnement par satellites (tels GPS ou Galileo), des géo-portails aux globes virtuels, de la récolte volontaire de données (geo-crowdsourcing Open Street Map ou Google par exemple) au partage de données personnelles géo-localisées sur les réseaux sociaux, la géomatique a conduit le grand public en général, et les jeunes en particulier, à redécouvrir et à se réapproprier une certaine forme de géographie. Il paraîtrait inconcevable d'ignorer cette évolution, de ne pas profiter de l'attrait qu'elle suscite auprès des jeunes générations et du succès qu'elle rencontre en termes de débouchés professionnels.
Il convient donc de former les élèves à l'acquisition, la gestion et la visualisation des informations numériques spatialisées et surtout à leur intégration, que ces données relèvent de la nature ou de l'action de l'homme. Et c'est précisément grâce à cette capacité d'intégration et d'analyse des données dans un cadre spatialisé que la géographie est aujourd'hui au coeur des recherches et des applications multidisciplinaires. De l'archéologie à l'épidémiologie, du développement territorial à la climatologie, de l'analyse criminelle à la conduite des véhicules autonomes, les exemples ne manquent pas !
3. PLUS D'EXCELLENCE...OU MOINS DE QUALITÉ
Le pacte envisage également, pour le tronc commun et surtout au-delà, la création d'un cours intégratif, pluridisciplinaire, composé de quatre disciplines - histoire, géographie, sociologie, économie politique. Si on peut certes objecter que la réalité n'est pas tronçonnée ou cloisonnée en disciplines, il est par contre nécessaire que chacune des disciplines apporte son expertise, son angle de vue et ses méthodes, et chaque enseignant la passion qu'il a pour sa discipline, qu'il pourra communiquer à ses élèves. Le cours de géographie ne peut dès lors se dissoudre dans un "cours de tout" comme le disent nos collègues historiens.
Il s'agit pour nous d'une condition indispensable pour susciter le plaisir d'apprendre et pour oeuvrer à un enseignement à visée émancipatrice consistant à armer les élèves (en particulier ceux qui ne peuvent les acquérir dans leur milieu familial) de savoirs diversifiés, précis, complexes qui leur permettront d'agir et de transformer le monde en un monde plus juste, plus égalitaire et plus respectueux de l'environnement .... et pas seulement former des jeunes "prêts à l'emploi". Parallèlement, nous plaidons pour un volume horaire suffisant (deux périodes par semaine), notamment dans le secondaire supérieur car il est impossible d'accompagner ses élèves dans un réel apprentissage en classe ou sur le terrain avec une vingtaine d'heures par an...
Par contre, nous sommes favorables et même enthousiastes à une concertation et à la co-construction d'apprentissages avec d'autres disciplines (non seulement les Sciences et les Sciences humaines mais aussi les Mathématiques ou le Français) notamment dans le cadre de moments de pluri-multi-inter-disciplinarité et/ou à travers l'étude de thèmes communs travaillés parallèlement dans chacune des disciplines.
4. UNE DISCIPLINE UNIFIÉE, RÉSOLUMENT TOURNÉE VERS L'AVENIR
Aujourd'hui, dans un monde cartographié, photographié, recensé, inventorié, l'objectif d'un cours de géographie n'est plus de donner un nom à un sommet ou à un fleuve, de dresser une liste des capitales ou des pays. Il s'agit désormais de pouvoir analyser et critiquer les informations disponibles, de savoir utiliser en connaissance de cause tous les outils, de se doter d'une méthode d'analyse (la démarche géographique) afin de se forger une opinion la plus correcte possible, avant de prendre position, de poser des choix responsables et enfin de mener des actions. En outre, grâce aux outils qu'elle développe, la géographie peut préparer les élèves à la société du numérique, à mieux distinguer le virtuel du réel, à mieux appréhender les espaces dans lesquels ils vivent, se déplacent ou rêvent de voyager. Enfin, qu'il nous soit permis de rappeler l'importance, en géographie, de l'éducation par et pour l'environnement, de la place fondamentale qu'elle réserve aux relations entre nous et notre cadre de vie. À ce titre, la Géographie est directement impliquée par les relations qui touchent à l'identité territoriale et à l'ancrage de toute personne dans son environnement. La géographie est donc un vecteur fondamental pour former des citoyens responsables qui habitent véritablement les lieux qu'ils utilisent, qui se sentent concernés par leur devenir, tout autant que par les lieux distants qu'ils impactent du fait de leurs comportements.

Signataires
Jean-François Close, Président de la Fégépro
Jean Michel Decroly, Président du Département Géosciences, Environnement et Société ULB
Marie-Laurence De Keersmaecker, Prof. Didactique de la Géographie UCL
Anne Dubreucq, Prof. Didactique de la Géographie ULB et HE Francisco Ferrer
NataCha Duroisin, Chercheure postdoctorale lnstitut d'Administration scolaire UMons
Claudio Foschi, Membre du GT GEO du Pacte
Sabine Henry, Présidente du Département de Géographie de l'UNamur
Geoffrey Houbrechts, Vice-Président du Département de Géographie de l'ULg
Bernadette Mérenne-Schoumaker, Présidente du GT GEO du Pacte
Christine Partoune, Prof. Didactique de la Géographie ULg et HELMo Liège
Sophie Vanwambeke, Présidente du Département de Géographie de l'ULC
Carte Blanche


Les alcootests positifs de Marie-Martine Schyns écorneront-ils son image?
C’est le genre de "Une" qui fait du bruit. Ce mercredi matin, les journaux Sudpresse révélaient que Marie-Martine Schyns avait été contrôlée positive à l’alcootest à deux reprises. Une fois le 26 mars 2016, et une autre fois le 14 janvier 2017 à Battice, alors que la ministre rentrait d’une soirée. Une information judiciaire a été ouverte au parquet général de Bruxelles.
Pour autant, la ministre a plutôt bien géré sa communication "de crise". Elle a reconnu ses torts et n’a pas cherché à se placer au-dessus des lois. Son parti a adopté le même ton. "Marie-Martine sait qu’elle a une responsabilité plus lourde que quiconque, a réagi le président du CDH Benoit Lutgen . Elle doit donc faire en sorte que ça ne se reproduise plus jamais."
"C’est une affaire qui devrait rester un épiphénomène, commente de son côté le politologue Jean Faniel, le directeur du Centre de recherche et d’information socio-politiques (Crisp). Si l’affaire en reste là, cela ne devrait pas amoindrir son poids politique. Cela ne devrait pas non plus affecter le Pacte qui n’a pas eu besoin de cet événement pour être débattu."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MARIE MARTINE A SOUFFLÉ DANS LE ROUGE

Il y a avait Marie Martine à l’école, voici que sort un nouveau volume : Marie Martine et la dive bouteille.
Ce n’est pas dramatique mais cela fait très mauvais genre, surtout cela fait jaser dans les salles des profs de Wallobrux.
Déjà que sa défense du pacte de Joëlle est relativement calamiteuse, ceci devrait  donner le coup de grâce à sa crédibilité dans le milieu enseignant et syndical et mettre à mal le pacte qui devait être le fleuron de la législature.
Décidément les hommes et les femmes politiques font un maximum pour écorner leur image. Déjà on avait bien ri en apprenant qu’elle avait lissé ses jolies boucles dans le dessein d’assister incognito à une réunion du MR. 
Faut croire que le moule est brisé et que le CDH n’est plus à même de proposer des pointures politiques.
Après les cuites de Marie Martine la gueule de bois du CDH.
Le pacte d’excellence titube.
MG

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