lundi 13 mars 2017

'Comment fonctionne la génération 'et/et', ces jeunes qui veulent tout'



© Getty Images/iStockphoto



Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta. In Le vif 

Ils ont entre 20 et 35 ans, les sociologues les appellent la génération Y ou Z pour les plus jeunes d'entre eux, ils sont nés après la chute du mur de Berlin et pendant les attentats du 11 septembre. Un autre point commun est qu'ils ont eu accès dès l'enfance à un téléphone portable relié à Internet, raison pour laquelle d'autres sociologues parlent d'une génération de "digital natives".

En réalité, comme le fait remarquer le site Wikipedia, ce n'est pas parce qu'ils sont nés en pleine ère digitale qu'ils sont tous des as en informatique ou des créateurs de contenus numériques en puissance. La preuve, si tous ces jeunes ont un compte Facebook, la plupart l'utilisent pour simplement consommer des informations et non pas pour en créer.
L'assureur AXA a réalisé un sondage pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de cette génération qu'on qualifie aussi de génération "et/et". Pourquoi "et/et" ? Parce que ces jeunes veulent à la fois avoir un job intéressant et disposer d'une vie sociale très riche, d'où la double conjonction "et/et". En langage populaire, nous dirions qu'ils veulent le beurre et l'argent du beurre, et sans doute aussi le sourire de la crémière.
Cette attitude "et/et" se manifeste également pour leur désir de logement, selon le sondage réalisé par AXA. La génération "et/et" essaie de trouver un compromis entre son rêve de devenir propriétaire de son bien immobilier, mais les représentants de cette génération ne veulent pas sacrifier leur vie sociale pour autant. Qu'ils soient plus âgés ou plus jeunes, parmi les critères de choix d'un logement, ce qui revient en tête, ce sont l'espace et le calme. Mais si les propriétaires plus âgés étaient prêts à adapter leur mode de vie pour avoir un bien plus grand - en clair, sacrifier des sorties, des restaurants ou des voyages à l'étranger pour s'offrir le bien convoité - il n'en va pas de même pour la génération Y ou Z, qui elle ne veut pas faire de sacrifices.
Le résultat de cette contradiction est simple: la première habitation devient un compromis. Ce n'est pas l'appartement ou la maison de leur rêve, mais ils peuvent se permettre de faire encore des sorties ou de voyager ailleurs qu'à la côte belge. Par conséquent, les jeunes acheteurs d'un bien immobilier acceptent d'avoir un jardin plus petit, de ne pas disposer d'un garage ou de se contenter de finitions provisoires ou moins chères, comme l'écrivent nos confrères de l'Echo. C'est aussi la raison pour laquelle, lorsqu'elle est sondée, la moitié seulement de la jeune génération se dit satisfaite de son logement contre 75% pour les générations plus âgées.
Les promoteurs ont bien compris les nécessités de cette jeune génération, et c'est la raison pour laquelle, à Bruxelles, les appartements neufs sont souvent de taille plus réduite qu'auparavant. C'est une manière de réduire les prix d'accès au logement, mais en réduisant l'espace.
La génération "et/et" arrive donc à se loger, mais elle a aussi compris que pour le sourire de la crémière, il faudra repasser...


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NE LEUR JETONS PAS LA PIERRE 

Après tout, s’ils sont ainsi, à qui la faute ? A l’éducation reçue dans les familles, à la formation intellectuelle dispensée par l’enseignement, à la société de surconsommation ?
Encore un petit supplément de frustration et cette génération se révoltera contre une classe politique qui se montre indigne de la confiance qui lui est faite par l’électeur  et fait main basse sur l’argent public à son propre profit. Le spectacle qu’offrent au citoyen les dirigeants indélicats de Publifin, Ores et autres intercommunales est absolument révoltant. L’affaire des trois Guy et des pots de vin d’Agusta, fabricant d’hélicoptère est dans toutes les mémoires. Les dessous de table étaient plantureux mais ils provenaient pas de fonds de corruption privés.
Cette fois il s’agit d’un véritable hold-up sur les finances publiques et cela touche au bien être des administrés.
Ce qui relie les "dossiers" Publifin et Ores :
« Les mandataires politiques rémunérés à travers des intercommunales ne s'opposent pas, jamais, aux décisions des opérateurs énergétiques qu'ils sont censés contrôler en siégeant, précisément, dans ces intercommunales. Et font en sorte que leur commune suive les consignes, au pas et en rangs serrés.
En validant toutes les politiques, tarifaires comprises, menées par les opérateurs énergétiques, ces élus, depuis leur commune comme depuis l'intercommunale dans laquelle ils ont siégé, ont contribué à surévaluer le coût de l'énergie, en Wallonie.
A cause de ces pratiques, depuis des années, la facture d'électricité du consommateur est beaucoup plus élevée que ce qu'elle aurait dû et devrait être. C'est là que réside assurément le véritable scandale. » (Le Vif)
A juste titre, les citoyens estiment qu’en gonflant les factures d’électricité notamment, c’est dans sa propre poche  qu’on prélève l’argent qui enrichit les parvenus. On s’étonnera que le Président du PS qui fit mine autrefois de croire qu’il déteste les parvenus ne prononce pas une vague d’excommunications, autrement dit d’exclusions. La démission « spontanée » du président de la fédération liégeoise serait-elle un premier signal ?
La sanction des urnes sera sanglante à l’avantage d’un PTB qui n’entend rien à la gouvernance.
Il deviendra impossible de former des coalitions fédérales et régionales et ce sera le chaos. Merci les parvenus.
MG 


C’EST VOUS QUI LE DITES SUR LA COMMISSION PUBLIFIN: «À QUOI BON PRÊTER SERMENT?»
Aurore Duplessis (st.) Le Soir

Les internautes du « Soir » expriment leur mécontentement vis-à-vis des témoignages d’André Gilles et Stéphane Moreau lors de la commission d’enquête.
LES FAITS
L’intercommunale wallonne Publifin, autrefois appelée Tecteo, se retrouve au cœur d’un scandale financier révélé par Cédric Halin, échevin des Finances à Olne. Il découvre, en usant de son droit à consulter les documents relatifs à la gestion des intercommunales, que des comités de secteur composés de 26 élus qui ont touché des montants astronomiques (de 1.340 à 2.871 euros brut par mois), sans rien faire ou presque. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet général de Liège.
Alors que la commission parlementaire d’enquête sur le dossier Publifin a repris ses travaux jeudi 9 mars à Namur, de nouvelles révélations viennent entacher l’image de Publifin et de leurs dirigeants, André Gilles et Stéphane Moreau. Un témoin a raconté à la justice liégeoise la présence d’André Gilles et Stéphane Moreau chez Publifin le 22 février, alors qu’ils étaient sous certificat médical. Des pièces auraient été construites de toutes pièces, d’autres escamotées. Les intéressés nient. Entendus par la commission d’enquête, leurs témoignages sont jugés par certains incomplets ou flous.
C’EST VOUS QUI LE DITES
Vous êtes nombreux à trouver que les argumentaires d’André Gilles et de Stéphane Moreau sont dénués de vérité. C’est le cas de Michel L. : «  Serment d’hypocrite et son président de Mons qui est muet. Plus le vol et l’arnaque sont énormes, moins on est poursuivi  ». Nicolas C. partage aussi cet avis : «  Ça sert à quoi de prêter serment ?! il est censé dire la vérité après ça ?  ».
Après leur prise de parole respective, les réactions sont mitigées. Ils tentent « clairement de noyer le poisson et de déplacer le débat  », exprime Gilles, avant de terminer, «  j’espère que les parlementaires garderont le bon cap et ne se laisseront pas emmener sur un autre terrain…  ».
Une opinion reprise aussi par Roland, qui estime «  qu’après la prestation de M. Gilles jeudi, M. Moreau nous donne une nouvelle brillante démonstration de langue de bois, d’enfumage et de noyade de poisson…  ». Tout comme Jean, qui souligne le fait que la présentation de Stéphane Moreau est particulièrement longue. Pour lui, ce dernier ne cherche pas à noyer le poisson mais, «  il va l’assommer avec ce ‘Powerpoint’ sans intérêt. L’enjeu, c’est sa responsabilité dans les jetons de présence, dans la manière de gérer en parallèle ses différents postes, son salaire de maharadjah…  »
Dans son édito, Béatrice Delvaux écrit, «  on a déjà eu droit aux certificats médicaux, comparutions marathoniennes, éclats de voix indignés et, jeudi, on a franchi une étape d’un autre type avec un procès-verbal de la police judiciaire pour abus de biens sociaux, concussion, faux et usage de faux, le tout débouchant sur des perquisitions et plaintes en diffamation  ».
«  Mais en faisant durer les débats, en cherchant à sauver leur tête, mais peut-être surtout en étant incapables de se départir de leur conception très « personnelle » de la gestion d’un groupe public, les hommes qui ont comparu devant la commission jusqu’à présent ont surtout ajouté des stations au chemin de croix de la politique wallonne  ».

VOUS AVEZ AIMÉ PUBLIFIN ? VOUS ALLEZ ADORER ORES
Thierry FiorilliRédacteur en chef du Vif/L'Express
C'est une des questions essentielles que pose le scandale Publifin. Sans doute même la question primordiale : pourquoi payer des élus politiques, dans des comités de secteur, pour ne même pas assister à des réunions qui n'ont de toute façon aucune utilité ? 


© DR
Tout le monde s'est légitimement indigné du principe, des montants, des cumuls de mandats dans d'autres intercommunales et dans d'autres comités, des conflits d'intérêts potentiels, des placements et replacements ici ou là de proches, de parents et de fidèles, de l'estompement des normes, de l'enrichissement personnel avec de l'argent public. Mais restait cette interrogation : pourquoi donc payer quelqu'un pour ne rien faire ? Depuis plus de deux mois, au sein de la rédaction du Vif/L'Express, et parallèlement à toutes nos investigations et toutes nos révélations, nous cherchons la réponse. Et inlassablement, une seule fusait : on paie pour asseoir son pouvoir. Re-questions, du coup : oui, mais quel pouvoir exactement ?
Il nous semble pouvoir y répondre, désormais. Grâce à un conseiller communal PS de Genappe, Jean-François Mitsch, spécialisé dans les questions énergétiques. En assistant, intrigué, interloqué puis ulcéré, depuis trois ans, à la façon dont sa commune semble valider, sans réel débat, toute politique menée, dans ce cas-ci, par Ores. Cette gigantesque intercommunale gère la distribution du gaz et de l'électricité dans pratiquement toute la Wallonie, à l'exception de la province de Liège, où le réseau est aux mains de Resa, qui appartient à l'empire Publifin-Nethys. Cette gigantesque intercommunale n'a pas payé des mandataires pour ne rien faire mais des élus d'un peu partout ont notamment siégé dans ses comités de secteur, jusqu'à leur liquidation fin de l'année dernière, contre rémunération tout à fait réglementée et pour des réunions tout à fait effectives. Reste que Mitsch considère qu'en payant ces élus, Ores, qui regroupe 197 communes, s'est assuré en fait de leur docilité. Par exemple chaque fois qu'il a été question d'opération financière, nécessitant des dépenses communales mais pouvant, à terme, leur générer des dividendes.
C'est ce qui relierait les "dossiers" Publifin et Ores : les mandataires politiques rémunérés à travers des intercommunales ne s'opposent pas, jamais, aux décisions des opérateurs énergétiques qu'ils sont censés contrôler en siégeant, précisément, dans ces intercommunales. Et font en sorte que leur commune suive les consignes, au pas et en rangs serrés.
On comprend dès lors pourquoi certains ont été payés pour ne rien faire, dans les comités de secteur Publifin. Surtout, en creusant et confrontant les soupçons du conseiller de Genappe, on découvre un scénario qu'accréditent d'autres experts : en validant toutes les politiques, tarifaires comprises, menées par les opérateurs énergétiques, ces élus, depuis leur commune comme depuis l'intercommunale dans laquelle ils ont siégé, ont contribué à surévaluer le coût de l'énergie, en Wallonie. Le discours vaut aussi sans doute en matière de télédistribution, entre autres.
Conclusion de plusieurs spécialistes qui s'expriment dans notre vaste enquête, cette semaine : à cause de ces pratiques, depuis des années, la facture d'électricité du consommateur est beaucoup plus élevée que ce qu'elle aurait dû et devrait être. C'est là que réside assurément le véritable scandale. 

WILLY DEMEYER REMET LA PRÉSIDENCE DE LA FÉDÉRATION PS ET QUITTE SON MANDAT PARLEMENTAIRE
Le Vif 

Willy Demeyer, président de la fédération liégeoise du PS, renonce à son mandat de président et abandonne son mandat de député à la Chambre, a-t-il annoncé vendredi soir.
C'est au cours d'une assemblée de la fédération qui se tient au centre-ville de Liège que Willy Demeyer a fait cette annonce. Ce qu'il a ensuite confirmé sur son compte Twitter. "Il faut poser des actes! Je remets entre vos mains mon mandat de président de la fédération et je lance la procédure électorale", a ainsi publié Willy Demeyer, qui a également fait savoir qu'il mettrait fin à son mandat de député fédéral pour se consacrer pleinement à la Ville de Liège dont il est le bourgmestre depuis 1999. Les prochaines élections communales auront lieu en octobre 2018. Sa remplaçante au parlement fédéral devrait être Linda Musin, qui a déjà siégé à la Chambre.
Si l'assemblée semblait surprise, cette annonce ne l'est pas vraiment car elle s'inscrit dans le prolongement des événements des derniers jours dans l'affaire Publifin et qui concernent plus particulièrement Stéphane Moreau, le patron de Nehtys qui quittera le maïorat d'Ans, et André Gilles, qui a annoncé jeudi qu'il démissionnait de ses mandats à la Province de Liège et dans Publifin.
M. Demeyer est l'un des cinq hommes forts de la fédération liégeoise aux côtés de M. Gilles, de M. Moreau, du député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot, et du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt.

Willy Demeyer © BELGA


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE « PARRAIN » FAIT UN PAS DE CÔTÉ ?

Mais il n’y a aucun souci à se faire, la relève est bien assurée :
« M. Demeyer est l'un des cinq hommes forts de la fédération liégeoise aux côtés de M. Gilles, de M. Moreau, du député-bourgmestre de Seraing, Alain Mathot, et du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt. »
Mais n’avons-nous pas oublié dans la liste le fils de « papa » Dardenne ?






Aucun commentaire: