vendredi 17 mars 2017

Madame Olga Zrihen, fallait oser


Le Vif


Olga Zrihen © Belga 

"C'est l'indécence la plus totale. Des montants scandaleux, inadmissibles, nous parlons d'argent public, pas privé." Propos tenus par Madame Olga Zrihen, présidente de la Commission d'enquête Publifin. Il faut oser.

Si le salaire de Stéphane Moreau vous semble scandaleux et inadmissible, à partir de quel montant considérez-vous un salaire comme juste et équitable ?
A supposer que le montant de vos rémunérations vous suffise - ce dont je doute puisque vous l'arrondissez avec plusieurs mandats rémunérés et que, pendant plusieurs années, vous avez même bénéficié (sans y opposer trop de résistance) d' un complément de 1800E /brut par mois.
Je ne discuterai pas du bien-fondé ni de la réalité de votre travail à la Caisse des retraites des Sénateurs, je constate simplement que votre successeur, après réorganisation des tâches, s'est contenté de 125€ en jetons de présence d'où une économie annuelle de 20.100€ pour le contribuable. Quelqu'un aurait pu y penser plus tôt.
J'ignore à quel montant exact s'élève aujourd'hui votre chèque de fin de mois (je ne vous demanderai pas d'aller le vérifier- ce n'est pas dans vos habitudes) ce dont je suis certain c'est qu'il se situe à bonne distance du salaire moyen...et que par rapport à la paie d'un ouvrier, il devient stratosphérique.
Si je peux tolérer une telle pratique chez les chantres du Libéralisme, je ne peux l'accepter de tous ceux qui se prétendent Socialistes et qui vivent sur un nuage de fric, loin des réalités. Nous ne sommes certes plus à l'époque de la lutte des classes mais je pense que la gauche "caviar" nous y ramène à toute vitesse.
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il s'agit d'abus de pouvoir ou d'usurpation puisque tout cela est légal mais le fait de bénéficier de tels revenus finira par m'y faire penser.
L'exemplarité a pris de fameux coups de pied au cul; vous pourrez toujours me répondre que vous n'êtes pas la seule à lui en avoir donné et que certains ont même frappé plus fort que vous.
Je me pose la question de savoir s'il est opportun que vous réagissiez de cette façon alors que votre salaire net, sans y ajouter divers avantages, est déjà si particulier. Le commun des mortels pourrait être choqué par vos propos et vous les retourner le plus naturellement du monde .
J'attends, sans me faire la moindre illusion, un parlementaire qui, le premier, poussera le sens du devoir jusqu'à rendre son salaire plus décent, moins scandaleux, plus admissible puisqu'il est question d'argent public, pas privé....
A la limite, je préfère un vrai voleur à un faux gendarme.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CRÉPUSCULE DES PARVENUS ? 

Ce que l’on instruit dans cette commission parlementaire présidée par une socialiste confortablement installée dans le système, c’est en réalité le procès, non pas de la démocratie, mais d’une certaine interprétation de celle-ci dans sa version « particracie » au profit d’une poignée de mandataires parvenus. «Personne ne va croire que que ce système a été décidé par quelques membres d’un comité de secteur d’une intercommunale. C’est un système négocié politiquement et concerté entre les partis» (O. Maingain).
Il est bien certain que si le président du parti socialiste belge continue à se draper dans le silence et l’indifférence, l’érosion de sa formation politique au bénéfice du BTP ne cessera de progresser. Il est clair que ceci rendra extrêmement difficile la formation de nouvelles majorités en 2019. Bart de Wever a déjà laissé entendre qu’il sortira des armoires sa thématique communautaire dans le dessein de mettre en route un processus permettant à la Flandre de s’éloigner définitivement d’une Wallonie bruxelloise qui apparaît de plus en plus corrompue.
Pas question de prendre position en faveur ou contre cette carte blanche perfide. Ce qui est sûr c’est qu’elle reflète les convictions d’un nombre croissant de citoyens indignés.
Ni le parti de Marine Le Pen, ni celui de Geert Wilders, ni le PTP ni Alternativ für Deutschland n’ont la moindre chance de réformer notre système et de nous sortir de la crise. Que du contraire.  En revanche, ils séduisent une opinion publique écœurée par le comportement de certains de ses dirigeants  plus intéressées par l’enrichissement personnel que par l’engagement en faveur de la collectivité. Elio Di Rupo les a appelés « les parvenus » mais il n’est pas parvenu lui-même à mettre fin à leurs agissements, que du contraire. Il y a vraiment très peu de chances que ce président astucieux mais fatigué atteigne l’horizon des prochaines élections. Laurette Onkelinx trépigne dans les starting-blocks et le très ambitieux Paul Magnette est prêt à troquer sa casquette de ministre président pour le siège du boulevard de l’empereur si qui ferait de lui l’homme le plus puissant de Wallo Brux. 
MG 


MAINGAIN SUR PUBLIFIN: «C’EST UN SYSTÈME CONCERTÉ ENTRE LES PARTIS»
Le Soir

Le président de Défi estime que tous les participants au système doivent être sanctionnés.


• © Le Soir / Dominique Duchesnes
Le président de Défi, Olivier Maingain, crie son «ras-le-bol du bal de l’hypocrisie» à la suite des révélations du scandale Publifin samedi dans les colonnes de La Libre Belgique. «Personne ne va croire que que ce système a été décidé par quelques membres d’un comité de secteur d’une intercommunale. C’est un système négocié politiquement et concerté entre les partis», affirme-t-il.
Olivier Maingain en profite pour s’attaquer à la culture politique à Liège. «Il y a une sorte d’omerta pour mettre en place des systèmes tels que ceux-là.»
D’après lui, il s’agit à présent de sanctionner les administrateurs de Publifin qui ont mis en place le système. Il appelle à ce que tous les participants soient démissionnés et sanctionnés, en ce compris Stéphane Moreau, l’administrateur délégué de Nethys, une société détenue par Publifin. «Qu’on se donne les moyens de les révoquer», plaide-t-il.


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