dimanche 19 mars 2017

Moody’s dégrade la note de la Wallonie


L’évaluation de l’agence passe de A1 à A2, mais avec perspective stable. 


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L’agence de notation Moody’s a décidé de dégrader la Wallonie qui passe du niveau A1 au niveau A2, avec toutefois la mention de «  perspective stable ».
Les arguments de l’analyste du risque financier sont constants. Un : alors que les réformes de l’État lui ont accordé davantage d’autonomie fiscale, la Wallonie tarde à actionner ce levier pour assurer l’équilibre de ses finances. Deux : les efforts sont insuffisants pour maîtriser l’endettement, qui risque de se dégrader plus encore.
Mais le commentaire « stable » indique aussi que la Wallonie est en mesure de contrôler la situation. « Ce rang A2 à perspective stable ne laisse entrevoir aucune baisse à très court terme et devrait rester inchangé durant les 18 prochains mois » , a commenté dès samedi le ministre du Budget qui devrait profiter du délai qui lui est imparti pour accoucher de la vaste réforme fiscale promise depuis le début de la législature. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA JEUNESSE WALLONE COMME ULTIME RECOURS? 

Jules Gheude se fait vieux, pourtant ses analyses  sont toujours d’une rare pertinence. Il nous rappelle qu’en 2005 Elio Di Rupo, alors à la fois président du PS et ministre président de la région wallonne (joli cumul) lança à propos des scandales de Charleroi : « j’en ai marre des parvenus ; il n’y a pas place au parti socialiste pour les parvenus » ;
Douze ans plus tard on ne parle plus que des parvenus qui  opèrent en meutes dans la sphère liégeoise. De quoi « creuser un fossé entre le citoyen et la politique et de quoi surtout donner du grain à moudre aux velléités populistes qui minent les fondements de notre démocratie. » Jules Gheudhe est formel : Elio Di Rupo ne saurait plus longtemps incarner l’avenir du PS.
En 1999, la  N-VA n’existe pas encore,  pourtant le parlement flamand se déclarait ouvertement en faveur d’une option résolument confédéraliste. Bart de Wever a donc beau jeu de déclarer  aujourd’hui qu’un gouvernement de coalition avec le PS ne saurait s’envisager en 2019 sans un accord préalable sur le confédéralisme. Mais pour Elio Di Rupo, il ne pourrait être question de faire le moindre pas en direction du confédéralisme. Le parti socialiste entend  effectivement vouloir « préserver la sécurité sociale et garantir les revenus des travailleurs et des pensionnés : le PS exige un abaissement de la pension à 65 ans un retour à l’indexation des salaires, de meilleurs soins de santé et l’individualisation si des droits sociaux. »
Pour le surplus, il ne saurait en aucun cas être question de négocier la fin de la Belgique. « Elio Di Rupo continuera à lutter, tant qu’il sera président du parti socialiste, en faveur des schémas idéologiques traditionnels. »
Selon Gheude, Elio n’est pas un socialiste réformateur pragmatique soucieux de s’adapter au monde actuel, plus claitement dit : Elio n’est pas un social-démocrate.
Sur le plan communautaire il continue à n’être "demandeur de rien"
Et Gheude de nous rappeler avec un fin sourire que la scission Brussel-Halle-Vilvoorde ne pouvait, selon Elio, ne pas pouvoir se faire sans un élargissement de Bruxelles. Nous savons, commente Gheude finement, qu’il n’en fut rien.
Dans l’interview que Wouter Beke président du CD&V a accordée au journal québécois "Le Devoir" le 22 septembre 2007, on peut lire la confirmation que l’actuel président du parti social-chrétien et Bart de Wever sont tout à fait sur la même longueur d’onde  : « nous souhaitons un confédéralisme à part entière au sein duquel chacun agira à sa guise(…) Les Wallons se raccrochent à la Belgique uniquement pour bénéficier de transferts financiers. S’ils refusent de jeter du ballast nous n’aurons d’autre choix que de proclamer l’indépendance. »
Soyons lucides : la sécurité sociale est le fonds de commerce du parti socialiste, en quelque sorte sa vache sacrée et sa vache à lait. Et c’est essentiellement pour cette raison que, toujours selon Gheude, Elio Di Rupo se montre aussi obstinément Belgicain. « Sans doute a-t-il, à cet égard, aujourd’hui beaucoup du soucis à se faire. »
Le 6 novembre 2002, Karel De Gucht, à l’époque le président des libéraux flamands, ne mâcha pas ses mots au cours d’une interview accordée à VTM. : « À terme la Belgique est condamnée à disparaître et d’ici là elle n’apportera à la Flandre aucune valeur ajoutée. Il est inacceptable  que les Flamands payent davantage pour les soins de santé au seul profit de la Wallonie. »
Contrairement à ce qu’affirme le ministre président Paul Magnette la surconsommation de soins de santé wallonne par rapport à celle de la Flandre ne cesse d’augmenter selon Gheude.
De fait et comme pour beaucoup de choses la Flandre et la Wallonie ne partagent pas la même philosophie en matière de soins de santé. C’est ainsi que les Flamands comptabilisent moins de journées d’hospitalisation et ne cache pas leur préférence pour le médecin de famille comme gestionnaire du dossier médical des patients.
Jules Gheude fait remonter le déclin wallon aux  années 60 qui correspondent au déclin de l’industrie lourde fut pas compensé par une reconversion massive comme en Flandre.
« Les programmes d’aide octroyés par l’État unitaire n’ont fait qu’accompagner le déclin économique wallon tandis qu’en Flandre, les investissements ont été faits dans des domaines qui ont généré à la fois du profit et de l’emploi dans des domaines innovants et très diversifiés répartis dans l’ensemble des provinces flamandes. »
PRÉSERVER LES DROITS ACQUIS
Le parti socialiste n’a cessé de prêcher le maintien des droits acquis tandis que la stratégie syndicale s’est révélée suicidaire. Tout ceci a contribué à créer une image très négative d’une région toujours prête à déposer l’outil  pour se mettre en grève.
Et Gheude d’ajouter que la faillite de Cockerill-Sambre en 1981 a incité les Flamands à mettre fin à la solidarité avec la Wallonie :Geen Vlaamse cent meer voor het Waalse staal!.
Il y aurait, dit Gheude, un livre à écrire sur la manière dont le mouvement socialiste a étendu ses tentacules partout en Wallonie.
L’introduction de la régionalisation au début des années 80 a permis à la Wallonie de disposer de ses propres outils pour procéder à la restauration de son économie. Ces moyens se sont encore accrus avec des réformes de l’État qui se sont succédé.
« Il ne suffit pas de disposer des bons outils, encore faut-il savoir en faire un bon usage ce qui n’a certes pas été le cas. »
En octobre 2015, Philippe Destatte, directeur de l’Institut Jules Destrée (PS), a reconnu que “la Wallonie n’a toujours pas décollé “.
Et il faut bien voir que la réalité est très différente de l’image idyllique qu’en a donnée le ministre Paul Magnette dans son discours annuel de 2016 sur l’état de la Wallonie.
« Vivre aux crochets de la Flandre ? Je dis non ; j’affirme que la Wallonie n’est pas si une région et arriéré ou un pays en voie de développement(…) Il n’y a pas de surconsommation wallonne des soins de santé(…) Jamais il n’y eut davantage de postes de travail en Wallonie. (…) Nous sommes en train de rattraper la moyenne belge »
Malheureusement les chiffres contredisent selon Gheude ces belles paroles et pas seulement pour ce qui touche la sécurité sociale. Situation reste très préoccupante même si le chômage baisse il demeure extrêmement élever avec un taux de 14 %, plus du double de la Flandre.
Le tableau de bord de Eurostat de 2014 qui nous renseignent sur le revenu moyen par habitant dans les régions européennes révèle que, si l’on se base sur une moyenne de 100, Bruxelles atteint le chiffre de 200 et sept, la Flandre 120 et la Wallonie seulement 86.
Et cela malgré le fait que le Hainaut non a bénéficiée d’une aide des fonds structurels européens  de l’ordre de 30 milliards de francs belges entre 1994 et 1999 dans le cadre de l’Objectif Un. Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.
En termes d’exportation, la Flandre se taille la part du lion avec 79 % de nos exportations belges pour un montant de près de 186 milliards pour environ 43 en faveur de la Wallonie.  Les chiffres de la Banque nationale pour 2016 révèlent un accroissement de plus de 6 % au bénéfice de la Flandre et en recul de 5 % en Wallonie.
Une étude récente concernant le taux d’attractivité parmi les 263 régions européennes montre que Bruxelles (y compris le Brabant flamand et le Brabant wallon) occupe la 19e place tandis que les provinces flamandes se situent entre 21 et 58 et les provinces wallonnes  entre 121 et 142.
Si la région flamande réussit à présenter des budgets en équilibre, en revanche la Wallonie n’y parvient absolument pas.
D’emblée les Flamands ont regroupé les attributions régionales et communautaires sous une même coupole tandis que les socialistes s’y sont totalement opposés craignant une perte d’influence.
Et voici que désormais Paul Magnette affirme que sans enseignement et sans culture la Wallonie ressemble à un unique. On se souviendra que culture et enseignement sont des attributions communautaires.
Elio Di Rupo a le plus grand mépris pour Bart de Wever quand celui-ci dénonce le bilan désastreux du gouvernement fédéral auquel il participe. Mais il omet de faire son examen de conscience quant au bilan du gouvernement wallon où les socialistes sont au pouvoir sans interruption depuis 1980. Le parti socialiste est en effet, toujours de l’avis de Jules Gheude, largement responsable d’une gouvernance caractérisée par une hypertrophie politico administrative que J. G. attribue à un excès de clientélisme.
Et de citer le professeur Robert Deschamps de la faculté de Namur qui affirme que « la Wallonie vit largement au-dessus de ses moyens et en deçà de ses potentialités. »
Il ne saurait là s’agir d’une inextricable fatalité. Toutefois seule la jeunesse de Wallonie, son espoir d’avenir sera en mesure de changer cela en faisant pression sur ses hommes et ces femmes politiques pour qu’ils changent leur fusil d’épaule.
La politique de l’autruche est la voie de la facilité ;  elle conduit au suicide. François Perin tappelle Gheude s’est souvent moqué des Wallons, «peuple sans yeux et sans oreilles. »
La Flandre, conclut Gheude est devenue une nation qui doit sa prospérité si à une gouvernance rigoureuse et un esprit d’entreprise. Rien ni personne ne pourra faire obstacle à sa volonté d’indépendance.





'ALLEEN WAALSE JEUGD KAN DE TOESTAND VERANDEREN, EN POLITIEKE LEIDERS EEN ANDERE WEG DOEN INSLAAN'

Jules Gheude
Politiek essayist en stichtend voorzitter van de Staten Generaal van Wallonië, dat pleit voor de aanhechting van Wallonië bij Frankrijk mocht België uit elkaar vallen.

'Struisvogelpolitiek is de weg van de gemakkelijkheid, maar op termijn altijd nefast', schrijft Jules Gheude over de aanhoudende stroom van berichtingen over Publifin en de Luikse PS. (Cf article dans Knack de cette semaine) 


Elio Di Rupo en Paul Magnette. © BelgaImage


Laten we niet rond de pot draaien: in Wallonië loopt een en ander grondig mis. Ik heb de verhoren in de parlementaire onderzoekscommissie Publifin met aandacht gevolgd, en de betrokkenen leken me de ernst van de toestand niet te beseffen. Blijkbaar gaat het hier om een maffieuze constructie: het hele opzet was gericht op maximaal persoonlijk profijt onder omzeiling van de wet(…) 


MILLER: «SE DIRE SOCIALISTE ET JOUER AVEC DES GROS REVENUS, C’EST DU FOUTAGE DE GUEULE»
Le Soir

En plein scandale Publifin, « Le Soir » pose la question : peut-on être socialiste et gagner des millions ? Pour le député MR, « quand on se définit socialiste, on a une responsabilité sociale collective ».
Peut-on être socialiste et gagner des millions ? Alors que plusieurs rouges sont concernés par les « affaires » salariales du moment , « Le Soir » a posé la question à des politiques, patrons et politologues.
A les entendre, les plus opposés à des « rémunérations indécentes  » sont… socialistes. Du côté des patrons ou de la droite, on n’est pas opposé à d’importants salaires pour les dirigeants, fussent-ils étiquetés PS.
«  Quand on se définit socialiste, on a une double responsabilité : vis-à-vis de sa propre dignité et une responsabilité sociale collective, lance le député MR, Richard Miller. Se dire socialiste et jouer avec des revenus extrêmement importants, cela relève quand même du foutage de gueule ! Il y a eu des dérives et elles sont surtout le fait de gens qui se disent socialistes. » 


NO COMMENT

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