jeudi 9 mars 2017

«Pas de gouvernement avec le PS sans confédéralisme», prévient De Wever


Belga
Le Soir

Le président de la N-VA se refuse à gouverner avec les Socialistes. Si cela devient inévitable, il posera ses conditions. 


  © Belga

Si les électeurs nous donnent les bonnes cartes lors des élections 2019, alors je ne formerai pas de gouvernement avec le PS sans un accord sur le confédéralisme. Et même si le PS n’est pas nécessaire, notre agenda institutionnel reviendra sur la table », a déclaré mercredi le président de la N-VA, Bart De Wever, dans Het Belang van Limburg.
Sur base des derniers sondages, avec la progression du PTB en Wallonie, Bart De Wever n’écarte pas la possibilité que la formation d’un gouvernement soit très difficile. « Si nous recevons les bonnes cartes des électeurs et que le PS – pas en combinaison avec le PTB – devient incontournable, alors je n’entrerai jamais dans un gouvernement avec les socialistes sans mise en œuvre de notre plan institutionnel », selon Bart De Wever.
Le nationaliste fait expressément référence au confédéralisme, et pas à une réforme de l’État. « Sinon, nous avons besoin de 36 réformes et 100 ans pour arriver là où nous voulons. Tout ça rend les choses entre-temps plus complexes et coûteuses et occasionne un large déficit démocratique », explique le président de la N-VA.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NEVER SAY NEVER

La mort politique de Siegfried Bracke rend la N-VA extrêmement nerveuse.
N’est-ce pas lui qui avait opté pour une mise au frigo  des dossiers communautaires au profit d’un gouvernement  qui ferait du socio-économique sa priorité?
L’ennui, c’est que le parti de Bart y laisse des plumes et est en chute de popularité. Donc Bart De Wever durcit le ton et change son fusil d’épaule.
L’allusion au PTB qui monte et qui rendrait la formations de coalitions très difficile est intéressante .  Le PTB wallon c’est comme le FN en France c’est l’épouvantail qu’agitent les vieux partis démocratiques (la N-VA en est devenu un) pour faire peur à l’électeur.
MG


Voici comment la Flandre pourrait gagner en autonomie sans l’accord des francophones 
La Libre
ANTOINE CLEVERS


Emprunter la voie de l’autonomie flamande est une question de "volonté politique", pas de prescrits constitutionnels. C’est en substance le message des députés nationalistes flamands Hendrik Vuye et Veerle Wouters dans leur dernier livre "Sleutels tot ontgrendeling" (Les clés du déverrouillage), qu’ils présentent ce mercredi.
Les verrous - "les super-verrous" même - auxquels les élus du groupe "Vuye&Wouters" (ex-N-VA) font référence, ce sont ces mécanismes que prévoit le droit belge pour empêcher la majorité (flamande) d’imposer ses vues à la minorité (francophone). Ils citent : sonnette d’alarme, conflits d’intérêts, lois spéciales… Mais, "la situation n’est pas désespérée, écrivent-ils. On peut encore déverrouiller les verrous. […] Une Belgique verrouillée n’est pas une fatalité juridique, mais bien un choix politique conscient."
Les deux parlementaires, indépendantistes flamands, reprennent une série d’exemples montrant que la Constitution belge a été contournée à de multiples reprises au cours de l’histoire de la Belgique. Plus fondamentalement, ils expliquent comment, en toute légalité, outrepasser les fameux verrous.
LA SAGA DES CONFLITS D’INTÉRÊTS
Un cas typique : les conflits d’intérêts. En novembre 2007, la majorité flamande vote en commission, à la Chambre, une proposition de loi scindant l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Pour éviter qu’un vote n’intervienne en séance plénière, les francophones agitent, via le Parlement de la Communauté française, le conflit d’intérêts. La procédure gèle le dossier pendant 120 jours afin de donner du temps à la concertation. En vain. La crise communautaire est trop profonde. Les nombreux parlements francophones du pays vont alors, tour à tour, activer le conflit d’intérêts. Une solution sera trouvée dans le cadre de la sixième réforme de l’Etat. Quatre ans plus tard…
"Il y a eu un abus de droit", estime Hendrik Vuye, par ailleurs professeur de droit constitutionnel. Tout cela, dit-il, est "un problème d’interprétation". "La loi ne dit pas ce qui est autorisé ou non. Il aurait été parfaitement possible d’inscrire une disposition dans le règlement de la Chambre et du Sénat (la technique a servi à d’autres occasions, NdlR) en indiquant que l’on ne tient compte que du premier conflit d’intérêts. Et en 120 jours, c’était réglé, on pouvait voter la scission de BHV." En 2007, il existait sans doute une majorité flamande prête à aller dans cette direction, "mais les partis ne le savaient pas… C’est une honte !"
LA DOUBLE MAJORITÉ
Dans un autre registre, les lois spéciales et la double majorité nécessaire pour les modifier (majorité des 2/3 du Parlement et majorité simple dans chaque groupe linguistique), peuvent être contournées, disent les auteurs. La technique : créer des comités ministériels - un francophone, un néerlandophone - au sein du gouvernement pour gérer des compétences fédérales de manière distincte. C’est que ce qu’on appelle la "défédéralisation provisoire". Cela pourrait s’appliquer au dossier des numéros Inami des futurs médecins.
"On veut en finir avec les mauvaises excuses , résume Veerle Wouters. Dire, par exemple, que sans majorité des deux tiers, on ne peut rien faire, c’est faux." Même l’indépendance de la Flandre, décidée unilatéralement par le Parlement flamand, est envisageable en vertu de l’autodétermination des peuples.
Si les deux élus reconnaissent que, aujourd’hui, il n’y a pas de majorité claire en Flandre pour défendre une nouvelle réforme de l’Etat, "il faut convaincre, conclut M. Vuye. Car sans nouvelles institutions, le renouveau politique ne sera pas possible." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES APPRENTIS SORCIERS 

Et voici qu’on assiste au retour de deux « inséparables », ces oiseaux de malheur qui attendent avidement que la Belgique  se délite : « België barst » et du haut de leur perchoir sèment la zizanie.
N’oublions pas que ces oiseaux de mauvais augure ont été exclus de la N-VA pour excès de zèle communautariste.
Désormais ils ont un malin plaisir à souffler sur les braises : « Dire, que sans majorité des deux tiers, on ne peut rien faire, c’est faux." Même l’indépendance de la Flandre, décidée unilatéralement par le Parlement flamand, est envisageable en vertu de l’autodétermination des peuples ».
Et dire que ceux deux-là sont grassement payés pour ça par notre parlement fédéral.
MG




Aucun commentaire: