dimanche 5 mars 2017

Penelope Fillon rompt le silence: «J’ai dit à François d’aller jusqu’au bout»


Soupçonnée d’emploi fictif comme assistante parlementaire de son mari, Penelope Fillon a rencontré le Journal du Dimanche. 


• © AFP
Le Journal du Dimanche a rencontré l’épouse de ce François Fillon samedi, une figure centrale dans le déclin du candidat dans les sondages puisque les rumeurs d’emploi fictif la concernant sont à la base de l’actuel « scandale ». Penelope Fillon, qui est de nationalité britannique, y défend son travail ainsi que la volonté de son époux de poursuivre malgré les appels de plus en plus nombreux d’un retrait en faveur d’un candidat plus à même de contrer la popularité de la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen.
« DES TÂCHES TRÈS VARIÉES »
Penelope Fillon a indiqué aux journalistes qu’elle a effectué «  des tâches très variées  » comme assistante parlementaire de son mari puis de son suppléant à l’Assemblée nationale Marc Joulaud. «  Je traitais le courrier en lien avec la secrétaire. Je préparais pour mon mari des notes et des fiches sur les manifestations locales de la circonscription, afin qu’il puisse avec mes mémos faire ses allocutions. Je lui faisais aussi une sorte de revue de presse locale. Je le représentais à des manifestations. Je relisais ses discours  », détaille-t-elle.
« JE NE CONSIDÉRAIS PAS QUE JE FAISAIS DE LA POLITIQUE »
A la question de savoir pourquoi elle affirmait alors dans ses rares prises de parole qu’elle ne s’occupait pas de politique, l’épouse née Clarke répond : «  Je ne considérais pas que je faisais de la politique. Je travaillais pour mon mari et pour les Sarthois. (…) Mon rôle était de l’aider dans sa relation d’élu avec les gens. Seulement cette partie-là de la politique  ».
« IL N’Y A QUE LUI QUI PEUT ÊTRE PRÉSIDENT »
Celle qui dit avoir fourni aux enquêteurs des preuves de la réalité de ses activités, a choisi de sortir de son silence pour dire «  je suis là ; j’ai toujours été là ; je serai toujours là. Je suis avec François depuis trente-six ans et je serai encore là tout le temps qu’il nous reste à vivre  », précise-t-elle. Elle soutient d’ailleurs l’avoir encouragé à ne pas abandonner sa candidature : «  Il n’y a que lui qui peut être président. Etre capable d’endurer ça, c’est une preuve de courage remarquable. C’est le seul candidat qui ait l’expérience, la vision, le projet et la détermination nécessaire pour diriger la France  ». Elle explique également au JDD qu’elle a dit à François Fillon «  d’aller jusqu’au bout  ». 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PENELOPE SORT DU SILENCE : TROP PEU D’ARGUMENTS, TROP FAIBLES, TROP TARD. 

Tout ceci serait grotesque, charmant et anecdotique sans l’impact sur le destin des Français, des Européens, du monde. On y reviendra avec une analyse. Pour Fillon c’est plié même si ses partisans débarquent en masse au Trocadéro.
S’il ne cède pas le témoin à Juppé, c’est à Marine qu’il le tendra.
MG

Aucun commentaire: