mercredi 8 mars 2017

Theo Francken: «Tout le monde ne peut pas venir en Europe»


J. Dy
Mis en ligne il y a 40 minutes
visa
Selon le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, il est nécessaire que l’accueil s’organise dans les pays voisins et pas en Europe. 


• © Belga
Le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration est satisfait par la décision de la Cour européenne de Justice dans l’affaire des visas. C’était, selon lui, « une discussion très essentielle au niveau européen ». Theo Francken rappelle que, dans ce dossier, la Belgique a reçu le soutien de plus de 12 pays, dont la France et l’Allemagne.
L’ACCUEIL DOIT S’ORGANISER DANS LES PAYS VOISINS
Invité sur La Première, Francken a tenu à préciser que, s’il était content d’avoir remporté la bataille, c’était uniquement sur le contenu. « Je ne suis pas heureux que des Syriens ne puissent pas venir en Belgique, non », a-t-il précisé. Pour lui, la priorité, c’est d’organiser l’accueil dans les pays voisins de la Syrie parce que « tout le monde ne peut pas venir en Europe ». « On doit soutenir ces pays encore plus. On fait déjà ça pour des millions d’euros par an mais on devrait le faire encore plus », a-t-il expliqué.
Cette décision ne veut pas dire que Theo Francken n’accordera plus de visas humanitaires. « J’en ai donné 1.200 l’année passée. C’est quatre fois plus qu’au temps du gouvernement Di Rupo », rappelle-t-il.
UNE SOLUTION : LE « RESETTLEMENT »
Mais Francken va plus loin. Pour mettre fin au paradoxe de l’accueil des réfugiés – l’Europe a mis en place une politique d’accueil mais laisse mourir des milliers de migrants par an dans la Méditerranée –, le secrétaire d’État propose d’empêcher les migrants qui arrivent par une route migratoire illégale de demander l’asile. Les demandes ne seraient possibles que via le « resettlement ».
« Ça veut dire qu’on fait une sélection dans les pays voisins. (…) On ferme la porte en Turquie, en Lybie, où ce sont pour les moments les plus faibles qui restent dans les camps. La Belgique peut sélectionner les plus vulnérables, ceux qui n’ont pas la force, pas l’argent pour venir », conclut Francken.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY

Que ceux qui se réjouissent avec Francken se donnent la peine de lire l’article qui suit et en tirent leurs conclusions personnelles.


SYRISCHE KINDEREN PLEGEN ZELFMOORD OM AAN OORLOGSGRUWEL TE ONTSNAPPEN

De Morgen



Kinderen te midden van het puin in Douma, Syrië. Het puin is afkomstig van gebouwen die op 25 januari getroffen werden door luchtaanvallen. ©EPA
P
Kinderen in het door oorlog verscheurde land Syrië, soms amper twaalf jaar oud, doen aan zelfverminking, nemen drugs en proberen zichzelf van het leven te beroven in een poging om te ontsnappen aan de oorlog die nu al zes jaar duurt. Dat zegt de internationale hulporganisatie Save the Children.
Een op vier Syrische kinderen staat op het punt om een geestelijke gezondheidsstoornis te ontwikkelen. In totaal gaat het om zo'n 2,5 miljoen jonge mensen. Dat schrijft Save the Children in het meest uitgebreide rapport dat tot nog toe werd opgesteld over de geestelijke gezondheid van minderjarigen in het land.

Sinds de oorlog in 2011 begon, zijn al bijna vijf miljoen Syriërs het land ontvlucht. 13,5 miljoen Syrische burgers hebben hulp nodig. Ongeveer de helft van hen zijn kinderen, zegt het VN-bureau voor de Coördinatie van Humanitaire Zaken UNOCHA.

NIET MEER BUITENKOMEN
Nachtmerries, bedplassen, woede-uitbarstingen, zelfmoordgedachten en depressie zijn enkele van de symptomen waarmee de Syrische kinderen te kampen hebben. Ze zijn zwaar getraumatiseerd door alle bombardementen, dood en vernieling in het land, zo staat in het rapport.

De meeste kinderen die voor het rapport werden geïnterviewd zijn te bang om buiten te spelen,  gaan niet meer naar school of hebben een vriend of familielid zien sterven.

"Ongeveer vijf à zes maanden geleden pleegde een twaalfjarig kind zelfmoord. We hebben zoiets nooit eerder gezien. Zelfs niet bij ouderen," zegt hulpverlener Sharif in het rapport. "Zijn vader werd gedood door een autobom. Ze probeerden aan het kind uit te leggen dat zijn vader nu een martelaar is die naar het paradijs is vertrokken. Dus het kind dacht dat hij zijn vader weer zou zien als hij dood was." Hij nam zijn eigen leven.
TOXISCHE STRESS
Psychologe Marcia Brophy, die voor het rapport sprak met 458 Syrische volwassenen en kinderen, zegt dat ze leven in een constante toestand van angst. Deze "toxische stress" zou kunnen leiden tot ernstige gezondheidsproblemen op lange termijn.

"Deze kinderen, hun lichamen, zijn in een voortdurende 'vecht-of-vlucht'-modus en het stijgende niveau van toxische stress zal onvermijdelijk grote gevolgen hebben op lange termijn... En het zou ook tot levenslange medische problemen kunnen leiden," aldus Brophy.

Meer en meer kinderen verminken zichzelf, nemen drugs en ondernemen zelfmoordpogingen, vertelt de psychologe, en ze doen dat op steeds jongere leeftijd. "Het is erg verontrustend. Maar het is geen echte verrassing aangezien deze kinderen leven in een bijzonder stressvolle omgeving. Het is een manier om om te gaan met een abnormale, stresserende situatie."

Brophy zegt dat gemeenschappen meer open moeten spreken over mentale gezondheid en dat hulporganisaties van mentale gezondheidszorg een prioriteit moeten maken. "Het is een taboe-onderwerp. Het is erg moeilijk om over te praten. Aangezien dat dit een aanhoudende conflictsituatie is, moeten we mentale gezondheid en psychologische steun integreren bij elke rampbestrijding."


L'ARTIFICIER DES ATTENTATS DE PARIS ET BRUXELLES IDENTIFIÉ
J.LA
La Libre



Ce Syrien était l’artificier des attentats, le mentor de Najim Laachraoui.
Il serait le seul acteur important des attentats de Paris en fuite. Selon toute vraisemblance, celui qui est entré en Europe sous le faux nom d’Ahmad Alkhald - né le 1er janvier 1992 en Syrie - a en effet joué un rôle actif dans les attentats de Paris et, plus indirectement, dans ceux de Bruxelles. C’est lui qui aurait, avec Najim Laachraoui qui se fera exploser à Zaventem le 22 mars 2016, confectionné les gilets explosifs utilisés à Paris. Ce même Najim Laachraoui aurait sollicité, lorsqu’il contactait Raqqa au départ de Bruxelles, les conseils de ce Alkhald pour confectionner le TATP qui sera utilisé à Zaventem et à Maelbeek.
Alkhald est signalé internationalement : un mandat d’arrêt européen et un mandat d’arrêt international ont été lancés contre lui. Son parcours entre la Syrie et la Belgique a été retracé mais on perd sa trace à Vienne, qu’il a rejointe et quittée le 16 novembre 2015, trois jours après le drame parisien.
L’inculpé qui a le mieux connu le soi-disant Ahmad Alkhald est vraisemblablement Osama Krayem, le Suédois arrêté le 9 avril, le même jour que Mohamed Abrini, "l’homme au chapeau".
Osama Krayem, qui aurait renoncé au dernier moment à se faire exploser dans le métro avec Khalid El Bakraoui, pense qu’Ahmad Alkhald serait originaire de la région d’Alep.
CONVOYÉ EN BELGIQUE PAR ABDESLAM
Krayem et Alkhald se seraient rencontrés sur le chemin des migrants en Macédoine. Leur trace passe par Ulm (Allemagne) où Osama Krayem a loué, sous un faux nom, deux chambres à l’hôtel Ibis.
Salah Abdeslam est venu les chercher là-bas le 3 octobre 2015. Abdeslam a ramené trois hommes en Belgique. Outre Krayem et Alkhald, il y avait aussi Sofien Ayari, le Tunisien qui sera arrêté avec Salah Abdeslam à Molenbeek quatre jours avant les attentats de Bruxelles.
Comme à chacune de ses missions de convoyage, Abdeslam avait emporté de fausses cartes d’identité belges. Alkhald en recevra une au nom de Yassine Noure, né le 18 août 1983.
En Belgique, sa trace se retrouve dans deux planques des terroristes qui frapperont à Paris : rue Radache, à Auvelais, louée par Najim Laachraoui, et rue du Fort à Charleroi, d’où partira, le 12 novembre, le "convoi de la mort" vers Paris. A Auvelais, il aurait notamment démonté une machine qui servira à la confection des explosifs.
L’ARTIFICIER DE PARIS
L’ADN du soi-disant Ahmad Alkhald a été retrouvé sur deux des gilets explosifs qui ont été emmenés à Paris le 13 novembre : le gilet que Brahim Abdeslam a déclenché au comptoir Voltaire et le gilet sans dispositif de mise à feu, présumé défectueux, qui avait été abandonné par Salah Abdeslam à Montrouge.
Ahmad Alkhald avait cependant alors déjà vraisemblablement quitté la Belgique. Le 1er novembre 2015, il a été contrôlé par la police hongroise dans un train Vienne-Belgrade. Il avait déclaré venir d’Ulm et vouloir se rendre en Turquie. Sa trace s’est perdue le 16 novembre 2015 à Vienne, d’où il a pris un vol Vienne-Ankara (via Istanbul). Il aurait alors rejoint Raqqa, la capitale de l’Etat islamique, d’où il aurait aidé Najim Laachraoui à préparer les explosifs, en quantité bien plus importante qu’à Paris, qui seront utilisés à Bruxelles.
Les enquêteurs ont, en effet, retrouvé un fichier audio intéressant dans l’ordinateur abandonné par les kamikazes de Zaventem dans une poubelle de la rue Max Roos, à Schaerbeek.
ARTIFICIER MENTOR DE LAACHRAOUI
Pour communiquer avec ses commanditaires à Raqqa, que ce soit pour faire rapport ou obtenir des consignes, Najim Laachraoui envoyait des fichiers audio via des canaux sécurisés et cryptés. Ce fichier a été envoyé entre le 15 février et le 15 mars 2016.
Najim Laachraoui demande à son contact de consulter un certain "Mahmoud". Ce Mahmoud serait Ahmad Alkhald. Les questions sont précises. Elles ont trait aux proportions à utiliser pour la confection du TATP.
FAIRE SAUTER DES TRAINS
Najim Laachraoui n’a pu obtenir dans le commerce que des produits aux concentrations moindres que celles qui sont requises. Il demande l’impact que cela peut avoir sur la confection. Il demande aussi des schémas électriques de commandes à distance et voudrait qu’on les lui envoie par vidéo ou, à défaut, sur dessin.
Il propose aussi que "Mahmoud" effectue des tests à Raqqa avec du TATP disposé en dessous de rails de chemin de fer. Ce qui laisse entendre qu’il a un moment envisagé de faire sauter des trains.
"Demande à Mahmoud qu’il fasse ça en dessous des rails chez vous là, à Raqqa, tu vois dans la périphérie de Raqqa, je me souviens il y avait des rails tu vois… ?"



Aucun commentaire: