mercredi 12 avril 2017

La Belgique a la cote auprès des jeunes expats


    Photo Pexels/Pixabay/cc
Taux de satisfaction record chez les jeunes Européens qui ont effectué un séjour en Belgique : selon une étude récente, 96 % de ces étudiants et jeunes actifs se félicitent de leur choix.
L’enquête réalisée par le groupe ThinkYouth pour le compte de la banque BNPParibas Fortis auprès de plus de 6 000 jeunes expats portait sur sept pays européens : Belgique, Royaume-Uni, Pays-Bas, Pologne, Allemagne, Italie et France. Elle se proposait de comprendre les attentes des expatriés âgés de 18 à 28 ans et de mieux cerner les obstacles qu’ils avaient pu rencontrer.
Résultat : “Pas moins de 96 % des étudiants et jeunes professionnels expatriés en Belgique sont satisfaits de leur expérience, écrit le quotidien La libre Belgique. Et ce n’est pas l’argent qui attire ces jeunes, puisque 10 % seulement d’entre eux pointent le salaire comme l’une des causes premières de leur envie de déménager en Belgique. Pour ces jeunes, le développement personnel ou professionnel et la découverte d’une autre culture passent avant l’argent.”
Parmi les étudiants, la richesse de la vie sociale qu’ils ont pu développer est citée en premier lieu (63 %) dans leurs réponses aux enquêteurs, devant la qualité de l’enseignement (60 %), tandis que 30 % mentionnent le coût réduit des études et 21 % le coût de la vie.
Du côté des jeunes actifs, 82 % expliquent que leur séjour en Belgique leur a permis de progresser dans leur vie professionnelle et 42 % indiquent avoir une vie sociale plus riche que chez eux.
“Bruxelles est l’une des villes les plus cosmopolites au monde : plus d’un tiers de ses habitants n’a pas la nationalité belge”, souligne La Libre Belgique.
“Notons que les attentats de Bruxelles, en mars de l’année dernière, n’auraient pas freiné l’envie de ces jeunes expatriés, ajoute le journal. ‘Bruxelles ne fait pas exception : la plupart des grandes villes européennes sont devenues des cibles des terroristes’, nous explique une jeune Bulgare installée depuis cinq ans en Belgique.”
Source
La Libre Belgique


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
“BRUXELLES EST L’UNE DES VILLES LES PLUS COSMOPOLITES AU MONDE : PLUS D’UN TIERS DE SES HABITANTS N’A PAS LA NATIONALITÉ BELGE” 

Voilà qui n’empêche pas les partis flamands de vouloir exercer leur tutelle sur Bruxelles de moins en moins flamande mais aussi de moins en moins francophone, faut-il le préciser ? Il n’y a pas si longtemps, le socialiste flamand Louis Toback suggérait d’offrir à Bruxelles le statut de District européen, inspiré de celui de Washington DC.
Dans un article publié dans le Soir François en 2013, François d’Adesky fait valoir que  « les Bruxellois doivent résolument assumer pleinement leur destin du XXIème siècle, celui d’une population aux identités multiples qui vit aux marches du monde latin et du monde germanique, dans cette capitale qui est à la fois  celle de la Belgique et de l’Europe. Ces  identités diverses sont un terreau qui facilitera aux instances européennes l’établissement de partenariats équilibrés entre l’Europe et les pays de son voisinage méditerranéen et africain »
« Il s’agit  de  la transformer en un «District européen» totalement différent de Washington D.C., car les habitants du District fédéral américain voyant leurs droits politiques limités se sentent pratiquement des citoyens de seconde zone. »
« Par ailleurs, c’est particulièrement dans le cadre du District Européen d’une Belgique confédérale que pourra se résoudre l’épineuse question des limites géographiques d’une métropole moderne, y compris le sort spécifique des six communes à facilités autour de Bruxelles. »
Curieusement, c’est une piste dont on ne parle plus depuis bien longtemps. A tort selon nous. Bruxelles a de riches atouts sous exploités par une gouvernance politique  déficiente à bien des égards.
MG


« BRUXELLES-CAPITALE : RÉGION BELGE ET DISTRICT EUROPÉEN, UNE SOLUTION POUR LA BELGIQUE ET L’EUROPE ? »

François d’Adesky Le Soir
Mis en ligne mercredi 30 janvier 2013
Dans le nouveau monde multipolaire dans lequel nous vivons, aucun pays européen pris individuellement n’a les capacités de faire face seul aux défis de la globalisation. Dorénavant, ce n’est qu’au plan de l’Union Européenne (UE) que ces défis pourront être réglés. L’Europe étant notre réel avenir, nous devrions trouver un «compromis» à nos problèmes institutionnels belges qui s’insère dans le processus d’unification européenne.
Notre pays devenant de la sorte et incidemment un «laboratoire» pour la résolution d’éventuels problèmes institutionnels européens.
Au regard d’une mondialisation incontournable, un légitime désir d’autonomie croissante des régions belges et européennes pousse les Européens à exiger plus de pouvoirs politiques de proximité ; cette responsabilisation citoyenne pourrait trouver une réponse dans la transformation des pays européens en des confédérations de régions, ces dernières étant vouées à devenir à terme des «Etats fédérés européens».
(…) Il est grand temps de réfléchir au statut le plus approprié pour notre région dans le cadre de cette nouvelle configuration.
Une enquête publiée en mai 2011 dans le journal Le Soir,  mentionnait : «Qu’en cas de scission, les Bruxellois plébiscitent le District Européen …» ; une opinion similaire serait à prévoir si la Belgique Fédérale se transformait en une Confédération Belge.
En effet, la confédération est une véritable « rupture » par rapport au  modèle fédéral, vu qu’elle se présente comme une union entre des Etats indépendants ou une union entre des entités qui n’étaient pas indépendantes avant la confédération, mais qui le deviennent ensuite ; elle permet de fixer clairement par Traité ce qui doit être «géré en commun».
J’ai la ferme conviction que le District Européen empêchera la séparation de la future ‘Confédération Belge’ jusqu’à son intégration ultime dans une future Europe fédérale.
Rappelons-nous que la confédération n’est qu’une étape vers la fédération. Des Etats tels que le Canada, la Suisse ou les USA ont déjà expérimenté ce processus avec bonheur.
Les Bruxellois doivent résolument assumer pleinement leur destin du XXIème siècle, celui d’une population aux identités multiples qui vit aux marches du monde latin et du monde germanique, dans cette capitale qui est à la fois  celle de la Belgique et de l’Europe. Ces  identités diverses sont un terreau qui facilitera aux instances européennes l’établissement de partenariats équilibrés entre l’Europe et les pays de son voisinage méditerranéen et africain.
Une Europe fédérale retrouverait sa spécificité d’«humanisme européen» dans le monde et verrait sa capitale, Bruxelles, devenir centre de décision planétaire au même titre que Washington, Beijing etc... Pour que Bruxelles remplisse ce nouveau rôle, il s’agit  de  la transformer en un «District européen» totalement différent de Washington D.C., car les habitants du District fédéral américain voyant leurs droits politiques limités se sentent pratiquement des citoyens de seconde zone.
En réalité, le District Européen avait déjà été envisagé en 1954 au profit du Land de Sarre lors des travaux préparatoires pour la création du futur Marché Commun, avec comme visée finale une Europe fédérale prématurée à cette époque ; ceci afin de faire taire les rivalités historiques de la France et de l’Allemagne concernant la gestion de ce territoire. La Sarre opta finalement pour sa réintégration à l’Allemagne.
Il est clair qu’un District européen en faveur de la Région bruxelloise devrait se faire dans un autre contexte aujourd’hui : le Ministre-Président de Bruxelles-Capitale, transformée en District européen, serait choisi par le Parlement de ce District et n’aurait pas à être ‘cornaqué’ par un Commissaire européen. Un évident «droit de regard» de la Confédération Belge et de l’UE s’imposerait pour garantir et contrôler l’utilisation efficace de leurs financements pour la double fonction du District en tant que capitale à la fois de la Confédération Belge et de l’UE.
Ce contrôle pourrait se concrétiser par la nomination de représentants de la Confédération Belge et de l’UE dans l’Exécutif du District européen. De façon concomitante, il faudrait prévoir une représentation du District Européen dans les Parlements de la Confédération Belge et de l’UE. Les entités membres de la Confédération Belge étant logiquement : la Flandre, la Wallonie, le District Européen et un Canton germanophone.
Afin que tous les belges et les Européens se sentent chez eux dans leur capitale devenue District européen, les langues administratives y seraient  les trois langues nationales belges combinées aux trois langues de travail de l’UE, qui sont de facto l’allemand, l’anglais et le français, depuis la résolution récente du régime linguistique du Brevet européen. Ce qui revient à avoir in fine, quatre langues administratives dans ce District : les trois langues nationales belges, majorées de la langue anglaise. Cette proposition aurait l’avantage ‘conciliant’ de donner au néerlandais un statut privilégié en Europe au regard des autres langues officielles  de large diffusion de l’UE. Un mécanisme particulier de représentation des néerlandophones dans le Parlement du District Européen serait idéalement à prévoir, à l’image de ce qui se fait actuellement au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale. Dans ce contexte linguistique, le «droit de regard» de l’UE dans la gestion du District imposerait de financer la transformation des écoles bruxelloises en des quasi «Ecoles européennes». Ces dernières ayant déjà prouvé leur efficacité dans la formation multilingue.
Au plan de la signalétique dans le District, on pourrait la simplifier en n’utilisant qu’une seule langue pilier de l’identité « historique » européenne, à savoir le «Latin», qui transformerait la Rue de la Loi/Wet straat en «Via Legis» .
L’UE est habilitée à cogérer sa capitale avec la Région bruxelloise (transformée en District européen) et la future Confédération Belge, grâce au Traité de Lisbonne qui confère à l’UE la «Personnalité Juridique». Sachons qu’avant l’existence de ce Traité, la Commission Européenne (CE) cogérait déjà en direct le parc immobilier du «Quartier européen» de Bruxelles  en harmonie avec la Région bruxelloise.
Par ailleurs, je suis convaincu que c’est particulièrement dans le cadre du District Européen d’une Belgique confédérale que pourra se résoudre l’épineuse question des limites géographiques d’une métropole moderne, y compris le sort spécifique des six communes à facilités autour de Bruxelles.
En effet, il sera plus aisé de négocier l’intégration de ces communes à facilités dans le District européen, que de discuter l’extension de la Région bruxelloise à ces mêmes communes. Ce fait serait d’autant plus avéré si certaines communes wallonnes de la périphérie manifestaient ce même souhait de se joindre au District.
Nous pouvons conclure que, si les futures discussions institutionnelles développaient une vision d’une Belgique prospère d’ici à 20 ans, elles devront inclure au projet de notre transformation en une Confédération belge, et toujours dans le cadre du processus d’intégration européenne, un District européen en faveur de la Région Bruxelles-Capitale.


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