dimanche 23 avril 2017

Les Turcs tournent le dos à la Belgique


Discours du président turc Recep Tayyip Erdogan à Hasselt le 10 mai 2015. © Belga Image 

Le Vif
Le nombre de Turcs qui quittent la Belgique a augmenté ces dix dernières années, rapportent Het Nieuwsblad et la Gazet van Antwerpen vendredi.

En 2015, 1.351 Turcs ont quitté la Belgique, soit deux fois plus qu'il y a 15 ans. Parallèlement, le nombre de Turcs qui arrivent en Belgique a diminué ces dix dernières années. Le solde migratoire est resté positif sur cette période mais a été presque divisé par quatre, selon des chiffres du SPF Economie.
"L'envie de s'établir en Turquie est très présente au sein de la communauté turque, surtout chez les jeunes", indique Zeynep Balci, de l'université d'Anvers, qui a étudié ce phénomène. "Les principales raisons évoquées sont la discrimination dans l'enseignement et sur le marché du travail. Ils sont souvent très instruits, mais éprouvent des difficultés à trouver un emploi."
"J'ai aussi discuté avec des jeunes qui étaient déjà partis et qui se sont rendus compte une fois sur place que l'image qu'ils se faisaient de la Turquie ne correspondait pas à la réalité. Ils ne se sentaient pas Belges en Belgique, mais pas non plus Turcs là-bas." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ILS NE SE SENTENT PAS BELGES EN BELGIQUE, MAIS PAS NON PLUS TURCS LÀ-BAS 

"Les principales raisons évoquées sont la discrimination dans l'enseignement et sur le marché du travail. Ils sont souvent très instruits, mais éprouvent des difficultés à trouver un emploi."
Attention ceci est extrêmement préoccupant. Ce sont toujours les meilleurs qui partent, les plus téméraires, les plus entreprenants, les mieux formés. Les racistes et xénophobes du café du commerce diront « bon débarras ». Ils se trompent lamentablement. Encore une fois, allez voir sans tarder « les enfants du hasard », ce magnifique film qui montre comment s’est faite l’intégration de la population turque qui dans les années 70 est venue travailler dans les charbonnages du « hasard ». Ce film nous montre comment une enseignante d’élite réussit à sensibiliser à nos valeurs et à l’esprit critique une communauté d’enfants turcs imprégnés par la culture du pays d’origine, celle des grands-pères venus travaillait dans la mine wallonne dans les années 70. Ce sont les meilleurs qui alors ont tout quitté là-bas pour tenter un autre avenir ici. Oui cette immigration était une chance pour la Wallonie. Elle fut si voulue par les employeurs belges et par le monde politique obsédé par le déclin démographique wallon.
Ces Turcs de la diaspora, rejetés par les populations locales, mal intégrés par l’école se sont organisés en communautés fermées. Aujourd’hui, les plus téméraires d’entre retournent au pays d’origine.
Des immigrés économiques sans qualification ni maîtrise de la langue française les remplaceront. Pas sûr que la Wallonie et gagnera au change.
MG

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